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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 08:39
Déclaration de la Tendance Marxiste Internationale

Hugo Chavez n’est plu. La cause de la liberté, du socialisme et de l’humanité a perdu un champion courageux.

Il est décédé mardi 5 mars à 16h25 heure locale. La nouvelle a été annoncée par le vice-président Maduro. Le président avait tout juste 58 ans, et il est resté 14 ans au pouvoir. Il s’est battu avec le cancer ces deux dernières années, mais quand la nouvelle de sa mort a été annoncée, ce fut un choc.

Dès que la mort du président a été connue, les gens ont commencé à se rassembler sur les places Bolivar dans le centre des villes et des villages à travers le pays. Dans les rues, beaucoup de personnes se sont effondrées en larmes, ou ont observé le silence. Des foules de gens affolés se sont rassemblées devant l’hôpital militaire de Caracas, où il est mort.

Le rassemblement spontané des masses s’est vite transformé en une manifestation de défiance. Comme il l’a déjà fait à de nombreuses occasions lorsque la révolution était menacée, le peuple est descendu dans les rues de Caracas.

La raison de cette vague de soutien et d’émotion n’est pas difficile à comprendre. Aux yeux des masses, Chavez représente la révolution, leur propre éveil à la vie politique, les batailles menées durant la dernière décennie, et le sentiment que pour la première fois les gens ordinaires et les pauvres étaient responsables. Il représente l’homme qui s’est dressé contre l’impérialisme et l’oligarchie.

Certains commentateurs bourgeois superficiels disent que les masses ont aimé Chavez parce qu’il a veillé à l’amélioration des conditions de vie à travers les programmes sociaux misiones. Cela joue évidemment un rôle important. Mais cela va plus loin, ces acquis sociaux, et ils sont impressionnants, ont été remportées par la lutte, le peuple a dû se mobiliser en masse dans les rues à plusieurs reprises pour défendre la révolution contre l’oligarchie contre-révolutionnaire et l’impérialisme. C’est cela qui unissait la relation des masses avec le président.

N’oublions pas que tous pleuraient la nuit dernière sauf à Miami et dans les quartiers bourgeois de l’est de Caracas où des coups de klaxon résonnaient : les escualidos réactionnaires faisaient ouvertement la fête. La classe dirigeante et l’impérialisme détestaient Chavez et voulaient se débarrasser de lui aussi vite que possible, et c’est pour les mêmes raisons que les masses l’ont soutenu.

Les manifestations de douleur à l’annonce de la perte d’Hugo Chavez ne se limitaient pas au Venezuela. A travers l’Amérique latine, les travailleurs et les paysans et leurs organisations ont exprimé leur estime pour le leader révolutionnaire. Même au-delà de son continent, les organisations progressistes de gauche du monde entier ont affiché leur soutien.

Hier soir à Caracas et dans d’autres villes, les gens chantaient : « Nous sommes tous Chavez ! » et «  Chavez continue de vivre ! ». Des milliers de personnes se sont rassemblées sur la Place Bolivar et se sont dirigées vers le palais présidentiel de Miraflores, en criant des slogans de défiance, « Le peuple uni ne sera jamais vaincu », « ils ne doivent pas revenir » et « la lutte continue ».

C’est la chose la plus importante de toutes. Les masses savent qu’elles sont dans une guerre, et dans une guerre, peu importe combien de soldats tombent au combat, d’autres s’avancent pour prendre leur place. Quoi qu’il arrive, la lutte continue. C’est le message des rues de Caracas et de celles de tous les autres villes et villages.

Nous sympathisons de tout notre cœur avec cette douleur sincère des gens qui pleuraient ouvertement dans les rues de Caracas. Les larmes versées par les travailleurs et les pauvres sont sincères et expriment un sentiment pur et honnête. Mais alors que les masses pleurent à chaudes larmes, d’autres versent des larmes de crocodile.

Le ministre des Affaires étrangères britannique, William Hague, s’est dit « attristé » d’apprendre la mort de Chavez et a déclaré qu’il avait laissé une « emprunte durable » sur le Venezuela. La BBC ce matin a été forcé d’admettre : « Il a obtenu le soutien durable des pauvres et gagna à nouveau les élections en utilisant la richesse pétrolière du Venezuela pour poursuivre des politiques socialistes » (BBC News, le 6 mars)

Comme c’est étrange ! Ceux qui détestaient Chavez et qui ont fait tout leur possible pour lui nuire quand il était vivant se joignent à un chœur de louanges cyniques, maintenant qu’il est mort.

