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Faurecia Beaulieu Structures

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 09:18

Monsieur le Président Directeur Général, Monsieur le Directeur des Ressources Humaines,

Vous trouverez en Piece Jointe, une motion de soutien en direction des salariés et des syndicalistes de FAURECIA KALUGA (décidée et rédigée par la Fédération des Travailleurs de la Métallurgie CGT et par la Coordination Nationale des syndicats CGT fAURECIA) . Nous ne pouvons rester silencieux sur les pratiques menées par la Direction du site Russe ! Nous restons bien entendu, à votre disposition pour vous exposer de vive voix, ce que la CGT a pu constater sur place. Veuillez recevoir, Monsieur le PDG et Monsieur le DRH nos salutions distinguées,

Cyril KELLER

DSC CGT FAURECIA SYSTEMES D'ECHAPPEMENT

 

 

Motion de soutien contre les sanctions et pressions faites aux militants syndicaux du site de FAURECIA KALUGA.

Le syndicat CGT de FAURECIA SYSTEMES D’ECHAPPEMENT, apporte son total soutien aux salariés victimes de pressions diverses sur les postes de travail et celles faites sur les militants syndicaux.

Nous refusons ce genre de pratiques portant atteinte aux libertés syndicales, qui restent un droit fondamental pour tous les salariés, et que l’entreprise doit respecter.

Le syndicat CGT de FAURECIA SYSTEMES D’ECHAPPEMENT demande à la Direction Générale du groupe FAURECIA l’arrêt immédiat de cette répression et de respecter le code éthique du groupe.

Le Délégué Syndical Central CGT

Cyril KELLER

 

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 08:13

Un décret du 2 juillet 2012 élargit le droit à la retraite anticipée à 60 ans pour les assurés ayant commencé à travailler avant 20 ans. La mesure ne revient pas sur un départ en retraite à 60 ans pour tous au taux plein, mais ouvre une brèche indispensable pour des milliers de salariés touché par la réforme de 2010.

Pour un départ en retraite anticipée, l’assuré devra remplir simultanément deux conditions :

.- Avoir commencé son activité avant un âge demandé

.- Justifier d’une durée minimale d’assurance cotisée.

DEBUT D’ACTIVITE :

l’assuré devra avoir commencé son activité avant 20 ans (18 ans auparavant). Cette condition de début d’activité est remplie si l’assuré réunit un certains nombre de trimestres d’assurance à un âge donné. En fonction de cet âge de début d’activité, il pourra partir au plut tôt à la retraite :

.- Avant 60 pour un début d’activité à 16 ou 17 ans.

.- à 60 ans pour un début d’activité à 20 ans.

Cette condition d’activité est remplie si l’assuré a accompli cinq trimestre validés à la fin de l’année civile au cour de laquelle est survenu le seizième, le dix-septième ou le vingtième anniversaire. Cette durés est ramenée à quatre trimestres si l’assuré est né durant le quatrième trimestre de l’année (Art. D. 351 1 13 du code de la sécu. Soc)

DUREE D’ASSURANCE MINIMALE COTISEE :

pour prétendre à une retraite anticipée à 60 ans, l’assuré doit remplir une condition de durée d’assurance cotisée (voir tableau au verso). Pour les départs avant, une durée d’assurance cotisée majorée de quatre à huit trimestres reste appliquée. La durée d’assurance cotisée s’entend comme étant la durée d’assurance accomplie par l’assuré dans le régime général ou tout autre régime obligatoire et ayant donné lieu à cotisation à sa charge. Ne sont pas retenues les périodes qui ont donné lieu au versement de cotisations mais qui n’ont pas été à la charge de l’assuré. Il s’agit :

.- Des périodes d’assurance ayant donné lieu à cotisations à la charge d’un tiers (assurance vieillesse des parents au foyer, période de volontariat associatif…) ;

.- Les périodes assimilées à des périodes d’assurance (Art. R. 351 12 du code de la sécu. Soc), sauf exceptions (voir ci-après) ;

.- Les périodes reconnues équivalentes ((Art. R. 351 4 du code de la sécu. Soc)

.- Les majorations de durée d’assurance pour enfant ou pour congé parental d’éducation.

 

LES PERIODES REPUTEES COTISEES :

certaines périodes sont dites « réputées cotisées ». Le décret du 2 juillet élargit le champ des périodes prises en compte, mais en tout état de cause le total des trimestres cotisés et/ou réputés cotisés ne peut pas dépasser quatre par année civile.

