Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Faurecia Beaulieu Structures

  • : La CGT de Faurecia Clean Mobility (Beaulieu Structures)
  • : C'est le blog de la CGT de Faurecia Systèmes d’Échappement (Faurecia Clean Mobility) à Beaulieu Protos, Seloncourt, Bavans et R&D Moteurs à Etupes
  • Contact

 faurecialogo

Recherche

Archives

Catégories

3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 00:00

Etienne Colin, juriste, explique ce qui se passerait avec les accords « compétitivité-emploi » que Sarkozy et l’UMP tentent de nous vendre … sur http://blogs.mediapart.fr/blog/ecolin/120212/2012-quel-droit-du-travail

 

« Les régressions sociales en Europe, pays par pays … par la CGT de PSA Mulhouse » sur http://www.retraites-enjeux-debats.org/spip.php?article787

 

« L’Europe soumise à une thérapie de choc comme l’Amérique latine dans les années 1980 et 1990 » sur http://www.cadtm.org/Eric-Toussaint-Europe-soumise-a

 

« Pascal Canfin : Des banques françaises parient sur le risque de faillite de la France ... c’est délirant ! » sur  http://www.retraites-enjeux-debats.org/spip.php?article773

 

« Nous avons sauvé les gens plutôt que les banques » … sur http://www.retraites-enjeux-debats.org/spip.php?article792 L’ancien ministre de l’économie argentin y explique comment il a sorti son pays de la crise en 2002, en se passant des services du FMI. Il préconise la même solution pour la Grèce.

 

Voir sur http://www.roosevelt2012.fr/ « 15 propositions concrètes pour une politique à la hauteur des exigences », une initiative lancée par 36 personnalités de diverses sensibilités de la gauche.

 

andré martin – animateur du site http://www.retraites-enjeux-debats.org/ ...

une boîte à outils pour expliquer et débattre sur la dette, le chômage de masse, la crise, les retraites …

 

Si vous trouvez ces articles intéressants, faites-en profiter vos amis en leur transmettant ce mail

Partager cet article
Repost0
2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 10:37

Depuis le coup d’Etat qui a permis à la France et à l’Allemagne (et surtout à l’Allemagne) de s’emparer des commandes effectives de l’Europe on s’en doutait un peu : l’heure est aux sacrifices (enfin pour le peuple), et la situation ne va pas en s’arrangeant. Mais il est une chose à remarquer cependant, et qui va peut-être en rassurer certains, c’est que l’Europe dans sa partie institutionnelle est pour ainsi dire « sauvée ». En prenant peu à peu le contrôle de tous les budgets européens, nos dirigeants ne laisseront pas tomber l’Europe, car ils sont en réalité en train de réaliser le rêve secret de ses fondateurs, à savoir la création d’un « Empire européen ». Cette crise est l’occasion rêvée pour imposer aux dirigeants des pays les plus faibles (et à leurs peuples) une politique économique draconienne en même temps qu’un gouvernement centralisé et peut-être même autoritaire : il n’y avait paraît-il pas d’autre choix, et c’était ça ou la fin de l’Europe, et avec elle la fin de la puissance de la France et de l’Allemagne.

Cet Empire européen est un formidable mastodonte qui n’est pas aisé à diriger, mais qui peut faire contrepoids aux gigantesques puissances qui sont déjà présentes sur le marché, pour peu que l’Europe redevienne compétitive pour empêcher les délocalisations qui signifient à terme l’effondrement économique. Et pour s’aligner sur des pays encore peu soucieux soit de démocratie soit de protection sociale sans recourir trop au machinisme et au progrès technique qui créent du chômage (c’est à ce point que la démocratie bloque — et s’oppose au capitalisme), c’est bien une fois encore le travailleur qui servira de variable d’ajustement vers le bas (les dividendes réclamés par les actionnaires ne sont pas fixés par l’Etat ; et puis pour être juste les gros actionnaires sont les donneurs d’ordre).

Et pour faire accepter aux gens de travailler plus pour gagner moins, il faut soit réussir à mystifier le peuple (le peur de la faillite, du chaos, de la crise), soit à le contraindre.

Car c’est bien là que nous en sommes : les propositions qui sont faites actuellement par le camp de monsieur Sarkozy sont destinées à faire baisser le coût du travail à travers une criminalisation et des chômeurs et des étrangers, ainsi que de les mettre en concurrence pour les diviser. Avec la plus grande « flexibilité » (précarisation) du code du travail, la baisse des « charges patronales » (cotisations pour la solidarité) ou l’indemnisation des chômeurs conditionnée à l’acceptation de n’importe quel emploi, avec la remise en cause des « corps intermédiaires » (les syndicats, associations de défense des consommateurs…), le recul de l’âge de départ à la retraite ou le travail d’intérêt général pour obtenir le RSA (comme les condamnés), on s’aperçoit bien vite que ce ne sont pas sur les profits des plus riches que les économies seront faites !

Cela rappelle la nouvelle loi hongroise qui stipule qu’un sans-abri pris à fouiller dans une poubelle doit une amende tellement élevée qu’il doit effectuer des travaux d’intérêt général pour éviter la prison… Pourquoi ne les paie-t-on pas pour effectuer ces travaux alors, puisque apparemment il y a du travail pour eux ? Car ainsi ils sortent du cadre « normal » du code du travail, comme dans les prisons en France, et alors le tarif horaire est bien plus avantageux pour l’employeur…et fait concurrence aux autres salariés.

Finalement, c’est comme si les dictatures dénoncées par nos dirigeants devenaient pour eux désormais le « modèle à suivre », la parade aux « corps intermédiaires », aux « charges patronales » trop lourdes, à la récession économique. Ils ont compris à quel point les acquis de la démocratie sont un frein à la croissance, et veulent faire sauter ce dernier obstacle pour retrouver la « compétitivité ». Et ne pouvant décemment pas établir de régime autoritaire de manière frontale s’en s’opposer directement au peuple de manière violente, ils profitent de la crise qui leur permet de restreindre peu à peu toutes nos libertés. En enfonçant les économies les plus fragiles au prétexte de sauver l’Europe, ils contraignent leurs gouvernants à faire subir aux peuples des sacrifices scandaleux tout en prenant le contrôle de pays pourtant (officiellement encore) souverains.

