Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Faurecia Beaulieu Structures

  • : La CGT de Faurecia Clean Mobility (Beaulieu Structures)
  • : C'est le blog de la CGT de Faurecia Systèmes d’Échappement (Faurecia Clean Mobility) à Beaulieu Protos, Seloncourt, Bavans et R&D Moteurs à Etupes
  • Contact

 faurecialogo

Recherche

Archives

Catégories

26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 14:05

Les nantis, c'est pas nous !!

Le gel des retraites jusqu'en octobre 2015 !

  • parce que le gouvernement Valls et Hollande favorise les propriétaires du capital des entreprises.
  • parce qu'ils font des coupes énormes dans les dépenses publiques et sociales.
  • parce qu'ils réduisent les impôts et les cotisations sociales des entreprises

Ce qu'ils donnent aux riches, ils le prennent aux pauvres !

3,85 € par mois en moyenne, voilà ce qu'aurait représenté la mesure de préservation du pouvoir d'achat des «  petites retraites » au 1er octobre 2014 et c'est remis en cause. La prime exceptionnelle de 40 € (40 baguettes de pain) pour l'année représente 3,33 € par mois.

La réalité aujourd'hui c'est :

  • la baisse des retraites sur plus de 10 ans atteint 20 %
  • la pension mensuelle moyenne des femmes (les plus nombreuses)  est de 899 €
  • Plus de 4,2 millions de retraités touchent le minimum contributif (629 €) et leur nombre augmente chaque année
  • des retraités prennent un « p'tit boulot » pour boucler les fins de mois : en 6 ans leur nombre a triplé !!
  • Le taux de pauvreté des retraités ne cesse d'augmenter : 17 % vivent avec moins de 600 € par mois !!

Pourtant tout augmente :

  • La TVA depuis le 1er janvier 2014 c'est 0,4 %
  • Le gaz, l'électricité (30 % en 5 ans) et les loyers aussi.
  • Les mutuelles augmentent chaque année (+7 % en 2013, +25 % en 2014) mais les remboursements diminuent…
  • 14 % des retraités renoncent aux soins faute de moyens.
  • Taxe de 0,30 % sur les retraités imposables (casa) pour financer la perte d'autonomie depuis avril 2013.

Les retraités disent « stop » à la baisse du pouvoir d'achat !

Avec leurs syndicats, les retraités agissent : le 3 juin 2014, il y avait à Paris 20 000 manifestants pour réclamer une augmentation des retraites. En avez-vous entendu parler dans les médias ? On nous cache tout, on ne nous dit rien……

Des solutions existent pourtant, de l'argent il y en a :

  • Le gouvernement a fait 10 milliards « d'économie » sur l'assurance-maladie, 11 milliards sur les collectivités locales, c'est inacceptable !
  • Le pacte de responsabilité : ce sont 41 milliards sur trois ans pour le patronat, pour en faire quoi ? il y a de plus en plus de chômeurs.
  • 100 milliards par an sont versés aux actionnaires sous forme de dividendes (+30 % au premier trimestre de 1014).
  • Que deviennent les 17 milliards d'euros de Bernard Arnault investis en Belgique ?

Avec nos syndicats, nous revendiquons pour :

  • l'indexation des retraites sur les salaires et non sur les prix.
  • le retour à une revalorisation annuelle des pensions au 1er janvier de l'année. Ce sont 5 milliards d'euros pris aux retraités en repoussant de 30 mois celle-ci au 1er octobre 2015.
  • le maintien et le développement de services publics de qualité : transports, santé énergie, culture, sécurité, indispensables au mieux-vivre individuel et collectif.
  • pas de retraite en dessous du SMIC.
  • le rattrapage immédiat de 300 € pour tous.
  • le rétablissement de la demi-part supplémentaire aux veuves et veufs et de la bonification pour trois enfants.
  • la prise en charge de la perte d'autonomie dans la sécurité sociale pour éviter les restes à charge aux personnes dépendantes et à leurs familles.

 

Le mardi 30 septembre 2014

Agissons avec les syndicats de retraités !

Rassemblement à 17h00 parvis de la gare à Montbéliard

Partager cet article
Repost0
6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 14:25

Lors de la troisième et dernière réunion NAO la direction reste sur des propositions qui signifient une réduction du pouvoir d’achat pour les salariés de Faurecia Systèmes d’Echappement.

Pour les ouvrières et ETAM                  mars           juin            septembre

Augmentation générale :      1% soit     0,6%                                0,4%

Augmentation individuelle :                                   0,3%

 

Pour les cadres

Augmentation individuelle : 1,3% en moyenne à partir du mois d’avril

 

Sur l’ensemble des primes : 1% à partir du mois de mars

Rentrée                                           1242 € avec un acompte 480 € en mars

Volontariat samedi                                    14,23 €

Volontariat samedi après-midi                    17,08 €

Volontariat samedi soudeur                         5,24 €

Panier jour                                                5,44 €

Panier nuit                                                7,36 €

Soudure niveau 1                                      57,22 €

Soudure niveau 2                                    114,45 €

Nuitée semaine                                        20,45 €

Nuitée weekend                                        30,67 €

Astreinte 4 jours                                     111,43 €

Astreinte jour férié ou weekend                  30,15 €

Astreinte jour semaine                              11,58 €

Transport                                                22,78 € + 4€

 

La prime de Gap Leader passera de 35 € à 40 €. Aux Essais et au Laboratoire sera mise en place prochainement. 

