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Faurecia Beaulieu Structures

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 11:47

Prospérité pour les financiers,

Austérité pour les salariés :

  

Sommet sur l’emploi du 18 janvier 2012

 

 

Mesures antisociales à l’ordre du jour

 

La CGT appelle à la grève l’après-midi du mercredi 18 janvier 2012

 

Rassemblement à MONTBELIARD à 13h30 AU PIED DES GOUTTES

 

 

L’intervention des salariés sous toutes les formes est indispensable !

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 15:31

Mesdames, messieurs,

 

Dans une société qui use les salariés de plus en plus, donner du temps à ses salariés et un moyen infime mais non négligeable de lutter contre les maladies et le mal être qui gangrène le monde du travail.

 

C’est pourquoi la CGT de Faurecia Beaulieu Structures revendique :

 

  • avoir à disposition des salariés la totalité des jours RTT,
  • avoir la fête locale à disposition des salariés,
  • prise en charge par l’entreprise de la cotisation dite de solidarité pour les personnes âgées,
  • le respect du temps de repos de 11 heures entre deux séances de travail et 35 heures le weekend,
  • le respect du travail quotidien effectif qui ne doit pas excéder 10 heures par jour y compris les forfaités heures et forfaités jours,
  • le respect du travail hebdomadaire qui ne peut excéder 48 heures et 44 heures en moyenne sur 12 semaines consécutives y compris les forfaités heures et forfaités jours,
  • laisser la possibilité aux salariés cadres de continuer aux forfaits heures en lieu de les passer automatiquement aux forfaits jours,
  • que les heures de déplacement soient considérées et rémunérées comme heures de travail
  • le refus du chômage partiel parce-que le travail des ingénieurs, cadres et techniciens est de préparer le travail de demain. Nous mettre au chômage, c’est forcement retarder la sortie du chômage partiel des autres catégories de salariés. Si toutefois, la direction imposait du chômage partiel, la CGT revendique qu’il n’y ai pas de perte de salaire pour l’ensemble des salariés,
  • la cotisation des jours RTT doit se faire y compris quand les salariés sont en maladie ou en congé,
  • la possibilité réel de prendre les congés d’été le mois juillet / août aux choix des salariés,
  • et que les progrès techniques et organisationnels que les ingénieurs, cadres et techniciens développent soient mis au service du progrès social et non de la régression sociale.

 

Bavans, à 16 décembre 2011

 

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 14:05

Conditions de travail: Utilisation de la langue française

La cour de cassation vient de rappeler avec force les dispositions de l’article L. 1321-6 du code du travail, issues de la loi Toubon en date du 4 août 1994, stipulant;« tout document comportant des obligations pour le salarié ou des dispositions dont la connaissance est nécessaire pour l’exécution de son travail doit être rédigé en français ».

Dans cette affaire, un salarié cadre, licencié, avait attaqué son employeur au motif que le document comportant ses objectifs à atteindre, dont dépendait la part variable de sa rémunération, était rédigé en anglais. Il faisait valoir qu’il n’avait pu prendre correctement connaissance de ce document et qu’il ne pouvait par conséquent remplir pleinement les objectifs fixés. La Cour de cassation lui donne gain de cause et condamne l’employeur à lui verser la prime maximale. Elle estime que les documents litigieux sont inopposables au salarié, peu important son niveau de maîtrise de l’anglais.

 

 

 

Prime de partage de profits:

UNE GOUTTE D’EAU SUR L’OCÉAN DES BÉNÉFICES...

Aussi appelée prime de partage de dividendes, prime SarKOzy  ou prime de 1.000 €, la société Faurecia est obligé par la loi du 28 juillet 2011 à verser une quantité «non symbolique» aux salariés pour avoir distribué de dividendes aux actionnaires. La direction nous a proposé 90 € à la première réunion et 180 €  à la deuxième réunion en cas de signature (100 € s’il n’y a pas de signatures). Pour la CGT, les 180 € proposés par la Direction sont largement insuffisants, mais nous avons pris la décision de signer cet accord car les salariés avaient besoin de cette somme d’argent supplémentaire en fin d’année.

C’est avec un bel enrobage social et moult effets d’annonce que le gouvernement avait annoncé la création de cette prime au printemps dernier, nous promettant quasiment que c’en était fini des abus de la finance et de l’actionnariat à tout crin et qu’il s’attaquait pour de bon à la répartition des richesses.

La CGT avait protesté contre cette véritable «poudre aux yeux», mais une nouvelle fois, nos ministres, sûrs de leur fait, et satisfaits de la couverture médiatique ne s’étaient pas aventurer plus loin qu’une mesure tout juste inefficace.

Au-delà de l’agitation médiatique, on voit une nouvelle fois qu’il n’y a rien à attendre du gouvernement. Il continue à favoriser la multiplication de primes qui, exonérées d’impôts sociaux, continuent un peu plus à creuser les déficits de la Sécu et des retraites.

 



Pénibilité au travail

C’est encore une loi, et pas à l’initiative de la direction, qu’un accord doit être négocié avec les organisations syndicales par rapport à la pénibilité au travail. La CGT a demandé d’inclure les risques psychosociaux mais la direction refuse en bloc !!

Pour la CGT c’est une coquille vide, comme bien d’autres accords imposés par le législateur et que la direction n’a pas la volonté de développer.

 

Seulement la mobilisation des salariés peut inverser les choses !!

 



Élections professionnelles

Aux dernières élections professionnelles à Faurecia Beaulieu Structures la CGT a obtenu 20% des voix au deuxième collège pour le Comité d’Etablissement et 10% pour les Délégués du Personnel (2ème et 3ème  collèges confondus).  Ce n’est pas assez pour avoir un élu mais la CGT sera représentée pour la première fois  par un Délégué Syndical pour continuer à défendre nos revendications face à la direction.

 

Merci à toutes et à tous qui avez voté CGT pour défendre vos intérêts individuels et collectifs

 



Deux vidéos à ne pas manquer

Management. Parole de cadres : Une vidéo diffusée lors des débats au congrès de l'Ugict-CGT, la CGT des Ingénieurs, Cadres et Technicien-ne-s :

http://cgt-beaulieu-structures.over-blog.fr/article-management-parole-de-cadres-86545569.html

 

Une cadre au forfait jour fait les comptes : heures sup, repos, salaire :

http://www.forfaitsjours.fr/

 

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 17:20

Le taux de profit

Dans la mesure où tout le but de la production capitaliste est d’extraire de la plus-value du travail de la classe ouvrière, le rapport entre le capital variable (les salaires) et la plus-value (les profits) est d’une grande importance. L’accroissement de l’une ou de ces deux valeurs ne peut se faire qu’au détriment de l’autre. En dernière analyse, l’augmentation ou la réduction de la part de la plus-value constitue l’élément essentiel de la lutte des classes sous le capitalisme. C’est une lutte pour le partage, entre les salaires et le profit, des richesses créées. 

Ce qui importe au capitaliste, ce n’est pas tant le montant de la plus-value que le taux de cette plus-value. Pour chaque euro de capital qu’il investit, il attend le plus grand retour possible. Le taux de la plus-value est le taux d’exploitation du travail par le capital. On peut le définir comme Pv/V, où Pv est la plus-value et V le capital variable - c’est-à-dire par le rapport entre le surtravail et le travail nécessaire.

