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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 20:45

Les  Amis  de  l’émancipation  sociale 

 

Solidarité et soutien total à la lutte

des personnels du centre hospitalier Belfort/Montbéliard

 

 

Alors même que les conditions de travail des personnels se sont dégradées depuis plusieurs années et, par voie de conséquence, la qualité des soins délivrés aux patients,

 

La suppression de 95 emplois (en équivalent temps plein) est inacceptable

 

D’ où provient cette décision ?

 

Des prescriptions de l’ancien gouvernement appliquant les directives de la Commission européenne

 

De l’Agence Régionale de Santé (ARS) qui confie la mise en œuvre de ces décisions à des « tueurs » d’emplois dont la seule boussole est la logique de restriction de crédits

 

Pour ces décideurs, la santé est accessoire, l’essentiel c’est de rembourser la dette.

Ils sont, avant tout, des VRP des créanciers, ceux là-mêmes qui spéculent sur les marchés financiers.

 

Ces suppressions d’emplois sont d’autant plus illégitimes

au regard de la volonté de changement qui s’est manifestée lors des dernières élections.

 

 

Le projet de construction d’un hôpital regroupant ceux de Belfort-Montbéliard,  installé près de la gare TGV…   doit être abandonné.

 

Les sommes pharaoniques prévues à cet effet doivent être réaffectées à la qualité des soins, à la modernisation des équipements, au recrutement de personnels.

 

La loi Bachelot et la tarification à l’activité qui prétend rentabiliser les hôpitaux et qui, de fait, les asphyxie financièrement pour mieux parvenir à supprimer des emplois, détruire des hôpitaux de proximité, concentrer les soins dans des usines à patients, privatiser les secteurs rentables… doivent être abrogées.

 

Les ARS, dirigés par ces préfets sanitaires aux ordres, qui sont la négation d’une démocratie sanitaire où les besoins seraient définis par les usagers/patients et les personnels médicaux doivent être  supprimées.

 

La dotation globale des hôpitaux définie par des instances démocratiques des établissements de soins eux-mêmes et selon des critères évalués conjointement par les usagers/patients et les soignants doit être promue.

              

 

La dette des hôpitaux doit faire l’objet d’un audit public pris en charge par les organisations syndicales et les comités d’usagers afin de récuser les dettes illégitimes, dont les taux sont exorbitants, à cause notamment de produits dérivés spéculatifs toxiques.

…/…

 

 

 

Beaucoup d’entre nous étaient persuadés ou se doutaient  que les sociaux-libéraux ne tiendraient pas leurs promesses. Hollande vient de capituler devant Merkel à Bruxelles.

 

L’austérité de la gauche de droite, c’est maintenant.

 

Avec une dose d’hypocrisie, le nouveau gouvernement qualifie les suppressions d’emplois (sauf dans l’éducation, la justice et la police) et les réductions de dépenses pour un montant de 16,5 milliards d’euros, d’effort juste !!!

 

Alors, Hollande mieux que Sarkozy ?

Tous des VRP des créanciers ?

 

 

La lutte des personnels hospitaliers de Belfort/Montbéliard

s’inscrit dans un combat plus large de justice sociale.

Ce n’est pas aux salariés qu’il faut s’en prendre,

mais aux banquiers et aux rentiers du capital.

Ce sont eux les vrais assistés.

 

A titre d’exemples, Hollande voudra-t-il abroger les mesures prises ces dernières années par les gouvernements précédents ? Et notamment s’en prendra-t-il ?

 

-         aux allègements de l’impôt sur la fortune ?          ce qui rapporterait 1,8 milliard€/an

-         aux allègements en matière de donation/succession                            2   milliards€/an

-         à la loi TEPA (crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunt

                                  lors d’acquisitions immobilières)                           2,85 milliards€/an

-         aux exonérations d’impôts sur les sociétés                           environ 15 milliards€/an

-         aux niches fiscales Copé (exonération sur les plus values

              lors de cession d’actions et de filiales                           environ 4,5 milliards€/an

                                                                                                                         _______________

                                                                    ce qui représente, au total = 26,15 milliards€/an en recettes en moins dans les caisses de l’Etat et qui pourraient financer des postes dans les hôpitaux…

 

Ils ont vidé les caisses,  pour engraisser les bancocrates et les spéculateurs

 avec les intérêts de la dette qu’ils empochent, en 2011 = 47,2 milliards.

C’est le montant des impôts de revenus que nous payons qui servent à payer l’intérêt de la dette !

 

Le stock de la dette (capital + intérêts restant dus), c’est 1 700 milliards€

Si elle n’est pas remise en cause, nous sommes condamnés

 à l’austérité, à la précarisation des emplois et au développement du chômage

 

Le vrai changement dépend de chacun d’entre nous.

Nous ne devons plus déléguer notre pouvoir.

Pour nous et pour les générations qui viennent,

l’organisation massive, c’est maintenant,

Pour ne pas devoir le regretter demain,

Et subir la purge grecque, espagnole, portugaise, italienne…

 

 

Les Amis de l’émancipation Sociale

rouges de colère car les classes populaires ne doivent pas payer la crise du capitalisme.

Contactez-nous 03 84 30 21 06 ou  06 62 41 03 28                                                         le 5 juillet 2012

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 08:10

http://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L250xH178/arton17085-fb181.jpgJe n’ai plus le souvenir exact du jour où j’ai écouté l’information que je vais commenter : était-ce vendredi ou était-ce samedi ? En tout cas, c’était sur France 3, et il y était question de l’augmentation du SMIC prévue par le gouvernement. Il était dit que cette augmentation serait "raisonnable".

Que veut dire "raisonnable" ? Le dictionnaire historique Robert de la langue française (page 3074), nous apprend qu’il s’agit d’une chose qui est "conforme à la raison". Et, plus loin, que ce terme s’applique "aux personnes qui se conduisent avec mesure et de façon réfléchie, sens dont procède l’application à un commerçant /modéré/ [je souligne] dans ses exigences (1673) probablement d’après /prix raisonnables/. Plus loin on lit, à propos de l’adverbe "raisonnablement", conformément à la sagesse, spécialement, avec modération.

On aura donc compris qu’un SMIC augmenté de façon "raisonnable" est un SMIC très peu augmenté (en l’occurrence de 2 %), soit, en salaire net, un peu plus de 20 euros par mois. Qu’y a-t-il de "raisonnable" à augmenter le salaire d’un ouvrier (ou d’une ouvrière) de 20 euros par mois ? Par rapport à son loyer, par rapport au prix de son essence, au prix des vêtements de ses enfants, au prix de sa carte de bus, en quoi est-il "raisonnable" de n’augmenter son salaire que de 20 euros ?

On peut, au contraire, imaginer qu’une toute petite hausse des prix, de l’ordre de 0,1 % – et encore juste une seule hausse mensuelle – des produits de base du supermarché (huile, farine, sucre, pâtes, riz, savon, chocolat), ou des tarifs du coiffeur, ou des prix des carburants, "mange" très largement (et bien au-delà !) cette "raisonnable" augmentation de 2 %. En quoi est-il donc "raisonnable " de laisser dans leur gêne, dans leur détresse, des compatriotes qui comptent leur argent sou par sou ? Ce qui serait "raisonnable", ne serait-ce pas plutôt une augmentation du SMIC (à l’époque SMIG) telle qu’elle avait été entérinée par les accords de Grenelle de 1968, à savoir de 35 % ? Une valeur de 35 % sur un salaire brut de 1400 euros, cela fait, en brut, 490 euros, soit (si on admet que la moitié est formée par des cotisations) une valeur en net de 250 euros. Voilà qui est raisonnable ! Voilà qui permet à une famille d’employés ou d’ouvriers de voir venir...