La véritable attitude des impérialistes est exprimée par les déclarations d’Ed Royce (républicain de Californie), président de la Chambre américaine de la commission des affaires étrangères, qui a dit dans une déclaration écrite : « Hugo Chavez était un tyran qui a forcé le peuple du Venezuela à vivre dans la peur. Sa mort entaille l’alliance des dirigeants de gauche anti-Etats-Unis en Amérique du Sud. Bon débarras de ce dictateur ».

Nous n’avons rien à voir avec l’hypocrisie, des mots hypocrites et de la rhétorique vide. Nous pleurons pour Hugo Chavez, mais nous ne devons pas être aveuglés par les larmes. Nous ne devons pas perdre de vue notre cause. Lorsque le deuil est terminé, la lutte doit continuer. Chavez n’en attendait pas moins. Hugo Chavez était un combattant. S’il pouvait parler, ses mots seraient ceux de Joe Hill, le révolutionnaire américain : « Ne pleurez pas pour moi. Organisez-vous ! »

Les manoeuvres de l’impérialisme

Les responsables américains ne tardèrent pas à présenter la mort d’Hugo Chavez comme une opportunité pour l’Amérique de reconstruire une relation avec le Venezuela. Ce qui permettrait au pays de poursuivre « des réformes démocratiques significatives ». Et le président Obama a annoncé un « nouveau chapitre » dans l’histoire de l’Amérique Latine.

Ils ont décrit sa mort comme ouvrant une « période de défi ». Mais ils n’ont pas dit quel était l’enjeu, ou pourquoi Washington a réaffirmé ce qu’il décrit comme son « soutien au peuple vénézuélien ». Il n’est pas dit quel peuple. Il dit qu’il veut développer une relation constructive avec Caracas. Mais la nature de cette relation n’est pas précisée.

Quand Obama parle de « véritables réformes démocratiques », il entend par là le démantèlement de toutes les conquêtes sociales, économiques et politiques de ces quatorze dernières années. Quand il parle d’un « nouveau chapitre » dans l’histoire du Venezuela, il signifie un retour au chapitre tragique de l’histoire du Venezuela, à l’époque où le pays était asservi aux intérêts de l’impérialisme américain et des grandes compagnies pétrolières.

Ces sirènes de Washington ne tromperont personne. Quand ils parlent de « soutien au peuple vénézuélien », ils entendent le soutien à l’opposition contre-révolutionnaire, à la bourgeoisie et à la partie du mouvement bolivarien qui leur est favorable.

Ils ont prévu de gagner l’aile droite du mouvement bolivarien. Ceux qui pendant des années ont toujours rêvé de « chavisme sans Chavez » y voient leur chance. Cette tendance représente ni plus ni moins que la cinquième colonne de la bourgeoisie dans le mouvement bolivarien. Ils sont les ennemis les plus dangereux de la Révolution.

Les ennemis tentent déjà de tirer parti de ces circonstances tragiques pour semer la confusion et conspirent contre la Révolution. Nous nous engageons à poursuivre et à intensifier la lutte pour défendre la Révolution bolivarienne contre ses ennemis extérieurs et intérieurs. Des deux, l’ennemi intérieur est le plus dangereux.

Et maintenant ?

Quelles sont les perspectives et quelles sont les tâches des marxistes ?

Hugo Chavez est mort avant d’avoir achevé la grande tâche qu’il faisait passer avant lui-même : la réalisation de la révolution socialiste au Venezuela. Il appartient désormais aux ouvriers et aux paysans — la véritable force motrice de la Révolution bolivarienne — de mener cette tâche à son terme. Ne pas le faire serait une trahison de son héritage.

Elias Jaua, le ministre des Affaires étrangères, a déclaré que de nouvelles élections auront lieu dans les 30 jours. Nicolas Maduro sera le candidat du Parti socialiste unifié (PSUV). Il va sans dire que les marxistes se battront pour la victoire du PSUV et pour la défaite de l’opposition contre-révolutionnaire. Mais en même temps, nous devons nous assurer que le prochain gouvernement mènera une politique socialiste.