Par exemple, dans une petite entreprise, supposons qu’un capital global de 500 euros se divise entre le capital constant (400 euros) et le capital variable (100 euros). Mettons qu’à travers le processus de production, la valeur des marchandises a augmenté de 100 euros. 

Ainsi : (C+V) + Pv = (400 + 100) + 100 = 600 euros.

C’est le capital variable qui est le travail vivant : c’est lui qui produit la nouvelle valeur (la plus-value). Ainsi, l’accroissement relatif de la valeur produite par le capital variable nous donne le taux de la plus-value :

Pv/V = 100 euros/100 euros, soit un taux de plus value de 100%. 

 

La baisse tendancielle du taux de profit  

Sous la pression de la concurrence nationale et internationale, les capitalistes sont constamment obligés de révolutionner les moyens de production et d’accroître la productivité. Le besoin de s’agrandir les oblige à consacrer une part toujours plus grande de leur capital dans les machines et les matières premières, et une part toujours plus petite dans la force de travail, ce qui diminue la proportion de capital variable par rapport au capital constant. Avec l’automatisation et la technologie industrielle vient la concentration du capital, la liquidation des petites entreprises et la domination de l’économie par des groupes gigantesques. Cela représente une modification de la composition technique du capital.

Mais dans la mesure où c’est seulement le capital variable (la force de travail) qui est la source de la plus-value (le profit), l’augmentation de l’investissement dans du capital constant débouche sur une tendance à la baisse du taux de profit. Avec de nouveaux investissements, les profits peuvent croître énormément, mais cette croissance tend à être moins importante que celle des investissements.

Prenons par exemple un petit capitaliste disposant d’un capital global de 150 euros qui se divise en 50 euros de capital constant et 100 euros de capital variable. Il emploie 10 hommes à fabriquer des chaises et des tables pour 10 euros la journée. Après une journée de travail, ils ont produit une valeur totale de 250 euros.

Ainsi :

Capital variable (salaires) ou V :                                 100 euros

Capital constant (machines, équipement) ou C :         50 euros

Plus-value (profit) ou Pv :                                           100 euros

Le taux de plus-value peut ainsi être calculé : Pv/V = 100/100 = 100%. Le taux de profit, quant à lui, est le ratio entre la plus-value et le capital global. Dans notre exemple, le taux de profit est donc :

Plus-value (Pv)/capital global (C+V) = 100 euros/150 euros = 66,6%.

En augmentant la part du capital constant, le taux de profit baisse. Dans le même exemple, en gardant le même taux de plus-value, si on fait passer le capital constant de 50 à 100 euros, on a un taux de profit de : Pv/(C+V) = 100 euros/200 euros = 50%. Si on augmente jusqu’à 200 euros le montant du capital constant, toutes choses égales par ailleurs, on a :

Pv / (C+V) = 100 euros/300 euros = 33,33% de taux de profit. Et ainsi de suite.

Au sujet de cette augmentation du capital constant, les marxistes parlent d’«augmentation de la composition organique du capital», et considèrent ce développement des forces productives comme un phénomène progressiste. Cette tendance est donc ancrée dans la nature même du mode de production capitaliste, et elle a été l’un des problèmes majeurs auxquels les capitalistes ont eu à faire face pendant la période de l’après guerre. La masse de la plus-value augmente, mais l’augmentation du capital constant est proportionnellement plus importante. Il en résulte une baisse du taux de profit. Les capitalistes n’ont cessé d’essayer de surmonter cette contradiction au moyen de l’aggravation de l’exploitation des travailleurs - ce qui augmente la masse de plus-value et par conséquent le taux de profit - par d’autres moyens que l’investissement. Pour ce faire, ils accroissent l’intensité de l’exploitation de diverses façons, par exemple en augmentant la vitesse des machines, en augmentant la charge de travail de chaque salarié ou encore en rallongeant la journée de travail. Une autre façon de restaurer le taux de profit consiste à ramener les salaires des travailleurs en dessous de leur valeur nominale (par la dévaluation de la monnaie, par exemple).

Les lois mêmes du système capitaliste gênèrent d’énormes contradictions. La course au profit à laquelle se livrent continuellement les capitalistes donne une impulsion à l’investissement, mais l’introduction de nouvelles technologies augmente le chômage. Cependant, paradoxalement, la seule source de profit réside dans le travail des salariés.

 

L’exportation du capital

Le stade suprême du capitalisme - l’impérialisme - est marqué par une exportation massive de capital. La recherche de plus grands taux de profit pousse les capitalistes à investir d’énormes sommes d’argent à l’étranger, dans des pays où la composition du capital est plus faible. Finalement, comme le prévoyaient Marx et Engels dans le Manifeste du Parti Communiste, le mode de production capitaliste a fini par s’entendre au monde entier.

L’une des contradictions majeures du capitalisme réside dans le problème évident que la classe ouvrière, en tant que consommatrice, doit pouvoir racheter ce qu’elle a produit. Mais dans la mesure où elle ne reçoit pas, sous la forme du salaire, la pleine valeur de son travail, elle n’en a pas les moyens. Les capitalistes cherchent à résoudre cette contradiction en réinvestissant de la plus-value dans les forces productives. Ils s’efforcent également d’écouler leur excédent sur le marché mondial, en concurrence avec les capitalistes des autres pays. Mais il y a des limites à cela, puisque tous les capitalistes de la planète se livrent au même jeu. Enfin, les capitalistes encouragent le crédit, à travers le système bancaire, de façon à augmenter artificiellement le pouvoir d’achat de la population et stimuler ainsi la vente des marchandises qui, autrement, n’auraient pas trouvé preneur. Mais à cela aussi il y a des limites, les crédits devant finalement être remboursés - avec en prime les intérêts.

Cela explique pourquoi, périodiquement et de façon régulière, les phases de croissance sont suivies par des périodes de récession. La lutte fiévreuse pour de parts de marché provoque une crise de surproduction.

Le caractère destructeur de ces crises, qui s’accompagnent d’une destruction massive de capital accumulé (fermeture d’usines, abandon de secteurs d’activité), est une indication suffisante de l’impasse dans laquelle se trouve le système capitaliste. Tous les facteurs qui ont mené à la croissance d’après guerre ont en même temps préparé la voie aux crises et aux récessions. Ce qui caractérise l’époque actuelle, c’est la crise organique qui frappe le système capitaliste. Si le capitalisme n’est pas éradiqué, à un certain stade, la classe ouvrière fera face à une crise du type de celle de 1929. L’humanité ne peut éviter le chaos, les gaspillages massifs et la barbarie inhérents au capitalisme qu’en renversant ce système anarchique. En éliminant la propriété privée des moyens de production, la société pourra échapper aux lois du capitalisme et se développer d’une façon rationnelle et planifiée. Les gigantesques forces productives accumulées dans le cadre du système capitaliste permettraient d’en finir une fois pour toutes avec ce scandale que sont les crises de surproduction dans un monde ravagé par la faim et les pénuries. L’élimination de la contradiction entre, d’une part, le développement des forces productives, et, d’autre part, l’Etat-nation et la propriété privée des moyens de production, poserait les bases d’une planification internationale de la production.

