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Faurecia Beaulieu Structures

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 09:39

Sans réaction populaire après les élections …

Plus d’austérité pour les  moutons,

encore plus de profits pour les chacals !!!

 

 

Changer pour que rien ne change ?

 

Après le grand cirque électoral qu’on nous impose, les choses peuvent-elles réellement changer ? De moins en moins de personnes en sont convaincues. Les dés sont pipés. Les alternances en Espagne, en Italie, en Grèce n’ont rien changé. Derrière la façade démocratique, la puissance de la finance règne en maître et tire les ficelles. Les médias tentent de façonner l’opinion en exhibant les deux seuls prétendants crédibles à leurs yeux, Sarko-Hollande pour que rien ne change. Leurs seules craintes c’est une abstention trop forte (30% ?), une colère qui décrédibiliserait la caste politicienne.

 

Certes, pour beaucoup d’entre nous, ce serait un grand soulagement de se débarrasser de Sarko, le Président omnipotent des riches, l’avocat des brasseurs d’affaires et des financiers du CAC 40, celui qui a tenté de faire croire

-          qu’en réduisant les impôts des plus riches on allait relancer l’économie capitaliste pour le bien de tous : bouclier fiscal = ½ milliard de moins dans les caisses de l’Etat – niche Copé = 22 milliards d’euros de moins rien qu’entre 2007 et 2009, etc.

-          qu’en baissant les cotisations patronales, les ouvriers gagneraient plus en faisant des heures supplémentaires : « travailler plus pour gagner plus » ! Certains y ont cru… En fait, le chômage et la précarité ont explosé ainsi que l’austérité, mettant en cause les droits à une retraite digne, à la santé, à la sécurité de l’emploi

 

Certes, on ne regrettera pas Sarko, le démago, le nabot à talonnettes

-          celui qui a le culot d’annoncer tout et son contraire, de piétiner le référendum contre le TCE et d’appeler à un référendum contre les chômeurs !

-          celui qui clame : « les caisses sont vides » et qui renfloue les banquiers,

-          celui qui a porté l’endettement de l’Etat à 1 740 milliards d’euros, l’homme du CAC 40 et du Fouquet’s

 

Certes, même si les jeux ne sont pas faits, derrière la caste des politiciens de rechange, la classe dirigeante, celle de la finance et des rentiers du capital, veille au grain et il n’est pas certain qu’elle veuille confier à un « capitaine de pédalos », la direction de ses affaires. Car Sarko a au moins l’avantage, à leurs yeux,

- de savoir diviser, opposer les travailleurs entre eux : les sans emploi contre ceux qui en ont, les étrangers contre les français, les salariés du privé contre les fonctionnaires, les « bronzés » contre les « blancs », les jeunes contre les vieux

- d’agiter les peurs et de surfer sur tous les faits divers pour exacerber le racisme, la xénophobie et l’islamophobie.

 

Mais, ça marche de moins en moins. Les préoccupations des classes populaires pour elles et leurs enfants, ce sont l’emploi, de meilleurs salaires, bref, la possibilité de vivre décemment… le contraire de ce que les eurocrates nous préparent. Mais beaucoup d’entre nous sont désabusés.

 

Après les élections, la stratégie du choc

 

La subordination des castes dirigeantes au capitalisme allemand et à la Troïka (commission européenne, FMI, BCE) ne signifie pas autre chose que la volonté de faire payer la crise aux classes populaires.

 

Qui paiera les 1 000 milliards prêtés par la BCE, à 1 %, aux banques privées pour se renflouer qui prêtent ensuite, à des taux exorbitants, aux Etats endettés (14 % pour le Portugal) ?

 

Qui paiera le rachat par la Banque Centrale Européenne des emprunts des banques privées, des assurances et des fonds spéculatifs souscrits par l’Etat grec ?                                                                                                                             …/…

Après la Grèce, l’Espagne, le Portugal, l’Italie,

la France d’après les élections sera sur la sellette pour nous faire rendre gorge.

 

Compétitivité ? = diminution des salaires, des prestations sociales et privatisation des services publics pour que la production soit concurrentielle vis-à-vis de la Chine, de l’Inde et des pays de l’Est

 

Flexibilité ? = travailleurs privés de droits, jetables, et en « capacité » d’accepter comme en Allemagne, des jobs à 2€/heure, entreprises qui délocalisent plus facilement, unités de production qui ferment rapidement comme à Florange, une Europe sans frontières, sans protection où le capital règne en maître.

 

C’est à cette stratégie du choc qui prétend nous enfermer dans la résignation,

 que les « chacals » nous promettent, qu’il faut nous préparer

 

Mario Draghi, Président de la BCE, l’ancien Vice-Pt de la Goldman Sachs, qui a maquillé la dette grecque et empoché de faramineuses commissions pour son savoir-faire d’escroc de haut vol, vient de le confirmer  sans détours :« Il faut réduire les impôts et la dépense publique, libéraliser les services et réformer le marché du travail » donc privatiser les secteurs rentables pour le capital et précariser les travailleurs.