 

LE SERVICE NATIONAL :

comme le prévoit la loi de novembre 2010, les périodes de service national sont considérées comme périodes cotisées à raison d’un trimestre par période d’au moins 90 jours, consécutifs ou non. Elles sont retenues dans la limite de 4 trimestres. Si le service national a couvert deux années civiles, la périodes retenue peut l’être sur l’une ou l’autre de ces années et la solution la plus avantageuse pour l’assuré est retenue (Art. R. 351 1 2 1er al du code de la sécu. Soc)

 

LA MALADIE, LA MATERNITE, L’ACCIDENT DU TRAVAIL OU LA MALADIE PROFESSIONNELLE :

sont considérées comme périodes cotisée (Art. D. 351 1 2, 2éme al du code de la sécu. Soc)

.- Les périodes de maladies à raison d’un trimestre par période de 60 jours consécutifs

.- Le trimestre de l’accouchement

.- Les périodes d’accident de travail à raison d’un trimestre par période de 60 jours d’indemnisation selon que l’assuré a perçu des indemnités journalières au titre de l’incapacité temporaire ou une rente pour incapacité permanente au moins égale à 66%.

Pour toutes ces situations, le décret prévoit pour les pensions prenant effet au 1er novembre 2012 que le nombre de trimestres à retenir est porté à six trimestres maximum (au lieu de quatre) : 4 trimestres au titre de la maladie et accident de travail, et deux autres trimestres supplémentaires peuvent êtres retenus au titre de la maternité.

 

CHOMAGE :

pour les pensions prenant effet au 1er novembre 2012, les périodes de chômage indemnisées seront assimilées à des périodes cotisées dans la limite de deux trimestres (Art. D. 351 1 2 , 3éme al du code de la sécu. Soc), cela concerne :

.- Les périodes antérieures au 1er janvier 1980 durant lesquelles l’assuré se trouvait en situation de chômage involontaire constaté ou ayant donné lieu au bénéfice du régime de garantie de ressource ou de l’allocation spéciale FNE (Art. R. 351 12, 3éme al du code de la sécu. Soc)

.- Les périodes de chômage postérieur au 31 décembre 1979 pendant lesquelles l’assuré a perçu des allocations d’assurance chômage.

Ces périodes de chômage sont validées à raison d’un trimestre pour une période de 50 jours de chômage.

Vous pourrez partir à compter de :

Si vous êtes nés en

Et si vous avez démarré votre carrière avant (1)

A condition d’avoir cotisé (2)

56 ans

1953

16 ans

173 trimestres

1954

16 ans

173 trimestres

56 ans et 4 mois

1955

16 ans

174 trimestres

56 ans et 8 mois

1956

16 ans

174 trimestres

57 ans

1957

16 ans

174 trimestres

57 ans et 4 mois

1958

16 ans

174 trimestres

57 ans et 8 mois

1959

16 ans

174 trimestres

58 ans

1960

16 ans

169 trimestres

58 ans et 4 mois

1953

16 ans

169 trimestres

58 ans et 8 mois

1954

16 ans

170 trimestres

59 ans

1955

16 ans

170 trimestres

59 ans

et 4 mois

1956

16 ans

164 trimestres

1952

17 ans

170 trimestres

59 ans

et 8 mois

1957

16 ans

165 trimestres

1953

17 ans

164 trimestres

60 ans

1952

20 ans

165 trimestres

1953

20 ans

165 trimestres

1954

20 ans

166 trimestres

1955

20 ans

166 trimestres

1956

20 ans

166 trimestres

1957

20 ans

166 trimestres

1958

20 ans

166 trimestres

1959

20 ans

166 trimestres

1960

20 ans

166 trimestres

(1) condition : avoir travaillé avant l’âge indiqué et totaliser cinq trimestres au 31 décembre de l’année concernée ou 4 trimestres pour ceux nés au quatrième trimestre.

(2) Le nombre de trimestres nécessaire est fixé, année par année, jusqu’à la génération 1955. le même nombre (166) est retenu pour l’instant pour les générations suivantes.

Source : NVO du 10 au 23 août syndicat CGT de Beaulieu le 7 septembre

  

 

 

 

 

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 08:47

Des années d’intérim et à la porte !

En 2006 et 2007, le patron met dehors 4 ouvriers alors qu’il les emploie comme intérimaires depuis plusieurs années.

Ces ouvriers trouvent anormal d’avoir travaillé des années en intérim sans être embauchés et n’acceptent pas d’être rejetés.