Pour les salariés de Seloncourt qui font des astreintes la prime mission sera augmentée de 1% a priori en attendant la confirmation de M. Randretsa.

Lors de la réunion la CGT a montré son désaccord sur cette politique salariale.

Pour la CGT l’augmentation de salaires signifie une reconnaissance du travail.

La logique patronale nous amène à penser que la motivation est bonne pour la productivité et qu’un salarié motivé fera plus d’efforts et sera plus disponible pour travailler un week-end ou bien faire des heures supplémentaires.

Mais notre direction va dans l’autre logique, celle de la nécessité.

Pourquoi payer plus alors qu’ils vont travailler de la même façon?

L’augmentation individuelle va mettre en concurrence les salariés et ils feront les efforts nécessaires pour la toucher.

Et d’autre côté, avec les salaires bas, les travailleurs seront également prêts à venir travailler le week-end et faire des heures supplémentaires mais non pas parce-que ils sont motivés mais parce qu’ils ont besoin de cet argent.

La CGT rappelle que seule la mobilisation massive des salariés peut changer les choses. C’est le rapport de forces, et pas les résultats du groupe Faurecia en Europe, la clé de voute de la négociation salariale. Même si Faurecia aurait fait des profits énormes la direction nous aurait donné les mêmes miettes parce que le but d’une entreprise est de faire du profit et non pas du social.

Tout ce que nous avons aujourd’hui (35 heures, congés payés, etc.) a été gagné grâce à la mobilisation massive et déterminée des travailleurs et non pas autour d’une table de négociation. Le patronat ne fait pas des cadeaux; c’est à nous de prendre notre dû.

Maintenant c’est à vous de réagir …. la CGT vous rappelle que même si la grève de zèle est illicite elle peut être légitime

 

Partager cet article
Repost0
25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 10:06

Salaires 2014

 

Après consultation, il s’avère que 80% des salariés de Faurecia Systèmes d’Echappement (FSE) a fait le choix de la grille de salaires proposée par la CGT.

 

La CGT revendique aussi une revalorisation de 10% de toutes les primes (doublage, panier, nuit, astreinte…) ainsi que l’abrogation de la NAO de 1997 sur laquelle s’appuie la direction pour ne donner que 50% de la prime pour un soudeur qui soude la moitié du temps. La CGT estime que la totalité de cette prime devrait être attribuée à tous les soudeurs indépendamment du temps passé à souder.

Lors de la première réunion NAO qui a eu lieu le 20 février, la direction nous a transmis les documents censés dépeindre la situation économique de FSE, moment auquel la direction en profite pour sortir les  mouchoirs (comme d’habitude)  et ainsi justifier des « miettes » qu’ils veulent nous proposer. Sauf que cette fois-ci, en plus des kleenex, la direction a tenté de court-circuiter la négociation en introduisant l’accord de compétitivité en justifiant  « qu’il était plus judicieux de  commencer par négocier cet accord puisque ce que nous allions gagner en NAO  nous le perdrions par la suite avec la compétitivité !!! »

Voici d’ailleurs ce qui nous attend en quelques lignes :

…Sont concernés les sites structurellement déficitaires.

…Ou une décision d’investissement doit intervenir

…Concernés par l’acquisition d’un programme (nouveau/ renouvellement)

 

                   Cà a l’odeur, le goût et l’aspect…. DU  CHANTAGE !!

 

Pour la CGT, c’est clair il est hors de question de revenir sur quelques acquis sociaux que ce soit : si FSE perd de l’argent  ce n’est pas dû au travail des salariés mais uniquement aux choix économiques de la direction et de manipulations comptables !

La CGT  appelle donc les salariés de Faurecia à se battre pour de meilleurs salaires et une meilleure reconnaissance de nos qualifications lors de la deuxième réunion de négociation qui aura lieu le mercredi 26 à 14 heures.

La CGT vous appelle à la grève

le mercredi 26 février 2014

TA : de 10H A 13H

TB : DE 13H à 16H

NUIT de mercredi à jeudi: de 2H à 5H

Ou à la journée pour ceux qui le souhaitent    

Partager cet article
Repost0
3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 15:38

Le 6 février 2014

TOUTES LES RAISONS DE REVENDIQUER

 

Le 31 décembre, puis lors de sa conférence de presse du 14 janvier, le Président de la République a annoncé la poursuite de sa politique : toujours plus de reculs sociaux, dans la continuité de Sarkozy; Le gouvernement Hollande / Ayrault assume le choix d’une politique libérale et ce faisant, tourne clairement le dos aux salariés. Cette politique ne servira pas à sortir de “la crise” mais nous conduit vers la situation des peuples grecs, portugais ou espagnols.

Denis Kessler disait : “Il s'agit aujourd'hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance.” Ce dirigeant du Medef en a rêvé, le gouvernement le fait ; actionnaires et financiers se réjouissent !

Il est plus que temps de résister. La Cgt propose aux salarié-e-s, aux précaires, aux Retraité-e-s et à la jeunesse de réinvestir dans la lutte, avec déjà une journée de mobilisation le 6 février 2014.

Pour combattre cette politique libérale, seule la mobilisation est de rigueur !

Le 6 février, nous avons toutes les raisons d’être dans les actions revendicatives, à l’entreprise et dans la rue, contre les réformes déjà validées (précarisation de l’emploi, cadeaux au patronat) et pour défendre nos droits.