Il ne s’agit pour eux que de faire peur aux peuples pour qu’ils acceptent, au nom de l’intérêt général, tant de sacrifices qu’il finira par abandonner toute capacité, et toute possibilité de révolter. La contrainte sera si forte et les salaires si bas que la misère et la violence permettront aux gouvernements en place d’instaurer une véritable dictature, et accessoirement de faire repartir la croissance en Europe : les esclaves de l’Empire européen seront redevenus compétitifs. Après des siècles d’espoirs déçus (ou feins), le monde redécouvre les bénéfices d’une bonne dictature, bien plus efficace et surtout plus rentable qu’une mauvaise démocratie. Nous sortirons peut-être ainsi de la crise, mais pour entrer dans quoi ?

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

Partager cet article
Repost0
27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 11:55

Pour définir une dictature, il existe un critère « objectif » qui n’est contesté par (presque) personne : celui du parti unique. La démocratie étant elle-même (et à tort, dirons certains) définie par le pluralisme des opinions qu’elle est censée garantir, elle permet au peuple, par le biais d’élections libres et non truquées, de se choisir des représentants ayant différentes opinions mais qui fonctionnent ensemble à travers un dialogue constructif dans l’intérêt général. Des contre-pouvoirs sont également institutionnalisés pour éviter les abus de pouvoir, qui sont de nature législative, exécutive ou judiciaire, et auxquels s’ajoute la presse.

Même si la confiscation de ces quatre pouvoirs par le gouvernement actuel fait dire à certains, en référence à la déclaration des droits de l’homme et du citoyen (article 16 : « Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée n’a point de Constitution »), que la démocratie n’existe pas en France, ce pays dispose pourtant de nombreux partis, et la campagne électorale qui a commencé compte une multitude de candidats. Comment pourrait-on alors douter du caractère démocratique de notre pays puisque, à chaque élection présidentielle et même aux législatives, le peuple peut se choisir d’autres représentants lors de ces scrutins ?

Tout d’abord il convient de rappeler que le président de la République française est désormais élu pour cinq ans, tout comme les députés. La récente modification de la Constitution qui a remplacé le septennat par le quinquennat interdit de fait les cohabitations, car les élections législatives interviennent quelques semaines seulement après les élections présidentielles, ce qui accorde presque automatiquement au nouveau gouvernement la majorité à l’Assemblée Nationale, c’est-à dire quasiment les pleins pouvoirs, pour peu que le sénat ne change pas de camp.

Ensuite, l’élection présidentielle accorde à tous les partis la possibilité de présenter un candidat, pour peu qu’il ait les quelques qualités indispensables pour y prétendre, plus quelques 500 signatures de soutien de la part des maires de France (sur 37 000 communes) : cela laisse théoriquement de la marge pour de nombreux prétendants, mais la concomitance et la proximité des deux scrutins (de nombreux maires sont députés et la plupart sont « encartés » dans un parti) met une pression supplémentaire sur les stratégies électorales : certains candidats affirment que les appareils de parti les empêchent d’obtenir les signatures nécessaires à leur validation.

Et puis il y a le financement des partis, dont seuls ceux qui font plus de 5% aux élections sont remboursés de leurs frais de campagne, ce qui avec l’impossibilité de recourir à des investisseurs privés limite le nombre des petits candidats. Si on ajoute à cela les fraudes « légalisées » qui autorisent la création d’une multitude de petits partis capables de servir les finances des grands partis, le champ des possibilités se restreint encore un peu plus pour assurer le multipartisme.

Et enfin le mode de scrutin à deux tours, qui met les deux plus grands partis toujours en tête au deuxième tour (sauf cas exceptionnel), crée un précédent psychologique qui conduit les citoyens à laisser de côté leur « premier choix » pour se rabattre sur une sorte de « tactique » mathématique qui, par auto-réalisation, anticipe la présence des deux favoris au deuxième tour. C’est là qu’intervient la notion de « vote utile ». Partant du principe que de toutes les manières seuls les deux plus « gros » candidats arriveront à se qualifier au deuxième tour, on s’aperçoit qu’en guise de pluralisme le dialogue politique s’organise en réalité autour d’un bipartisme qui, si l’on y regarde de près, ressemble fort aux deux faces d’une même médaille, et ce à tel point que l’on emploie désormais le terme « UMPS » pour les désigner tous deux ensemble.

En définitive, la seule opposition qu’on peut trouver entre l’UMP et le PS n’est pas une différence idéologique (tous deux sont des libéraux) mais une différence d’intensité (le PS est moins « à droite » que l’UMP). Et la confusion qui règne chez les électeurs réside non pas dans les programmes des candidats (lorsque monsieur Sarkozy aura un programme, on s’apercevra qu’il est assez semblable à celui de monsieur Hollande), mais dans l’inconscient collectif qui se fait abuser par l’appellation historique du parti (anciennement) à tendance socialiste.

Pour le reste, les deux grands partis qui exercent ENSEMBLE le pouvoir depuis plus de trente ans défendent ENSEMBLE les mêmes intérêts, ceux de la classe sociale qui les nourrit, à savoir les 1%capables d’imposer leur volonté et qui leur permettent de continuer à toucher leurs émoluments sans trop de peine, pour peu qu’ils fassent ce qu’on leur demande : c’est un peu « arrangez-vous comme vous voulez entre vous, tant que vous votez ce qu’on vous dit de voter, personne ne viendra vous embêter ».

Après ça qu’on vienne encore me dire qu’il faut aller voter, ou pire encore qu’il faut voter « utile »… Mais c’est quoi le vote utile, et utile pour qui d’ailleurs ? A tous ceux qui se donnent une bonne conscience de citoyen en se soumettant au « non-choix » de l’UMPS je voudrais leur dire qu’ils se trompent, car la démocratie n’existe déjà plus : le pouvoir n’appartient pas au peuple mais à un seul et même parti unique divisé en deux, qui s’arrangent entre eux pour s’arroger des privilèges éhontés, et qui font semblant de se battre pour donner le change à ceux qui croient remplir leur devoir en allant voter pour l’un ou l’autre des deux candidats d’un même parti. Comme cette histoire qu’on raconte à propos de la guerre de sécession durant laquelle un des frères Rothschild finançait le nord pendant qu’un autre finançait le sud : le résultat était que l’argent, comme chez nous les bulletins de vote, allait dans les mêmes poches. Le vote utile n’est qu’un leurre offert en pâture aux citoyens pour les empêcher de choisir tout en leur donnant l’illusion de le faire.