 

Ce n’est pas le travail qui coûte cher, c’est le capital

 

Ce qu’ils veulent accélérer c’est l’austérité et la régression sociale pour les travailleurs et l’enrichissement sans fin pour les rentiers. Les inégalités explosent, la pauvreté s’étend à toutes les couches de la société, sauf à ceux qui prétendent gagner 400 à 500 fois et plus que le SMIC… C’est à la bancocratie, aux spéculateurs, aux paradis fiscaux et à cette noblesse d’Etat qu’il faut s’attaquer. Qui le peut ? Les socio-libéraux du Parti Solférino (PS) ? 

- qui, en 1983, ont ouvert la voie à la domination du capital financier ?

- qui, en 1997 sous Jospin, contrairement à leurs promesses, ont signé le pacte dit de stabilité (traité d’Amsterdam) gelant les augmentations des salaires ?

- qui, avec DSK, ce sinistre personnage, ont autorisé stock options et parachutes dorés pour les grands patrons ?

- qui ont soutenu les traités de Maastricht et de Lisbonne ?

- qui se sont soumis à la puissance états-unienne, en approuvant la réintégration dans l’OTAN ?

 

Peut-on les croire, Sarko et Hollande, l’un affirmant « J’ai changé », et l’autre « J’ai maigri, je ne suis plus le même » ? A quel régime veulent-ils nous soumettre ?

 

S’attaquer au capital, seuls les peuples peuvent le faire. Subir ou réagir.

Ce sont les peuples qui font leur histoire, soit en acceptant la domination qu’ils subissent, soit en s’organisant de manière autonome, en comptant sur leurs propres forces. Déjà, des voix indignées s’élèvent, les mobilisations en Grèce, en Espagne, au Portugal ouvrent la voie.

 

 

La solution c’est nous, le problème c’est eux

 

Aucune illusion !

Une société de justice sociale, d’émancipation des travailleurs

ne nous sera pas offerte par quelque sauveur suprême !

 

Il faut en finir avec ce système de monarchie pseudo-parlementaire

derrière lequel se cache la domination du capitalisme financiarisé

 

Unité populaire dans l’action contre tous les faux prophètes  et contre tous les manipulateurs, en nous auto-organisant dès aujourd’hui

 

Rejoignez les Amis de l’émancipation Sociale, rouges de colère car les classes populaires ne doivent pas payer la crise du capitalisme. Contacts 03 84 30 21 06 ou 06 62 41 03 28

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 14:40

Après les 5 ministres qui cumulaient leur indemnité ministérielle de 14 000 € mensuels avec leurs pensions de retraite, aujourd’hui le magazine Marianne révèle que Maurice Lévy - le patron de Publicis qui va empocher en 2012 un bonus
de 16 millions d’euros - touche aussi une retraite d’au moins 8 000 € par mois !

Cette dérégulation du cumul emploi retraite a été légalisée depuis janvier 2009 par la volonté de Nicolas Sarkozy
et des députés UMP. Elle contribue à plomber les comptes des régimes de retraite. Elle est irresponsable dans une
période où des millions de chômeurs, et de jeunes en fin d’études, attendent désespérément que des postes se libèrent.

Pour alerter les citoyens et pousser les responsables politiques et syndicaux à mettre fin à cette aberration,

Signez la pétition "Le cumul emploi retraite doit de nouveau être encadré"
sur
http://www.retraites-enjeux-debats.org/spip.php?article809

andré martin – animateur du site http://www.retraites-enjeux-debats.org/

Pour inviter vos amis à la signer aussi, il vous suffit de leur re-transmettre ce mail

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 12:05

tele manipulationL’autre jour, monsieur Sarkozy a rapproché ce qu’on appelle désormais « l’affaire Merah » des évènements du 11 septembre 2001. Certains se sont bien sûr insurgés contre cet amalgame récupérateur, mais c’est négliger la finesse de celui qui le prononce : car si les deux évènements n’ont en apparence aucun lien direct, leur utilisation électoraliste et leurs conséquences ne sont pas si éloignées.

 

En effet, c’est depuis le 11 septembre qu’a été révélée au monde la nouvelle croisade des occidentaux qui, comme il y a plusieurs centaines d’années déjà, a permis d’exploiter les ressources et les hommes pour entretenir la « croissance » des monarchies d’alors, ou pour « lutter contre la crise » de l’époque. Car le 11 septembre est arrivé à un moment « propice » de l’Histoire, c’est-à-dire au moment même où la puissance des pays occidentaux était remise en cause par l’émergence de ceux qu’on appelait encore « pays en voie de développement ». Ce retournement du capitalisme, conséquence logique d’une course à la rentabilité à travers une mondialisation incontrôlable, a atteint les limites de l’idéologie de ce système et a contraint les dirigeants occidentaux à rechercher d’autres justifications de leur domination : les différences de valeur des « civilisations ». Et le 11 septembre est le point d’appui qui a servi au basculement de l’idéologie capitaliste à celle du « post-capitalisme », c’est-à-dire le retour à l’obscurantisme.