CONTRE :

·               les projets de décentralisation et de destructions de nos territoires ;

·               l’aggravation du mauvais partage des richesses entre le capital (dividendes, intérêts financiers) et le travail (rémunérations/investissements) ;

·               la poursuite de la casse de notre système de protection sociale (famille / santé / vieillesse) ;

·               la dérèglementation du travail (travail du dimanche, travailleurs détachés, etc.).


POUR :

·               l’augmentation des salaires ;

·               de réelles mesures pour l’emploi stable et bien rémunéré, dans le public et le privé ;

·               l’amélioration des conditions de travail dans tous les secteurs d’activités ;

·               la sauvegarde et l’amélioration des services publics ;

 

·               l’amélioration de notre système de protection sociale solidaire.

 


Les négociations obligatoires à l’entreprise sont un droit fondamental pour les salariés et leurs organisations syndicales. Ces négociations sont un moment privilégié pour que les salariés expriment leurs revendications en matière d’augmentation générale des salaires, de reconnaissance des qualifications, des diplômes, de l’expérience professionnelle et globalement de la revalorisation de leur travail.

Le pouvoir d’achat fait partie des premières préoccupations des salariés et des retraités.

C’est tout à fait légitime au regard de la pression du patronat pour ne pas augmenter les salaires. Son seul but étant de distribuer toujours plus de dividendes aux actionnaires. D’autre part, le niveau moyen des salaires ne permet pas de faire face à l’augmentation du coût de la vie.

Des moyens financiers existent largement pour y parvenir grâce aux richesses créées par le travail. Les entreprises du CAC 40 en 2013 ont réalisé plus de 80 milliards d’euros de bénéfices et versé près de 40 milliards d’euros aux actionnaires. En pleine crise, les dividendes distribués aux actionnaires n’ont jamais cessé d’augmenter entre 2007 et 2013.

Les entreprises bénéficient également des grandes largesses de l’Etat, sans aucun contrôle ni contrepartie en faveur de l’emploi, des salaires ou même des investissements. Il existe plus de 4 500 dispositifs d’aides aux entreprises. Le coût total des niches fiscales et sociales des entreprises s’élève à près de 200 milliards d’euros en 2013, c’est 5 fois plus que l’impôt sur les sociétés.

La lutte contre la fraude fiscale permettrait de récupérer, pour les caisses de l’Etat, entre 36 et 50 milliards d’euros selon un rapport au Sénat.

Pour la métallurgie, la Fédération des Travailleurs de la Métallurgie CGT estime que ces niches fiscales et sociales s’élèveraient entre 19 et 21 milliards d’euros pour 1,5 million de salariés. Par exemple, pour une entreprise qui compte 100 salariés payés aux alentours de 1 800 euros bruts par mois, l’entreprise bénéficiera de 21 168 euros de niches sociales par mois, soit 254 016 euros par an.

Le patronat n’entend pas rendre aux salariés les milliards d’euros des profits réalisés par leur travail accaparés par les actionnaires. L’élévation du rapport de forces et le rassemblement des salariés est nécessaire. C’est dans ce sens que la CGT appelle les salariés à débattre ensemble de leurs revendications et agir collectivement sous forme de grèves, de manifestations….

La CGT de FAURECIA BEAULIEU STRUCTURES appelle à la grève et à se manifester le jeudi 6 février 2014

10h00 à la Maison du Peuple – BELFORT

14h00 devant la gare SNCF - MONTBELIARD

Partager cet article
Repost0
22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 14:20

Hollande sans sa conférence de presse a annoncé toute une série de mesures, de textes et d’ordonnances qui vont frapper fort.

Exemple : 35 milliards d’euros supplémentaires  avec la suppression des cotisations familiales payées par les entreprises pour financer la branche famille de la Sécurité Sociale. C’est du vol.

 

Qui paiera ?

Il n’y a pas 36 solutions : ces 35 milliards seront « compensés » par de nouvelles économies qui s’ajouteront aux 50 milliards d'euros de baisse des dépenses déjà annoncées. « C’est beaucoup, puisque cela n’a jamais été fait, mais ce n’est pas insurmontable », a affirmé Hollande.

 

Ce nouveau cadeau au patronat vient juste après celui de 20 milliards d’euros de crédit
d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) sans oublier tout le reste.

 

Le patronat applaudit, mais… pour le MEDEF, le chef de l'Etat va «dans le bon sens», la CGPME (Petites et Moyennes Entreprises) se déclare prête à «relever le gant». Le patronat français a bien accueilli le pacte de responsabilité de François Hollande mais il rejette toute idée « d’engagement juridique écrit…   Chiffrer en termes d’embauches, c’est impossible »  a-t-il déclaré dès le lendemain.

On comprend que le patronat approuve.

 

Le gouvernement continue de faire payer le peuple, y compris les plus modestes, en revenant sur les droits sociaux et sur les services publics.

 

Hollande a confirmé mardi que les acquis sociaux seront supprimés les uns après les autres, que les suppressions d’emplois se poursuivront, que les salaires et le pouvoir d’achat baisseraient bien plus. Sous prétexte de réduire le nombre de procédures pour les entreprises, son « choc de simplifications », il veut aller encore plus loin dans la casse du code du travail.  Il a annoncé un plan d’austérité avec des mesures toujours plus dures pour le peuple, augmentation de la TVA, attaque sur les retraites, la Sécurité Sociale et tous les secteurs de la fonction publique.