Le vote utile est le mépris du citoyen, en même temps que la preuve flagrante du caractère anti-démocratique de notre système électoral. Il n’y a pas d’alternance possible, pas de renouveau idéologique envisageable, pas de pluralisme réel, pas d’opinions divergentes audibles. Le bipartisme c’est le parti unique ; et le vote utile une arnaque.

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

Partager cet article
Repost0
13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 10:41

Déclaration du Front Syndical de Classe

 

Malgré le matraquage en règle, on peut considérer que « l’opinion » en général et celle des militants syndicaux en particulier sont assez critiques quant au positionnement des médias dominants et des experts grassement payés pour délivrer "l’information" économique destinée à légitimer les politiques d’austérité et convaincre les peuples qu'ils doivent encore et toujours se serrer la ceinture (jusqu'à en mourir ?) pour que le champagne puisse continuer à couler à flots sur les beaux quartiers.

Curieusement, on ne retrouve pas la même vigilance s’agissant de la politique internationale, en particulier lors d’événements critiques sur lesquels l'attention et l'émotion sont polarisées par des campagnes médiatiques de grande intensité. Pourtant, sans même remonter aux manipulations des guerres coloniales, l’expérience devrait être un vaccin redoutable. Pour ne citer que deux cas parmi un grand nombre :

  • Il y a eu medias-mensonges en 1991 puis en 2003 à propos de l’Irak et ses « armes de destruction massive » !

  • Plus récemment, la Libye a subi une intervention impérialiste camouflée en « intervention-humanitaire-pour-la-liberté-et-la-démocratie »  et la résolution 1973 du Conseil de sécurité qui autorisait seulement la neutralisation de l’espace aérien libyen ("no-fly zone") a donné lieu à bombardements intensifs et intervention directe aux côtés d’une fraction armée du peuple libyen.

A chaque fois, la propagande médiatique fait ainsi état de situations d’urgence avec des populations civiles directement menacées par des « tyrans inhumains» pour justifier auprès de l’opinion des interventions militaires directes ou indirectes, au nom des droits de l’homme : Saddam Hussein, Mouammar Kadhafi, Bachar El-Assad... qu'on invitait quelques années auparavant, quand les intérêts impérialistes le réclamaient, deviennent en peu de temps des « fous sanguinaires » (tandis que les amis-tyrans de toujours, les Mubarak ou Ben Ali, on les soutient jusqu'au bout, sans parler bien sûr des « grands démocrates » du Qatar ou d'Arabie Saoudite....).

 

Mais les peuples au nom desquels on s'émeut officiellement, on s'en moque autant que les grecs qu'on affame aujourd'hui ou même que les chômeurs qu'on accuse de profiter grassement du système. Les interventions militaires sont bien sûr destinées en fait à contrôler une région et ses ressources, à la remodeler au gré de l’intérêt des grandes puissances, sans que jamais les peuples soient au centre des préoccupations : qu'en est-il de la situation des peuples irakien ou libyen après les guerres impérialistes ?

 

Aujourd'hui, c'est au tour de la Syrie d'être dans la ligne de mire, la Syrie et l’Iran étant inscrits dans l’agenda du remodelage impérialiste du Grand Moyen-Orient depuis plus de 10 ans !

Sur toutes les télés, le média-cirque bien rodé est reparti  avec comme toujours un seul son de cloche, coïncidant miraculeusement avec l’intérêt des grandes puissances occidentales : régime sanguinaire contre population pacifique et désarmée, meurtres de masse, exactions... et l'appel sous-jacent à l'intervention militaire.

Concernant la Syrie, les sources privilégiées par nos médias sont celles émanant de l’Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) basé à Londres sans aucune vérification. Et quand les observateurs envoyés par la Ligue Arabe elle-même dénoncent les exactions militaires des « manifestants pacifiques », on les fait taire.

L’interlocuteur politique privilégié est le Conseil National Syrien (CNS) dominé par les intégristes religieux (salafistes) ; il agit militairement, appelle à l’intervention armée étrangère et bénéficie d’ailleurs déjà de cette aide, tandis que le Comité National de Coordination pour le Changement Démocratique (CNCD), totalement opposé à toute intervention étrangère, est totalement ignoré (à l’exception d’une récente interview dans l’Humanité de son porte-parole Haytham Manna).

Par ailleurs, au plan régional, l’alliance avec les monarchies ultra réactionnaires du Golfe (Qatar et Arabie saoudite) qui dominent dans la Ligue arabe, maîtres d’œuvre de l’intervention armée au Bahreïn pour mater dans le sang le mouvement populaire, illustre sans contradiction possible le mensonge du soutien occidental au mouvement populaire dans les pays arabes !

 

Une démarche syndicale indépendante, anti-oligarchique et anti-impérialiste

 

Pour toutes ces raisons, nous ne pouvons que nous étonner et nous indigner du contenu de l’appel intersyndical national signé le 10 février par 5 organisations (CFDT, CGT, FSU, Solidaires et Unsa) qui prend pour argent comptant les proclamations de la presse aux ordres et des services secrets étatsuniens ou français, en appelle à des sanctions contre la Syrie, justifie la politique d’ingérence des grandes puissances et finalement prépare l’intervention militaire.

 

Au minimum, une telle cécité et un tel suivisme témoignent sur ce terrain aussi de la perte totale de repères de classe des directions nationales et de leur perte de lucidité concernant les enjeux de notre époque ! Comment manquer de voir que les interventions guerrières répétées du bloc occidental sont le contrepoint de la crise qui frappe le système, le prolongement dans les politiques extérieures des politiques d’austérité imposées aux peuples d’Europe eux-mêmes ?