Avec le soutien de notre syndicat, ils saisissent le Tribunal de Prud’hommes de Montbéliard sans obtenir le résultat escompté à savoir que le patron abuse de l’intérim.

 

Ils persévèrent à juste raison !

Le 1 er juin 2012, la Cour d’appel de Besançon confirme le bien fondé de leurs convictions en jugeant que Faurecia a bafoué le peu de règles protectrices existantes qui régissent l’intérim.



 

L’ensemble de leurs contrats d’intérim sont ainsi requalifiés en CDI !

Et comme ils ne sont plus à l’usine, Faurecia est condamné :

- Pour licenciements abusifs.

- À leur payer 82 718,32€ d’indemnités au total.

- A leur fournir un certificat de travail.

- A rembourser 2 mois d’allocations à pôle emploi, pour chacun d’eux.

 

L’intervention de notre syndicat qui les a soutenus est jugée recevable.

 

Un succès pour tous les travailleurs!

Bien sûr un jugement ne règle pas la précarité dans le monde du travail. Ceci dit, ces 4 anciens ouvriers ont permis de confirmer que pour ses profits Faurecia abuse de l’intérim pour réduire depuis des années les emplois en CDI à l’usine !

 

Extraits d’un des jugements de la Cour d’appel de Besançon :

«… il est patent que le recours aux services de ce salarié sur une période aussi longue et pratiquement sans discontinuité dans le cadre de missions d'intérim ne respecte pas les dispositions précitées alors qu'à l'évidence, le salarié qui a toujours occupé la même fonction au même poste ou à un poste équivalent a occupé un emploi permanent lié à l'activité normale de l'entreprise et aurait dû être embauché dans le cadre d'un contrat à durée indéterminée … »

« …Que si le conseil de prud'hommes a pu considérer que le recours à des salariés chargés de mission temporaire apparaissait être le meilleur moyen que de faire face aux pics de production dont se prévalait la société Faurecia systèmes d'échappement, un tel recours ne pouvait être que temporaire et ne pouvait en

aucun cas autoriser l'employeur à avoir recours à des missions d'intérim avec le même salarié sur une aussi longue durée, alors que l'activité normale de l'entreprise liée au secteur automobile comporte nécessairement des montées en cadence de lignes de production d'un produit précis, ce qu'elle doit pouvoir gérer dans le cadre d'une gestion prévisionnelle des effectifs… »

 

La requalification en CDI

Lorsqu’un juge constate qu’un patron a enfreint les règles qui régissent les possibilités de recours aux contrats d’intérim ou en CDD, il ordonne que l’ensemble des contrats d’intérim, ou CDD, soit requalifiés en un Contrat à Durée Indéterminée pour la durée totale des contrats.

La requalification en CDI signifie que les travailleurs concernés étaient en réalité des embauchés et qu’en étant mis dehors, ils ont été abusivement licenciés (licenciement sans cause réelle et sérieuse).

Avec la requalification en CDI, le patron est condamné à payer des indemnités :

- De requalification en CDI qui correspond à 1 mois de salaire.

- De licenciement.

Et à payer des salaires :

- Pour la durée du préavis

- Pour les congés payés sur préavis

Le patron peut aussi être condamné à payer des dommages et intérêts pour le préjudice subi.

 

La requalification en CDI condamne des abus et octroie le paiement de diverses indemnités. Dans l’immense majorité des cas, la loi ne donne pas le pouvoir au juge de faire réintégrer les salariés dans leur emploi.

 

Une situation qui n’est pas nouvelle

Avant que nos 4 ex camarades de travail décident de porter plainte ensemble, d’autres avant eux l’ont tenté sans pouvoir aboutir au

même succès. D’autres encore, en mai 2008, ont dénoncé sur la place publique, via la presse, leur situation qu’ils jugeaient abusive, nous citons un extrait d’article de la presse locale :

« …Plus de 600 salariés permanents chez Faurecia Échappement à Beaulieu et entre 200 et 250 intérimaires. En contrat d’intérim depuis de nombreuses années (de 5 à 14 ans dans les cas les plus extrêmes) chez Faurecia Système d’échappement (FSE) à Beaulieu-Mandeure,

une cinquantaine de précaires demandent la régularisation de leur situation, autrement dit leur embauche »...

 

La Flexibilité un outil qui sert les intérêts du patron

Dans l’industrie automobile, les patrons comme PSA, actionnaire majoritaire de Faurecia, ont engagé depuis longtemps, la mise en oeuvre d’une flexibilité quasi totale, leur permettant d’adapter leur production au jour le jour au gré des aléas de leurs prévisions de ventes.