On ne peut pas faire autrement, c’est, a-t-il dit, la seule solution. En même temps, il ose appeler les salariés et le patronat à travailler ensemble pour sortir de la crise. La classe ouvrière et tous les salariés.

Derrière le patronat ces injonctions émanent d’un haut responsable socialiste, chef de l’Etat !

Hasard du calendrier ?

La CGT, la CFDT, la FSU et l'UNSA, se sont accordées ce même mardi sur des revendications communes réclamant la "conditionnalité" des aides aux entreprises, et porteront ces demandes lors du débat sur le "pacte de responsabilité" proposé par François Hollande.

Les entreprises ont déjà répondu, pas question pour elles de prendre quelque engagement que ce soit.

 

Pour stopper cette politique il est temps d’agir très fort.

L’appel à l’action de la CGT le 6 février, doit être une première riposte.

Pourtant, partout des luttes sont menées par des syndicalistes et des salariés qui ne lâchent rien s’opposant aux suppressions d’emplois, à la fermeture de leur entreprise, lutte pour les salaires etc…

 


De l’argent il y en a

De mai 2012 à aujourd’hui, il y a 500 000 chômeurs de plus mais tous les spécialistes de l’économie capitaliste se réjouissent d’un retour des profits record.

Toutes les Bourses mondiales ont bouclé l’année 2013 en affichant des records. Le CAC 40 a augmenté de 18 %. Des centaines de milliards affluent à nouveau sur les marchés spéculatifs.

Les 500 plus grandes fortunes professionnelles ont augmenté de 25%  en 2012 alors que de plus en plus de travailleurs se soignent de moins en moins. Hollande a eu le cynisme de reprendre le langage patronal en évoquant les « excès et les abus » de la Sécurité sociale !

Plus de cinq ans après le krach de Wall Street, l’économie capitaliste est engluée dans la plus profonde récession depuis la Grande dépression des années 1930.

 

La flambée des cours, des profits des sociétés et des salaires des PDG coïncide avec une pauvreté et un chômage de masse grandissants et des niveaux d’inégalité sociale de plus en plus stupéfiants.

 


La courbe ascendante du cours des actions va de pair avec la courbe montante des indices de la misère sociale et de la privation. Le nombre de personnes qui vont au resto du cœur explose. Le chômage continue sa progression, les salaires et pensions en baisse accentuent les phénomènes de pauvreté et de précarité.


Ne les laissons pas faire ! Une action large, unie, forte, le rassemblement des salariés du peuple est indispensable pour  mettre un coup d’arrêt à la politique de Hollande qui sert le capital.

Partager cet article
Repost0
8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 09:00

 Le billet de train annuel 

Les salariés français ne le savent pas toujours, mais une fois par an et par personne ils peuvent profiter d'une ristourne importante sur leurs billets de train. Il permet d’obtenir 25% ou 50% de réduction sur le prix plein tarif de 2è classe pour un voyage aller/retour. Alors que les vacances approchent à grand pas, intéressons-nous à ce droit méconnu !

Il s'agit d'une disposition légale qu'on ne peut vous refuser !

Bénéficiaires

Peuvent bénéficier du billet de congé annuel :

les salariés,

les agents de la fonction publique,

les demandeurs d'emplois bénéficiant d'une allocation de chômage,

les stagiaires de la formation professionnelle,

les pré-retraités.

Autres bénéficiaires

Peuvent être inscrits sur le billet de l'intéressé, sur justificatif :

son conjoint, s'il n'en a pas déjà bénéficié lui-même,

le père et/ou la mère du célibataire.

Ces personnes bénéficient des mêmes avantages que le bénéficiaire du billet, à condition qu'ils habitent sous son toit et qu'ils effectuent le même trajet que lui.

Un enfant de 4 à moins de 12 ans paie la moitié du prix perçu pour un adulte

Avantages

L'intéressé bénéficie d'une réduction de 25 % :

une fois par an (à l'occasion de ses congés s'il est salarié),

pour un voyage d’au moins 200km aller / retour.

Il peut bénéficier d'une réduction de 50 % si au moins la moitié du billet est réglée avec des chèques vacances.

La réduction est effectuée sur la base du tarif prévu en 2ème classe.

Cette réduction s'applique dans la limite des places disponibles pour ce tarif dans les TGV (sauf Thalys et Eurostar) et les places couchettes des Corail.

Cette réduction s'applique aussi pour chaque trajet commencé en période bleue de la semaine type pour les TER et les places assises des Corail.

Si vous voyagez en 1ère classe, la réduction est toujours calculée sur le prix plein tarif de 2è classe.

Utilisation du billet

Votre voyage aller/retour doit s’effectuer dans une période de 61 jours à compter de la date de départ du trajet aller. Les arrêts sont autorisés en cours de route, à l'aller et au retour.

Pour faire établir son billet, le bénéficiaire doit :

remettre le formulaire (disponible en gare ou en boutique SNCF) dûment rempli et signé par son employeur ou par l'agence Pôle emploi dont il dépend, au moins 24 h avant son départ à une gare SNCF ou à un organisme de voyages accrédité par la SNCF,

joindre tout certificat ou toute pièce permettant de justifier son droit au bénéfice du billet :

 

Pièce d'identité (pour tout le monde). ,

Bulletin de salaire ou attestation de sécurité sociale (pour les salariés),

Autorisation d'indemnisation du Pole-Emploie (chômeur indemnisé),

facture avec les deux noms de famille ou attestation sur l'honneur (concubin),

livret de famille (parents et enfants).