 

Puisque les règles du capitalisme ne suffisaient plus à asseoir l’hégémonie occidentale ni à justifier les injustices propre à ce système, il leur fallait trouver un autre moyen que celui économique pour continuer à dominer le monde. Et face à une contestation populaire qui s’exprime désormais internationalement pour lutter contre des injustices devenues flagrantes, les dirigeants lui opposent une vision autoritaire qui ne peut être acceptable que si un « ennemi » assez fort et assez diffus lui permet de le justifier. Cet ennemi, c’est la religion, l’Islam. Devenu par amalgames successifs islamisme puis terrorisme, cette religion est le truchement qui permet de rassembler dans un même terme tous les contestataires que l’on désire y mettre. Il permet d’introduire la civilisation dans les causes de l’état de délabrement du monde actuel, de diviser et d’opposer les peuples, de stigmatiser des boucs-émissaires, de faire accepter des mesures liberticides, d’installer la peur et la haine entre les hommes. En distinguant l’Islam des autres religions, les gouvernants occidentaux sont parvenus ainsi à établir les bases d’un nouveau régime sécuritaire fondé sur le repli sur soi, la fermeture des frontières, la peur de l’étranger, la suspicion et la haine.

 

La propagande qui s’est installée depuis le 11 septembre avec la prétendue volonté des musulmans (à travers ces amalgames) de détruire la « civilisation occidentale » a réussi à scinder le monde en deux entités ennemies, le « bien » contre le « mal », en confondant tour à tour la civilisation et la race, la culture et l’origine ethnique ou géographique, la religion et la politique. Elle a établi que même athée en France nous provenions tout de même d’une civilisation « judéo-chrétienne » (bien que nos ancêtres aient été pour la plupart païens), et qu’il fallait lutter contre celles des musulmans qui y serait opposée (ce qui est historiquement faux). Et elle a surtout permis le Patriot Act, Guantanamo, les invasions afghane et irakienne, prépare celles de l’Iran et la Syrie. Et ce que le 11 septembre a autorisé aux Etats-Unis, on veut nous le faire subir en France à l’occasion de drames comme celui de Toulouse. Car au-delà des élections présidentielles il y a le choc des civilisations. Pour quoi ?

 

Pour terroriser non pas les terroristes mais les peuples, pour bloquer et empêcher toute révolte, tout changement de système qui proviendrait de ceux qui commencent à comprendre qu’ils ont été bernés depuis trop longtemps, que le système est truqué et que le capitalisme ne favorise pas les meilleurs mais les plus forts… Cette terreur qui se propage provient en réalité des dirigeants occidentaux, qui ont profité des terroristes pour créer une tension, des conflits, de la peur et de la haine entre les peuples. Elle crée les conditions favorables à la mise en place effective d’une structure internationale et organisée du terrorisme, seul ennemi capable de justifier des attaques « préventives » et les sacrifices exigés en retour de ces mêmes peuples à qui on a fait peur, tout en leur permettant de créer une sorte de « nouvelle définition » du terrorisme susceptible d’englober n’importe quel opposant au système qui se met en place, qu’il soit musulman ou pas.

 

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 10:04

Depuis des années, malgré les diminutions régulières des dépenses publiques, les suppressions de postes dans la fonction publique et les privatisations, le déficit budgétaire s’amplifie sans cesse. En fait, ce déficit s’accroit au rythme des baisses d’impôts successives accordées à ceux qui pourraient pourtant facilement s’en acquitter !

De cette manière on reproduit en permanence le mythe d’un Etat trop dépensier, puisque le déficit perdure. Ce qui permet de motiver à nouveau la pression sur les dépenses publiques, suivies immédiatement d’une nouvelle réduction d’impôts, c’est une spirale sans fin.

Ajoutons qu’idéologiquement, il existe en France une aversion populaire à l’égard de l’impôt qui saigne le peuple : la taille, la dîme, la gabelle… La classe dirigeante s’appuie habilement sur cette aversion populaire pour véhiculer sa propre haine envers l’impôt. Les économistes et idéologues libéraux y vont de leurs couplets : trop d’impôts tuent l’impôt, la fiscalité décourage l’initiative privée… Alors que la réalité est exactement l’inverse : la baisse des impôts tue la croissance à cause de la diminution des dépenses publiques qui jouent un rôle essentiel sur l’activité économique.

Cette haine de l’impôt permet de justifier les privatisations, le service public est toujours présenté comme improductif et comme quelque chose qui coûte de l’argent. Mais une fois privatisé, ce service, comme par enchantement, est créateur de richesse. Cette vision est une supercherie qui confond productif et lucratif ! Le secteur public n’est pas lucratif, mais il est productif de richesses et contributif de croissance économique tout comme le secteur privé. Evidement ceux qui s’achètent des services privés comme dans l’éducation ou la santé, sont moins enclins à payer des impôts, c’est ainsi que la marchandisation de la société s’installe.

Les baisses massives d’impôt pour les plus riches font que ceux-ci ont de plus en plus d’argent et l’Etat de moins en moins. Donc l’Etat faute de recettes est obligé de recourir à l’emprunt, et à qui emprunte t-il ? Il emprunte à ceux à qui il a fait des cadeaux et qui ont donc de l’argent disponible. Le déficit public remplit une autre fonction : elle nourrit grassement la classe des créanciers de l’Etat ! Cette petite classe de profiteurs cherche à gagner de l’argent sans avoir à s’occuper de produire ou d’investir. Il s’agit ici d’un capitalisme de rente.

C’est pour cette raison que la dette publique n’est pas prête à s’éteindre : c’est un bon placement, lucratif et sans risque. Ce que l’Etat ne prend plus sous forme d’impôts aux plus riches, il doit le leur emprunter ; ces cadeaux fiscaux sont ensuite recyclés en investissement dans l’acquisition de titres de la dette publique (bons du trésor et obligations d’Etat).