En fait, ce "raisonnable" ne se comprend que si l’on prend en compte de tout autres critères et de tout autres intérêts que ceux des salariés au SMIC : les critères (et les intérêts) de la Commission de Bruxelles, de la Banque Centrale Européenne (BCE), du Fonds Monétaire International, de l’OCDE, du Medef, etc. Pour tous ces doctes organismes, il n’est, en effet, pas "raisonnable" que les salariés soient rémunérés avec autre chose qu’avec des aumônes. Car, derrière l’augmentation du SMIC, il en va des "grands équilibres macroéconomiques", du déficit budgétaire, de la "compétitivité des entreprises hexagonales", et, à côté de ces intérêts grandioses, que pèse le salaire d’un ouvrier ? Que pèse son bien-être ? Que pèse sa dignité ?

Ce qui est révélateur, avec ce simple adjectif, c’est que les journalistes qui l’emploient (et dont on suppose qu’ils n’ont pas, eux, des salaires "raisonnables", ni des augmentations "raisonnables") s’avouent ainsi spontanément, ingénument, du côté des riches et des puissants...

Autre information, sur France Inter, samedi, Denis Astagneau, expédie en quelques mots la destitution – plus que litigieuse, comme le dit Le Monde diplomatique – du président paraguayen Fernando Lugo, président de gauche, surnommé "l’évêque des pauvres" (il fut en effet ecclésiastique dans une vie antérieure). Ce qui est révélateur, c’est qu’Astagneau conclut son information, plus que brève, en disant que Fernando Lugo était "empêtré dans une affaire d’enfant naturel et de corruption" (je cite de mémoire).

En quoi est-ce révélateur ? En ce que cela fait office (Astagneau, évidemment, ne le présente pas ainsi) d’explication à la destitution du président Lugo [dont, vu la brièveté de l’information, on ne connaît ni les tenants ni les aboutissants]. L’auditeur d’Astagneau est donc tout naturellement amené à penser que quelqu’un qui a eu un (ou des) enfant(s) naturel(s) et qui n’est pas très clair à ce sujet, et qui, de surcroît, est corrompu, n’a aucune légitimité à gouverner et qu’il est donc normal qu’on le destitue. On n’en saura pas davantage sur Fernando Lugo. Et le Paraguay, c’est si loin, c’est si pauvre, et c’est si enclavé : qui s’y intéresse ?

Philippe Arnaud

http://www.legrandsoir.info/l-augmentation-raisonnable-du-smic.html
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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 11:34

Bien avant que la crise actuelle du capitalisme ne secoue l’ensemble du pays, l’Etat du Michigan nous avait donné un aperçu de l’avenir. Le Michigan était autrefois le cœur de l’industrie automobile américaine, particulièrement les villes de Détroit et Flint. Dans les 70 et 80, les « Big Three » (les 3 Grands : General Motors, Ford et Chrysler) ont commencé à y réduire leur production. A la recherche de plus bas coûts de production, ils ont accéléré les cadences, taillé dans les salaires et procédé à des licenciements. Ils ont aussi déplacé la production vers d’autres pays ou d’autres Etats américains moins syndiqués.

Les travailleurs de l’industrie automobile, organisés par le syndicat United Auto Workers, ont subi des reculs majeurs au cours des 30 dernières années. Et la production automobile étant un secteur clé pour l’ensemble de l’Etat du Michigan, cela a eu un impact colossal sur tout le tissu économique et social. Au début, cette régression s’est réalisée sur fond de croissance économique. Aussi les travailleurs parvenaient-ils toujours plus ou moins à joindre les deux bouts. Mais à présent, avec la crise économique mondiale, les citoyens de Détroit subissent une austérité extrêmement sévère. La classe capitaliste et ses représentants politiques tournent avidement leurs regards vers le secteur public.

Chute de la population

En 1980, Détroit comptait 1,2 million d’habitants. Du fait de la crise du marché du travail, la population y a chuté de 25 % entre 2000 et 2010. La ville a perdu 500 000 habitants sur trois décennies. Les écoles publiques et la municipalité de Détroit en sont devenues les deux plus grands employeurs, avec un effectif total de 27 000 employés. Et même ces travailleurs sont devenus très exposés, du fait d’un déficit de 150 millions de dollars, en 2011, dans le budget de la ville.

Officiellement, le taux de chômage est de 20 %. Mais si l’on compte tous ceux qui sont sortis des statistiques, le chiffre est beaucoup plus élevé. 53 % des jeunes et 20 % des personnes âgées vivent sous le seuil de pauvreté. Le revenu familial annuel médian des habitants atteint tout juste 31 000 dollars, bien en dessous de la moyenne nationale (49 445 dollars).

La campagne d’austérité la plus récente a été menée par le gouverneur républicain Rick Snyder, dans le sillage de la législation antisyndicale adoptée au printemps 2011 par les gouverneurs Scott Walker (Wisconsin) et John Kasich (Ohio). Snyder a étendu un programme dit de Gestionnaires Financiers d’Urgence (Emergency Financial Manager, EFM), un poste auquel le gouverneur peut nommer une personne ou une société et qui ouvre la possibilité de dissoudre tout contrat de travail du secteur public, de l’administration scolaire et de la mairie – et de dépouiller les droits de négociation collective. Flint, au Michigan, est de loin la plus grande ville à entrer dans ce programme. Mais le maire de Détroit, Dave Bing, un démocrate, a proposé de devenir un de ces EFM si Snyder déclare Détroit en difficulté financière. C’est une preuve supplémentaire que les objectifs fondamentaux des républicains et des démocrates sont les mêmes.

L’école attaquée

Le système scolaire public de Détroit lui-même est actuellement sous le contrôle d’un EFM. Le premier EFM des écoles publiques de Détroit, Robert Bobb, a été nommé en 2009 par le gouverneur Jennifer Granholm, un Démocrate. Il a immédiatement procédé au démantèlement du système scolaire public. 73 écoles publiques ont été fermées, y compris celles qui avaient un taux de réussite aux examens proche de 100 %. L’année suivante, 70 écoles privées ont été ouvertes ! Ce fut un coup très dur pour le personnel syndiqué et le corps professoral.

Cependant, une lutte nationale est à l’œuvre. Les travailleurs de l’Ohio ont montré la voie à suivre quand ils ont voté, le 8 novembre 2011, pour rejeter l’infâme projet de loi antisyndical au sénat du gouverneur Kasich. Ce projet de loi aurait mis fin à la négociation collective pour les employés du secteur public, avec l’institution d’un système de « droit de travailler » dans l’Etat. Le vote à 61 % contre le projet de loi est la preuve que les travailleurs sont prêts à se battre. Mais la volonté de combattre n’est pas suffisante. La classe dirigeante est bien organisée ; nous devons l’être aussi  !