 

Sur la base du socialisme, grâce à la science et la technologie modernes, le monde entier pourrait être transformé en l’espace d’une décennie. La transformation socialiste de la société est la tâche la plus urgente de la classe ouvrière mondiale. Une compréhension de la théorie économique de Marx constitue une arme indispensable dans la lutte pour le socialisme en Europe et dans le monde entier.

 

  Source : http://www.lariposte.com/introduction-a-la-theorie,118.html

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 00:00

Le profit

 

Certains «savants» défendent la théorie selon laquelle les profits viennent du fait de vendre plus cher qu’on n’achète. Dans Salaire, Prix et Profit, Marx explique le non-sens de cet argument :

«Ce qu’un homme gagnerait constamment comme vendeur, il lui faudrait le perdre constamment comme acheteur. Il ne servirait à rien de dire qu’il y a des gens qui sont acheteurs sans être vendeurs, ou consommateurs sans être producteurs. Ce que ces gens paient au producteur, il faudrait tout d’abord qu’ils l’aient reçu de lui pour rien. Si un homme commence par vous prendre votre argent et vous le rend ensuite en vous achetant vos marchandises, vous ne vous enrichirez jamais, même en les lui vendant trop cher. Cette sorte d’affaire peut bien limiter une perte, mais elle ne peut jamais contribuer à réaliser un profit.»

 

La force de travail  

Lorsqu’il prend en considération les différents «facteurs de production» relatifs à la marche de son entreprise, le capitaliste considère le « marché du travail » comme une branche parmi d’autres du marché général. Les compétences et les capacités des travailleurs ne sont pour lui que des objets, des marchandises parmi d’autres. Ainsi, il embauche des «bras».

Ici, il est nécessaire d’établir clairement ce que le capitaliste achète au travailleur. En fait, ce dernier ne vend pas son travail, mais sa capacité de travail - ce que Marx appelait sa force de travail.

La force de travail est une marchandise dont la valeur est soumise aux mêmes lois que celle des autres marchandises. Cette valeur est elle aussi déterminée par le temps de travail nécessaire à sa production. Or, la force de travail est la capacité à travailler du salarié. Elle est «consommée» par le capitaliste au cours de la journée de travail. Mais cela présuppose l’existence, la santé et la force du travailleur.

Par conséquent, la production de la force de travail signifie l’«entretien» du travailleur - et sa reproduction, qui fournit ainsi au capitaliste une nouvelle génération de «bras».

Ainsi, le temps de travail nécessaire à l’entretien du travailleur - de son aptitude à travailler - est égal au temps de travail nécessaire à la production de ses moyens de subsistance et ceux de sa famille : la nourriture, les vêtements, le logement, etc. La quantité que cela représente varie selon les pays, les climats et les périodes historiques. Ce qui suffit à la subsistance d’un travailleur de Calcutta ne suffirait pas à celle d’un mineur gallois. Ce qui suffisait à la subsistance d’un mineur gallois il y a un demi-siècle ne suffirait pas à celle d’un métallurgiste de nos jours. A la différence des autres marchandises, il entre ici un élément historique et même moral. Ceci dit, dans un pays donné, à un stade donné de son développement historique, un «niveau de vie» général s’établit. Soit dit en passant, c’est précisément la création de nouveaux besoins qui est le moteur de toutes les formes de progrès humain.

 

Escroquerie?

 

A un certain stade du développement de la technique capitaliste, en plus de la reproduction quotidienne de la force de travail et de l’espèce des travailleurs, le capitaliste doit également fournir de quoi assurer aux salariés le niveau d’éducation requis par l’industrie moderne, ce qui permet de maintenir et d’augmenter leur productivité.

A la différence des autres marchandises, la force de travail n’est payée qu’après avoir été consommée. Ainsi, avant de toucher leur paie à la fin du mois, les travailleurs accordent pour ainsi dire un prêt gratuit aux employeurs !

Mais malgré cela, le travailleur n’est pas escroqué. Il a librement donné son assentiment à l’accord trouvé. Comme c’est le cas de toutes les marchandises, des valeurs équivalentes sont échangées : la marchandise du travailleur, sa force de travail, a été vendue au patron au « prix du marché ». Tout le monde est satisfait. Et si le travailleur ne l’est pas, il est libre de partir et de trouver ailleurs du travail - s’il le peut.

Ceci dit, la vente de la force de travail pose un problème. Si « personne n’est escroqué », si le travailleur reçoit, sous la forme du salaire, la pleine valeur de sa marchandise, en quoi consiste l’exploitation ? D’où vient le profit que réalise le capitaliste ?

L’explication réside dans le fait que le salarié a vendu, non pas son travail (qui est réalisé dans le processus du travail), mais sa force de travail - sa capacité à travailler. Une fois que le capitaliste en a fait l’acquisition, il est libre d’en user comme il l’entend. Comme l’expliquait Marx : «Dès lors que le salarié entre sur le lieu de travail, la valeur d’usage de sa force de travail, ainsi que son utilisation, qui consiste en travail, appartient au capitaliste.»

 

La plus-value

 

Comme nous allons le voir dans l’exemple suivant, la force de travail qu’achète le capitaliste est la seule marchandise qui, lors de sa consommation, produit un supplément de valeur au-delà de sa valeur propre. Prenons, par exemple, un travailleur qui file du coton. Admettons qu’il est payé 5 euros de l’heure et travaille huit heures par jour. Au bout de quatre heures, il a produit une quantité donnée de fil d’une valeur de 100 euros. Cette valeur de 100 euros peut être divisée ainsi :

Matières premières :   50 euros (coton, broche, électricité)

Détérioration :             10 euros (usage et déchirures)

Nouvelle valeur :          40 euros.

La nouvelle valeur qui a été crée en quatre heures permet de payer le salaire du travailleur pour les 8 heures de sa journée complète. A ce stade, le capitaliste a donc couvert tous ses frais (y compris l’intégralité de la «charge salariale». Mais pour l’instant, aucune plus-value (profit) n’a encore été créée.

Au cours des quatre heures suivantes, le salarié va à nouveau produire 50 kilos de fil, d’une valeur de toujours 100 euros. Et à nouveau, 40 euros de nouvelle valeur vont être créés. Mais cette fois-ci, les frais en salaire sont déjà couverts. Ainsi, cette nouvelle valeur (40 euros) est une «plus-value». Comme le disait Marx, la plus-value (ou profit) est le travail impayé de la classe ouvrière. De celle-ci proviennent la rente du propriétaire terrien, les intérêts du banquier et le profit de l’industriel.