 

La solidarité internationale du mouvement syndical progressiste digne de ce nom s’est toujours exprimée dans le respect de la souveraineté des peuples. Par exemple, des millions d’européens sont descendus dans la rue en 2003 pour s’opposer à l’intervention armée en Irak, sans que cela signifie le moins du monde un soutien au régime irakien. Simplement, il s’agissait de s’opposer à une intervention extérieure prétextant de faux motifs pour des objectifs politiques qui se sont soldés par un véritable désastre, l’éclatement d’une société et la mort de centaines de milliers de civils !

L’opinion publique avait raison contre les va-t’en-guerre et les mêmes raisons demeurent valables pour ce qui est des enjeux de l’heure !

Et il faudrait à présent céder aux injonctions des interventionnistes déguisés en « journalistes » ou en « philosophes » au nom de la défense des droits de l’homme par ailleurs à géométrie variable ?

 

Si l'on est attaché à l’indépendance syndicale, le positionnement syndical devrait au minimum se fonder sur une appropriation indépendante de l’information à l’égard de l’appareil de production dominant de l’information qui s’apparente de fait à un appareil de propagande ! A partir de ses propres principes et de ses propres sources d’information dûment contrôlées.

 

La bataille pour la Paix et la solution politique des conflits en cette période de crise grave et de montée des périls constitue un devoir majeur pour le mouvement syndical. Pour défendre les travailleurs et les peuples, les directions syndicales feraient bien mieux de dénoncer l'impérialisme et d’appuyer une solution politique dans cette partie du monde plutôt que d’attiser l’incendie !

 

Le Front Syndical de Classe

12 février 2012

http://www.frontsyndical-classe.org/article-a-l-international-aussi-les-chiens-de-garde-sont-a-l-oeuvre-99156572.html

Partager cet article
Repost0
10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 10:33

- Libye – Des vidéos du massacre de Janzour (7 février 2012)

ALGERIA ISP / Selon Dhida Yawme 17 fibrayr Fi Libya, des vidéos montrant le carnage des barbares de Misrata qui ont tiré sur les civils tuant des femmes et des enfants.
Les barbares de Misrata ont tiré sur les manifestants. Elles sont ou les médias El Jazeera, El Arabia, France24, CNN, ... ? Elle est ou l’ONU, les organisations humanitaires, ... ? SVP, diffusez ses vidéos partout sur le net.
http://www.algeria-isp.com/actualites/politique-libye/201202...

- Syrie – Des images truquées

lundi 6 février 2012 - Voici des images truquées présentées comme des crimes commis par le régime Assad, mais qui n’ont rien à voir avec la Syrie que l’on trouve sur des sites de l’opposition syrienne...

http://sergeadam.blogspot.com/

Site en anglais où figurent les images truquées – cliquer dessus pour les agrandir et lire le texte en anglais :

https://tunisianquestfortruth.wordpress.com/2012/02/06/sampl...

- Syrie – Gingrish (Candita présidentiel du parti Républicain) demande des opérations clandestines pour renverser Bashar Al-Assad

(Al Manar) Le candidat du parti républicain à la présidence des Etats-Unis, Newt Gingrich, demande au gouvernement des opérations clandestines en Syrie pour aider à renverser le président Bachar Al Assad.

« Je crois qu’il y a une montagne de choses que nous pourrions faire de manière clandestine en termes d’approvisionnement en armes… fournir des conseillers » a-t-il dit ce dimanche.

« Je ne pense pas qu’il soit nécessaire d’utiliser les troupes américaines, mais si c’est nécessaire de faire savoir que ceux qui s’opposent à Assad obtiendront le type d’appui dont ils auront besoin pour le renverser » a-t-il ajouté.

(…) Le gouvernement Syrien a accusé de manière répétée divers états occidentaux et arabes, dont l’Arabie Saoudite et le Qatar de fomenter les troubles en Syrie et de distribuer armes et argent aux bandes armées du pays pour inciter à la guerre civile et renverser le gouvernement.

http://resistencialibia.info/?p=2474

- Syrie – James Petras : les gauches imbéciles condamnent maintenant la Syrie.

(…) 8 Février 2012 –C’est quelque-chose d’insolite au XXI° siècle que des pays européens colonisent d’autres pays d’Europe [la Grèce]. La dernière fois que nous avons vu cela, c’était avec le gouvernement nazi qui imposait ses décisions aux pays dominés.

(…) Ceci nous amène à d’autres considérations qui ont à voir avec la Syrie. La Syrie est un pays indépendant, souverain, et qui a des siècles d’histoire. Elle est maintenant l’objet d’une attaque armée et il ne faut pas oublier les photos qui sont sorties dans les journaux, montrant dernièrement des encapuchonnés tirant à la mitraillette sur des soldats et contre le gouvernement, et occupant les banlieues de Damas, la capitale.

Toutes les enquêtes montrent que dans la grande ville d’Alep et aussi à Damas, la grande majorité est contre les terroristes et les mercenaires qui sont en train d’essayer de faire tomber le gouvernement par la force. Dans tous les reportages, on ne mentionne pas combien de civils ces soldats ont tué, on ne mentionne pas combien de soldats ils ont assassiné, on ne parle que de victimes. Et les victimes pour eux veulent dire uniquement les victimes appartenant à l’opposition et non pas les victimes parmi ceux qui appuient le gouvernement et les secteurs militaires.

C’est un nouveau piège. Les gauches imbéciles, les idiots utiles, condamnent maintenant la Syrie sans comprendre que c’est un effort impérialiste pour répéter la Libye et le chaos total qui y règne maintenant.

Là où la population a perdu tous les bénéfices et les emplois qu’elle avait sous le gouvernement de Kadhafi. La même chose va se passer en Syrie, et c’est pourquoi la majorité du pays ne veut pas de cette intervention.

Suite en espagnol : http://www.aporrea.org/ideologia/n198442.html

http://www.legrandsoir.info/libye-syrie-certaines-parmi-les-methodes-colonisatrices-du-xxio-siecle.html

Partager cet article
Repost0
6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 10:44

Nicolas Sarkozy est en campagne électorale et tous les coups sont permis. « Frauder, que dis-je, voler la sécurité sociale, c’est trahir la confiance de tous les Français et c’est porter un coup terrible à la belle idée nécessaire de solidarité nationale », affirmait le président de la République lors d’un meeting qui s’est tenu en novembre à Bordeaux sur le thème de la lutte contre les fraudes sociales.