Cette longue évolution a conduit à la situation actuelle où l’économie capitaliste est en crise et où PSA, Faurecia, et autres patrons, s’évertuent à vouloir nous en faire payer les pots cassés.

Les recours à l’intérim ne sont qu’une des facettes de cette flexibilité, ainsi, fin 2011, le groupe Faurecia comptait dans ses usines plus de 12 000 intérimaires soit l’équivalent des effectifs de l’usine de Peugeot à Sochaux !

A l’usine Faurecia Systèmes d’Echappement de Beaulieu, le patron a engrangé des profits au détriment de tous via ses restructurations, ses plans de GPEC successifs et les recours massifs à l’intérim.

L’ensemble de ces mesures, sous-traitance, flexibilité, aggravation de l’exploitation, compactage… ont amené les effectifs des usines automobiles à fondre comme neige au soleil.

Aujourd’hui en licenciant massivement et en fermant des usines, les patrons s’attaquent aux conditions d’existence vitales de l’ensemble des travailleurs.

Et c’est en s’y mettant tous ensemble avec des objectifs communs que l’on sera en mesure de faire reculer le patronat !

Syndicat CGT FSE de Beaulieu – Juillet 2012

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 13:45

faurecialogoIl n’y a pas trois ans, la direction GIS (Global Information System) décidait que le pilotage de l’informatique de Beaulieu serait délocalisé en Tunisie et ainsi créer FIT (Faurecia Informatique Tunisie) avec 5 ou 6 personnes.

Aujourd’hui à El Ghazala (banlieue de Tunis) il y a 80 informaticiens en CDI et il est prévu 18 nouvelles embauches pour 2012. La direction a prospecté pour trouver un bâtiment plus grand et mieux adapté aux nouveaux besoins pour loger plus d’une centaine de salariés.

Et Seloncourt ?

Vous le voyez chaque jour. 

Nous sommes 105 salariés en CDI. Nos collègues partant en retraite sont rarement remplacés par des embauches. Pourtant sur le site le recours à l’intérim et aux prestataires ce développe avec un turn-over important. 

La consigne de la DRH GIS pour notre management est claire : si vous avez besoin de collaborateurs ils seront embauchés, mais en Tunisie !!! 

C’est pour ça que dans nos organigrammes il y a des plus en plus de collègues tunisiens mais avec un responsable européen, pour l’instant. 

FAURECIA embauche aussi en Chine et en Amérique pour couvrir tous les fuseaux horaires mais dans la stratégie « Follow the Sun » seule la Tunisie est dans le même fuseau horaire que l’Europe. 

La question sur l’avenir de l’informatique de Seloncourt a été posé à la direction et elle a répondu lors du CE du mois de février 2012 « qu’il n’est pas prévu aujourd’hui de transférer d’activité en Tunisie ou en Inde au détriment de Seloncourt. »

Pas aujourd’hui mais …….. Quand ? Dans un an ? Deux ans ?

Il y a un an c’était pareil avec le Shared Services Comptable de Beaulieu et aujourd’hui il a été délocalisé au Portugal et à Brières.

 

Quels points communs avaient les Shared Service Informatique et le Shared Services Comptable ? 

.- Les deux sont hors du périmètre de FSE (Faurecia Systèmes d’Echappement) mais les deux sont rattachés administrativement à la DRH de Bavans. 

.- Les deux travaillent pour l’ensemble du groupe Faurecia mais leur travail peut être réalisé en France ou ailleurs. 

.- Le pourcentage de prestataires et intérimaires par rapport aux CDI était très haut. 

.- Le pourcentage de syndiqués par rapport aux nombre de salariés était très bas. 

 

La seule façon de faire face à une délocalisation de l’informatique de Seloncourt est :

 

.- Exiger les embauches en CDI de nos collègues intérimaires et prestataires

.- Se syndiquer massivement pour que le rapport de force soit capable d’éviter une nouvelle délocalisation.

 

Nous ne devons pas rentrer dans le jeu de la compétitivité entre sites ni se mettre en concurrence avec nos collègues tunisien, chinois ou indiens. Faurecia continue à faire du profit sur notre travail, sur notre savoir faire et c’est à nous de réclamer une autre répartition des richesses et d’exiger le maintien de nos postes de travail.   

Il est vrai que les directions ont pris l’habitude de presser les salariés et après en avoir obtenus le meilleur de les virer. Nous devons rester vigilants pour que ne se reproduise pas le scenario de la comptabilité.  