Il n’y a rien de plus dangereux que l’idée de l’unité nationale et la réconciliation entre les classes. Il doit n’y avoir aucun accord avec l’opposition et aucune concession à la bourgeoisie. Il ne peut y avoir d’unité entre esclaves et propriétaires d’esclaves, entre paysans et propriétaires, entre travailleurs et capitalistes, exploiteurs et exploités, oppresseurs et opprimés.

Durant ces deux derniers mois, l’oligarchie, profitant de la maladie de Chavez d’une manière dégoûtante, a redoublé sa campagne de sabotage économique, de thésaurisation et de spéculation. Le gouvernement a promis de prendre des mesures rapides. La seule réponse valable est l’expropriation de la classe dominante qui contrôle la production et la distribution alimentaire, ainsi que de larges pans du secteur bancaire et les principaux leviers de l’économie vénézuélienne.

Nicolas Maduro a promis de maintenir « l’héritage révolutionnaire, anti-impérialiste et socialiste » de Chavez. La classe ouvrière et les militants du PSUV doivent s’assurer que c’est le cas. Il ne suffit pas de prononcer des discours vantant Chavez, que même ses ennemis les plus acharnés font maintenant qu’il est mort. Il ne suffit pas de faire des discours sur l’amour, une phrase vide qui ne signifie rien.

Ce qu’il faut, ce n’est pas des discours sentimentaux, mais la mise en pratique du programme socialiste que Chavez a toujours préconisé : l’abolition du capitalisme par l’expropriation des banquiers, des propriétaires terriens et des capitalistes. C’est l’héritage authentique d’Hugo Chavez. C’est ce pour quoi nous devons nous battre pour le mener à bien.

Mais il y a aussi un autre objectif que Chavez a proclamé et qui reste encore à mettre en pratique, un objectif qu’il considérait comme fondamental, mais qui a été enterré et oublié par les bureaucrates : la création d’une Internationale socialiste révolutionnaire.

En juin 2010, au congrès du PSUV, Chavez a proclamé la nécessité urgente d’une Ve Internationale. Il n’a pas fait cela par hasard. Il a donné une place de choix dans ses discours à la création de cette internationale, car il la jugeait essentielle. Il avait tout à fait raison.

Il est mort avant d’avoir pu mettre cette idée en pratique. Dès le début, il a rencontré l’hostilité de l’aile droite du mouvement bolivarien. C’était un anathème pour les staliniens et les réformistes, qui n’ont jamais partagé l’enthousiasme de Chavez pour le socialisme. Ils ont fait tout leur possible pour saboter, pour fausser ou renverser tous ses plans, y compris la création de l’Internationale révolutionnaire.

La Tendance Marxiste Internationale s’engage à mener à bien la lutte pour construire une telle internationale. Nous appelons tous ceux qui prennent les paroles du Président au sérieux à nous soutenir dans cette grande tâche historique. Le socialisme est international ou il n’est rien.

La TMI exprime sa sympathie au peuple du Venezuela. La cause du socialisme a perdu un grand défenseur. Le corps humain est une chose fragile. Il est facile de le détruire avec des balles ou avec une maladie. Tous les êtres humains sont nés pour mourir. Mais il n’y a aucune force sur terre qui puisse détruire une idée, en particulier lorsque son heure est venue.

Hugo Chavez, l’homme, n’est plus avec nous, mais il vit en nous. Nous nous engageons à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour intensifier la lutte pour le socialisme au Venezuela et dans le reste du monde. C’est la seule façon d’avancer, la seule façon d’honorer la mémoire d’Hugo Chavez.

Continuer l’héritage de Hugo Chavez, pas en paroles, mais en actes !
Exproprier les oligarques !
Longue vie au socialisme ! La lutte continue !
Prolétaires du monde entier unissez-vous !

http://www.lariposte.com/hugo-chavez-est-mort-le-combat,1905.html

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 11:32

Renault va supprimer au moins 7500 emplois. Qu’il n’y ait pas de plan social, parce que ces suppressions d’emplois résultent en partie de départs à la retraite non remplacés, qu’il n’y ait prétendument pas de licenciement sec, n’y change rien : c’est une attaque contre tous les travailleurs. Cela fera 7500 emplois de moins, 7500 chômeurs qui auraient pu là trouver un emploi et qui seront condamnés à y rester, et autant de travail qui retombera sur le dos des ouvriers de Renault.