Ce sont donc les enfants des créanciers qui hériteront des créances et se feront rembourser, avec intérêts, par les enfants des débiteurs. Ces intérêts viennent grever les dépenses publiques et accroissent le déficit budgétaire, car le payement de ce que l’on appelle les intérêts de la dette coûte cher. D’où la nécessité d’emprunter à nouveau pour payer les intérêts, d’où nouveau déficit et nouvelles dettes. La dette nourrit les intérêts, qui alourdissent la dette. La boucle est bouclée !

Ce phénomène est d’autant plus scandaleux que les créanciers justifient la hausse du taux d’intérêt par le prétendu risque encouru. Or dans le même temps ils demandent aux Etats les plus riches, à l’Europe et au FMI de cautionner et de garantir ces prêts afin de supprimer les risques.

« L’impôt est une contribution commune, également répartie entre les citoyens en raison de leurs facultés » déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789.

Par Conscience Citoyenne Responsable d’apres un document du CIDECOS

http://2ccr.unblog.fr/2012/03/21/vive-limpot/

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 18:02

Depuis 30 ans nous avons baissé les cotisations patronales des entreprises pour lutter contre le chômage et être compétitif, sans dire que ce qui coûtent cher au travail, ce n’est pas le prix de la main d’œuvre, mais c’est ce que le capital prend au travail. Conséquence le chômage n’a cessé de progresser !

Depuis 30 ans, dans notre société individualiste et divisée, une véritable propagande anti fonctionnaires a favorisé le démantèlement de la fonction publique au bénéfice de groupes privés, en augmentant les déficits publics au détriment de la population. Conséquence, lorsque tout sera privatisé, nous serons privés de tout !

Il faut se rendre à l’évidence, nous faisons fausse route ! Plutôt que de continuer à distribuer de l’argent à des entreprises qui licencient et délocalisent, aidons les salariés qui le désirent à reprendre leur outil de travail en autogestion. Instaurons une échelle des salaires décente. Ne laissons pas des sociétés devenir plus riches que les Etats, car c’est la porte ouverte à la corruption, et les gouvernements deviennent leurs vassaux. Notre président est le fondé de pouvoir des multinationales, il est loin d’être le président de tous les français !

Nous ne pouvons pas continuer à transférer la richesse de la nation à ceux qui sont au sommet de la pyramide économique (ce que nous avons fait depuis environ trente ans) tout en espérant qu’un jour, peut-être, les avantages de ce transfert se manifesteront sous la forme d’emplois stables et d’une amélioration des conditions de vie de millions de familles qui luttent pour y arriver chaque jour.

Cet argent n’atteindra jamais le bas de la pyramide. Nous sommes fous de continuer à y croire. Il faut instaurer des règles, le capitalisme prospère sur l’absence de règles. En 30 ans ce sont 10% du PIB qui sont passés de la poche des salariés à celle des actionnaires : c’est à dire prés de 200 milliards d’euros par an qui sont détournés dans les poches de ceux qui ne travaillent pas au détriment de la France qui se lève tôt.

Ces personnes tirent leurs revenus de notre exploitation et leur pouvoir de notre crédulité et de notre soumission. Cet argent disparaît dans des montages financiers complexes, il sert à la spéculation financière et alimente les paradis fiscaux. Seule une partie minime est réinjectée dans le circuit. Quand on a la possibilité de s’acheter une Ferrari tous les jours et une maison toutes les semaines, et que l’on en veut toujours plus, ce n’est pas seulement un problème de salaire, c’est aussi un problème de santé mentale.

Ne plus écouter le discourt archaïque de la droite patronale qui a toujours pleuré dans le gilet de l’État lorsqu’il a fallu qu’elle cède une partie de l’argent et du pouvoir qu’elle a escroqués aux citoyens comme en 36. Elle nous dit que ce n’est pas possible, que nous sommes des utopistes, que nous coulons le pays. Nous l’avons entendue avec les premiers congés payés, la semaine de 40 heures, … et déjà lorsqu’au début du 20ème siècle les ouvriers réclamaient des augmentations de salaires et des réductions du temps de travail, le patronat menaçait de délocaliser dans les« colonies » !!!

Devant des inégalités de plus en plus criantes, il devient urgent pour la classe capitaliste d’allumer des contre feux : détourner l’attention par la crise, la dette, la menace terroriste, etc.…Mais une des valeurs sûre c’est de faire battre les pauvres contre les plus pauvres, et malheureusement une partie de nos concitoyens résignés et abrutis par la propagande médiatique à la solde du pouvoir pensent trouver là une solution à ses problèmes.

http://2ccr.unblog.fr/2012/03/15/agir-ou-reagir/

Robert GIL

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 10:45

Le jeudi 1er mars, Nicolas Sarkozy annonçait sur France Inter que la direction d’ArcelorMittal, leader mondial de la sidérurgie, allait investir 17 millions d’euros dans le site lorrain de Florange, dont les deux hauts-fourneaux sont à l’arrêt depuis octobre 2011. Au terme d’une « longue réunion de travail avec Lakshmi Mittal », le PDG du groupe, ce dernier aurait accepté de débloquer cette somme « à la demande de l’Etat français » – comprenez : sur injonction de Nicolas Sarkozy. Et le président d’ajouter : «  Je vous rappelle que Florange, c’est 2 667 salariés dont 500 en situation de perdre leur emploi si le haut-fourneau ne repart pas ». Sarkozy prétend (à tort) qu’une partie des 17 millions d’euros sera mobilisée afin de relancer l’un des deux hauts-fourneaux.