Comme il sait si bien y faire, l’UMP joue une stratégie de stigmatisation, distillant la suspicion et les appels à la délation, pour remobiliser son électorat et détourner l’attention des vrais sujets, bien plus brûlants. Marine Le Pen s’inscrit dans la même démarche, en dénonçant dans la foulée une « explosion de la fraude sociale liée à une explosion de l’immigration  ».

Pour justifier cette propagande démagogique, Sarkozy s’appuie sur un rapport remis en juin dernier par le député UMP Dominique Tian, membre de la Droite populaire. Tian soutient l’idée qu’il y aurait 20 milliards d’euros de fraudes sociales en France. Et comme en 2007, l’UMP martèle sur ce thème, laissant entendre que ce sont les chômeurs et les malades qui sont à l’origine de la fraude et en partie responsables de la dette de l’Etat.

Xavier Bertrand, ministre du Travail, s’est lancé dans la chasse aux fraudeurs. Il propose d’ajouter un quatrième jour de carence pour les arrêts maladie. Il prétend par ce biais faire économiser 200 millions d’euros à la Sécurité sociale, et ainsi « responsabiliser les assurés pour garantir un recours justifié aux arrêts de travail », laissant entendre que les travailleurs profiteraient des arrêts de travail. « Par souci d’équité », Bertrand annonce « l’institution d’un jour de carence dans les trois fonctions publiques ».

Mais tous ces chiffres avancés par le gouvernement tronquent sciemment la réalité. Selon la Cour des comptes, la fraude totale se situerait entre 10 et 15 milliards par an. De plus, l’administration n’aurait détecté que 458 millions d’euros de fraude en 2010. Mais surtout, ce que la droite se garde bien de dire, c’est que la vraie fraude se situe au niveau des employeurs, pour un montant variant de 8 à 15 milliards d’euros, selon les sources.

Selon la CFDT, les indemnités journalières pour arrêts maladie ne représentent que 2,5 % du budget de la Sécurité sociale. Et la majorité des arrêts maladie ne concernent que des travailleurs de plus de 50 ans qui souffrent de la pénibilité de leur travail. Parlons plutôt de tous ces travailleurs qui renoncent à des arrêts maladie, par peur d’éventuelles représailles, ou tout simplement parce qu’ils ne peuvent pas se permettre de perdre trois jours de salaire – les fameux jours de carence.

Sur la totalité des travailleurs, il existe bien sûr des fraudeurs, mais il faut relativiser le problème, surtout quand la droite se sert de chiffres fantaisistes. Selon la Caisse nationale des allocations familiales, l’escroquerie se monterait à 90 millions d’euros en 2010, soit 0,15% des 60 milliards d’euros de prestations versées aux allocataires.

La vérité, dont tout le monde se doute aujourd’hui, c’est que les fraudeurs sont le chiffon rouge agité pour justifier un nouveau coup porté à la protection sociale. Sarkozy est beaucoup moins volontariste pour lutter contre la fraude fiscale ou les affaires financières qui font subir d’importantes pertes à l’Etat. Mais sans doute que le président, dont ses amis sont mouillés dans les affaires, préfère épargner ces derniers pour qu’ils continuent à financer l’UMP et sa campagne présidentielle.

Hubert Prévaud (PCF Toulouse)

http://www.lariposte.com/fraudeurs-la-droite-en-pleine,1739.html

Partager cet article
Repost0
31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 10:17

Madame, Monsieur,

Dans tout manuel scolaire et économique, prenant souvent la roue comme exemple, l’invention de la machine par l’homme répond à deux objectifs précis : d’une part, augmenter la productivité ; d’autre part, libérer l’homme du travail. Ce postulat de base est toujours en vigueur de nos jours, même si le périmètre a bien changé : alors qu’il a fallu des millénaires pour inventer la roue, aujourd’hui, ce sont des dizaines de milliers d’inventions qui sont déposées, chaque année, à l’Office européen des brevets, autrement dit, des millions à travers le monde. C’est ce que l’on appelle communément la courbe exponentielle du progrès.

Ce dernier semble du reste bien répondre aux objectifs définis pour la machine : augmenter la productivité, libérer l’homme du travail. Les stocks en tous genres, les entrepôts, regorgeant de marchandises, sont là pour rappeler que nous sommes, au moins dans l’hémisphère nord, bien plus près de la surproduction que de la production. Sur l’autre point, l’univers informatique, qui s’impose chaque jour davantage, facilite incontestablement la tâche, mais supprime des pans entiers d’activités. Là où 3 000 ouvrières produisaient 1 000 000 de pull-over par an, 30 assurent aujourd’hui la même production. On pourrait citer ici des milliers d’exemples. L’explosion de la robotique, l’intrusion massive de la nanotechnologie et de la domotique, génèrent des migrations technologiques gigantesques, mais également des suppressions massives, violentes, incompréhensibles, en termes d’emploi. Une nouvelle société émerge. Plus de machines, moins d’emploi ! Plus de temps libre, moins de travail ! La mondialisation en cours, qui délocalise les productions dans d’autres lieux de profits, amplifie ce qui devient une évidence : le travail se raréfie. On s’angoisse, on crie au scandale, mais n’est-ce pas l’objectif initial voulu : libérer l’homme du travail ?

Cela n’empêche nullement le monde politique de prêcher, à chaque élection, pour le sacro saint plein emploi. Le travail est un droit constitutionnel. A l’entendre, la courbe de la consommation, inversement proportionnelle à celle du chômage, qui suit celle de la croissance, grâce à une inflation bien maîtrisée, est la clé de notre avenir, même en mettant à mal notre cadre de vie, en pillant les ressources naturelles, en affamant des milliards d’individus. En réalité, le monde politique ne maîtrise rien, n’a aucune stratégie, et a pour seul horizon une gestion au jour le jour de nos existences. Il propose, des leurres, du vent, quand les banques et les financiers imposent la glorification de l’argent roi, l’individualisation à outrance, le profit immédiat à tout prix…

Le travail se raréfie et le plein emploi est une utopie. Devant cette évidence, dans le nouveau paysage que le libéralisme ambiant martèle, nous assistons, non pas au partage du travail, mais à sa précarisation. Ces mêmes banquiers, financiers et patronat souverains, régentent désormais sur nos vies, se targuant aujourd’hui, devant l’échec affiché des politiques, de prendre les choses en mains, reléguant nos élus au rôle de simples spectateurs. La démocratie n’est plus qu’un paravent, un prétexte. Les uns comme les autres ne répondent cependant pas à une simple question de fond : pourquoi, si la machine libère effectivement l’homme du travail, ne pas accepter cette réalité ? La liberté serait-elle devenue un fardeau ? Pourquoi, si la machine nous libère, ne devrions-nous pas nous réjouir ? N’est-ce pas l’objectif initial dévolu à celle-ci ? Alors ?