 

La journée de travail

 

Le secret de la production de plus-value réside dans le fait que le travailleur continue de travailler longtemps après avoir produit la valeur nécessaire à la reproduction de sa force de travail (son salaire). « Le fait qu’une demi-journée de travail suffise à maintenir le travailleur en vie ne l’empêche nullement de travailler la journée entière. » (Marx)

Le travailleur a vendu sa marchandise et ne peut se plaindre de la façon dont elle est utilisée, pas plus que le tailleur ne peut vendre une veste et demander à son client de ne pas la porter aussi souvent qu’il le souhaite. Par conséquent, la journée de travail est organisée par le capitaliste de façon à tirer le maximum de profit de la force de travail qu’il a acheté. C’est là que réside le secret de la transformation de monnaie en capital.

 

 

Le capital constant

 

Dans la production elle-même, les machines et les matières premières perdent leur valeur. Elles sont progressivement consommées et transfèrent leur valeur dans la nouvelle marchandise. C’est clair dans le cas des matières premières (bois, métal, pétrole, etc.), qui sont complètement consommées dans le processus de production, pour ne réapparaître que dans les propriétés de l’article produit.

Les machines, par contre, ne disparaissent pas de la même manière. Mais elles se détériorent au cours de la production. Elles meurent lentement. Il est aussi difficile de déterminer l’espérance de vie d’une machine que d’un individu. Mais de même que les compagnies d’assurance, grâce aux moyennes statistiques, font des calculs très précis (et profitables) sur l’espérance de vie des hommes et des femmes, de même les capitalistes peuvent déterminer, par l’expérience et le calcul, combien de temps une machine devrait être utilisable.

La détérioration des machines, la perte quotidienne de leur valeur, est calculée sur cette base et ajoutée au coût de l’article produit. Par conséquent, les moyens de production ajoutent à la marchandise leur propre valeur, au fur et à mesure qu’ils se détériorent au cours du processus productif. Ainsi, les moyens de production ne peuvent transférer à la marchandise davantage de valeur qu’ils ne peuvent eux-mêmes en perdre dans le processus de production. C’est pourquoi on les qualifie de « capital constant ».

 

Le capital variable

 

Alors que les moyens de production n’ajoutent aucune nouvelle valeur aux marchandises, mais ne font que se détériorer, la force de travail ajoute de la nouvelle valeur par l’acte du travail lui-même. Si le processus de travail s’arrêtait au moment où le salarié a produit des articles d’une valeur égale à celle de sa force de travail (au bout de quatre heures - 40 euros - dans notre exemple) la valeur supplémentaire créée par son travail se réduirait à cela.

Mais le processus de travail ne s’arrête pas là. Sinon, le gain du capitaliste n’équivaudrait qu’au salaire qu’il doit verser au salarié. Or les capitalistes n’embauchent pas des travailleurs par charité mais pour faire des profits. Après avoir « librement » accepté de travailler pour le capitaliste, le salarié doit travailler assez longtemps pour produire une valeur supérieure à celle qu’il percevra sous forme de salaire.

Les moyens de production (machines, équipements, bâtiments, etc.) et la force de travail - tous deux considérés comme des « facteurs de production » par les économistes bourgeois - représentent les différentes formes que prennent le capital original dans la deuxième étape du processus de production capitaliste : argent (achat) - marchandise (production) - argent (vente).

Les économistes bourgeois considèrent ces facteurs comme équivalents. Le marxisme, lui, fait la distinction entre la partie du capital qui n’est marquée par aucun changement de sa valeur lors du processus de production (les machines, les outils et les matières premières), à savoir le capital constant (C), et la partie, représentée par la force de travail, qui créé de la nouvelle valeur, c’est-à-dire le capital variable (V).

La valeur totale d’une marchandise est composée du capital constant, du capital variable et de la plus-value, soit : C + V + Pv.

 

 

Travail nécessaire et surtravail

 

Le travail effectué par les salariés peut être divisé en deux parties:

 

  1. Le travail nécessaire. C’est la partie du processus de production nécessaire à la couverture des frais en salaires.
  2.  Le surtravail (ou travail impayé). C’est le travail effectué en plus du travail nécessaire, et qui produit le profit.

 Pour accroître ses profits, le capitaliste cherche toujours à réduire la part des frais salariaux. Pour cela, il s’efforce, premièrement, d’allonger la journée de travail ; deuxièmement, d’augmenter la productivité (ce qui permet de couvrir plus rapidement le coût des salaires). Troisièmement, il s’oppose à toute augmentation des salaires et, quand l’occasion se présente, n’hésite pas de les réduire.

 

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 05:00

Sous l’impact de la crise du capitalisme, de nombreux travailleurs s’intéressent à l’économie. Ils veulent comprendre les forces qui gouvernent leur existence. L’objectif de ce tract est de leur offrir, non pas un exposé complet de la théorie économique, mais une introduction aux lois élémentaires du fonctionnement du système capitaliste.

La superficialité des économistes pro-capitalistes est révélée par leur inaptitude à comprendre la crise qui frappe leur système. Leur rôle est de dissimuler l’exploitation de la classe ouvrière et de «prouver» la supériorité du système capitaliste. Mais leurs «théories» et «solutions» ne peuvent rien face au pourrissement du capitalisme. Seule la transformation socialiste de la société et l’introduction d’une économie planifiée permettront d’en finir avec l’enfer du chômage, des récessions et du chaos. 

L’aile droite de la direction du mouvement ouvrier a remplacé l’économiste anglais Keynes, son vieil idole, par des solutions économiques «orthodoxes» : coupes budgétaires, restriction des salaires et déflation monétaire. De leur côté, les réformistes de gauche s’accrochent toujours aux politiques capitalistes du passé - relance par la consommation, restriction des importations, etc. - qui ont déjà montré leur complète inefficacité.

Seule une analyse marxiste du capitalisme permettra aux travailleurs conscients de réfuter les mensonges des économistes bourgeois et de combattre leur influence au sein du mouvement ouvrier.

 

Les conditions nécessaires à l’existence du capitalisme

 La production moderne est concentrée entre les mains d’entreprises gigantesques. TOTAL, GDF Suez, France Telecom, AXA, BNP Paribas, EDF, etc.: ces grandes firmes dominent nos vies. Il est vrai qu’il existe de petites entreprises, mais elles représentent le mode de production du passé, non celui du présent. La production moderne est essentiellement massive, de grande échelle.

Aujourd’hui, en France, quelques entreprises et quelques banques (ou compagnies financières) contrôlent l’économie du pays, réalisant 85% de la production nationale. Ce développement s’est accompli au cours de ces derniers siècles à travers une compétition impitoyable, des crises et des guerres. A l’époque où les économistes classiques prédisaient l’essor du « libre commerce », Marx expliquait comment la concurrence déboucherait sur le monopole, les entreprises les plus faibles étant éliminées.

De prime abord, il pourrait sembler que la production de biens est avant tout destinée à satisfaire les besoins de la population. C’est évidemment une nécessité à laquelle doit répondre toute forme de société, quelle qu’elle soit. Mais sous le capitalisme, les biens ne sont pas simplement produits pour satisfaire des besoins : ils le sont avant tout pour être vendus. C’est là la fonction essentielle de l’industrie capitaliste. Comme le disait Lord Stokes, ancien président de British Leyland : «Je fais de l’argent, pas des voitures». C’est là une expression parfaite des aspirations de l’ensemble de la classe capitaliste.