Le mouvement syndical

La plus grande faiblesse du mouvement syndical est sa soumission aux démocrates, sous prétexte que ces derniers seraient un « moindre mal ». Mais en fait, les deux « maux » – républicains et démocrates – sont tous deux fermement liés aux intérêts des grandes capitalistes. Dans le Michigan, comme dans d’autres Etats à travers le pays, les gouvernements locaux sont dans un gouffre financier en raison de la crise économique. Malgré tout le battage, dans les médias, au sujet de « la politique partisane » qui oppose républicains et démocrates, s’il y a bien quelque chose qui les unit, c’est la conviction suivante  : les grandes entreprises et la classe capitaliste ne payeront pas la crise. Bien au contraire ! Les employés du secteur public, les retraités qui dépendent de l’aide médicale et de la Sécurité sociale, les étudiants qui ont du mal à payer les frais de scolarité, les travailleurs payés au salaire minimum et les chômeurs qui ont à peine de quoi tenir mois après mois : ceux-là paieront. Alors que les représentants des deux partis font beaucoup d’effets de manche sur ce qu’ils appellent « les décisions difficiles », les résultats sont toujours les mêmes  : les travailleurs et les pauvres sont faits pour porter le fardeau de la crise capitaliste.

Les attaques lancées par les administrations dans le Wisconsin, l’Ohio, le Michigan et ailleurs sont autant de symptômes d’un système dans l’impasse. Les acquis sociaux sont broyés sous les yeux de ceux qui les ont arrachés. Il existe une alternative  : une riposte de masse des travailleurs. Et il nous faut créer un parti qui serve leurs intérêts. Les syndicats du Michigan doivent lancer une campagne sérieuse contre les coupes budgétaires et l’austérité. Mais ils doivent aussi organiser une campagne électorale indépendante pour défier le maire Bing et le gouverneur Snyder.

Socialist Appeal
Etats-Unis

http://www.lariposte.com/etats-unis-la-destruction,1800.html

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 10:02

Le Président Hollande est en train d’honorer sa promesse de candidat : le droit à la retraite à 60 ans sera restauré pour les salariés ayant commencé à travailler avant 20 ans et ayant tous leurs trimestres cotisés (41 ans immédiatement et 41,5 ans prochainement). Mieux, le décret prévoit de compter comme « cotisé » un maximum de deux trimestres validés au titre des congés maternité et de deux au titre des périodes de chômage.

Rappelons que la contre-réforme des retraites de Nicolas Sarkozy, qui a reporté l’âge légal de la retraite à 62 ans et de la retraite à taux plein à 67 ans, n’est nullement abrogée. Cette réforme a été imposée contre l’avis des salariés pour permettre l’équilibre des régimes de retraites. Cet équilibre aurait aussi pu être obtenu par une hausse des cotisations, option que gouvernement comme patronat avaient alors écartée d’office. Ce sont donc les salariés, et uniquement les salariés, qui ont fait les frais de cette contre-réforme.

Ce décret n’est qu’une retouche de la contre-réforme Sarkozy et non une annulation : elle ne répare que partiellement les maux infligés. Elle est le minimum de la justice : comment justifier que des salariés ayant commencé tôt leur carrière se voient interdire de prendre leur retraite ? Or cet aménagement va être financé par une augmentation des cotisations sociales salariales et patronales de 0,1% à partir de 2013 pour aller vers 0,25% en 2017. En clair, les salariés verront leur salaire net baisser de 0,1% puis 0,25%.

Après avoir fait intégralement les frais de la contre-réforme Sarkozy, les salariés ne doivent pas payer un centime d’une mesure qui ne fait que rééquilibrer à la marge celle-ci. Ce rééquilibrage doit être intégralement payé par le patronat par une hausse des cotisations patronales de 0,2% dès 2013 qui évolueront vers 0,5% en 2017. N’est-ce pas maintenant au tour du patronat de payer sa part de la contre-réforme de Sarkozy ?

Comme les régimes complémentaires Agirc-Arrco suivent les règles du régime général pour les départs à la retraite, il va donc y avoir une charge supplémentaire pour ces régimes. La différence est que ces régimes sont gérés par les « partenaires » sociaux et non l’Etat. Si on veut maintenir leur équilibre, il va donc falloir augmenter les cotisations à ces régimes. En suivant la règle du 50-50 sur l’effort, les salariés verraient encore leur salaire net amoindri au-delà des 0,25% de ponction supplémentaire au titre de la retraite de base.

Cependant, cette perspective est exclue par le patronat qui, par la voix de Laurence Parisot lors de son point presse du 22 mai, refuse de nouvelles hausses de cotisations patronales au titre de l’Agirc-Arrco. Ceci signifie que si les « partenaires » sociaux ne se mettent pas d’accord, nous irons vers un gel de la valeur du point et donc une baisse de la valeur réelle des pensions versées. Une réponse qu’un gouvernement progressiste pourrait opposer à Madame Parisot serait de relever les cotisations patronales du système de base pour compenser au mieux les pertes à attendre du côté des régimes complémentaires dû au blocage du MEDEF.

Le patronat s’oppose à toute augmentation des cotisations patronales alors qu’il semblerait qu’à gauche, on s’accommode d’un partage de l’effort. Est-ce la bonne position de négociation ? Ne devrions-nous pas, comme le patronat, refuser toute baisse du salaire net et exiger la seule hausse des cotisations patronales, ne serait-ce que pour commencer à inverser des années de baisse de la part des salaires dans la valeur ajoutée ?

http://www.regards.fr/politique/retraites-les-salaries-ne-doivent

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 08:46

logo-FSCInterrogé dans la matinale de France Inter le mercredi 6 juin, François Chérèque présente les décisions gouvernementales sur la retraite à 60 ans assortie de conditions comme une sorte de revanche qui en quelque sorte donnerait raison à son positionnement de 2003.

Attitude qui rappelons le a été vécu par les travailleurs en lutte comme une trahison puisqu’elle a consisté en une approbation séparée de la réforme Fillon (40 ans de cotisations pour les fonctionnaires, allongement de la durée de cotisation pour tous 40, 41 ans … mise place de la décote pour les années manquantes), en "contre-partie" de la mise en place du dispositif pour carrière longue négocié avec la seule CFDT permettant un départ anticipé pour ceux ayant commencé à travailler jeunes, à condition d'avoir cotisé 41,5 ans.

Or de quoi s’agit-il en 2012 à nouveau ?:

 

 

Le départ à la retraite sera possible à 60 ans pour les salariés ayant commencé à 18 ans et ayant la totalité de leur durée de cotisation (41 ou 41,5 années selon l’année de naissance).

Ce dispositif prévoyant d’inclure dans la durée de cotisation deux trimestres pour les chômeurs et deux trimestres supplémentaires au titre de la maternité, a annoncé, mercredi, Marisol Touraine. et ne concernant en définitive qu’environ 110.000 personnes par an!

Et en tant que contre-partie de quoi en 2012 ?

Car dan son intervention à France Inter F. Chérèque insiste bien et enfonce le clou, les décisions actuelles en 2012 constituent une extension de la réforme de 2003 (âge pris en compte de 18 ans au lieu d’avant 17 ans).

C’est de ce constat d’ailleurs qu’il tire argument pour considérer que son attitude de 2003 sévèrement critiquée serait à présent approuvée par tout le monde !

Mais il va plus loin, disant son souhait de rapports sociaux apaisés, d’un diagnostic de la situation partagé (partenaires sociaux/patronat/gouvernement) il souhaite dans le prolongement de la conférence prévue du 9 au 10 juillet et des 7 groupes de travail mis en place que s’agissant des retraites il soit procédé à une mise à plat, la CFDT se prononçant pour un système de retraites à point ou notionnel.