Le cynisme de cet individu n’a décidément aucune limite. Sous son quinquennat, le pays a battu tous les records de fermetures, de plans sociaux et de délocalisations, notamment dans le secteur industriel. Jusqu’à très récemment, « l’Etat français » n’y trouvait rien à redire. Aucune « longue réunion » n’était organisée. Seule comptait la course aux profits. Lorsque les grands capitalistes jugeaient qu’une entreprise n’était pas assez rentable, même en soumettant ses salariés à une exploitation brutale, ils la fermaient comme une boite d’allumettes. Cette dure réalité du système capitaliste, Nicolas Sarkozy la trouve juste et bonne. Pendant cinq ans, il a tout fait pour accroître les profits des grands seigneurs de la finance et de l’industrie, au détriment du plus grand nombre.

Mais à la veille de l’élection présidentielle, il lui faut de nouveau se déguiser en héros des pauvres et des travailleurs. Le voilà donc embarqué dans une frénétique tournée des entreprises menacées – avec, chaque fois, l’annonce d’une « décision » qui « sauve des emplois ». Il cherche à tirer un bénéfice électoral de la casse industrielle, ce qui est bien dans sa mentalité de charognard. Lors de l’interview sur France Inter, il a tenu à dresser un premier bilan de son activisme industriel : « Ce sont des décisions concrètes, comme pour Petroplus, comme pour PhotoWatt, comme pour Lejaby [...], comme pour Alstom ».

« Ça c’est du concret », répète-t-il. Mais en réalité, il n’y a précisément rien de concret. Les travailleurs « sauvés » ne sont pas dupes, d’ailleurs. Dans une interview à L’Expansion, le délégué CFDT du site de Florange explique : « tout ça, c’est de la gesticulation politique pour tenir jusqu’à l’élection présidentielle ». Il ajoute : « La direction d’ArcelorMittal a tout de suite tempéré les propos [de Sarkozy], conditionnant l’éventuel redémarrage des hauts-fourneaux au deuxième semestre à la reprise économique. C’est ce qu’ils nous disent depuis six mois. […] Cet investissement de 17 millions d’euros sur Florange était déjà prévu de longue date par Mittal ». Ainsi, conformément à une méthode éprouvée, Sarkozy s’est encore attribué les mérites d’un « succès » auquel il n’a strictement pas contribué – et qui, en l’occurrence, n’en est même pas un.

Les salariés des entreprises concernées par l’interventionnisme de Sarkozy ont tout intérêt à rester mobilisés. Les grands patrons qui se prêtent à cette manœuvre le font sans doute avec l’espoir que l’actuel président de la République – qui les a tant choyés – sera réélu le 5 mai prochain. Mais une fois les élections passées, quel qu’en soit le résultat, ils n’hésiteront pas à rayer d’un trait de plume leurs engagements de la veille. On entendra à nouveau parler d’emplois menacés non seulement à Florange, mais aussi à Petroplus, Photowatt, Lejaby, Alstom et ailleurs. Avec la crise, la casse de l’industrie va se poursuivre, du moins tant que les capitalistes en conserveront le contrôle.

La Riposte

http://www.lariposte.com/le-heros-tardif-de-l-industrie,1758.html

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 16:06

L’austérité est là, les classes populaires, les précaires, les chômeurs, bref une nouvelle fois les plus modestes vont être touchés de plein fouet ! Et pourquoi est-ce toujours les mêmes qui doivent payer la note ? Et bien simplement parce qu’ils le méritent. Et oui, si l’on distribue les récompenses au mérite, et bien il en est certains qui méritent amplement ce qui leur arrive. Et je crois sincèrement qu’il mérite encore beaucoup plus ! Les prochains gouvernements vont le confirmer !

Demain ils iront grossir les rangs des travailleurs pauvres ou des SDF. Ils ne peuvent déjà plus se soigner correctement, se chauffer lorsqu’il fait froid, ils subissent l’augmentation du coût de la vie, et font face à l’incertitude de leur avenir et celui de leur enfants. Les classes populaires sont en difficulté, et ce n’est pas fini, le système les opprime et ils soutiennent le système, pour eux l’affaire est classée : il n’y a pas d’alternative ! Leur combattivité, ils la mettent au service de leur équipe de foot et leur agressivité contre celui qui aurait l’audace de rayer leur voiture. Leur frustration, ils la retournent envers d’autres pauvres. La jalousie et la bêtise sont leur pain quotidien, ils adulent les riches et méprisent les pauvres : c’est-à-dire qu’ils se méprisent eux même !

Lorsque l’on est incapable de se prendre en mains et que l’on se contente d’attendre le sauveur suprême, il ne faut pas venir se plaindre. Si l’on refuse de se battre, il ne faut pas être étonné d’avoir perdu avant de livrer bataille ! Prés de 50% n’iront pas voter et les autres voteront pour des professionnels de la politique, Sarko, Bayrou, Hollande ou Mélenchon ? A moins que ce ne soit pour Marine élevée depuis son plus jeune âge au biberon du Front National ! Si quelqu’un qui vient de leur milieu, leur propose d’essayer d’améliorer leur situation, les pauvres lui rient au nez : ce n’est pas possible, c’est comme ça, on ne peut pas faire autrement !