Pour toute demande de billet annuel se rendre à votre DRRH qui vous fournira le formulaire et le remplira.

Partager cet article
Repost0
28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 09:49

CSU Madrid…

… délocalisé !

 

En 2009 c'est le pilotage informatique de Beaulieu qui a été délocalisé en Tunisieet aujourd'hui c'est le CSU de Madrid qui sera délocalisé au Portugal. Qui sera lesuivant ?

Vendredi après-midi, les directeurs de ressources humaines, ont rencontré la CGT à Seloncourt pour lui annoncer une mauvaise nouvelle: “Pour motifs de réduction de coûts,le CSU de Madrid sera délocalisé fin juin au Portugal”.

Le CSU de Madrid est composé majoritairement d’intérimaires et prestataires sauf 4 CDI (situation identique au CSU de Seloncourt):

Le responsable: Gabriel

Le coordinateur: Javier

Un technicien: Fernando

Une technicienne: Rocio

Pour les externes, leurfin de mission sera le 30 juin. Bien que la CGT déplore la fin de leurs contrats, elle sait aussi que c’est à leur patron de leur retrouver du travail. En sachant qu'en Espagne le taux de chômage est supérieur à27%, ils risquent très fort de se retrouver sans emploi et à pôle emploi.

Qu’advient-il des internes?

Gabriel continuera à travailler à Madrid comme responsable du CSU du Portugal (pas de réduction de coûts pour le management )

Javier remplacera une collègue de Madrid dans l'équipe EDI.

Quant à Fernando et Rocio, ilsont été licenciés pour avoir refusé une mobilité au Portugal avec un salaire local (toujours les travailleurs et travailleuses d’en bas qui paient)

En effet, l'option pour ces deux collègues de Madrid de déménager au Portugal ne pouvait pas être envisageable. Il s'agit de deux personnes qui sont nées à Madrid et qui y ont construit leur vie familiale, professionnelle et amicale.

Partir au Portugal signifiait payer à la fois un loyer là-bas, et continuer à rembourser leur prêt immobilier à Madrid …. et tout çàavec un salaire local de 900 € ? Impossible!

Offrir cette option ou rien, c’était la même chose. Mais la loi espagnoleobligeait Faurecia à proposer des alternatives et c'est pour cette raison que le motif du licenciement a été : « refus de mobilité ».

La CGT a montré son mécontentement envers les DRH pour avoir privilégié encore une fois les intérêts des actionnaires audétriment des intérêts dessalariés. La réduction de la masse salarialechez GIS a pour seul objectif d’augmenterle taux de profit. Combien de temps restera le CSU au Portugal ? Jusqu’à ce quenotre direction trouve un endroit avec la main-d’œuvremoins chère.

Concernant Seloncourt, la direction a confirmé que rien n’est prévu aujourd'hui mais elle n'a pas pu garantir un avenir pour le site. Nous devons continuer à former nos nouveaux collègues de Tunis, Bakov, Mlada Boleslav, Shangai et Puebla et quand ils seront tous à un bon niveau de compétence, que deviendrons-nous ? Pourquoi la Direction continuerait-elle à payer un salaire français quand elle peut avoirmoins cher?

ACCORDS DE COMPETITIVITE AUSSI POUR NOUS !

Qu'est ce quun accord de compétitivité? Il s'agit d'un chantage de la direction pour augmenter le taux de profit en augmentant le temps de travail et en réduisant aussi la masse salariale. Ces accords sont proposés à différents sites Faurecia qui ont la même activité en donnant les contrats et le travail à ceux qui ont accepté de se serrer la ceinture plus que les autres. C'est la concurrence entre sites et  travailleurs. Il s'agit du visage le plus obscur du néolibéralisme où le seul but est la recherche continue du profit.

En réalité, un accord de compétitivité signifie un gel de salaire, une réduction desjours RTT, une plus grande flexibilité, un lissage des horaires, etc.

L’expérience nous montre aussi que les sites qui ont signé ces accords ont fermé quelques années plus tard malgré l'effort des salariés et les promesses de leurspatrons.

Lors des dernières négociations salariales, la direction de Faurecia Systèmes d’Échappement nous a confirmé quil n'y aurait pas daccords de compétitivité pour l'année 2013.

La CGT a tout de suite compris qu’il s’agissaitd’une façon de dire qu’il y en aurait certainementpour 2014.

Vendredi dernier,la CGT a posé la question aux DRH qui ont confirmé que si un accord de compétitivité étaitproposé à FSE, nous seriont concernés bien que lactivité GIS est en croissance.

Pourquoi serions-nous impactés? Parce que le siteSeloncourt est rattaché administrativement à FSE (Beaulieu et Bavans) et que les accords sont établis par entreprise.

C'est pour cette raison que nous devons faire  front commun avec nos collègues de Beaulieu Production et Bavans lors de chaque accord et lors de chaque négociation pour défendre nos intérêts et les leurs, car nous sommes tous logés à la même enseigne. C'est notre travail et notre avenir qui sonten jeu.

L'accord national interprofessionnel (ANI) que la CFDT et la CFE/CGC ont signé avec le MEDEF et qui a pris forme de loi début mai, va faciliter encore plus la fermeture de sites, les licenciement boursierset la dégradation des conditions de travail pour ceux qui restent. Et dans le même temps, l'argent versé aux actionnaires et l'envoi de cet argent vers les paradis fiscaux ne cessent d'augmenter. 