Cela fait des semaines que la direction de Renault est passée à l’attaque et veut faire signer aux syndicats des accords de compétitivité qui seront autant de reculs : suppressions de jours de RTT, mobilité forcée qui obligerait un ouvrier à faire jusqu’à 100 ou 150 km voire plus par jour, aller-retour, pour rejoindre l’usine où il y aurait besoin de bras, possibilité de moduler le temps de travail et les salaires en fonction de l’activité.

Depuis des mois le patronat flanqué du gouvernement nous expliquent que les accords de compétitivité préserveront l’emploi ! Renault prouve le contraire : les patrons veulent la flexibilité tout en supprimant les emplois, le beurre et l’argent du beurre. Et l’Etat, actionnaire pour 15% de Renault est complice.  

Les travailleurs n’ont pas à accepter ces sacrifices. « La débâcle de l’automobile française » a bon dos ! Il y a certes une chute des ventes en France, mais le groupe Renault continue de faire des bénéfices : 3,4 milliards en 2010, 2,1 milliards en 2011 et 786 millions d’euros de bénéfice net pour les 6 premiers mois de 2012. Fin 2011 Renault avait même 11,1 milliards de réserve de liquidité.
  
Dans cette période de crise et d’explosion du chômage, il faut imposer la priorité aux emplois ! Cela fera baisser la rentabilité du groupe ? Cela leur coutera de l’argent ? Oui, et alors ! Pourquoi faudrait-il que ce soient les travailleurs qui perdent de l’argent en étant condamnés au chômage ? 

C’est aux capitalistes d’assumer les pertes sur leurs profits et, au besoin, sur leurs fortunes privées, pas aux travailleurs ! 

Communiqué de Nathalie Arthaud - 16 janvier 2013

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 17:58

logo-FSCVoilà c’est fait !

MEDEF, gouvernement socialiste et CFDT s’en réjouissent !

Une nouvelle ère commence : le nouveau dialogue social est avancé !

Il aboutit à l’application progressive en France de tous les plans de la troïka (UE, FMI, BCE) à l’œuvre en Grèce, au Portugal, en Espagne...

En fait, pour un plat de lentilles ("les nouvelles sécurités pour les salariés"), la précarité et l’anéantissement de toutes les sécurités conquises au cours de luttes séculaires pèseront sur la tête de tous !

C’est donc par le mensonge et le travestissement que cet accord est affublé du nom de "sécurité" !

 

Un accord minoritaire

 

Avec la complicité félonne et minoritaire de la CFDT, de la CFE-CGC et de la CFTC qui représentent à elles trois aux dernières élections (TPE) 28,1% des suffrages (CFDT 19,3 %, CGC 2,3 et CFTC 6,5) contre 44,8 % pour la CGT et FO (non signataires de l’accord) pratiquement à l’égal des pourcentages respectifs aux prud’homales. On mesure mieux ce qu'a pu être le « syndicalisme rassemblé » qui a lié ces dernières années les dirigeants de la CGT à ceux d’organisations ouvertement complices du MEDEF et de l'UE.

 

Le gouvernement s’appuyant sur ce soit-disant accord entend aller vite

 

Le projet de loi sera présenté en Conseil des ministres le 6 ou le 13 mars. Il sera soumis au Conseil d'Etat début février puis présenté en Conseil des ministres en mars. Examiné en urgence à l'Assemblée nationale en avril, au Sénat en vue d’une éventuelle promulgation du texte fin mai.

 

Dans les entreprises et dans le pays engager la bataille pour faire échouer cette entreprise de casse !

 

Une puissante bataille doit s’engager dès à présent, dénonçant les mensonges colportés par les grands médias et le pouvoir et montrant les immenses dangers de l’application des mesures envisagées !