Les pauvres ne veulent pas s’occuper de politique et préfèrent que d’autres décident pour eux, très bien c’est ce qui se passe, et donc c’est ce qui leur convient. Mais alors pourquoi râlent-ils, tout est pour le mieux, non ? Pourtant ils ont été exploités par la droite, abandonnés par la gauche, mais ça ne fait rien ils sont contents ! Chacun a sa place, eux ils se contentent de survivre et de rentrer la tête dans les épaules, espérant une intervention divine !

Bouche bée devant l’écran plasma qu’ils ont acheté à crédit, ils écoutent le discours stéréotypé du candidat qui leur promet ce qu’il ne tiendra pas. Ils le savent, ils le connaissent, ils ont déjà voté pour lui dans le passé, mais ça ne fait rien, il passe bien a la télé et il a la prestance d’un président. N’est ce pas le plus important, dans notre société on juge une personne sur son apparence, pas sur ces actes ! Il y a toujours eu des pauvres, et des riches pour les faire travailler. Les pauvres essaient d’être aussi heureux qu’ils peuvent l’être, ou du moins le moins malheureux possible. Ils savent qu’ils ne méritent pas plus !

Ils ont horreur du changement et préfèrent voter pour ceux qui les exploitent, au moins ils savent où ils vont, l’incertitude leur fait peur. Cette peur de perdre le peu que l’on a, cette peur de se retrouver SDF, déjà qu’ils sont exclus de cette société d’abondance et de surconsommation, ils n’ont pas envie de descendre encore plus bas. Il faut faire attention et ne pas trop en demander, ailleurs il parait que c’est pire !

Les plus pauvres s’appliquent même l’autocensure : ils ne vont pas à une réunion syndicale pour ne pas déplaire à leur patron ou au petit chef qui les commande. Et encore plus fort, ils n’osent pas aller à une réunion politique car si le maire de la ville qui n’est pas du même bord l’apprend, ils ont peur que leur quartier ne soit laissé à l’abandon… On leur dit que s’il y a des riches, c’est qu’ils le méritent et donc partant de là, les pauvres méritent leur sort !

 

Yan HAMAR pour Conscience Citoyenne Responsable

http://2ccr.unblog.fr/2012/03/12/les-pauvres-meritent-leur-s...

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 15:48

Lors de ses vœux pour l’année 2012, Sarkozy a annoncé la mise en place de la « TVA sociale », la dernière réforme de son quinquennat, qui n’a de « sociale » que le nom. Le président sortant explique que « le financement de notre protection sociale ne peut plus reposer principalement sur le travail, si facilement délocalisable. Il faut alléger la pression sur le travail et faire contribuer financièrement les importations, qui font concurrence à nos produits avec de la main-d’œuvre à bon marché ». La TVA sociale permettrait donc de relancer la croissance, d’accroître la compétitivité des entreprises françaises, de résorber le chômage et de réindustrialiser le pays. Rien que ça ! Valérie Pécresse, la ministre du Budget, affirme même que cela permettra de créer jusqu’à 120 000 emplois, à moyen terme.

 

Adoptée le 16 février par l’Assemblée nationale pour être appliquée en novembre, cette mesure fera passer la TVA de 19,6 % à 21,2 % – et baissera en même temps les cotisations patronales d’un montant équivalent, soit environ 13,2 milliards d’euros par an. Par ce mécanisme, la droite espère en premier lieu baisser le coût du travail, pour que les entreprises nationales soient plus « compétitives ». Elle prétend que ces gains de compétitivité permettront de compenser la hausse de la TVA et d’éviter ainsi un effet inflationniste. Mieux, les entreprises auront plus de facilité à investir sur le territoire et y créeront donc des emplois. Bienvenue au Pays des Merveilles !

 

Mais comme le lapin blanc d’Alice, nous savons que la réalité est plus sombre : derrière les beaux discours de la droite se cache l’avarice des capitalistes. Alors que les prix des biens de grande consommation ont augmenté en moyenne de 4 % en un an, selon l’INSEE, peut-on sérieusement imaginer que les capitalistes vont baisser leurs prix et réduire leurs marges ? Ils nous diront qu’il faut attendre les effets de ces mesures, que le contexte économique ne s’y prête pas, etc. Selon le rapporteur PS du budget au Sénat, Nicole Bricq, la hausse de la TVA engendrera une augmentation immédiate des prix de 0,5 % à 0,7 % et débouchera sur la destruction de 120.000 emplois, du fait de la baisse de la consommation. Comme l’explique la sénatrice, « les allégements décidés par le gouvernement ciblent les salaires entre 1,6 et 2,1 SMIC, donc les travailleurs qualifiés. Les entreprises engagent ces travailleurs lorsqu’elles ont besoin de leur compétence. La question du coût est secondaire. Du coup, les allégements ont peu d’effet incitatif sur la décision d’embauche ». Comme La Riposte l’a souvent expliqué, un capitaliste n’embauche pas parce qu’il bénéficie d’incitations fiscales, mais parce qu’il a besoin de main-d’œuvre pour produire des biens ou des services qu’il pourra écouler sur le marché.