Bien simplement parce que nous sommes tous les enfants de sociétés qui font du travail du pauvre la condition nécessaire pour asseoir les privilèges des castes dirigeantes. Nous sommes persuadés que la base de notre vie est un échange, avec la nécessité d’un patron ou d’une structure pour nous verser un salaire décent. Le travail est obligatoire. Dès notre plus jeune âge, nous sommes formatés dans cette vision des choses. Nous avons construit notre histoire sur ce principe. Pour les sphères dirigeantes, le travail n’est pas une finalité, mais un moyen pour tenir les masses à disposition. Le chômage est comme un bâton virtuel que l’on agite. Toute économie libérale, pour un bon développement, le bien être de l’actionnaire, doit maintenir un chômage entre 8 et 10%. C’est un chiffre défini. C’est celui qui met la « bonne pression » sur le salarié… Nous maintenons l’illusion du plein emploi par une série de mesures très douteuses : statistiques, radiations, obligations, déréglementations. C’est un colossal pas en arrière. Quelle différence entre ces mineurs, ces petites mains de nos grands-mères et une désosseuse d’abattoir, un pupitreur ou l’enfer d’un centre d’appels ? Les acteurs sont les mêmes, seul le décor a changé.

Dans un tel contexte de peur, d’individualisation, de recul social, ne plus avoir à travailler dans ce cadre fait peur… Occultant le rôle fondamental de la machine et du progrès inhérent à celle-ci, nous admettons cette certitude du travail alors que personne ne peut basiquement répondre de manière précise à savoir si la nature de l’homme est de travailler ou pas. Avons-nous de la fourmi ou de l’abeille ou sommes-nous comme le lion ou l’ours ?

La machine, sous quelle que forme que ce soit, en libérant l’homme du travail, fait du plein emploi une utopie. C’est une réalité incontournable et tous les discours n’y changeront rien. Une fois le nouvel ordre mondial mis en place, une fois l’économie planétaire établie, la machine prenant partout possession de l’espace, il y aura de moins en moins d’emplois. Les restructurations et les délocalisations en cours sont trompeuses. Elles créent une multitude d’activités, d’entreprises générant de nouveaux emplois, mais, tout en étant très versatiles, instables, souvent ultra libérales, supprimant des secteurs couvrant des centaines de milliers de salariés. Ce que nous observons aujourd’hui dans les sociétés modernes, trouvera inéluctablement une confirmation dans les pays émergents ou en développement. C’est le sens de l’Histoire, le sens du progrès, encore une fois, l’objectif de la machine. Loin de s’inquiéter, il faudrait s’en réjouir.

Oui, loin d’être un handicap, cette situation, si nous apprenons à la maîtriser, est une opportunité à saisir pour nos sociétés. C’est une simple vue de l’esprit. Il ne faut plus considérer une vie à partir d’un travail, mais prendre son existence à partir d’un projet de vie, des taxations sur les machines, la finance, et les bénéfices outranciers des multinationales assurant le financement de l’ensemble. On répondra que c’est une utopie. C’est faux. Il n’y a jamais eu autant de richesses. L’instauration d’un revenu minimum de vie deviendra vite, une fois la globalisation économique en place, une évidence, chez nous, mais aussi, bientôt, dans le monde.

L’utopie du plein emploi nous emmène vers le principe des projets de vie. Grâce à la machine, l’homme libéré de demain sera le moteur de son existence, en définissant lui-même son projet de vie, qu’il aura longuement mûri dans une scolarité, non plus basée sur la peur et la nécessité de trouver une place économique, mais sur un éveil et des choix personnels pour se positionner librement dans la société. Accompagner la vieillesse de l’autre, préserver le cadre naturel, soutenir le développement de l’hémisphère sud, combattre les isolements, œuvrer pour la culture ou la création artistique... Autant de projets de vies qui auraient un autre sens que d’enrichir une poignée d’hommes au détriment de l’espèce humaine et notre espace vital...

L’invention de la machine par l’homme répond à deux objectifs précis : d’une part, augmenter la productivité ; d’autre part, libérer l’homme du travail. Loin d’être un handicap, c’est une chance à saisir, encore faut-il en avoir les moyens et cela, on s’en garde bien de les donner. Sans doute faudra-t-il les prendre. Quand et comment ? C’est là toute la question… Nous sommes à la croisée des chemins… Et vous, dans tout cela ?

Très respectueusement,

Ollivier RUCA

http://www.legrandsoir.info/presidentielles-2012-lettre-ouverte-aux-candidats-l-utopie-du-plein-emploi.html

Partager cet article
Repost0
27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 14:01

Soldes monstres sur la valeur travail : Offrez-vous un allocataire RSA pour 50 euros par mois ! Le Medef, syndicat des gros patrons de France, l’a rêvé. Sarkozy (représentant à temps complet du Medef) l’a fait. A sa manière, il "encourage la valeur travail". Ca prend la forme d’une gigantesque braderie :

Il est désormais possible de "s’offrir" un travailleur français pour... 50 euros par mois ! Ceci pour une embauche de sept heures par semaine, dans le cadre d’un CUI-CAE. En effet, avec toutes les exonérations de cotisations et les aides, ça ne coutera que 50 euros par mois à la structure publique ou associative, dans les onze "département-tests" qui osent mettre en place cette humiliation.

Le salarié, lui, touchera 170 euros par mois. Tant qu’il gardera sa patience. Un jour peut-être le salarié à 7 heures par semaine en aura marre d’être patient, marre de passer de structure d’insertion à l’interim d’insertion, de temps partiel subi au CDD court, de petit boulot en petit boulot. De salaires de misère... A salaires de misère.