Si ce n'est pas notre travail qui s'en va, c'est le fruit de notre travail. Entous les cas, il n'y a pas d'investissement dans nos pays et il n'y aura pas de sortie de crise dans cette spirale d'austérité pour la population si les salariés ne prennent pas leur avenir en main.

La CGT refuse cette politique néolibérale et propose une politique de partage desrichesses. Nous voudrions des accords de solidarité et nonde compétitivité, une économie au service du peuple et non au service des requins de la finance.

Le patron et les salariés n’ont pas les mêmes intérêts

 Et toi, de quel côté es-tu?

 

Avant tout, ils prirent les gitans et  je n'ai rien dit car je n'étais pas gitan

Ensuite, ils prirent les juifs et je n'ai rien dit car je n'étais pas juif

Ensuite, ils prirent les homosexuels et  je n'ai rien dit car je n'étais pas homosexuel

Ensuite, ils prirent les communistes et je n'ai rien dit car je n'étais pas communiste

Un jour, ils vinrent me prendre moi et il n'y avait plus personne pour protester.

Bertolt Brecht

Partager cet article
Repost0
23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 14:17

Démonter les paradoxes du management

XXIVe SOIRÉE-DÉBAT DE L'UGICT-CGT

 

Pour un universitaire, sociologue et chercheur, l’échange avec des militants reste un moment privilégié. Un moment où l’analyse s’enrichit de l’expérience. Depuis 30 ans Vincent de Gaulejac travaille sur « la révolution managériale ». Ça tombe bien l’UGICT-CGT aussi. Deux voies différentes, mais des constats et des analyses concordantes.

«Pour un chercheur, il est important de pouvoir discuter avec des acteurs de terrain». C’est par ces mots que Vincent de Gaulejac, sociologue entame cette XXIVe soirée-débat. Trente années de travaux dans le cadre de l’Université Paris-Dauphine ont permis au sociologue d’anticiper, d’analyser et de comprendre comment la «révolution managériale» allait bouleverser la vie économique et sociale des entreprises. Il a d’ailleurs lui-même vécu cette évolution au sein même de l’institution universitaire : «En 30 ans, l’université de Dauphine, est passée d’une université scientifique, destinée aux sciences de l’organisation, reposant sur 3 disciplines : mathématiques, économie et psychosociologie, à une université de gestion hors du projet scientifique. Son objectif aujourd’hui est de former les élites (cadres et dirigeants d’entreprises) pour la gestion avec les technologies de la gestion, d’organisation, de marketing, de comptabilité, de stratégies financières et de la communication. Des techniques conçues pour optimiser le fonctionnement des organisations». Les chercheurs ont très tôt compris que l’organisation prenait le pas sur le reste.

Aujourd’hui, déclare Vincent de Gaulejac, les organisations syndicales sont tout au fait de ces mécanismes, mais elles peinent à en faire l’analyse. La nature paradoxale de ce pouvoir est en intériorité et pas en extériorité par rapport à l’individu. Nous avons remarqué que les gens sont passionnément amoureux de leur organisation et les processus psychiques de la passion amoureuse collent parfaitement avec leur rapport au travail. C’est la base de la souffrance au travail. Il y a intrication entre les processus psychiques et intra psychiques et les processus organisationnels ».

Pour lui, la souffrance au travail s’est développée car elle s’appuie sur le narcissisme de chacun, aiguillonné par des mots d’ordre du style « on est les meilleurs ». Et de citer en illustration des effets paradoxaux irrésistibles, American express.

 

LA LOGIQUE DES SPORTIFS DE HAUT NIVEAU

Chez le banquier américain, la notation des salariés s’échelonne ainsi : A, insuffisant ; B, doit faire ses preuves ; C, satisfaisant ; D, au delà des attentes (clearely out standing). « On attend clairement du salarié qu’il soit out standing. Il ne s’agit plus de bien travailler, mais de travailler toujours plus. Toujours se dépasser. Dans cette logique, seuls les médiocres se satisfont de bien travailler. C’est la fuite en avant, le management par l’excellence. C’est la logique d’Amstrong, sur le tour de France et celle des sportifs de haut niveau ».

Ce management par l’excellence, associé à la culture de la haute performance, est relayé par les grands cabinets de consultants vers le privé et le public, dans un second temps. « Toute la société est ainsi invitée à se couler dans ce modèle » analyse Vincent de Gaulejac. Trois cabinets de consultants prosélytes monopolisent 80% du marché et professent ces martingales managériales. Mais avec des couacs retentissants. Ainsi avec «Le chaos management» livre de Tom Peters, consultant chez Mc Kinsey, on s’aperçoit que plus de la moitié des entreprises qui avaient servi de modèle pour l’excellence sont en crise. Le nouveau message devient le suivant «Si vous échouez avant vos concurrents, vous avez une chance de réussir le coup d’après ».

D’autres travaux universitaires démontrent que « a violence à l’intérieur [de ces mêmes cabinets] est telle que les consultants ont bien conscience que leurs solutions ne valent rien. Ils vivent dans un monde paradoxal et ils deviennent dingues. C’est une bataille idéologique et politique qu’il faut mener. Peu de responsables syndicaux en sont conscients, sauf en cas de crise comme à France Télécom. Il faut développer des expertises qui contre balancent les expertises des grands cabinets. »

LUTTER CONTRE UN POUVOIR GLOBALITAIRE

Ce management éminemment paradoxal génère donc la souffrance au travail. Ainsi, l’avancement au mérite se construit sur l’individualisation de la performance alors qu’elle dépend de facteurs collectifs. Il développe la lutte des places et la concurrence généralisée entre les salariés.