Les mesures actuelles du gouvernement concernant les retraites doivent donc être appréciées pour ce qu’elles sont : une simple extension de la réforme de 2003 présentée comme une mesure de justice, également à caractère électoral (annonce à quelques jours seulement du premier tour des législatives).

Mais aussi comme s’inscrivant dans un processus qui tourne le dos à une véritable remise en cause des contre-réformes de la droite (93, 2003, 2010) et se fixant résolument pour objectif la retraite à 60 ans pour tous avec une pension décente et donc une réduction des années de cotisation, la fin de la décote, l’indexation sur les salaires des actifs etc.

Le positionnement de la CFDT à l’égard des présentes mesures et plus encore ses propositions de réformes est loin d’être approuvé par tous.

Nous enregistrons positivement le fait que dans son communiqué la "La CGT entend porter haut et fort, dans les semaines à venir, et particulièrement lors de la conférence sociale de juillet, l'exigence du rétablissement de la retraite à 60 ans pour tous".

Cependant, Un piège nous est tendu :

sous apparence de correction des injustices il s’agit de faire oublier pourquoi nous nous sommes battus ces dernières années, pourquoi des millions de travailleurs sont descendus dans la rue à plusieurs reprises.

Nos revendications concernant les retraites ne sont prises en compte ni dans le programme de François Hollande, ni dans ce premier décret, ni dans les propositions de la CFDT pour l’avenir ! On est très loin du compte !

Pour eux il s’agit de nous amener à abandonner nos revendications forgées dans les débats, dans la réflexion et dans les luttes et d’approuver leurs propositions qui quant au fonds sont dans le prolongement des contre-réformes de la droite et de Sarkozy 

Au nom de la dette, des déficits publics et de dépenses sociales qui seraient devenues excessives (trop de retraités par rapport aux actifs) ainsi qu’au nom des directives européennes et des traités européens (Lisbonne ) qui exigent une réduction des dépenses sociales et une remise en cause des droits acquis par les travailleurs depuis des décennies !

Dans un passé récent nous avons crié dans la rue "Nous ne lâcherons rien !" et bien c’est encore le moment de le prouver en totale indépendance du pouvoir politique et en partant de nos revendications forgées dans les luttes!

Ce dossier retraite doit être impérativement rouvert et il faudra bien s’en prendre aux puissances financières afin d’ABOLIR les fameuses réformes Balladur, Fillon, Sarkosy.

Tout cela ne pouvant se faire qu’avec une vraie coordination de nos luttes et avec une CGT qui mène le combat sur un terrain de classes.

Rappels :

Les différentes contre-réformes des retraites ont combiné la modification du calcul des meilleures années, l’indexation sur les prix et non sur les salaires, le recul important de l’âge légal de départ, l’allongement de la durée de cotisation associée à des décotes …pour aboutir à l’objectif souhaité : la baisse draconienne des pensions versées.

Et ouvrir la voie aux assurances privées !

Le Conseil d’Orientation des retraites lui-même prévoit que le taux de remplacement moyen du niveau de la retraite par rapport au salaire, passera de 72% en 2007 à 59 % en 2050 !

C’est donc à toute cette évolution catastrophique qu’il faut mettre en terme en refusant de se contenter de contre-parties à la marge fondées sur l’idée archi-fausse que nous n’avons plus les moyens d’une politique de protection sociale de haut niveau, tandis que les marchés financiers, les banques et l’Union européenne continuent de proférer leurs diktats.

Et donc en exigeant :

le retour aux 60 ans pour tous hors régimes spéciaux, travaux pénibles et 10 meilleures années au lieu des 25.

la diminution significative des années de cotisation (vers le retour aux 150 trimestres (160 actuellement) ● l’indexation des pensions sur les salaires ● pas de pension inférieure à 75% du dernier salaire

Aucune pension de retraite ne doit être inférieure au SMIC.

La validation dans tous les régimes, de recherche d’un premier emploi, des études supérieures et apprentissage, de service militaire, de maternité ou de congé parental, de maladie, de chômage dans le calcul des 37,5 ans.

Un droit à départ à taux plein anticipé en retraite pour les salariés ayant exercé des travaux pénibles et astreignants doit être reconnu dans tous les régimes.

La pérennisation des pensions de réversion à 75% du montant de la pension du conjoint sans aucune restriction.

etc …

http://www.frontsyndical-classe.org/article-retraites-2003-ou-2012-une-trahison-demeure-une-trahison-106566419.html

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 10:21

Sédition : ce mot n’est plus guère utilisé aujourd’hui, car à ce qu’il paraît sa définition a évolué avec le temps, comme nous le fait savoir le dictionnaire en ligne « Larousse ». En effet, le dictionnaire fait la distinction entre « autrefois » et « aujourd’hui », en validant un glissement sémantique assez révélateur :

« Autrefois, soulèvement concerté et préparé contre l’autorité établie. (Il s’agissait d’un crime contre la sûreté de l’État.) – Aujourd’hui, attentat, complot, mouvement insurrectionnel. »

De la même manière qu’on considérait pendant la guerre les résistants comme des terroristes, le fait de se soulever contre l’ordre établi est désormais considéré (par cet ordre établi) comme un acte terroriste.

Mais que faire lorsque l’autorité établie l’est injustement ?

C’est à cette question que doivent aujourd’hui répondre les citoyens européens. Car avec la crise la véritable nature de cette autorité a été révélée : les marchés financiers sont les véritables dirigeants de l’Europe. Et pour lutter contre ce pouvoir illégitime puisque non-élu les peuples européens n’ont d’autre choix que de se rassembler en « un » peuple européen, d’organiser et de préparer, de manière concertée, un soulèvement capable de renverser une autorité qui nous oppresse ; autrement dit de recourir à la sédition.

Car en réalité c’est bien cela que craignent les marchés, et qui explique le « coup de poker » qu’ils tentent en ce moment : la contestation de leur pouvoir s’organise et les peuples d’Europe sont aujourd’hui en mesure de reprendre la main sur le pouvoir financier, à travers l’émergence d’une nouvelle force politique, qu’on pourrait regrouper sous le terme « indignés ». N’étant pas en mesure d’expulser un Etat de l’Europe sans son consentement et ne pouvant contraindre le peuple à payer que par la menace de cette expulsion, les marchés espèrent donc faire élire les partis soumis à l’autorité qu’ils détiennent encore et empêcher par tous les moyens l’arrivée au pouvoir d’un parti qui participerait de cette sédition.

Pour faire perdre leur pari aux marchés, il suffirait donc que les peuples prennent simplement conscience du fait que la Grèce ne sortira pas de l’Europe, pour la simple et bonne raison que personne n’y a intérêt : ni les marchés (on vient de le voir avec l’Espagne) qui d’un point de vue capitaliste désirent une Europe à gouvernance économique unique débarrassée de la démocratie, ni les peuples qui par l’éclatement de l’Europe se verraient perdre le peu de pouvoir qu’ils ne détiennent que collectivement.

Car si la Grèce sortait demain, c’est après-demain l’Espagne qui suivrait, et ainsi de suite. Fin de l’Europe. Fin de l’histoire.

Si maintenant la Grèce ne sort pas mais que les dirigeants font payer le peuple, alors tout les autres paieront aussi… et l’on se débrouillera bien ensuite pour faire tomber la liberté et la démocratie, si dangereuses pour ceux qui veulent imposer leurs volontés de domination.

Mais si la Grèce ne sort ni ne paye, alors aucun autre pays ne sortira ni ne paiera.

Que se passera-t-il alors ?