Et alors il réclamera son dû, c’est à dire un emploi décent à salaire décent. La vraie valeur du travail, n’est-elle pas celle qu’on veut bien lui donner ?

Alors, quelle valeur donner au travail ? Celle donnée par la bande du Fouquets ? :

La valeur pour les actionnaires, le travail en miettes pour le peuple ?

Ca fait quarante ans que ça dure : Les patrons veulent un monde où les travailleurs seraient toujours moins payé, pour augmenter la plus-value versée aux actionnaires. Ce qui implique de s’attaquer au SMIC, aux conventions collectives, aux accords de branches, et aussi... Aux cotisations sociales payées par les patrons.

Une autre stratégie patronale consiste à établir comme NORME le recours au temps partiel subi. Il serait donc, selon le Medef et ses laquais du gouvernement, NORMAL de travailler pour un demi-smic, un tiers de smic, ou, encore mieux : 7 heures par semaine.

L’argent de la fraude fiscale, l’argent des exonérations et aides de toutes sortes, permettrait de renflouer toutes les caisses de sécurité sociale, et de relancer l’emploi en France. Sarko et ses tueurs préfèrent s’en prendre à des proies plus faciles dans l’opinion publique. Les immigrés, les roms, les fonctionnaires, les chômeurs, les allocataires du RSA d’être des fraudeurs, des feignants, des parasites.

L’aubaine est fabuleuse pour le Medef : Les patrons peuvent continuer à mettre la pression sur les travailleurs en poste qui ont peur de se retrouver au Pôle emploi. Les salaires stagnent, les conditions de travail se durcissent. Certains font faire des heures supplémentaires pas payées à leurs salariés. La sécurité au travail diminue. L’évolution de carrière est de plus en plus aléatoire. Les syndicalistes, les fortes têtes, sont matées.

Conséquence : Ca paie de moins en moins de travailler ! Le problème de fond est le salaire des travailleurs. Il est plus que temps de redistribuer les richesses dans ce pays. Il est plus que temps que tous les travailleurs puissent vivre dignement de leur travail. Si les travailleurs étaient mieux payés, ils pourraient consommer plus, et donc relancer l’économie. Nous avons en France les moyens de payer tout le monde à 1700 euros bruts par mois. Mais pour ça il faudrait bloquer les hauts revenus à 30.000 brut par mois... Et la bande du Fouquets ne veut pas lâcher ses privilèges.

Quand allons-nous nous réveiller, et défendre, enfin, nos intérêts ?

Allocataires RSA, salariés privés d’emploi indemnisés ou non, CDD, CDI, temps partiels : Nous sommes tous des travailleurs. Nous voulons tous EXISTER dans la société. Nous voulons une VRAIE place dans cette société.

Battons-nous, tous ensemble, pour un emploi décent, un salaire décent

Car nous le valons bien !

CGT chômeurs rebelles du Morbihan

Partager cet article
Repost0
26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 10:45

Une des contradictions du capitalisme, c’est la volonté de produire toujours plus pour augmenter les profits d’une part, et la limitation des débouchés d’autre part. La recherche du profit maximum conduit chaque capitaliste à payer le moins possible de salaires, et les travailleurs n’ont pas assez d’argent pour acheter ce qu’ils produisent. La production dépasse donc ce que l’on peut vendre. Contrairement aux sociétés dites « socialistes » où il y avait des files devant les magasins, il n’y a pas de files d’attente sous le capitalisme. Mais ce n’est pas le signe que les gens sont particulièrement riches, c’est parce que les gens sont trop pauvres pour tout acheter. Et dans les entrepôts, les poubelles regorgent de produits invendus …

Les niveaux des salaires, que le capitaliste trouve toujours trop élevés ne sont pas la cause de la crise, mais c’est bien le système capitaliste qui est responsable de la crise. Quel que soit le niveau des salaires, les capitalistes auront toujours tendance à produire plus, quelle qu’en soit les conséquences pour l’homme ou la planète, le gaspillage des ressources naturelles, ce n’est pas leur affaire ! En période de croissance, le capital engrange un maximum de profits et demande plus de travailleurs, mais immédiatement après, la recherche incessante des gains de productivité conduit inévitablement à des plans de licenciement. Ensuite, il fait pression sur les salaires, et il culpabilise les travailleurs sans emploi.

Le capital ne veut pas et ne peut pas garantir le plein emploi. Le chômage est une conséquence directe du capitalisme. D’une part, les chômeurs forment une armée de réserve pour les périodes de croissance éventuelle. D’autre part, le chômage pousse les travailleurs à accepter des conditions de travail plus dures pour un salaire moindre. Les détériorations des conditions de travail, entrainent de fait des difficultés d’alimentation, de logement et de santé. La paupérisation de la classe ouvrière n’est pas une fatalité, elle est la résultante du système économique.

Pour le capitaliste, il n’y a pas pire chose que les services publics et les biens communs. Que certains secteurs puissent échapper à la logique du marché et ne soient pas soumis à la concurrence est une chose qui les dérangent fortement, l’Etat devrait vendre tous les biens qu’il possède (à bas prix), afin que des entreprises se les approprient et les gèrent dans un but lucratif. Le capitaliste n’aura de cesse de lutter afin de faire sauter toutes les règles et les régulations qui se dressent sur le chemin de l’accumulation des profits.

Pour les capitalistes, les impôts, quand ils doivent exister, doivent être peu élevés. Les riches et les pauvres doivent être imposés au même taux fixe. Les entreprises doivent être libres de vendre leurs produits partout dans le monde, et les gouvernements ne devraient faire aucun effort pour protéger l’industrie ou la propriété locale. Tous les prix, y compris le prix du travail, devraient être déterminés par le marché. Il ne devrait pas y avoir de salaire minimum. Aucune contrainte ne devrait gêner le développement du capital. Chaque entreprise devrait pouvoir définir elle-même les règles et les conditions de travail à l’intérieur de ses établissements.