Faurecia a décidé de s’implanter en Tunisie pas par philanthropie mais simplement pour exploiter les salariés tunisiens, qui n’ont pas encore obtenus les mêmes lois, salaires ou protections sociales qu’en France.

 

 

 

Pour plus d’information n’hésitez pas à contacter la CGT de Faurecia Beaulieu Structures
--------------------------------------------------------------------------------------------------------
03 81 36 40 76

http://www.facebook.com/CGT.faurecia.structures

beaulieu.cgtbs@faurecia.com                               


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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 09:34

Vous n’y croyez pas ? Ce chiffre, ainsi que ceux que vous trouverez ci-après, ne sont pas sortis de l’imagination de la CGT, ils figurent dans le document de référence Faurecia 2011 *

 

En 2011, le groupe Faurecia a versé à M. Yann Delabrière une rémunération de  1 407 586,68 €

 

Pour 365 jours dans l’année, cela fait au total 3 856 € par jour, samedis et dimanches compris !

Sans compter les avantages en nature (la mise à disposition d’une voiture et, pour ses besoins professionnels, d’un chauffeur) et l’attribution gratuite et non négligeable d’actions*

 

Par rapport aux montants versés en 2010 il a eu une augmentation de 46,65 %  alors que nous, les salariés, devons lutter contre la direction pour avoir plus que les miettes de ce festin de capitalistes.

 

La Direction nous serre la ceinture, mais de l’argent, il y en a !

Répartir les richesses et augmenter les salaires: c’est urgent !

 

* Document consultable depuis le 27 avril ici

 

Voilà le tract distribué aux salariés:tract-salaire-pdg-2012 tract-salaire-pdg-2012

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 08:54

Voilà l’annexe 4 que la CGT a demandé à la direction d’inclure dans l’accord 2012 sur l’aménagement du temps de travail

 

ANNEXE 4

Temps de repos entre deux postes de travail : tout salarié bénéficie d’un repos quotidien d’une durée minimale de 11 heures consécutives. Toutefois, il pourra être dérogé à ce repos dans les cas et selon les modalités prévues réglementairement et conventionnellement. En application de ces mêmes dispositions, il pourra également être dérogé à ce repos en cas de surcroît d’activité. Dans ce cas le repos quotidien ne pourra être inférieur à 9 heures pour permettre notamment le travail du samedi matin pour lequel il sera fait appel au volontariat sauf cas individuel dûment justifié. Le temps de repos ainsi différé s’additionnera au repos quotidien de 11 heures et sera pris dans les 7 jours de la dérogation. Temps de repos hebdomadaire : tout salarié doit bénéficier d'une journée de repos hebdomadaire d'une durée minimale de 24heures consécutives. A ce repos hebdomadaire de 24 heures s'ajoute un repos quotidien de 11 heures consécutives : le repos hebdomadaire minimal est donc de 35 heures.

Durée maximale du travail : La durée maximale journalière de travail effectif ne peut dépasser 10 heures (des dérogations peuvent être prévues mais elles feront l’objet d’une autorisation préalable de l’inspection du travail accompagnée de l’avis du comité d’établissement). L’amplitude maximale journalière est de 13 heures.

La durée hebdomadaire maximale de travail effectif ne peut dépasser 48 heures au cours d’une même semaine. La durée moyenne hebdomadaire du travail calculée sur une période quelconque de 12 semaines consécutives ne peut pas dépasser 44 heures effectives. (Des dérogations à la durée maximale hebdomadaire peuvent être prévues à titre exceptionnel mais elles feront l’objet d’une autorisation préalable de l’inspection du travail accompagnée de l’avis du comité d’établissement).

 

Et la question que la CGT de Beaulieu Structures se pose et si le management fait le maximum pour que l’accord soit respecté pour tous les salariés, soit cadres (forfaits jours) ou techniciens (forfaits heures ou non forfaités).

Depuis 10 ans, au fur et à mesure que le niveau de formation des salariés s’élevait et que le nombre de cadres et techniciens augmentait, la pression sur le personnel qualifié n’a cessé de croître. Trop sollicités, travaillant en moyenne 10 heures, voire 13 ou 18 heures par jour, soumis à une évaluation individualisée des performances, effectuant un travail invisible non rémunéré, la dégradation des conditions de travail des cadres et techniciens est sans précédent et nuit gravement à leur santé.

Il ne faut pas oublier le nombre d’accidents du travail : suicides, burnout, dépression, accidents cardiovasculaires, incapacités… Les facteurs déclenchant les maladies professionnelles chez les cadres sont connus : un niveau de responsabilité élevé, le manque de marge de manoeuvre et de reconnaissance. Autant de fautes inexcusables des employeurs qu’il faut mettre face à leurs responsabilités.