Le mode de production capitaliste suppose qu’un certain nombre de conditions soient rassemblées. Tout d’abord, il faut qu’existe une large classe de travailleurs sans propriété des moyens de production, qui par conséquent sont obligés de vendre leur force de travail pour vivre. Ceci signifie que, sous le capitalisme, la conception libérale d’une «démocratie de propriétaires» est une absurdité, car si la masse de la population possédait suffisamment de propriété pour subvenir à ses propres besoins, les capitalistes ne trouveraient pas de travailleurs pour générer leurs profits.

Deuxièmement, les moyens de production doivent être concentrés entre les mains des capitalistes. Au cours de plusieurs siècles, les petits paysans et tous ceux qui possédaient leurs propres moyens de subsistance furent impitoyablement éliminés. Les capitalistes et les grands propriétaires terriens firent main basse sur leurs moyens de subsistance, et embauchèrent des travailleurs pour y travailler et créer de la plus-value.


La valeur et les marchandises

Comment le capitalisme fonctionne-t-il? De quelle façon les travailleurs sont-ils exploités? D’où vient le profit? Pourquoi y a-t-il des crises?

Pour répondre à ces questions, il faut d’abord découvrir la clé du problème, c’est-à-dire répondre à la question : qu’est-ce que la valeur? Une fois ce mystère élucidé, tout le reste en découle. Une compréhension de ce qu’est la valeur est essentielle à l’intelligence de l’économie capitaliste.

Pour commencer, toutes les entreprises capitalistes produisent des biens ou des services - ou plus exactement des marchandises, c’est-à-dire des biens ou des services qui ne sont produits que pour être vendus. Bien sûr, on peut produire quelque chose pour son propre usage personnel. Avant l’avènement du capitalisme, c’est ce que faisaient beaucoup de gens. Mais ces produits n’étaient pas des marchandises. Le capitalisme se caractérise en premier lieu, selon l’expression de Marx, par une «immense accumulation de marchandises». C’est pour cette raison que Marx a commencé ses recherches sur le capitalisme par une analyse des caractéristiques de la marchandise.

Toute marchandise a une valeur d’usage : elle est utile au moins à certaines personnes (sans quoi elle ne pourrait être vendue). La valeur d’usage d’une marchandise se limite à ses propriétés physiques.

Mais en plus de cette valeur d’usage, toute marchandise a également une valeur d’échange. Qu’est-ce que cette valeur et comment la détermine-t-on ?

Si, pour le moment, on fait abstraction de la question de l’argent, on constate que les marchandises s’échangent suivant certaines proportions. Par exemple :

1 paire de chaussures

ou 1 montre

ou 3 bouteilles de Whisky             = 10 mètres de tissu

ou 1 pneu de voiture

Chacun des biens de la colonne de gauche peut être échangé contre 10 mètres de tissu. Suivant les mêmes proportions, ils peuvent également s’échanger les uns contre les autres.

Ce simple exemple montre que la valeur d’échange de ces différentes marchandises exprime une équivalence de quelque chose qui est contenu en elles. Mais qu’est-ce qui fait qu’une paire de chaussures = 10 mètres de tissu ? Ou qu’une montre = 3 bouteilles de Whisky - et ainsi de suite ?

Il est clair qu’il doit y avoir quelque chose de commun à ces différentes marchandises. Ce n’est évidemment pas leur poids, leur couleur ou leur consistance. Et encore une fois, cela n’a rien à voir avec leur utilité. Après tout, le pain (une nécessité) a beaucoup moins de valeur qu’une Rolls Royce (qui est un produit de luxe). Dès lors, quelle est la qualité qui leur est commune? La seule chose qu’ils ont en commun, c’est le fait d’être des produits du travail humain.

La quantité de travail humain contenu dans une marchandise s’exprime en temps: semaines, jours, heures, minutes. Autrement dit, toutes les marchandises citées dans notre exemple peuvent être exprimées en termes de ce qu’elles ont en commun : le temps de travail. Soit :

5 heures (de travail) de chaussures

5 heures (de travail) de pneu

5 heures (de travail) de montre

5 heures (de travail) de Whisky

 

Le travail  

Si on considère les marchandises en tant que valeurs d’usage (en tant qu’elles sont utiles), on les voit comme les produits d’un type de travail particulier - le travail du cordonnier, de l’horloger, etc. Mais dans l’échange, les marchandises sont considérées différemment. Leur caractère spécifique est mis de côté et elles apparaissent comme autant d’unités de travail en général, ou encore de «travail moyen».

Il est vrai que les marchandises produites par du travail qualifié contiennent plus de valeur que celles produites par du travail non qualifié. Par conséquent, dans l’échange, les unités de travail qualifié se réduisent à tant d’unités de travail non qualifié. Par exemple, on pourrait avoir le ratio: 1 unité de travail qualifié = 3 unités de travail non qualifié. Autrement dit, suivant cet exemple, le travail qualifié vaudrait trois fois plus que le travail non qualifié.

Ainsi, la valeur d’une marchandise est déterminée par la quantité de «travail moyen» nécessaire à sa production (soit le temps de travail qu’il faut pour la produire). Mais si on en reste là, il pourrait sembler que les travailleurs les plus lents produisent plus de valeur que les travailleurs les plus efficaces !

Prenons l’exemple d’un cordonnier qui, pour produire ses chaussures, utilise les méthodes obsolètes du Moyen Age. Ce faisant, il lui faut toute une journée pour fabriquer une paire de chaussures. Et lorsqu’il essaye de les vendre sur le marché, il s’aperçoit qu’il ne peut pas en tirer plus, en terme de prix, que des chaussures semblables produites par des usines modernes et mieux équipées.

Si de telles usines modernes produisent une paire de chaussure en, disons, une demi-heure, elles contiendront moins de travail (donc moins de valeur), et seront vendues à moindre prix. Dès lors, celui qui fabrique ses chaussures semblables avec des méthodes médiévales sera bientôt ruiné. Après une demi-heure, le travail qu’il réalise pour produire ses chaussures est du travail perdu, du travail non nécessaire dans le cadre des conditions de production modernes. S’il veut échapper à la faillite, il sera forcé d’adopter les techniques modernes et de produire des chaussures en un temps au moins égal à celui développé par la société.

A chaque époque donnée, à laquelle correspond un «travail moyen» déterminé par un certain niveau de la technique, des méthodes de production, etc., toutes les marchandises exigent pour leur production un temps donné. Ce temps est déterminé par le niveau de la technique productive de la société à ce moment précis. Comme le disait Marx, toutes les marchandises doivent être produites dans un temps de travail socialement nécessaire. Tout temps de travail qui s’étend au-delà de ce temps de travail socialement nécessaire sera du travail inutile, ce qui provoque la hausse des prix et rend le produit concerné non compétitif.

En somme, pour être précis, la valeur d’une marchandise est déterminée par la quantité de travail socialement nécessaire qui y est incorporée. Naturellement, ce temps de travail change continuellement, au fur et à mesure que de nouvelles méthodes et techniques de travail sont introduites. La concurrence ruine les producteurs dont la technique n’évolue pas suffisamment vite.