Pourquoi est-il si peu remis en question, interroge le sociologue, avant tout parce qu’il joue sur le registre narcissique et que tout le monde est persuadé que c’est juste ».

Il pointe, tout comme les syndicats, la destruction des collectifs de travail qui étaient des soupapes ou des amortisseurs et qui aujourd’hui ne font plus rempart. Vincent de Gaulejac démontre que la stratégie managériale repose aussi sur « l’individualisation des revendications, le désamorçage des revendications collectives, le dénigrement des syndicats, voire des corps de métiers. L’individu se retrouve, alors, seul face à ces exigences qui touchent son narcissisme. La plupart des gens qui se suicident sont des gens qui y ont cru, qui ont été reconnus. Ils sont entrés dans une spirale de régression  burn-out, épuisement professionnel et retournent: la charge agressive contre eux. Même les militants syndicaux sont pris dans des tensions personnelles car ils ne sont pas formés pour affronter ce type de souffrance. Ils ne peuvent pas se transformer en psychologues, en psychothérapeutes et en assistantes sociales. Mais heureusement, les syndicats existent ne serait-ce que pour préserver le lien, dans le contexte actuel. Les dirigeants et les cadres intermédiaires souffrent énormément et beaucoup seraient près à faire quelque chose s’ils pensaient qu’un engagement était crédible. »

Pour le sociologue-clinique, les syndicats ont pris beaucoup de retard sur l’analyse de cette forme de pouvoir car la gestion est devenue une idéologie. «  n’y a pourtant pas une gestion de droite et une gestion de gauche. Il y a une gestion efficiente et une gestion qui ne l’est pas. Cependant, la gestion porte une conception de l’homme dans la société et une conception du pouvoir ». Il explique le relatif consensus face à la mise en place des relations humaines, après le taylorisme, par l’illusion qu’on allait enfin se préoccuper de l’humain. «  n n’a pas vu ce coup de force idéologique qui sous prétexte de s’occuper de l’humain, le transforme en ressource, en moyen pour le développement de l’entreprise et pas l’inverse. Cette question là n’a pas été prise en compte par des gens qui sont fondamentalement de gauche, humanistes etc. Ils sont tombés dans le panneau ».

Vincent de Gaulejac évoque un pouvoir « globalitaire » dans lequel, on est libre de travailler 24 heures sur 24, de ne plus avoir de bureau personnel. « Il n’y a pas d’aliénation plus grande et elle est favorisée par les technologies de l’information. C’est le paradoxe de l’urgence : plus on gagne du temps moins on en dispose. »

Il faut donc se donner les moyens d’analyser la cohérence entre ces modes de management, leur « novlangue » et les moyens qui sont mis en œuvre pour l’appliquer. Le sociologue prend l’exemple de la recherche où ce management se traduit par la généralisation, l’organisation par projet. « On détruit les projets actuels pour obtenir des ressources pour les projets à venir. C’est une perversion. Nous sommes jugés sur des critères, des indicateurs des paramètres le benchmarking qui rend les chercheurs fous. »

Il note aussi que l’excellence produit aussi de l’exclusion : « Comment un médecin de l’APHP qui a fait le serment d’Hippocrate, et s’est engagé à soigner tout le monde sans exception, peut-il traiter ses patients en comptant le nombre de points qu’il rapportera ?  Est-ce qu’exclure d’un laboratoire les chercheurs non publiant, fait partie du travail de directeur d’un labo ?  Il faut lutter contre la prépondérance de la bibliométrie, les stratégies cachées de la publication et qui oblige les chercheurs à tricher.

Pourtant la recherche, c’est avant tout le goût de la vérité. Avant pour un chercheur c’était  30%  d’enseignement, 50%  de recherche, 20%  de management. Aujourd’hui : 30% d’enseignement, 20% de recherche, 50% voire 70% de management. Il faut se doter de tous les outils théoriques et méthodologiques pour mener cette bataille.

Je ne suis qu’un sociologue clinicien, mais mon hypothèse est que le capitalisme produit, aujourd’hui, de la création destructrice. C’est çà le management par projet : la crise écologique, la crise financière, les risques psychosociaux. »

 


Chez nous, ce
management s'appelle Système d'Excellence Faurecia” 

Partager cet article
Repost0
1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 12:08

 

 

 1ère réunion salaire du 21 février :

la direction annonce un chiffre d’affaires total 2012 du groupe FAURECIA de 17 milliards, en hausse de 7,3% avec de très bonnes perspectives en Asie. Nous avons eu droit ensuite à un portrait alarmiste sur la situation européenne des ventes automobiles avec des prévisions de nouveaux reculs de production pour les constructeurs français en 2013…

 

2ème réunion salaire du 27 février : 

Proposition de la direction :

Non cadre : 1% d’augmentation générale au 1er juillet 2013.

0% d’augmentation individuelle

Revalorisation de toutes les primes de 1% au 1er juillet 2013.

 

Cadres : 0% d’augmentation générale. Augmentation individuelle de 1% au 1er juillet 2013.

 

La prime de rentrée passe de 1215 € à 1228 €. 480 € d'avance sur la prime de rentrée au mois de mars.