 

Les points d’appui juridiques

En matière de temps de travail, un arrêt rendu le même jour (Cass. soc. 29 juin 2011, pourvoi n° 10-14743) précise la place accordée à la santé : «Attendu, d’abord, que les différentes prescriptions énoncées par les directives précitées en matière de temps minimal de repos constituent des règles de droit social d’une importance particulière dont doit bénéficier chaque travailleur en tant que prescription minimale nécessaire pour assurer la protection de sa sécurité et de sa santé.» Elle a aussi jugé que tout dépassement de la durée quotidienne du travail, ou de sa durée hebdomadaire, ou encore le non respect des temps de pause cause un préjudice ouvrant droit à dommages et intérêts (Cass. soc 8 juin 2011, pourvoi n° 09-67051 ; Cass. soc. 29 juin 2011, pourvoi n° 10-14743).

 

La responsabilité de l’employeur  

Selon l’article L.4121-1, « l’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs ». Les juges en ont fait une « obligation de résultat » (Arrêts «amiante » du 28 février 2002 et nombreux arrêts ultérieurs) :l’employeur ne peut se contenter de mettre en place quelques mesures de prévention. Il doit prendre toutes les mesures possibles face à tout risque prévisible. Appliquant cette jurisprudence, la cour d’appel de Versailles vient de reconnaître la responsabilité de Renault dans le suicide d’un cadre du Technocentre de Guyancourt en relevant « l’absence de tout dispositif dans l’entreprise pour évaluer la charge de travail, notamment des cadres, l’absence de visibilité des managers sur la charge de travail de leurs collaborateurs, la culture du surengagement (…) »  (CA Versailles 19 mai 2011, RG n° 10/00954). Notons enfin que pour la Cour de cassation, la responsabilité de l’employeur est engagée en cas d’exposition à un risque, même non suivie d’accident ou de maladie avérée (Cass. soc. 30 novembre 2010, pourvoi n°08-70390).

 

Les revendications de la CGT

La définition de seuils maximum et des alertes en cas de dépassement. Le droit européen et la jurisprudence française fixent des seuils maximum au temps de travail qu’il convient de faire respecter, y compris pour les salariés en forfait jours: 10 heures de travail en une seule journée et 48 heures en une seule semaine. Dès le dépassement, même occasionnel, des seuils maximaux fixés, un système d’alerte devrait être déclenché et une enquête diligentée afin de savoir pourquoi les salariés effectuent une durée excessive de travail.

Les représentants du personnel exigeront que ces enquêtes soient menées avec objectivité et non par des cabinets d’audit opaques à la main des patrons. Ils joueront tout leur rôle afin que des mesures soient prises (amélioration des conditions de travail, embauches, droit de retrait, procédures judiciaires…). Les enquêtes menées pour comprendre les dysfonctionnements de l’activité ne doivent pas constituer un processus normal mais rester exceptionnelles.

 

Il faut en effet dire STOP !

 

Les cadres et techniciens n’ont pas envie de se faire citronner

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 10:36

ENSEMBLE EXIGEONS NOTRE DU

 

Ceux qui ne bougent pas ne sentent pas leurs chaînes

(Rosa Luxembourg)

 

POUR RAPPEL :

 

Les résultats du groupe FAURECIA pour 2011 : nous pouvons dire que tout va bien dans le meilleur des mondes pour nos actionnaires…

-          Le chiffre d’affaire (CA) total en hausse de 17,4 %.

-          La marge opérationnelle en hausse de 43 %, soit 4 % du CA total.

-          Le résultat net en hausse de 84 %, soit un bénéfice net par action de 3,11 € ;

-          L’endettement reste stable.

-          L’investissement est en hausse de 48 %.

-          13, 5 milliards de nouveaux contrats.

-          Et le refinancement total de la dette.

 

PROPOSITIONS DE LA DIRECTION:

Augmentation de 2,1 % pour les non forfaités (coefficient inférieur à 270 points) 1,3% au 1er mars et 0,80% au 1er septembre. 0,2 % d’AI.

Augmentation de 1,9 % pour les forfaités (coefficient 285 & 305) 1,20 % au 1er mars et 0,70% au 1er septembre. 0,4 % d’AI.