Ainsi, nous pouvons comprendre pourquoi les pierres précieuses ont davantage de valeur que les marchandises du quotidien. Il faut davantage de temps de travail socialement nécessaire pour trouver et extraire la pierre que pour la confection des marchandises ordinaires. Sa valeur en est d’autant plus grande.

Encore une fois, une chose peut être une valeur d’usage sans avoir la moindre valeur d’échange, c’est-à-dire une chose utile qui n’a demandé aucun temps de travail nécessaire à sa production : l’air, les rivières, les sols vierges, etc. Ainsi, le travail n’est pas la seule source de richesse (de valeurs d’usages) : la nature en est une autre.

D’après ce qui précède, on voit qu’une augmentation de la productivité, si elle augmente le nombre de choses produites (la richesse matérielle), peut réduire la valeur des choses en question - parce qu’elles contiendront moins de quantité de travail. Ainsi, d’une augmentation de la productivité résulte une augmentation de la richesse : avec deux manteaux, deux personnes peuvent se vêtir, et seulement une avec un manteau. Cependant, l’augmentation de la quantité de richesses matérielles peut s’accompagner d’une chute de sa valeur d’échange, parce qu’elle recèle moins de temps de travail socialement nécessaire.

 

L’argent  

Historiquement, du fait des difficultés liées à l’échange par le troc, un type de marchandise donné était fréquemment utilisé comme «monnaie». Au cours des siècles, l’une de ces marchandises - l’or - s’est imposée comme l’«équivalent universel».

Au lieu de dire que telle marchandise vaut tant de beurre, de viande ou de tissu, elle est exprimée en termes d’or. Le prix est l’expression monétaire de la valeur. L’or fut adopté comme équivalent universel du fait de ses caractéristiques. Il concentre une grande valeur dans peu de volume, peut être facilement divisé en quantités différentes, et est également très résistant.

Comme pour toute marchandise, la valeur de l’or est déterminée par la quantité de travail qui y est incorporée. Disons, par exemple, qu’il faut 40 heures de travail pour produire une once d’or. Dès lors, toutes les autres marchandises nécessitant le même temps de production vaudront une once d’or. Celles qui nécessiteront deux fois moins de temps vaudront deux fois moins, etc. Ainsi :

Une once d’or =          40 heures de travail

1/2 once d’or =            20 heures de travail

1/4 d’once d’or =         10 heures de travail 

Et donc :

Une mobylette (40 heures de travail) = une once d’or

Une table (10 heures de travail) = 1/4 d’once d’or 

Du fait des modifications permanentes de la technique et de l’augmentation de la productivité du travail, les valeurs des marchandises ne cessent de fluctuer. En ce qui concerne l’échange entre marchandises, l’or joue le rôle de mesure. Ceci dit, bien qu’elle soit la plus stable, la valeur de l’or est elle aussi en mouvement permanent, étant donné qu’aucune marchandise n’a de valeur totalement fixe.

 

Le prix des marchandises

La loi de la valeur gouverne le prix des biens. La valeur d’une marchandise est égale à la quantité de travail qu’elle contient. Et en théorie, la valeur est égale au prix. Cependant, en réalité, le prix d’une marchandise tend à se situer au dessus ou au dessous de sa valeur réelle. Cette fluctuation est provoquée par différentes influences qui s’exercent sur les prix de vente, comme la concentration du capital et le développement des monopoles. Les fluctuations entre la demande et l’offre sont également un facteur important. S’il y a un surplus de telle marchandise sur le marché, son prix aura tendance à baisser en dessous de sa valeur réelle, alors qu’il s’élèvera au dessus de cette valeur en cas de pénurie. Cela a mené les économistes bourgeois à considérer que le rapport entre l’offre et la demande était le seul facteur déterminant le prix d’une marchandise. Mais ils étaient incapables d’expliquer pourquoi le prix fluctuait toujours autour d’un certain point déterminé. Or, ce point n’est pas fixé par l’offre et la demande, mais par le temps de travail nécessaire à la production de la marchandise. Un camion vaudra toujours plus cher qu’un sac plastique.

 

A suivre ....

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 14:53

Toyotisme et Lean Manufacturing  - Petit rappel historique

 

L’histoire, en nous rappelant l’origine de toute chose, nous permet d’appréhender notre présent.

A la sortie de la seconde guerre mondiale, l’économie japonaise est exsangue. L’attitude inqualifiable de l’empereur du Japon Hirohito et la violence de l’intervention américaine a ruiné le pays et décimé une grande partie de sa population en âge de travailler.

Pour reconstruire le pays, l’industrie japonaise s’est trouvée  dans l’obligation de mettre en œuvre des méthodes de travail capables de produire en grande quantité, vite, avec peu de moyens humains et matériels et donc des coûts de production très faibles. De cette nécessité économique extrême va naître le Toyotisme. Imaginé un peu plus tôt par Sakichi et Kishiro Toyoda il sera perfectionné par Taiichi Ono.

Dans cette situation très particulière, bien être au travail, sécurité et santé des travailleurs n’étaient pas des préoccupations majeures !

Le Lean signifie littéralement maigre ou sans gras, c’est un anglicisme, donné très ultérieurement par des chercheurs américains au système de production Toyota.

Ce qu’il faut immédiatement comprendre, c’est qu’une telle méthode de travail n’est absolument plus justifiée dans le contexte d’une société moderne qui produit d’énormes richesses, combien même, il est malheureusement nécessaire de rappeler ici, que bien des gens ne profitent en rien de toutes les richesses produites et sont parfois même privés de ressources !

Le Lean Management pratiqué chez Toyota, c’est l’univers de l’épuisement et du stress, provoqués par l’augmentation constante de la charge de travail, les horaires variables et le recours à une flexibilité totale.

Le travail en équipe (mode chantier ou Kaizen) présenté comme un progrès fonctionne comme un redoutable mécanisme de pression, exercé par les membres de l’équipe eux-mêmes, dans une course aux résultats dont ils rendent compte et dont ils subissent les contre performances.

Le système de primes aux résultats, qualité, quantité, absentéisme,  sécurité (qui ressemble à s’y méprendre aux nouvelles conditions de notre accord d’intéressement) entraine des tensions et divise les membres de l’équipe. Toute personne à l’origine de contre performances devient indésirable, ainsi le système Andon (lampion en japonais) est un panneau lumineux qui informe toute l’équipe qu’un opérateur se trouve en situation d’échec.

Le développement de la polyvalence, présenté comme un enrichissement par l’élargissement des compétences, alimente le stress et accroit les risques d’accidents.

L’augmentation continue de la productivité et des performances provoque des maladies professionnelles et augmente le nombre de burn-out qui conduisent à de nombreux suicides.

La titularisation éventuelle des intérimaires, ou des précaires est utilisée comme un levier pour réduire les protestations dans un système ou les droits, les libertés individuelles et le syndicalisme libre et indépendant n’ont pas leur place (Conseil: Lire le livre du journaliste japonais  Kamata Satoshi  «Toyota l’usine du désespoir»)

 

Garder son esprit critique !  Le devoir moral des ETAM et des IC

 

La direction s’appuie sur nous, cadres, techniciens et agents de maîtrise, pour le mettre en place et le généraliser. La direction nous charge de cette besogne,  cette mission qui nous est imposée sans pouvoir discuter des conséquences à terme. Les ETAM et IC ne sont pas épargnés par le mode de pensée unique issu du Lean, mais surtout ATAM et IC sont priés de participer activement au déploiement du Lean, voir Visual Management.