Cela, nul ne le sait et personne ne semble pour le moment vouloir réfléchir à cette hypothèse. Elle est pourtant la plus sensée. Faire payer les riches, supprimer les privilèges, et surtout organiser la suite. Car l’ennemi de la Grèce est le même que celui de l’Espagne ou de la France, et ce n’est pas en renversant un pion à l’ennemi qu’il reculera ses autres pièces. Ce qu’il faut c’est rendre, sous l’impulsion des peuples, au pouvoir politique l’ascendant sur le pouvoir financier .

C’est bien cette « troisième voie » qui se trouve être l’enjeu principal de ce pari. En faisant comme si elle n’existait pas, les marchés prouvent à quel point elle bluffe dans la bataille qui oppose les peuples à la finance, et qu’il nous suffit de ne pas nous y laisser prendre pour qu’ils se retirent.

Car qui donc a réfléchi à cette question autrement qu’en disant que si la Grèce ne paye pas et ne sort pas, c’est le chaos ?

Et qui fait, et comment sont faits les calculs qui disent que la sortie de la Grèce couterait 500 à 1 000 milliards d’euros ? Quelle est la part qui reviendrait au privé et au public, aux riches banquiers et aux pauvres du peuple ? L’audit citoyen de la dette serait déjà un bon point de départ pour se faire une idée. Mais c’est dans tous les Etats d’Europe qu’il faudrait regarder de plus près.

Car en définitive il semblerait bien que dans ce cas de figure, rien ni personne ne pourrait s’opposer à la volonté de peuples unis et conscients de leurs droits.

On nous dit que si on taxe trop les riches ils vont partir. Mais ne l’ont-ils pas déjà fait ? Les plus grosses fortunes, les plus grosses entreprises ne paient-elles pas déjà leurs impôts (quand elles en payent) ailleurs dans les paradis fiscaux ? Quand on pense qu’environ 600 milliards manquent déjà à la France, qu’en est-il ailleurs ?

On nous dit que les licenciements et les délocalisations vont faire s’effondrer toute l’Europe. Mais n’est-elle pas déjà en train de se désagréger ? Et les grandes entreprises ne délocalisent-elles pas déjà depuis des décennies ? Faudrait-il devenir moins exigeants que les Chinois pour espérer voir nos entreprises revenir s’installer chez nous ?

Peut-être d’un point de vue capitaliste vaut-il mieux accepter la puissance des forces de la finance et se résigner à voir nos salaires et nos droits diminuer à concurrence de ceux des pays les plus pauvres et les plus autoritaires pour redevenir compétitifs, mais est-cela que nous voulons vraiment ?

Peut-être pourrions-nous plutôt tenter autre chose, cette « troisième voie » qui ouvrirait d’autres perspectives que celles qu’on veut nous imposer !

1- rassembler les forces contestataires pour qu’elles fassent front commun.

2- refuser de payer et de sortir de l’Europe, par les urnes si possible, tout en montrant notre attachement à l’Europe.

3- organiser un audit de la dette par pays d’abord, dans toute l’Europe ensuite.

4- faire payer qui doit, et faire tomber les paradis fiscaux.

5- interdire la spéculation sur les matières premières et les denrées alimentaires.

6- mettre en place des Assemblées Constituantes permettant aux peuples de se doter de nouvelles institutions.

7- réfléchir ensemble à de nouvelles règles régissant les échanges et favorisant le partage tout en protégeant notre planète.

8- faire valider tout cela par des référendums.

9- mettre dehors à la fois les financiers et leurs complices dans les gouvernements.

10- instaurer pour l’Europe une nouvelle démocratie.

Et si la sédition, c’était la solution ?

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 17:48

Les Amis de l’Emancipation Sociale

 

On ne nous dit pas tout

pendant les campagnes électorales !

 

Le nouveau Président a-t-il réellement la volonté de remettre en cause les politiques d’austérité qui consistent à faire payer aux classes populaires et moyennes la crise financière et bancaire qui sévit depuis 2007-2008 ?

 

D’où vient cette explosion de la dette publique ?

 

Les dettes publiques proviennent essentiellement de 4 séries de décisions politiques :

. baisse de l’impôt et de la fiscalité des plus hauts revenus depuis 1983, donc, moins de recettes

. Loi de 1973 : la Banque de France ne doit plus prêter à l’Etat qui alors emprunte auprès des banques privées, assurances et fonds spéculatifs, puis, traité de Maastricht interdisant à la BCE de prêter aux Etats européens

. sauvetage des banques privées lors de la crise financière

. spéculation des marchés financiers sur les dettes publiques

Cette politique désastreuse pour les peuples, juteuse pour les goinfres du capital financiera provoqué, en France, un endettement de plus de 1 700 milliards € (la dette de la Grèce, c’est 366 milliards et celle de l’Italie 1 924 milliards).

 

Leur solution : + de dettes pour rembourser la dette

+ d’austérité + de privatisations

 

L’intervention de la Troïka (Commission européenne + FMI + Banque Centrale Européenne) c’est :

. des prêts pour rembourser les dettes aux créanciers privés et le sauvetage des créances insolvables. Exemple : le Fonds Européen de stabilité financière (FESF) emprunte, le 15.06.2011, 3 milliards € à 2,75%, il prête au Portugal 2.2 milliards à 5.32% pour que le Portugal puisse rembourser des dettes venant à échéance.

. des prêts sous conditions et par tranches successives pour vérifier que les privatisations, licenciements, diminutions des prestations sociales, hausse de la TVA ont été mis en œuvre. C’est faire payer les populations qui ne sont en rien responsables de la crise. Et les privatisations sont une vente de la propriété collective financée par l’impôt, c’est une expropriation du peuple en faveur du capital privé.

. rachat par la BCE de dettes insolvables (qui ne valent plus rien) à la Grèce

. des prêts aux banques (1.000 milliard en 2 fois à 1%) pour les sauver (crédits pourris)

et toute cette usine à gaz, ça ne marche pas !

 

Nouvelle solution : un nouveau traité pour étrangler les peuples

 

Le 2 mars 2012, les chefs d’Etat et de gouvernement ont adopté un nouveau traité, le TSCG – Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance. Il s’agit de revenir, à marche forcée, à un endettement de 3% du PIB. Pour ce faire, les budgets annuels ne doivent pas dépasser 0.5% de déficit. La France devrait donc réduire de 80 milliards son déficit en 2013 ! Ce traité doit être ratifié par chaque Etat. Hollande consultera-t-il le peuple par référendum ? Rien n’est moins sûr !

 

Cette réduction accélérée de l’endettement ne peut que conduire à des ponctions douloureuses pour les classes populaires et moyennes. D’autant qu’est prévue la constitution d’un nouveau fonds « d’aide » de 700 milliards€ aux Etats endettés, le MES (Mécanisme européen de stabilité) auxquels les Etats doivent contribuer, la participation de la France a été fixée à 20.38%, soit 142.7 milliards€. Les députés et sénateurs ont voté pour. Les socialistes (majoritaires au Sénat) auraient pu s’y opposer. Ils se sont abstenus ! Hollande n’a nullement mis en cause ce mécanisme d’endettement !

 

Vers des crises politiques à répétition.