La loi fondamentale du capitalisme, c’est celle de la maximisation du profit. Alors que le but de l’activité économique devrait être la satisfaction des besoins matériels et culturels des travailleurs. Le travail disponible doit donc être réparti entre tous les ouvriers existants, et cette répartition doit donc déterminer la longueur de la semaine de travail. Il est grand temps de refonder un vrai code du travail et des conventions collectives contrôlées par les représentants du personnel et une grande inspection du travail. Ne laissons pas les profits faire la loi !

Robert GIL

Article publié sur Conscience Citoyenne Responsable

http://2ccr.unblog.fr/2012/01/25/contradictions-du-capitalis...

Partager cet article
Repost0
23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 14:04

Qui dirige l’Union Européenne ? Qui décide du sort de plus de 300 millions de jeunes, travailleurs, retraités et chômeurs ? On connait la réponse officielle : ce sont les peuples d’Europe eux-mêmes qui décident de leur destin. Comment ? A travers les mécanismes raffinés de la démocratie européenne, de son parlement élu et de ses institutions.

Ces derniers mois, cependant, le doute s’est installé – ou plutôt confirmé – dans l’esprit d’un nombre croissant de travailleurs européens. Depuis novembre 2011, la Grèce et l’Italie sont dirigées par des « gouvernements de technocrates » que personne n’a élus. Nul n’a d’ailleurs songé à demander leur avis aux peuples grec et italien.

Des journalistes ont évoqué des « coups d’Etat bancaires ». C’est exactement cela. Le nouveau chef du gouvernement italien, Mario Monti, a travaillé pendant six ans comme conseiller international de la puissante banque américaine Goldman Sachs. Quant à Lucas Papademos, le Premier ministre grec, il est l’ancien directeur de la banque centrale grecque. Et il connait bien Goldman Sachs, lui aussi, car elle l’a aidé à maquiller les déficits publics de la Grèce à la veille de son entrée dans la zone euro. Ainsi, nous avons deux banquiers à la tête de gouvernements qui travaillent pour le compte des grandes banques. On n’est jamais mieux servi que par soi-même !

La mission de Papademos et Monti est claire : infliger à la masse de la population une politique d’austérité draconienne. Les banques et les grands groupes financiers l’exigent. Ils menacent les Etats de faillite s’ils n’obtiennent pas satisfaction. Et qu’on ne leur parle pas d’élection ou de démocratie, dans l’immédiat. Nous verrons plus tard ! Van Rompuy, président du Conseil européen, l’a très clairement indiqué à propos de l’Italie, début novembre : « le pays a besoin de réformes, pas d’élections ».

Ils seront bien obligés d’organiser des élections, tôt ou tard. Mais en attendant, le fonctionnement normal de la démocratie parlementaire est suspendu. Ce fait mérite d’être médité par tous les travailleurs européens. Il illustre d’une façon flagrante une vérité que nous avons eu l’occasion de formuler à de nombreuses reprises, dans les pages de ce journal. Ceux qui tiennent les véritables rênes du pouvoir – en Grèce, en Italie comme dans le reste de l’Europe – ne siègent ni dans les parlements, ni même dans les cabinets ministériels ou les palais présidentiels. Ce sont les êtres gris et anonymes qui contrôlent les conseils d’administrations des grandes banques, des fonds d’investissements et des grandes multinationales.

Personne ne les a élus. La plupart sont inconnus du grand public. Mais leurs fortunes et leurs positions leur confèrent un pouvoir colossal. Ils ne tolèrent la démocratie parlementaire que dans la mesure où elle est compatible avec leurs intérêts fondamentaux. Bien sûr, ils trouvent et payent une légion de politiciens acquis à leur cause, la grande cause de la course aux profits. D’innombrables fils les relient à tous les niveaux de l’appareil d’Etat. Dans le Manifeste du Parti Communiste, Marx expliquait déjà que l’Etat moderne « n’est qu’un comité qui gère les affaires communes de la classe bourgeoise tout entière. » C’est mille fois plus vrai aujourd’hui qu’à l’époque du Manifeste.

En Grèce et en Italie, cette réalité apparaît de façon particulièrement brutale. Mais il en va exactement de même en France, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et dans toutes les « démocraties » capitalistes. La démocratie parlementaire a été vidée de toute la substance qu’elle a pu avoir par le passé. Ses formes extérieures demeurent, mais elles ne servent qu’à masquer la dictature des grands groupes capitalistes.

Bien sûr, le mouvement ouvrier doit défendre avec acharnement chacun de ses droits dém ocratiques. Malgré ses limites, sa décadence et son hypocrisie, la démocratie bourgeoise offre le terrain le plus favorable au développement de la lutte des classes. Mais nous n’avons pas besoin de lui vouer un culte servile, à la façon des dirigeants réformistes. Leur attitude est d’ailleurs très significative. Ces grands admirateurs de la « démocratie » et de la « république » bourgeoises ne trouvent rien à redire lorsqu’une clique des banquiers menace de ruiner des Etats et impose ses hommes à la tête de gouvernements.

Les gouvernements italiens et grecs se présentent sous le drapeau de « l’unité nationale ». Ce slogan est complètement creux. Quel genre « d’unité » peut-il y avoir entre les riches et les pauvres, les exploiteurs et les exploités, le bourreau et sa victime ? Cette fiction ne durera pas longtemps. Les gouvernements « technocratiques » ne seront pas plus solides que les précédents. Ils seront même plus fragiles. Ils devront s’attaquer toujours plus sévèrement au niveau de vie de la masse de la population, qui ne restera pas passive. De nouvelles explosions sociales sont inévitables à court terme.

La presse capitaliste se félicite de l’apparente « résignation » des travailleurs italiens. Elle loue leur « réalisme ». Elle se réjouit également du « calme » qui semble être revenu en Grèce. On se rassure comme on peut ! Cela fait penser à l’homme qui, chutant d’un gratte-ciel, se répète : « jusqu’ici tout va bien ». En réalité, toute stabilité politique et sociale durable est exclue, dans les années à venir, et pas seulement en Grèce ou en Italie. C’est vrai dans toute l’Europe – et au-delà. L’humeur et la combativité des masses connaîtront des oscillations soudaines et violentes. Dans l’action, elles prendront conscience de leur force collective colossale – une force que rien au monde ne saurait arrêter.

http://www.lariposte.com/la-dictature-des-banquiers,1733.html

Partager cet article
Repost0