La CGT souhaite que chaque cadre, technicien, ou agent de maitrise, membre d’un chantier, ou membre d’une équipe du schéma directeur, défende en son âme et conscience le respect auquel ont droit chaque homme et chaque femme qui travaille dans notre entreprise. Refusons de contribuer à en  faire des machines et à plus ou moins long terme des personnes malades ou handicapées. Chaque ETAM et IC doit apporter le moins possible sa contribution à des méthodes qui, dans la course aux profits, qui détruisent toujours plus hommes et emplois industriels, en compromettant l’avenir même de notre région.

 

La CGT combat le Lean comme il convient de combattre un fléau !

Le 01 février 2011, le comité régional CGT a organisé à Besançon une journée d’information et de débat sur le Lean. La CGT de Faurecia était présents pour exposer au travers d’exemples concrets la situation de notre entreprise et témoigner des conséquences déjà perceptibles sur la santé des salariés. Nous fondons beaucoup d’espoirs dans notre travail pédagogique et il commence à porter ses fruits. L’ouverture de l’école du Lean à l’UTBM de Sévenans,  a du plomb dans l’aile !!!

Arrêtons de croire ceux qui ne cessent de nous dire que l’industrie française a besoin de ces méthodes d’un autre âge pour avoir un avenir. Si nous continuons aveuglément à aider nos dirigeants à détruire notre industrie, nos emplois et nos compétences, que laisserons-nous à nos enfants, qu’adviendra-t-il de notre société ?

L’industrie ne peut pas servir indéfiniment au seul enrichissement de quelques actionnaires et riches patrons. Il est temps de rappeler que l’industrie à un rôle social indispensable ! Il est temps aussi de rétablir un peu de vérité, la part sociale dans une voiture représente 9%  du coût total pour un constructeur (source INSEE).

Et on rappelle à la direction son obligation légale de soumettre tout changement d’organisation de travail à l’avis et aux propositions des CHSCT.

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 19:01
SALAIRES 2011
 
 
Après la dernière proposition de la direction…
 
la CGT ne signera pas une DIMINUTION de salaires.
 
Pour la direction il s’agit bien d’une augmentation (2 % AG pour les non forfaités et 1.8% pour les forfaités) mais imaginons pour un moment que l’argent n’existe plus et que la direction nous échange notre force de travail mensuel par différents bons d’achat.
 
Par exemple, pour l’année 2010 nous avons reçu par mois :
20kg. de pain, 5 kg. de pâtes, 10 kg. de légumes, 200 m3 de gaz, 80 litres de gazole, 200 km de péage des autoroutes, Etc.
Et pour l’année 2011, après la générosité de la direction, nous aurons en échange de notre travail :
18,5 kg. de pain, 4,5 kg. de pâtes, 8,9 kg. de légumes, 160 m3 de gaz, 64 litres de gazole, 185 km de péage des autoroutes, Etc.
Cette démonstration nous montre que les pourcentages d’augmentation annuelle ne couvrent plus les énormes augmentations du coût de la vie et ceci depuis de nombreuses années. En lieu d’augmentation c’est des diminutions de salaires que le patronat nous inflige chaque année.
 
Gouvernement et patronat ont beau manipuler allégrement les outils statistiques (indices du coût de la vie, sondage, etc.) le constat est là : quand il faut faire le plein de carburant de son véhicule ou les courses de la semaine, quand il faut chauffer ça maison et payé son loyer nul besoins d’artifice pour voir qu’il est de plus en plus difficile de subvenir aux simple besoins élémentaires pendant qu’un petit nombre vie dans une opulence de plus en plus indécente.
 
Une bonne nouvelle : le jeton de caddie restera à 1 euro dans la plupart des grandes surfaces !!!
 
Rappelons que tout ça dans une année de profits records pour Faurecia (202 M€), de profits faits grâce au travail des employés
 
Mais comme la direction sait bien que c’est injuste elle veut calmer les salariés avec un complément exceptionnel sur l’intéressement de 180 € brut et qui n’est pas le fruit de la mobilisation des salariés mais juste une magouille sur les revenus et pour sauver l’apparence des accords. En effet, l’intéressement est exonéré de charges sociales (chômage, retraite, etc.) alors que pour le salarié c’est imposé. Le but de Faurecia est de nous faire payer les cotisations sociales qui sont à sa charge.
 
La CGT demande une politique salariale sérieuse avant de négocier d’autres revenus de type aléatoire et conditionnés à résultats comme l’intéressement et la participation.
 
Mais… c’est quoi le  «salaire » ?
Pour les économistes classiques Malthus et Ricardo : le salaire est un minimum de subsistance (c'est-à-dire le salaire est une source de revenu pour l’ouvrier qui lui permet de satisfaire ses besoins primaires: alimentation, logement, ni plus ni moins), alors que pour Adam Smith, le salaire n’est plus un minimum de subsistance, autrement dit, le salaire doit être supérieur au niveau de subsistance pour permettre au salarié d’avoir un surplus qui va de même lui permettre d’améliorer son niveau de vie et pourquoi pas être un client potentiel pour l’entreprise elle-même.
Conclusion : ce n’est pas la minimisation des salaires qui va augmenter le capital au contraire, c’est l’augmentation des salaires des ouvriers qui va augmenter la demande et par conséquent, elle va augmenter le capital.
 
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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 23:48
Il y a deux ans et demi, le responsable de l’exploitation nous a réunis pour nous annoncer que notre collègue, camarade et ami Nordine venait d’être licencié pour faute grave. Accusé de recel de matériel informatique que la direction et le management assuraient appartenir à Faurecia.
 
Depuis le début Nordine avait déclaré que le matériel avait été acheté dans une brocante à Belfort. Etant engagé socialement il avait acheté le matériel pour un local social de son quartier sans connaître la provenance des ordinateurs. Ils avaient été formatés et il avait remis en vente ceux qui n’étaient pas utiles pour l’association.
 
Le jeudi 17 février, la Cour d’appel de Besançon a jugé INNOCENT Nordine de toutes les accusations de Faurecia.
 
Il y a quelques semaines, la CGT a demandé à la direction de Faurecia que le responsable de l’exploitation réunisse de nouveau les salariés pour leur annoncer la nouvelle, rétablir la vérité et dire que notre ex-collègue, mais encore camarade et ami, Nordine, est INNOCENT et qu’il n’est ni un receleur ni un menteur.
 
Comme la convocation n’a pas eu lieu la CGT est dans l’obligation morale de faire ce tract pour rétablir la dignité, l’honneur et la réputation bafoués de Nordine.
 