Impuissance de ceux d’en haut. Angoisse et mobilisation de ceux d’en bas

 

Les politiques d’austérité mises en œuvre, ça ne marche pas. Elles conduisent inexorablement à la récession économique. Le pouvoir d’achat insuffisant ne peut plus absorber la production, les possibilités de crédit se raréfient. La situation des banques européennes est de plus en plus inquiétante du fait des crédits pourris, irrécouvrables, (exemple : prêts immobiliers en Espagne)

Les Etats deviennent ingouvernables : les eurocrates et le couple Merkozy ont pourtant imposé des banquiers à la tête de gouvernements (Grèce, Italie) ! Les sociaux-libéraux d’Espagne, du Portugal ou Belges se sont pourtant comportés en bons serviteurs du capital financier ! Rien n’y fait, ça ne marche pas !

 

Ceux d’en haut s’interrogent : faut-il une dose de croissance pour faire repartir la machine capitaliste ? Obama s’insquiète : les perspectives de récession en Europe pourraient atteindre les Etats-Unis.

 

Pour ceux d’en bas, c’est l’angoisse ou la colère, l’apathie ou la mobilisation. Les mouvements de protestation et de dissidence vont-ils provoquer des crises de régime ? La manipulation des peuples est-elle possible en agitant les boucs émissaires : les étrangers, les assistés … L’extrême droite progresse.

 

Et que veut faire le gouvernement de Hollande ?

 

. Rembourser la dette et relancer la croissance : en faisant de grands travaux, en créant une banque européenne d’investissement. Sûr ! Ce serait de l’emploi mais aussi des déficits.

. Mutualiser les dettes européennes (création d’euro bonds). Les Etats souscriraient tous ensemble sur les marchés financiers à un taux mutualisé, donc à un taux moindre pour l’Espagne (par exemple) mais plus important pour l’Allemagne, voire la France. Merkel n’en veut pas !

. Créer une taxe sur les transactions financières pour alimenter le budget européen. Le Royaume Uni n’en veut pas ! Le Conseil européen des 28 et 29 juin risque d’être une belle foire d’empoigne !

et des clopinettes pour le pouvoir d’achat !

 

Les peuples doivent faire reculer la domination de l’oligarchie financière

 

La domination sans partage de l’oligarchie financière et des grands groupes industriels (ceux du CAC 40 qui délocalisent pour exploiter ailleurs la main d’œuvre à bas coût) doit être remise en cause, sinon la régression sociale se poursuivra. Renégocier le traité d’austérité en y incluant une dose de croissance pour les grands groupes industriels ne suffira pas à enrayer la crise d’autant que la solution de Merkel et des eurocrates consiste à casser le code du travail, pour mieux pouvoir licencier sans indemnités.

 

C’est déjà dans les tuyaux avec le pacte compétitivité-emploi lancé par Sarkozy et Parisot. De quoi s’agit-il ? Baisses de salaires, réductions ou modifications d’horaires, sinon, c’est la rupture du contrat de travail et la porte sans indemnités. Le licenciement n’aurait plus besoin d’être motivé, on l’appellerait « rupture » pour éviter des recours juridiques. Pire : le Medef veut appeler ce pacte « sauvetage de l’activité et de l’emploi » !

 

Des licenciements prévus ont été différés pendant les élections : Areva (800 à 1 000 emplois), Air France (2 000), Goodyear (700 à 800), Pétroplus (550), Prestalis (800 à 1000), etc.

 

La mobilisation populaire est nécessaire, elle ne saurait (au risque d’être sans effet) être contenue dans la défense de l’emploi ou pour des augmentations de salaires.

 

Il faut mettre en cause l’eurocratie et les politiques d’austérité en exigeant pour le moins :

  • Un audit des dettes publiques et la récusation de celles qui sont illégitimes

  • La socialisation sans indemnités des banques et la séparation des banques de dépôt et des banques d’affaires : l’argent des salariés ne doit pas servir à la spéculation !

  • La BCE doit prêter directement aux Etats à 1% (et non plus aux banques privées)

  • pour que l’Europe soit sociale et démocratique, elle doit se protéger (droits de douane), être tournée vers la satisfaction des besoins réels des populations.

Ce doit être une Europe de justice sociale et d’égalitépar l’harmonisation fiscale et sociale, par des salaires minimum et maximum. Sinon, c’est l’éclatement de la zone euro, la crise monétaire, l’effondrement et la concentration bancaire et l’appauvrissement généralisé sous la houlette de la suprématie allemande.

 

Tel est le défi auquel nous sommes confrontés. Ne laissons pas la politique à la caste politicienne. Les amis, les voisins, les collègues de travail doivent s’organiser.

Ils pensent que nous ne sommes rien. Soyons tout !

Imposons la démocratie réelle partout !

 

Prenez contact avec les Amis de l’Emancipation Sociale : 03 84 30 21 06 ou 06 62 41 03 28 ou 06 13 76 52 24

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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 14:35

http://www.lariposte.com/local/cache-vignettes/L230xH210/arton1789-51012.jpgL e 22 avril dernier, 6,4 millions d’électeurs ont voté pour le Front National. Le FN n’a pas réalisé des scores importants dans la plupart des villes. C’est surtout dans les petites communes rurales, dans les eaux stagnantes de la société – et dans les cerveaux stagnants qui y vivent – qu’il prolifère. Ceci est tout à fait dans l’ordre des choses. Mais ne sous-estimons pas pour autant la menace de l’extrême droite. Le score du FN traduit une progression des idées réactionnaires, nationalistes et racistes dans la société française.

L’ancrage électoral et la radicalisation de la droite – au point que, dans bien des domaines, les idées de l’UMP sont quasiment identiques à celles du FN – sont des expressions de l’impasse dans laquelle se trouve l’ordre capitaliste. Les profiteurs d’un système qui n’offre pas d’autre perspective qu’une dégradation constante du niveau de vie (sauf pour eux-mêmes) ont besoin de désigner des boucs émissaires, de multiplier les leurres et les subterfuges pour dissimuler les véritables causes de cette dégradation. Certains travailleurs et jeunes, désespérés mais ne comprenant pas la cause réelle des problèmes qui les assaillent de tous côtés, peuvent se faire prendre dans les filets de la démagogie nationaliste du FN. Tant qu’ils déchaînent leur colère contre les « étrangers » ou contre la « menace islamique », ils laisseront les capitalistes tranquilles.

Mais cela n’explique pas tout. L’électorat du FN n’est que partiellement composé de travailleurs et autres « braves gens » dupés. Le Front National s’inscrit dans une tradition réactionnaire profondément ancrée – et depuis longtemps – dans la société française. Les ligues fascisantes des années 30, les collaborateurs pendant l’occupation, les putschistes de 1958, les nostalgiques de l’oppression coloniale en Algérie ou en Indochine, les criminels et assassins gaullistes du Service d’Action Civique : c’est à tout cela que se rattache le « Lepénisme », qui a des adeptes aussi bien chez les capitalistes que dans la police, dans l’armée, dans les médias, chez les avocats et les professions libérales en général. Qu’on n’écoute pas cette propagande stupide sciemment répandue par les Sarkozy, Guéant, Hortefeux, etc., selon laquelle le vote lepéniste est le seul fait d’électeurs « qui souffrent ». Il y en a beaucoup qui ne souffrent pas du tout.

La menace de l’extrême droite va se préciser dans les années à venir. La crise sociale et économique actuelle n’est rien à côté de ce qui nous attend. La France prend la même voie que l’Espagne, avec son taux de chômage de 25 % – et même de 50 % chez les jeunes. La catastrophe sociale nous imposera des luttes dures, implacables. Pour le moment, l’élément consciemment réactionnaire et militant de l’électorat du FN – l’élément fasciste, en clair – ne constitue qu’une petite fraction de l’ensemble. Mais cela pourrait changer. Le Front National et ses électeurs constituent une réserve sociale importante dans laquelle les capitalistes pourront recruter les briseurs de grève et autres troupes de choc réactionnaires dont ils auront besoin dans leur combat contre la classe ouvrière organisée.