 

Seule l’action et à la résistance à la guerre déclarée contre le monde du travail, l’activation des principes gagnants qui ont fait leurs preuves : le rapport de force, la résistance pied à pied, l’union sur des bases de classes permettront d’endiguer cette offensive ! La grève du 31 janvier dans la Fonction Publique à l'appel de la CGT, de la FSU et de Solidaires constitue un premier élément de la résistance et de la mobilisation générale à construire.

 

Le Front Syndical de Classe, 14 janvier 2013

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 00:06

source : http://www.humanite.fr/social-eco/le-fmi-le-confirme-l-auste...

C’est un rapport étonnant, un mea culpa chiffré et analysé, que deux éminents économistes du FMI ont publié. Il dit clairement que l’austérité est une erreur. La faute à la mauvaise conception d’un modèle informatique de prédiction économique.

Ils justifient globalement d’avoir plongé 26 pays dans une mortelle crise austéritaire par une erreur de modèle mathématique. Ces économistes sont restés persuadés que leur domaine est une science dure, donc qu’on peut prédire et démontrer avec des équations. Et ils se sont éminemment trompés. Ils reconnaissent ainsi dès l’introduction que leur modèle n’a pas pu prévoir ni le niveau des taux d’intérêts ni l’effet de l’austérité sur la consommation intérieure. Confrontés à la réalité, ils reconnaissent également que leur modèle a grandement sous-estimé la hausse du chômage. Et donc toute la prédiction est biaisée, des investissements privés aux recettes fiscales des états.

Pardon pour les morts, c’était une erreur de calcul

“Forecast Error of ΔYi,t:t+1 = α + β Forecast of ΔFi,t:t+1|t + ε i,t:t+1” Voilà à quoi ressemble l’équation qui a été incapable de faire le lien entre coupe budgétaire des Etats - les fameuses "économies" exigées sous la menace - et baisse de rentrée fiscale. C’est le « multiplicateur fiscal », outil économique qui a plus ou moins montré qu’il fonctionnait entre la seconde guerre mondiale et 2008, mais qui est incapable de prévoir l’ampleur des effets d’une panique généralisée ou d’une franche baisse de moral des populations.
Le FMI avait déjà constaté une faute dans les modèles appliqués à la Grèce. Il remet en cause désormais tous les modèles appliqués à 26 pays européens.

Une erreur qui ne sert pas de leçon

Si reconnaître l’erreur, ou plutôt ouvrir les yeux et se confronter à la réalité, reste une avancée pour le FMI, l’institution ne tire pas les leçons de son erreur. Les économistes ne remettent pas fondamentalement en cause l’austérité, juste son intensité, ils restent convaincus qu’il suffit d’adapter leur modèle de calcul, finalement en accroissant la variable « facteur humain ». Ils ne voient pas l’absurdité que c’est d’imposer par la menace des politiques globales à des pays sur simple résultat d’un algorithme.

"Ce que nous voulons simplement rappeler, c’est que les décisions humaines engageant l’avenir sur le plan personnel, politique ou économique ne peuvent être inspirées par une stricte prévision mathématique, puisque la base d’une telle prévision n’existe pas" disait un certain Keynes en 1936.

Frédéric Lordon et son analyse du capitalisme par le prisme de Spinoza est précieux et urgent à ce sujet.
Lire notamment : La force des idées simples. Misère épistémique des comportements économiques
La Grèce plongée en récession pour une erreur de calcul du FMI
Dette grecque : un allégement pour peser... toujours plus lourd
Grèce : Le FMI tente d’imposer une nouvelle vague de licenciements de fonctionnaires

 

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 14:45

Pour le MEDEF, la meilleure façon de réduire le chômage, c’est de faciliter les licenciements. L’idée, derrière cette formule contradictoire, est que le travailleur pleinement « flexible », que l’on peut embaucher et renvoyer à volonté, qui ne peut rien revendiquer de peur de perdre sa place, est beaucoup plus « intéressant » pour le capitaliste. L’attitude implacable du MEDEF dans la soi-disant « négociation » en cours avec les syndicats, sur le « marché du travail », montre le vrai visage – totalement réactionnaire – des capitalistes qu’il représente.