Le gouvernement explique que la baisse des cotisations patronales va concerner 80 % des salariés de l’industrie et 97 % des travailleurs du secteur agricole, ces deux secteurs étant les plus exposés à la concurrence internationale. Mais en réalité, la TVA sociale ne concernera l’industrie qu’à hauteur de 25 %. Sur les 13,2 milliards, 5,75 milliards bénéficieront aux secteurs du BTP, des services à la personne et à la grande distribution, secteurs peu concernés par la concurrence internationale et qui profitent déjà largement des allègements Fillon. Les banques auront aussi leur part avec 700 millions d’allègements fiscaux.

Vous l’aviez compris, Sarkozy fait un nouveau cadeau à ses amis capitalistes. La patronne du Medef, Laurence Parisot, n’a pas manqué de le saluer. Par la même occasion, alors que la part des cotisations sociales patronales n’a cessé de baisser depuis 25 ans – et que la part des dividendes est passée de 3,2 % à 8,5 % entre 1982 et 2007 –, le président sortant continue de faire porter le poids du financement de la protection sociale (ou plus exactement de la branche famille de la Sécurité sociale) sur les épaules des plus modestes, qui sont déjà les plus pénalisés par la TVA, cet impôt injuste et inéquitable.

http://www.lariposte.com/IMG/jpg/TVA-sociale.jpg

Hubert Prévaud (PCF Toulouse)
http://www.lariposte.com/la-tva-antisociale,1757.html
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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 08:53

Le Nigeria est le cinquième plus gros producteur de pétrole de l’OPEP. Son PIB est le deuxième plus important d’Afrique. Il exportait 34 milliards d’euros de pétrole en 2006. En avril de la même année, il devenait le premier pays africain à rembourser intégralement sa dette, estimée à 30 millions de dollars. Quel beau modèle de développement économique pour le FMI et la Banque Mondiale ! Il faut aussi préciser que 70 % de sa population vit sous le seuil de pauvreté, que 5,000 enfants de 1 à 5 ans meurent chaque année, que l’espérance de vie est de 45 ans ou encore qu’il produit moins de 3500 mégawatts d’électricité sur les 75 000 nécessaires. En 2012, le pays le plus peuplé d’Afrique possède à nouveau une dette de 37 millions de dollars. Cet endettement n’a en rien servi à développer les infrastructures routières, de santé, d’éducation... Moins de 6 % des clients des banques possèdent 88 % des dépôts et le revenu par habitant est plus bas que dans les années 60 ! Cet endettement n’a servi qu’à enrichir l’élite nigériane corrompue.

Mais ce n’était pas suffisant : début janvier, 3 semaines après une visite de Christine Lagarde, le gouvernement de Goodluck Jonathan – arrivé au pouvoir avec l’aide des puissances occidentales en 2010 – a supprimé la subvention au secteur pétrolier, faisant passer du jour au lendemain le prix à la pompe de 0,31 à 0,68 euro.

Ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase. La réaction ne s’est pas fait attendre. Dès le 3 janvier, des manifestations massives eurent lieu dans plusieurs villes du pays. Le 9 janvier, à l’appel des deux grandes confédérations syndicales, une grève générale illimitée débuta. 200 000 personnes manifestèrent à Lagos, la capitale économique. La grève générale fut suivie dans les 36 états du pays. Jour après jour, les manifestations étaient de plus en plus importantes. Après une semaine de grève, les dirigeants syndicaux ont signé avec le gouvernement un soi-disant compromis fixant le prix du pétrole à 0,47 cent d’euro le litre – ce qui représente encore une augmentation de plus de 50 % – et ont appelé à cesser la grève.

Nos camarades nigérians, réunis autour du journal The workers’alternative, nous font part d’un changement profond dans la mentalité des jeunes. Inspirés par les révolutions tunisiennes et égyptiennes, ils sont décidés à occuper les places et à ne plus se laisser diviser. En effet, depuis des années, les élites corrompues du Nigeria jouent sur l’opposition entre le nord musulman et le sud chrétien pour diviser le peuple. Mais lors de ces manifestations, dans de nombreuses villes du Nigeria, des chrétiens ont protégé des musulmans lors de leurs prières. Inversement, des musulmans ont monté la garde devant les églises pendant la messe (en particulier à Minna où la secte Boko Haram avait fait exploser une bombe à Noël, tuant de nombreux chrétiens).

Même si la victoire est très relative, plus rien ne sera comme avant. La conscience des Nigérians a fait un bond. Le peuple est entré dans l’arène politique. Il est déterminé à se faire entendre. Cette grande grève n’est que le début d’une intensification de la lutte des classes.

Le député travailliste britannique John Robertson, président d’une mission parlementaire sur la région, y a mené une visite en août 2005. Il expliquait : « Le peuple du delta sait que le pétrole génère une énorme richesse dont il ne profite pas. crée aussi des ressentiments, tant à l’égard des entreprises qui produisent cette richesse (principalement étrangères  : 40 % du pétrole nigérian est raffiné par la compagnie Shell) qu’à l’encontre des chefs de communauté, accusés de collusion avec celles-ci ». Et M. Robertson s’interrogeait : « Si une révolution survient au Nigeria, quelles en seront les conséquences pour l’Afrique ? » Une chose est sûre : tôt ou tard, une révolution éclatera au Nigeria. Si le peuple en sort victorieux et parvient à exproprier son élite corrompue et les vampires du FMI et de la Banque Mondiale, d’autres pays africains se soulèveront.