Face à ce danger, nous avons un travail de mobilisation à mener. La campagne du Front de Gauche a démontré l’énorme potentiel qui existe à cet égard. Mais nous avons aussi et surtout du travail sur le plan des idées et du programme. Des appels solennels aux prétendues « valeurs républicaines » ne servent à rien. Sous le capitalisme et sa république, il n’y a ni liberté, ni égalité, ni fraternité. Ce que nous avons, pour reprendre l’expression du communiste allemand Karl Liebknecht, ce sont des « loups libres parmi des poules libres ». Et comment pourrait-il y avoir d’égalité entre exploiteurs et exploités ?

Il faut démonter les arguments des racistes, certes. Jean-Luc Mélenchon avait raison de concentrer son feu sur le discours mensonger et les arguments fallacieux de Marine Le Pen. Mais il faut surtout armer le PCF et le Front de Gauche d’un programme qui frappe au cœur du système qui répand et nourrit les idées d’extrême droite. Notre programme ne peut pas se limiter à des revendications sur le pouvoir d’achat, l’emploi, les services publics, etc. Le système en place en sortira toujours vainqueur. Notre programme doit viser à briser définitivement le pouvoir des banques et des grands capitalistes. Il faut transférer le contrôle effectif de l’économie aux travailleurs.

La Riposte

http://www.lariposte.com/la-menace-du-front-national,1789.html

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 14:32

 L’organisation, c’est maintenant !

 

L’antagonisme entre les politiques d’austérité imposées par la Troïka et les peuples qui les subissent s’exacerbe au point de provoquer dans plusieurs pays européens une crise de gouvernementalité du système.

 

Ainsi, la prétendue sortie de crise après l’injection de plus de 1 000 milliards € au profit des banques n’a que momentanément tari la spéculation financière. De même, le « rachat » par la BCE d’une partie de la dette grecque insolvable n’a aucunement sauvé le peuple grec mais rassuré les créanciers privés, assurés qu’ils furent de récupérer une grande partie de leurs capitaux. Entretemps, en imposant des taux d’emprunt mirobolants, ils s’étaient suffisamment engraissés. Mais il en reste bien d’autres des emprunts… y compris ceux octroyés par la troïka sous conditions d’austérité renforcée pour faire payer les peuples grecs, espagnols, portugais, italiens, irlandais… Et, ça ne marche pas ! Non seulement les mobilisations, l’instabilité gouvernementale perturbent les plans de l’eurocratie, mais les solutions qu’elle préconise provoquent également une dangereuse récession qui risque de se communiquer à l’ensemble du continent européen, voire au-delà.

 

Ce qu’il faut à mon sens saisir, au-delà des phénomènes conjoncturels, c’est l’essence même de cette crise : en apparence la mondialisation financière avait permis de surmonter la crise économique des années 70. Elle a, en fait, resurgi sous la forme d’une crise financière à rebonds touchant d’abord les pays du Sud pour atteindre en 2007-2008 les Etats-Unis, le cœur du système capitaliste. Elle s’est ensuite déplacée sur son maillon le plus faible, l’Europe, zone de libre échange sans consistance politique et sous domination allemande. Désormais, le spectre des années 30 hante le vieux continent et l’on ne voit pas poindre l’once d’un début de New Deal.

 

Bien au contraire, « ils s’obstinent ces cannibales » à conforter la goinfrerie de l’oligarchie financière et sa soif insatiable de crédits d’Etat pour renflouer les pertes accumulées et continuer à spéculer.

 

Désormais, les politiques d’austérité rencontrent deux limites contradictoires :

. les mobilisations de plus en plus radicales de ceux qui sont frappés par les brutales mesures de régression sociale, en particulier la jeunesse. Les mouvements d’indignation, de protestation, de grèves générales qui, en Grèce surtout, semblent s’ouvrir à l’émergence d’une force politique de gauche radicale se dégageant de l’hégémonie sociale-libérale.

. en deuxième lieu, la morgue arrogante de la troïka sans aucune légitimité démocratique, recourant à des pressions et à un chantage intolérable, provoque en retour des réflexes nationalistes et une émotion populaire facilement exploitables par l’extrême droite. Que l’exclu de l’armée grecque, condamné pour agressions et trafics d’armes, que ce nostalgique du régime des colonels qu’est ce Michailoliakos, partisan des camps de concentration des étrangers, parvienne à recueillir 7% des voix aux dernières élections, se réclamant ouvertement du nazisme, en dit long sur l’état de désarroi d’une fraction de la société grecque. D’ailleurs peu de commentaires ont souligné que les gros bras de « l’Aube dorée », outre leur folklore fasciste, organisent des collectes de vêtements et de nourriture pour les personnes âgées principalement. La force des fascistes ne réside pas seulement dans les pas de l’oie du retour à l’ordre mais également dans sa démagogie nationale-sociale et sa vindicte xénophobe.

 

Certes, en France, nous n’en sommes pas là après le rejet du sarkozisme. Toutefois, la rapidité de l’évolution de la situation politique en Europe incite à la plus grande vigilance et, par conséquent, à la mobilisation la plus forte. La prégnance de l’apathie, la délégation des énergies populaires aux illusions parlementaristes ne sont plus de saison. Les idées de transformation sociale doivent se cristalliser en forces matérielles, organisées, déterminées et combatives. Ce ne sont pas les Manuel Vals qui seront susceptibles de repousser les dérives nationalistes et xénophobes, ni les Moscovici de se transformer en Roosevelt, encore moins en une gauche radicale !

 

« Il faut avoir peur des bruits de bottes, mais il faut craindre le silence des pantoufles » (Alain Geneste  Acrimed)  

 

Les Amis de l’émancipation Sociale n’ont pas d’autre objectif que celui de contribuer à faire émerger de nouvelles forces militantes pour l’égalité réelle et la justice sociale. Les relatifs succès que nous rencontrons lors des conférences-débats et les séances de cinéma social, nous incitent à redoubler d’efforts, tout comme la constitution de groupes autonomes à Vesoul et Belfort/Delle. Celles et ceux qui par expérience sont convaincus de notre utilité ne doivent plus hésiter à nous apporter leur soutien, en adhérant ou en ré-adhérant à notre association, et, pour les plus déterminés, à rejoindre les groupes organisés, ou à en former là où ils se trouvent avec les adhérents locaux. Le conseil d’administration, l’assemblée générale ont confirmé notre volonté de rester indépendants et par conséquent de ne solliciter aucune subvention. Toute notre activité repose sur la volonté des adhérents et de leurs contributions. Cette année charnière, nous devons parvenir à dépasser, en Franche-Comté, la barre des 70 adhérents afin d’être plus efficaces. Anticapitalistes et antilibéraux, nous ne souhaitons pas, bien au contraire, « camper dans un splendide isolement ». Des liens ont été tissés avec de nombreux intervenants (journalistes du Monde Diplomatique, sociologues de la revue Savoir Agir, des « économistes atterrés »…), des écologistes radicaux, avec la revue ACC, les Amis du Monde Diplomatique Nord Franche-Comté, le Forum social des quartiers populaires, le Mouvement Pour le Socialisme suisse, des anticapitalistes du Grand Est… Pour assumer toutes ces tâches, renforcer les groupes existants, en susciter d’autres, renforcer les partenariats avec des syndicalistes et d’autres associations, nous sommes trop peu nombreux. Et ce constat se vérifie au vu de ce qu’il faut entreprendre.