PRIMES : de rentrée :1215 € (avance de 480 € avec la paie de mars), de volontariat samedi matin : 13,91 €, samedi après midi : 16,70 € , panier de jour : 5,32 €, panier de nuit : 7,20 €, de soudure niveau 1 : 55,96 €, niveau 2 :111,92 €, astreinte 4 jours sur 7 : 108,96 €, astreinte férié et week-end :29,49 €, astreinte jour de semaine 11,32 €, transport : 17,22 €

 

CHANTAGE A LA SIGNATURE : pour obtenir l’aval des organisations syndicales, la direction propose une prime exceptionnelle d’intéressement de 350 € brut. Pour rappel, légalement, l’intéressement n’a rien à faire dans les négociations salariales et la CGT ne cédera jamais à ce chantage immonde. A travers cette manipulation, et avec le concours actif de certaines personnes qui font courir le bruit qu’il est de la responsabilité de la CGT de signer cet accord pour obtenir le supplément d’intéressement, le but est de discréditer la CGT et de la contraindre à signer !!!

Quand la CGT fait une consultation salariale, c’est pour porter les revendications des salariés auprès de la direction ! Lorsqu’elle appelle à la grève, c’est qu’elle respecte leurs choix issus de ces consultations !

 

Le pouvoir d’achat est la première préoccupation des salariés et des retraités dans notre pays. De nombreuses luttes pour les salaires se déroulent dans les groupes et les PME. Au nom de la crise, le patronat de la métallurgie exerce une pression encore plus forte pour ne pas augmenter les salaires.

Notre profession est marquée par des bas niveaux de salaires, une forte précarité, l’absence de reconnaissance des qualifications et de déroulement de carrière.

Le niveau d’augmentation de salaire proposé par la direction est inacceptable et loin des préoccupations  de notre quotidien. Alors que dans le même temps, les salaires de  nos dirigeants et actionnaires sont en perpétuel augmentations dans des proportions indécentes.

Cette situation est une injustice sociale et économique et toujours à nos détriments.

Quand les salariés agissent ensemble pour l’augmentation des salaires cela marche, la grève paie ! 

 

Entre 1984 et 2007, le salaire moyen a été multiplié par 2, tandis que les dividendes aux actionnaires ont été multipliés par 13.

 

 La dégradation de la part des salariés dans la répartition de la richesse, nuirait à la reprise qui, en France, est largement dépendante du maintien de la demande intérieure.

 

Enfin, des augmentations salariales à la baisse, qui ne couvrent même pas l’inflation, sont une grande injustice, notamment pour les salariés les plus modestes pour qui le coût de la vie augmente proportionnellement plus vite que pour les autres. Lors de chaque négociation, la direction nous a présenté des situations prévisionnelles en décalage important avec la réalité que nous subissons. Nous n’en attendions pas plus d’une direction méprisant ces salariés !

 

 Mais les augmentations du coût de la vie ne sont pas les seules injustices que nous subissons : nous pouvons compter sur  les mauvais coups de la direction pour nous  écraser, endetter, ou humilier constamment. (Remise en cause de l’attribution de la  prime soudure, certains d’entre nous  perdront jusqu’à 70€ par mois, prime « partage des profits » insignifiante brimades et flicages permanents dans les ateliers etc.…)

 

 Après avoir contacté les organisations syndicales, il s’avère que celle-ci ne souhaitent pas organiser un mouvement avec le CGT. Cependant, nous respectons le choix des salariés qui ont répondu à la consultation : sur 188 réponses, 50% des salariés souhaitent un mouvement de grève à la journée et 32 % à la demi-journée. 80% estiment qu’ils leurs manquent plus de 300 € par mois pour vivre dignement.

Mais de nombreux salariés estiment que dorénavant pour vivre correctement c’est 400€ à 500€ qu’il manque chaque mois.  

 

Il n’y pas longtemps un candidat aux élections présidentielle comparait la France à l’Allemagne et vantait le système allemand. Depuis deux semaines les constructeurs germaniques annoncent les primes qu’ils verseront à tous leurs salariés. 7600€ chez Porsche,  4.100€ chez Daimler, VAG 3500€. Mais il est vrai que chez nous nos dirigeants préfèrent les mettre dans leurs PO(rs)CHES que de récompenser leurs ouvriers.  Depuis le menteur présidentiel nous parle un peu moins de l’Allemagne. 