Si le patronat parvenait à réduire l’ensemble des salariés à cet état de précarité absolue, il est en effet possible – mais non certain – que le nombre de « chômeurs » à strictement parler, c’est-à-dire ne travaillant pas du tout, serait moins élevé ou en tout cas augmenterait moins vite. Mais ce serait au prix de voir exploser le nombre des salariés ne trouvant pas assez de travail. Quoi qu’il en soit, l’objectif du MEDEF est clair : en finir avec le CDI et lever toutes les dispositions légales du CDD qu’il juge « contraignantes ».

Scandaleusement, le gouvernement a accepté l’argument du MEDEF selon lequel le « coût du travail » est trop élevé en France. En sommant le MEDEF et les syndicats de trouver un accord « gagnant-gagnant » pour réduire ce « coût », il demande l’impossible. Les intérêts des salariés et des employeurs sont diamétralement opposés. La CGT exige plus de sécurité d’emploi pour les salariés. Le MEDEF veut le contraire. Hollande misait sur l’extrême « modération » de la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC pour faire aboutir un accord. La direction de la CFDT, par exemple, serait tout à fait disposée à capituler – une fois de plus – face aux exigences du patronat. Tout ce qu’elle demande, c’est un petit geste, en retour, lui permettant de sauver la face. En vain. Le MEDEF est implacable. Parisot déclare que sans une réforme du marché du travail, le chômage augmentera davantage. Bernard Thibault a raison de rejeter ce chantage patronal. « Nous n’accepterons pas […] plus de flexibilité, plus de sacrifices pour les salariés au nom d’hypothétiques créations d’emplois futurs ».

Il doit être évident qu’aucune « négociation » avec le MEDEF ne débouchera sur des créations d’emploi, une amélioration des conditions de travail ou de meilleurs salaires. Surtout, à ce stade, il faudra éviter de gaspiller l’énergie des militants dans l’organisation de « journées d’action » ou de « grèves générales » à répétition n’impliquant qu’une petite minorité des syndiqués. Cette méthode ne sert à rien. Elle est même contre-productive, à bien des égards. La classe capitaliste et ses représentants politiques se moquent de telles « journées ». Seule une mobilisation massive des salariés pourrait espérer obtenir des concessions significatives. C’est une mobilisation véritablement générale autour d’un programme général qui est nécessaire. Mais une mobilisation de grande ampleur ne peut pas être décrétée d’en haut. Elle a besoin d’être préparée sérieusement par une campagne expliquant – aux travailleurs de tous les secteurs de l’économie – à la fois les objectifs communs et les méthodes de lutte nécessaires. Cela prendra du temps. Mais il n’y a pas de raccourci possible.

La CGT, en particulier, a un rôle crucial à jouer dans la période à venir. Il faut dire la dure vérité aux travailleurs. Dans le contexte actuel, les capitalistes ne seront jamais convaincus par la force des arguments. Aucun défilé ne les forcera à renoncer à leurs intérêts fondamentaux. La CGT et l’ensemble du mouvement syndical doivent donc se doter d’un programme offensif qui frappe au cœur du système. Parmi les points clés de ce programme devraient figurer une augmentation importante des salaires et des allocations chômage, des embauches et titularisations massives dans la Fonction Publique, la transformation des emplois précaires en emplois stables, la nationalisation – sans indemnisation des gros actionnaires – de l’intégralité du secteur bancaire, ainsi que de toutes les entreprises menacées de fermeture, de délocalisation ou dans lesquelles des suppressions d’emplois importantes sont envisagées, que ce soit Petroplus, ArcelorMittal ou PSA.

La CGT a besoin d’une direction nationale qui s’efforce de convaincre de larges masses de travailleurs du bien-fondé de ce programme – et qui s’efforce de préparer des actions de masse pour l’imposer. Cela signifie convaincre les travailleurs d’EDF, de GDF, de la SNCF, des aéroports, des ports, des transports routiers, de France Télécom, des administrations et services publics, etc. Nous devons parvenir à impliquer les travailleurs de ces secteurs clés de l’économie dans une action concertée sur une plateforme commune militante et offensive. La peur doit changer de camp.

http://www.lariposte.com/l-impossible-accord-sur-le-marche,1876.html

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 12:22

logo-FSCPour créer des emplois, gouvernement socialiste, MEDEF, éditorialistes des grands médias et économistes médiatiques sont d’accord : les entreprises doivent être "sécurisées", c’est-à-dire qu’elles doivent pouvoir licencier à volonté ; ce sont les "contraintes" du code du travail, les procédures juridiques et les coûts des plans sociaux qui gênent nos licencieurs !