La CGT a pour vocation de défendre les intérêts des salariés jusqu'au bout
 
 
Au verso, vous pouvez lire quelques mots de Nordine :
 
« A mes anciens collègues qui m’ont toujours soutenu, mes amis, vous qui avez toujours cru en mon honnêteté, ma droiture et mon innocence dans cette injustice qui nous a frappé ma femme, mes 3 jeunes enfants et moi, il y a 2 ans et demi maintenant. Je tenais à vous remercier du plus profond de mon cœur de cet élan de solidarité qui ne sera pas sans conséquence j’en suis sûr dans les hautes sphères de la direction de Faurecia. A force de ténacité, de rage, de combat et d’espoir, la victoire enfin m’est donnée, Faurecia est boutée avec ses mensonges, l’hypocrisie de plusieurs de ses dirigeants, d’un RH malhonnête qui après sa salle besogne s’en est allé ! sans considérations, pour un homme bafoué, humilié, meurtri jeté hors de cette société mondiale a qui j’ai donné 19 années de ma vie !
 
MA VICTOIRE est totale au niveau pénal, et elle le sera davantage au Prud’homme soyez-en sur ! Et je m’y emploie avec encore plus de rage et de détermination ! Pour dénoncer cet acte sans fondement, absurde et inhumain qu’a été mon licenciement.
 
Mon combat, ma ténacité à démontrer les fautes de mon ancien employeur, qui avait voulu faire un ‘exemple’, a enfin porté ses fruits et le combat continue pour qu’enfin mon nom soit lavé de tout soupçon, et que des excuses de cette même hiérarchie me soient faites à moi, et ma famille ! Merci chers amis de votre chaleureux et si nécessaire soutien... »
 
 
Noureddine 
 

 

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 23:39
 
CGT FAURECIA SYSTEMES D’ÉCHAPPEMENT
BEAULIEU PRODUCTION – MESSEI – BAVANS – SELONCOURT – POISSY - AULNAY – OTTMARSHEIM – BEAULIEU STRUCTURES
 

 

 
Le 9 mars se tenait la 4éme réunion de négociation salariale !
La direction n’a pas tenu compte de la mobilisation des salariés FSE de la semaine dernière et d’hier !
 

Résultat des comptes, la direction se moque de nous ! Elle nous propose :
2% en AG (1,2% au 1er mars, 0,8% en septembre) et 0,2% en AI en juin pour les non forfaités.
 
Pour les forfaités : 1,8% (1,1 % au 1er mars, 0,8% en septembre) et 0,4% en AI en juin.
 
Quand aux cadres, ce sera une enveloppe d’une moyenne de 2,5% en AI vu que la direction ne respecte pas le code du travail et refuse de négocier collectivement pour l’encadrement !
De plus, la direction générale à Nanterre a « octroyé » généreusement une enveloppe de 0,3% de la masse salariale que la direction de FSE pourrait « utiliser » comme elle le veut.

Celle-ci a décidé de s’en servir pour essayer de rattraper les « ratés » de ces dernières années, à savoir :
 
POUR BEAULIEU ET OTTMARSHEIM :
▪ 20 € brut pour les salariés à 170 et 180 points dont le salaire est inférieur à 1470 €
 (65 salarié(e)s concerné (e)s)
 
▪ 20 € brut pour les femmes dont le salaire est inférieur au salaire moyen de leur coefficient (13 femmes).
▪ 20 € pour les salarié(e) qui n’ont pas eu d’augmentation individuelles depuis 2005 !!! (32 salarié(e)s concerné(e)s !
▪ 20 € pour les salariés qui n’ont pas eu leur salaire revalorisé après un CQPM (en 2008,2009,2010) (14 salarié(e)s concerné(e)s !!!
 
Bien sur, ces 4 points ne sont pas cumulables !!!
 
Mais pour M.LEBRETON, il nous octroie cela « parce qu’il est bon !!! Et nous prend pour des jambons » !
 
POUR MESSEI – AULNAY – POISSY :
▪ 20 € pour les salariés à 170 et 180 points dont le salaire est inférieur à 1470 € (25 salarié(e)s concerné(e)s).
▪ 20 € pour les salariés qui n’ont pas eu leur salaires revalorisé après un CQPM (en 2008,2009,2010) (5 salarié(e)s concerné(e)s.
Instauration d’une prime de 20 € mensuel pour les GAP LEADER (30 salarié (e)s)
 
Pour la CGT, ils doivent avoir comme à Beaulieu 35 €. Comme M.LEBRETON l’affirme tout les GAP LEADER perçoivent la totalité de cette prime tous les mois (sans tenir compte des différents indicateurs).
 
POUR BAVANS – SELONCOURT :
▪ 20 € pour les femmes dont le salaire est inférieur à la moyenne dans leur coefficient.
▪ 20 € pour les prototypistes et technique d’essais si leur salaire est inférieur à la moyenne dans leur coefficient.
 
TOUT CECI BIEN SUR, SI LES ORGANISATIONS SYNDICALES SIGNENT !!!
 
Quand on a l’habitude de faire du chantage, on ne change pas !!! Pour la direction si nous ne signons pas, c’est que nous n’en voulons pas !
Alors que c’est simplement parce que c’est loin d’être suffisant !
Toujours selon M. Lebreton, «  les salariés ne sont jamais satisfaits !!! »

Mobilisation réussie pour les deux tournées
 :
 
Entre 50 et 60 grévistes se sont rassemblés aux portières, pour la TA, et 60 et 70 pour la TB.
Au passage dans les ateliers, chacun a pu constater que l’usine ne comptait qu’une poignée de salariés à continuer le travail.
Rappelons à tous les salariés grévistes qui sont rentrés chez eux qu’il est important d’être présent aux rassemblements dans l’usine !
 
Le blocage des 3 portières par la tournée A nous a tous permis de voir que la direction n’était pas sereine : tentative d’intimidation par simple présence physique, déclaration auprès des salariés sur les pertes d’argent dues au blocage etc…. preuve de l’efficacité de nos actions et de notre détermination.
 
C’est en effet dans notre unité salariale que nous obtiendrons nos revendications salariales.
 
Nous avons, d’ailleurs, tous décidé de manière démocratique de reconduire le mouvement de grève.
 
Comme chaque année, la CGT prendra ses responsabilités et appellera les salariés à se mobiliser de nouveau pour refuser ce simulacre de négociation.
 
De plus, les militants CGT seront vigilants pour qu’aucune pression ne soit faites sur les salariés pour les dissuader de faire grève.
D’autres salariés combattent également pour leurs salaires :
 
Les salariés de TRECIA ont commencé les débrayages le mercredi 9 mars par la tournée de nuit et qui sera poursuivi par les autres tournées le lendemain.
 
PMTC, FUJI KIKO, étant en pleine négociation, les salariés grévistes de FSE sont en attente d’une action commune.
 
-MESSEI : 70% de la production le matin
             85% de la production l’après-midi ont cessé le travail
 
-HENIN-BEAUMONT : 50 salariés ont débrayé ce matin
 
-SELONCOURT : 100% de grévistes !!
            A 9H, tous les salariés étaient dans la cour….après que l’alarme incendie se soit déclenché !
 
Les militants CGT vont  rencontrer les militants des autres usines pour organiser la riposte ainsi que les différentes organisations syndicales de notre site.
 
 
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