 

Devant le mécontentement de l’ensemble des salariés, La CGT appelle à faire grève pour la réouverture de véritable négociation salariale

 

LE MARDI 20 MARS 2012 :

TB de 10h à 13h

TA : de 13h à 16h

Nuit du 20 au 21 de 2h à 5h

Plus pour ceux qui le souhaitent

Rassemblement à Beaulieu devant la portière des feux

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 13:57

Les résultats du groupe FAURECIA pour 2011 viennent de tomber ! Et nous pouvons dire que tout va bien dans le meilleur des mondes pour nos actionnaires…

-          Le chiffre d’affaire (CA) total en hausse de 17,4 % ;

-          La marge opérationnelle en hausse de 43 %, soit 4 % du CA total ;

-          Le résultat net en hausse de 84 %, soit un bénéfice net par action de 3,11 € ;

-          L’endettement reste stable ;

-          L’investissement est en hausse de 48 % ;

-          13, 5 milliards de nouveaux contrats ;

-          Et le refinancement total de la dette.

Pour la branche « ECHAPPEMENT » c’est pareil :

-          Les ventes de produits sont en hausses de 20,7 % en Europe ;

-          La marge opérationnelle augmente de 43 millions €, soit 5 % du CA.

L’ouverture des négociations annuelles obligatoires concernant les salaires le mardi 14 février, devraient être positive pour les salarié(e)s, qui sont à l’origine, par leurs sacrifices, de ces résultats !

Yann Delabrière (PDG) à déclaré : « je remercie l’ensemble des équipes de FAURECIA de ses résultats, qui constituent la meilleure performance de l’histoire du groupe ». Ce à quoi la CGT répond : « Chiche Yann » et il faudra le montrer le 14 février ! A résultats exceptionnels, augmentations exceptionnelles !

Surtout que le groupe FAURECIA montre l’exemple, car il sera proposé à la prochaine Assemblée Générale en mai prochain, vu les résultats, le versement d’un dividende (pour la seconde année consécutive) de 0,35 € par action ! Soit  40 % de plus qu’en 2010 (0,25 €) ! La CGT propose donc aussi 40 % d’augmentation, soit pour un salaire de 1200 € :

1200 € + 40 % = 1680 €

Pour une revendication de 1700 € au départ de grille de la CGT, on dit OUI !

Les salarié(e)s ont toutes les billes en mains pour créer le rapport de force nécessaire pour réussir les négociations salariales 2012 et la CGT sera bien évidemment à leurs côtés pour de réelles augmentations de salaires ! Dans la situation économique actuelle, avec les cadeaux que le président/candidat non déclaré Sarkozy compte faire au patronat pour finir son mandat comme il l’a commencé en 2007 au Fouquet’s, il est grand temps de renverser la vapeur et de faire payer les entreprises !

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 08:39

 
Bréves 2012 Janvier
par cgt-beaulieu-structures

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 11:10
En ce début d'année 2012, la direction de l'usine Faurecia de Cercy-la-Tour est chargée d'appliquer les priorités du groupe FSA : « réduire la structure des coûts, atteindre l'équilibre financier ».

Il s'agit donc « de renforcer la compétitivité du site de Cercy-la-Tour » sous prétexte de ramener en 2013 une production faite jusqu'ici en Tchéquie. Cela concernerait 21 postes de travail, créés ou maintenus, la direction ne le dit pas.

En clair, il faut que l'usine de Cercy-la-Tour fasse 360 000 euros d'économies. Pour cela quatre propositions seraient à négocier : gel des salaires sur une année, supprimer 4,5 RTT, supprimer cinq minutes de pause par jour, possibilité de faire un mixte de deux des trois propositions. Ce serait donc les travailleurs de Cercy-la-Tour qui devraient payer pour leur emploi. Comme l'a dit un travailleur, « ils devraient mettre un tronc devant les pointeuses et on mettrait un euro pour venir travailler. »

Le tollé a été général dans l'usine et personne ne veut entendre parler du plan de la direction. Elle a d'ailleurs retiré sa proposition de gel des salaires. Et maintenant, elle ne parlerait plus que des RTT et des pauses.

Les négociations ont commencé avec les syndicats, elles doivent aboutir avant la fin du mois. Les réunions entre ouvriers dans les ateliers ont déjà donné la réponse : il n'y a rien à négocier. Tout le monde voit bien que la direction fait un chantage à la fermeture de l'usine. D'après elle, il faudrait accepter des sacrifices pour maintenir l'outil de travail. Malheureusement des syndicalistes marchent dans ce chantage, mais beaucoup de travailleurs pensent que, si on laisse faire, rien ne dit que la direction ne s'engagera pas ensuite dans d'autres attaques. Ce n'est pas aux travailleurs de faire les frais des plans de réorganisation de la direction.

Correspondant LO

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2268&id=39
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