Romain Kosellek (PCF Paris 18e)

http://www.lariposte.com/greve-generale-historique-au,1754.html

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 11:49

En juin 2011, la CGT rendait publique une note confidentielle prouvant que la direction de PSA Peugeot Citroën veut réduire les effectifs du groupe en fermant l’usine d’Aulnay (3 300 postes). Les usines de Sevelnord (3 000 postes) et de Madrid (2 500 postes) sont également dans le collimateur. En y ajoutant la sous-traitance et les activités dépendantes, on peut estimer à 20 000 le nombre total d’emplois voués à être détruits.

Les « observateurs » économiques ne cessent de se lamenter sur la contraction du marché automobile européen. La « surcapacité » de l’industrie avoisine les 20 %. La direction de PSA déclarait en octobre : « la réduction des capacités est absolument inévitable ». Aujourd’hui, qui peut encore douter de son intention de fermer l’usine d’Aulnay – entre autres – d’ici 2014 ? Pas la bourse en tout cas. Avec, de plus, l’annonce d’une alliance PSA/General Motors, on assiste à un envol spectaculaire du cours de l’action PSA.

Face à la crise actuelle, le groupe PSA, comme tous les grands groupes capitalistes, ne peut envisager une perte de profit de ses actionnaires. Et les milliards de trésorerie produits par le travail des salariés ne suffisent pas, ni les prêts publics à taux réduit, le crédit impôt recherche, les dégrèvements fiscaux, les allègements de cotisations sociales, la prime à la casse, etc. Le vrai moyen de sauvegarder les profits, voire de les faire rebondir, c’est de jouer sur la variable classique d’ajustement. Leur problème sera résolu en augmentant une charge de travail toujours plus flexible pour un nombre de travailleurs toujours plus réduit.

C’est ainsi qu’en transférant toute la production sur les usines de Poissy et de Mulhouse et en y imposant le travail de nuit ou de week-end, le site d’Aulnay peut fermer en janvier 2014.

Désamorcer la crise et obtenir les bonnes grâces de certains syndicats, c’est le jeu habituel des directions d’entreprises. Elles entretiennent sciemment le doute sur l’avenir et font croire que tout repose sur la négociation. Mais comme leur responsable CGT Jean-Pierre Mercier, la majorité des 3 300 salariés d’Aulnay sont convaincus que la direction de PSA veut fermer l’usine. Et ils ont bien l’intention de livrer bataille pour que cela n’arrive pas.

Lors de la manifestation du 18 février, 2 000 personnes étaient dans la rue à Aulnay. Les salariés de PSA, nombreux, avec les syndicats. La CGT 93 et ses Unions Locales avaient largement mobilisé. Des délégations CGT des usines du groupe (Sochaux, St-Ouen, Poissy, Rennes, Melun) et des usines Renault Flins et Cléon étaient également présentes. La manifestation était très combative avec des mots d’ordre contre la fermeture, bien sûr, et d’autres soulignant les énormes bénéfices de l’usine : 600 millions d’euros en 2011. Mais au-delà des mots d’ordre, les propos qui fusent en vrac dans les cortèges sont autant de témoignages : « on est certains qu’Aulnay va fermer », « on n’attendra pas les élections », « on veut la justice », « ils se moquent de nous, si la manif ne suffit pas, il faudra bien trouver autre chose », « il faudrait arrêter la production ». On est loin de la résignation. Les nouvelles actions prévues pourront s’appuyer sur le succès de cette première mobilisation.

Ce n’est pas d’aujourd’hui que les travailleurs de PSA s’opposent aux attaques répétées contre leurs salaires, leurs conditions de travail, leurs emplois et, donc, leurs conditions de vie. Mais le projet de fermeture les mène à la conclusion que les luttes séparées, au coup par coup, ne sont pas suffisantes. L’exemple des autres conflits ne peut que nous rafraîchir la mémoire. L’implication des militants les plus résolus des autres sites et la volonté de la CGT de préparer et coordonner le combat sont des éléments essentiels pour mettre la direction en échec. Une lutte qui se mènerait usine par usine conduirait à la défaite séparée des unes après les autres.

La manifestation du 18 février a permis d’exprimer la détermination des travailleurs d’Aulnay et de tous les camarades qui veulent se battre à leur côté. L’étape suivante, c’est la grève. Aucune « table ronde » ne dissuadera les grands actionnaires. Le seul moyen de faire reculer la direction de PSA, c’est de lui infliger des pertes en paralysant la production de plusieurs sites. Aucun emploi ne doit être supprimé. Ce n’est pas aux salariés de faire les frais de la crise du marché automobile. Si elle entraîne une baisse de la charge de travail, il faut réduire la semaine de travail de tous les salariés, sans perte de salaire.

Il faut aussi passer à l’offensive. Si, pour défendre leurs marges de profits, les grands actionnaires de PSA sont prêts à sacrifier 20 000 emplois, il faut leur enlever le contrôle de l’entreprise, c’est-à-dire les exproprier. La CGT devrait inscrire sur sa bannière la nationalisation de PSA sous le contrôle des salariés et de leurs représentants élus. Il faut une grande campagne pour défendre cette revendication dans toutes les usines du groupe.

Jacques Lesne (PCF - CGT 93)

http://www.lariposte.com/les-salaries-de-psa-en-lutte-pour,1753.html

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