 

Dans les prochaines semaines sont programmés des débats sur l’autogestion des usines récupérées en Argentine (Vesoul), sur la crise (film «Inside job » à Lure), une manifestation suivie d’un débat sur  « violences policières, justice complice ? » (Delle) et, en préparation, un débat sur la nature et la nuisance du Front National (Belfort). La diffusion d’un tract à 4 000 exemplaires sur la crise de la dette et la crise politique en Europe est également programmée. Une délégation se rendra au « contre G8 » à Lausanne. Une demi-journée de réflexion des adhérents est fixée en juillet… Et il faudrait également organiser notre intervention à la foire bio de Lure, prévoir l’organisation de la solidarité avec les peuples grecs, espagnols, portugais, se donner les moyens de comprendre où en est le printemps arabe, agir ici pour un audit des dettes publiques, contre les licenciements programmés, la précarisation galopante de la société…

 

Tout ceci revient à dire que cette lettre est un appel pressant à tous nos contacts (plus de 1 000) et à tous ceux qui n’ont pas encore renouvelé leur adhésion.

 

Subir ou agir telle est l’alternative présente car il n’y a guère d’illusions à se faire sur la volonté et les capacités des sociaux-libéraux à nous sortir de la crise. Face à la domination de l’oligarchie financière et industrielle, face au poids de l’idéologie dominante, le repli individualiste n’est d’aucun secours, le fatalisme est mortifère.

 

La liberté c’est l’arrachement au rôle qui nous est assigné, c’est la rencontre d’individualités constituées en force collective suscitant le débat démocratique et l’éducation populaire.

 

N’hésitez plus, dépassez la simple sympathie, rejoignez les Amis de l’Emancipation Sociale.

 

Gérard Deneux,  le 25.05.2012  

 

Les Amis de l’Emancipation Sociale sont

Rouges de colère

car les classes populaires ne doivent pas payer la crise du capitalisme

Verts de rage

contre le productivisme qui détruit l’Homme et la planète

Noirs d’espoir

pour une société de justice sociale et d’égalité que nous voulons multicolore, multiculturelle et solidaire

 

Pour adhérer

 

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Tél……………………………………………………………………

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15€ pour l’année

5€ pour les personnes à faibles ressources

(chèque à l’attention des AES)

 

A envoyer à :

Hassen Bouadma

16 avenue Edmond Miellet

90100 DELLE

 

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 15:07

logo-FSCIl y a 3 semaines, on lisait ceci :
" Plusieurs usines automobiles sont au cœur des interrogations. Les syndicats de Renault craignent la concurrence du nouveau site de Tanger pour l'avenir des salariés français, notamment ceux de Maubeuge, et de Douai, département du Nord, qui fabriquent les Scenic et Kangoo, potentiellement menacés par les véhicules produits au Maroc. "
http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/04/27/en-france-de-nombreux-secteurs-economiques-risquent-de-souffrir_1692377_3234.html
Tiens donc, certains disaient que les délocalisations n'avaient pas d'incidence en France... Auraient-ils menti ?

Mais hier soir, on pouvait lire cela :
" Selon Morgan Stanley, la Logan et ses dérivés représenteront 40 % des volumes d’ici à 2014. L’an dernier, Renault a écoulé 814 000 véhicules low-costs, soit 30 % du total. Sur les quatre premiers mois de l’année, cette proportion est montée à 33 %.
Les modèles de cette gamme destinés à l’Europe - sous la marque Dacia - sont fabriqués en Roumanie et au Maroc, les autres sont assemblés dans les pays émergents.
La France, spécialisée dans les véhicules utilitaires, l’électrique et le haut de gamme, ne produirait plus que 20 % des voitures du groupe dans deux ans, prévoient les auteurs. [...]
La banque suisse [UBS. ndla] estime que le groupe «a réduit sa dépendance à l’Europe» (où il est à la peine), en termes de ventes et de production, ce qui a «amélioré ses perspectives de croissance et sa compétitivité». [...] "

http://bourse.lefigaro.fr/indices-actions/actu-conseils/plebiscite-par-des-analystes-renault-rebondit-210075
Depuis début janvier, l'action Renault a progressé de presque 20 % !... Et le chômage, de combien déjà ?

Dans l'intervalle, la France est devenue "Hollandaise"...

- Ministre du Redressement productif : Arnaud Montebourg ;
" Arnaud Montebourg, défenseur de la "démondialisation" pendant la campagne pour la primaire socialiste à l'automne 2011, a indiqué en prenant ses fonctions au gouvernement vouloir "ouvrir des discussions tous azimuts" avec les dirigeants des entreprises qui menacent de fermer des sites en France, mais il a reconnu qu'il "se peut que nous encaissions des échecs". "
http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20120521.AFP6830/industrie-montebourg-consulte-parce-qu-au-ministere-le-placard-etait-vide.html
Quand on ne veut pas gagner et bien on perd !
- Ministre du Travail, Emploi et Dialogue social : Michel Sapin ;
" Le ministre est en pleine préparation de la conférence sociale prévue en juillet, dont les contours -participants, thèmes, etc- restent à définir. Cette initiative ne devrait pas prendre la forme d'un sommet social, [...] "
http://www.notretemps.com/alerte-infos/2374-retraite/10010321-michel-sapin-a-commence-ses-consultations-des-syndicats-et-du-patronat.html
Quand on en est encore à définir c'est qu'on n'en est pas encore à agir !
- Ministre de l’Économie, des Finances et du Commerce extérieur : Pierre Moscovici.
" « Amélioration de la compétitivité », « soutien aux investissements », ont égrené les deux hommes [Moscovici & Schäuble] ..."
http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/croissance-paris-berlin-face-face-21-05-2012-55827
Quand on améliore (encore) la compétitivité on ne crée pas d'emplois (précarisation et temps partagé) !
Quand on soutient (toujours) les investissements, on soutient le patronat et ses actionnaires
(allègements de charges) pas les prolétaires !

AINSI, L'URGENCE N'EST PAS DE SOUTENIR TEL OU TEL EN CES FIN DE PRINTEMPS & DÉBUT D’ÉTÉ ÉLECTORAUX...
L'URGENCE EST DE SE PRÉPARER A LA LUTTE, TOUS ENSEMBLE & EN MÊME TEMPS !
CAR RIEN, RIEN DE RIEN, N'EST GAGNE SUR LE FRONT SOCIAL.
TOUT RESTE A... CONQUÉRIR !


" « Il y a maintenant un consensus de plus en plus net sur le fait qu'il faut en faire plus pour créer de la croissance et des emplois dans le contexte des réformes budgétaires et structurelles » engagées en Europe, a estimé le président américain. [...] François Hollande s'est réjoui devant la presse [...] "
http://www.challenges.fr/monde/20120521.CHA6587/le-g8-defend-la-croissance-et-le-maintien-de-la-grece-dans-la-zone-euro.html

Une attente des opinions publiques a dit Hollande... et des marchés financiers !
On devine à qui va profiter cette hypothétique croissance et quels vont être ces pseudo-emplois "sécuri-flex" !...

http://www.frontsyndical-classe.org/article-communique-fsc-59-62-105607479.html

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