La CGT a rappelé à la direction que c’est grâce aux richesses créées par les salariés français et européens (surtout de la branche Echappement) qu’aujourd’hui Faurecia peut construire des usines en Chine et acheter des entreprises en Europe. Sans oublier de parler du transfert de notre savoir faire vers les pays où Faurecia va chercher plus de profits.

Si la situation en France est délicate, ce n’est pas de la faute des travailleurs, mais du système capitaliste et des politiques néolibérales qui ont été mises en place pour exploiter encore plus les salariés.

Chaque année, notre pouvoir d’achat diminue et l’ensemble des travailleurs n'est plus capable de consommer les richesses que nous produisons pendant que le gouvernement offre aux patrons un cadeau de 20 milliards d’euros fruit de notre travail et de nos impôts.

 

Intéressement : comme par magie, un intéressement assez conséquent tombe pendant les négociations salariales. Bien évidemment tout le monde apprécie sauf, peut être, les salariés qui auront eu la malchance d’être malades et qui verront leurs primes d’intéressement amputées au prorata de la longueur de leurs arrêts de travail (double sanction).  

 

Ne nous laissons pas leurrer par un intéressement et une participation à caractère aléatoire.

La preuve, participation 2012 = 0 €) et qui ne sont pas du salaire !!!

Quand nous regardons notre fiche de paie, nous avons tendance à nous fixer sur le net, mais n’oublions pas que lutter pour de meilleurs salaires c’est aussi permettre de continuer à verser des prestations basées sur la solidarité pour des salariés dans certaines situations (maladie, vieillesse, maternité, enfants à charge, chômage) dans laquelle chacun d’entre nous peux se retrouver un jour…

 

C’est ce que nous appelons le salaire socialisé :

 

Salaire net : partie du salaire payé individuellement aux salariés (salaire direct)

 

Salaire brut : Le salaire brut est la somme du salaire net et des cotisations salariales.

 

Salaire socialisé : Sur le bulletin de paie, le salaire socialisé, prend deux formes : les cotisations dites patronales et les cotisations dites salariales.

 

Le patronat n’a jamais accepté ce système mis en place par le CNR (conseil national de la résistance) en 1945. Les politiques de réduction des cotisations, par les exonérations de cotisations ou par la fiscalisation, sous prétexte de soulager les « charges » des entreprises, ont pour conséquence de réduire nos salaires ! De plus, l’état doit compenser le manque à gagner du salaire socialisé, autrement dit, via les impôts : les salariés paient en grande partie ce qui était avant déboursé par le patronat.

 

La CGT a revendiqué une augmentation mensuelle de 300 € pour tous ainsi qu’une augmentation de 10% sur l’ensemble des primes.

 

 

3éme réunion salaire du 5 mars :    TOUS EN GREVE POUR DEFENDRE NOS CONDITIONS DE VIE.

 

Partager cet article
Repost0
26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 22:11

 

CGT FAURECIA SYSTEMES D’ÉCHAPPEMENT

BEAULIEU PRODUCTION – MESSEI – BAVANS – SELONCOURT – POISSY - AULNAY – OTTMARSHEIM – BEAULIEU STRUCTURES

 

 

           NAO 2013 

Selon la direction,  l’année 2013 se présente difficilement, mais la difficulté est toujours pour les mêmes, les travailleurs et travailleuses.


La direction nous a présenté un avenir pessimiste, en contradiction avec les propos de  M. Delabrière tenus devant les actionnaires et investisseurs. Il leur promet du profit. Le chiffre d’affaires de Faurecia a augmenté de 7,3% en 2012 avec de très bonnes perspectives en Asie. Il ne faut pas oublier que c’est grâce aux richesses créées par les salariés français et européens (surtout de la branche Echappement) qu’aujourd’hui Faurecia peut construire des usines en Chine et acheter des entreprises en Europe. Sans oublier de parler du transfert de notre savoir faire vers les pays où Faurecia va chercher plus de profits.


Si la situation en France est délicate ce n’est pas de la faute des travailleurs, mais du système capitaliste et des politiques néolibérales qui ont été mis en place pour exploiter encore plus les salariés.


La direction nous a dit que selon « différentes sources »  il y aura une tendance à la baisse du coût de la vie, mais elle ne cite pas ses sources, ni sur quels produits vont se répertorier ces baisses.


A notre avis, pour la première fois l’inflation et la déflation seront simultanées et cette coexistence de deux phénomènes opposés fera encore plus de dégâts sur notre pouvoir d’achat. Le prix des produits de base comme les matières premières, le gaz, l’électricité, les carburants, etc. va augmenter parce que la demande est soutenue (tout le monde continue à se nourrir et à se chauffer). Par contre, nous sommes obligés à nous serrer la ceinture sur les produits non essentiels et c’est sur ces produits que la tendance déflationniste se produira.


Pour cette raison  nous ne pouvons pas accepter des propositions insultantes sur la base théorique « d’une tendance à la baisse ».


Chaque année notre pouvoir d’achat diminue et l’ensemble des travailleurs n'est plus capable de consommer les richesses que nous produisons.


 Le gouvernement offre aux patrons un cadeau de 20 milliards d’euros mais rien pour les travailleurs  alors que l’argent versé vient aussi du fruit de notre travail et de nos impôts.

la CGT revendique 300 € pour tous (200 € au 1er mars et 100 € au 1er septembre) ainsi qu’une augmentation de 10% sur l’ensemble des primes. 

Partager cet article
Repost0