 

En gros donc, ce n'est pas leur système économique qui génère crise et misère : ce sont les garanties et droits conquis par les travailleurs au long de décades de luttes parfois sanglantes qui seraient responsables du chômage de masse !

 

Et les syndicats sont priés de consentir à un accord soi-disant gagnant-gagnant comme y poussent les dirigeants de la CFDT, le recul essentiel sur les garanties encore existants étant camouflé derrière des "avancées" en matière de sécurité pour les travailleurs seulement évoquées (extension des complémentaires santé, « portabilité » des droits en cas de changement d'entreprise, amélioration de la formation et de l'information des salariés sur la stratégie de l'entreprise, droits des chômeurs renforcés …).

 

En camouflant de surcroît que derrière les acteurs de façade ce sont l'UE, les « marchés financiers » et les agences de notation qui trouvent trop rigide le marché français du travail et qui exigent sa flexibilisation !

 

En réalité, l’argument selon lequel le marché français du travail serait "cadenassé", trop rigide est un pur mensonge :

 

  • les CDD intérim c’est déjà 15% des emplois (plus qu’en Allemagne)

  • le taux de rotation trimestriel de la main d’œuvre dans les entreprises de plus de 10 salariés n’a cessé d’augmenter des dernières années (de 9 à 13%)

  • les CDD de moins d’1 mois, les contrats hyper courts ont augmenté de 90% en 10 ans

  • la rupture conventionnelle a fêté aujourd’hui son millionième salarié quittant une entreprise, cette rupture conventionnelle constituant la plupart du temps un licenciement déguisé, libérant l’employeur de ses obligations et laissant le salarié sans véritable défense.

 

Ce qui est donc planifié dans notre pays par le patronat, les multinationales, le gouvernement et l'UE, c’est encore plus de flexibilité et de précarité pour les travailleurs –dans le privé comme dans le public où a explosé le nombre de précaires, auxiliaires, contractuels…- non pas afin de créer des emplois et sécuriser les parcours professionnels, mais pour engranger encore plus de profits et briser toute volonté de résistance en aggravant et la précarité et la concurrence entre les salariés !

 

Là réside l’enjeu de classe du soi-disant "compromis historique" c'est -à-dire la poursuite de la guerre de classe menée depuis 30 ans au profit d’une infime minorité, avec la mise en cause de toutes les conquêtes sociales issues des luttes (1936, 1945 et le programme du Conseil national de la Résistance,1968 …).

 

Et ils veulent aller plus loin encore au nom de leur crise et de leur volonté d’en faire payer le prix aux travailleurs et aux couches populaires !

 

Pour sauver leurs profits et leurs privilèges, pour sauver l’euro, pour sauver la construction européenne, véritable outil de leur domination et de remise en cause de la souveraineté des peuples.

 

Nous devons savoir qu’il n’y a pas d’issue à la crise en acceptant de nouveaux sacrifices, le recul du pouvoir d’achat, la remise en cause du code du travail.

 

Ils veulent que les syndicats avalisent une politique déjà mise en œuvre sur le terrain comme c’est le cas à Sevelnord de PSA ou chez Air France, ou encore chez Renault en Espagne fondée sur le chantage : "ou vous acceptez les reculs sociaux où nous fermons l’entreprise, ou nous délocalisons !".

 

C’est cela même la mondialisation et la concurrence dans l’union européenne : la guerre de tous contre tous au profit d’une minorité d’exploiteurs qui tirent les marrons du feu !

 

C’est ce chantage qu’il faut briser par l’union dans la lutte !

Et c’est avec tout cela qu’il faut rompre pour commencer à sortir de la crise et du marasme !

Et pas d’autre issue que la lutte "TOUS ENSEMBLE en même temps" pour commencer à triompher de la mise en concurrence et du dumping social !

 

Les organisations syndicales au pied du mur

 

La CFDT par la bouche du successeur de Chérèque (récompensé pour ses bons et loyaux services en étant nommé en conseil des ministres inspecteur général de l’Inspection générale des affaires Sociales et héritant de la présidence de la boîte à idées sociale-libérale Terra Nova) fait le forcing en vue de la signature de l’accord à l’issue des réunions de ce 10 et 11 janvier et condamne par avance toute résistance authentique ("Nous ne sommes pas en guerre" dixit Laurent Berger), ce qui en clair signifie en fait le refus de tout positionnement de classe et de lutte de classes sur ce sujet comme sur d’autres (les retraites par exemple).

 

La position de FO n’est pas encore fixée tandis que la CGT semble s’orienter vers un refus de signature de l’accord.

 

Il reste à appeler les travailleurs à l’action et à la résistance et pour les travailleurs et les syndicats de base eux-mêmes à faire triompher dans la pratique et dans leurs propres organisations (congrès prochains de la CGT et de la FSU) les principes gagnants qui ont fait leurs preuves : le rapport de force, la résistance pied à pied, l’union sur des bases de classes dans le concret des propositions et dans les idées !

 

Le Front Syndical de Classe

9 janvier 2013

*******************

On peut lire dans "Valeurs actuelles du 3 au 9 janvier" : "La perspective d'avoir à payer des indemnités exorbitantes en cas de licenciement ou de voir un plan social annulé après plusieurs années pour vice de forme a amené les entreprises à recourir à des expédients qui, en définitive, leur sont préjudiciables comme à leurs salariés. "

 

La lutte des Goodyear d’Amiens –au-delà des difficultés actuelles qui montrent que rien n’est définitivement réglé- qui a empêché durant 5 ans la direction multinationale de fermer l’entreprise et entraîné la condamnation devant les tribunaux du plan social prévu, illustre l’obstacle que représente la législation actuelle à la stratégie de restructuration, de délocalisation et de liquidation industrielle.

C’est cela que le patronat, les classes dirigeantes et la social démocratie à leur service veulent contourner avec leur "compromis historique"!

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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 16:19

« Le salaire minimum augmentera de 3 centimes l'heure au 1er janvier à 9,43 euros (+0,3%), soit 1430,22 euros bruts mensuels pour 35 heures, et ses critères vont être revus pour "garantir le pouvoir d'achat" de ses bénéficiaires, a annoncé le ministère du Travail. Cette revalorisation correspond à la stricte augmentation légale, après une hausse de 2% au 1er juillet, dont un coup de pouce de 0,6%.
Au total sur l'année, le Smic aura progressé de 2,3% et "compte-tenu de l'inflation de +1,3% constatée sur l'année, cette hausse globale correspond à un gain de pouvoir d'achat de 1%" pour les 2,6 millions de salariés rémunérés au Smic, précise le ministère dans un communiqué. » (Tous les grands journaux d’information)

On peut triturer les chiffres dans tous les sens, calculer tous les pourcentages de l’espoir, additionner, soustraire, multiplier : on en arrive toujours au même résultat : 3 centimes de plus à l’heure, ça n’est même pas « minable », ça devient indécent !

Une aumône ? Surtout pas ! Vous vous voyez déposer délicatement, avec votre plus beau sourire en prime (ça ne coûte qu’aux zygomatiques), trois minuscules petites pièces de cuivre dans l’escarcelle de votre SDF préféré au sortir de la messe de Minuit ? Même pas dans vos pires cauchemars, je suppose…

Un cadeau ? Que nenni ! Vous avez appris, en même temps que l’imposture consumériste du Père Noël et avec moult sanglots à l’appui, que les présents n’existaient pas pour leur valeur intrinsèque mais seulement pour l’intention humanitaire qu’ils manifestaient. OK, mais faut quand même pas pousser Papa Noël dans les aiguilles acérées du Sapin (heu, pas Michel, il semble n’y être pour rien, admettons…) !!!

Un présent symbolique ? Imaginez les braves Melchior, Balthazar et Gaspard, sur leur trente et un de pourpre incarnat, suivre, les yeux lovés sur cette Vénus cuivrée (oui hélas, comme les centimes d’euro !), la route des élus conduisant à la reconnaissance divine pour déposer devant le berceau paillé du fils de Dieu trois minuscules sesterces ne valant même pas le sixième d’un p’tit Wrap chez Mc Do ? Impensable ! Le pape protesterait énergiquement de sa plume virtuelle tremblotante sur Twitter @ Les Rois Mages en Galilée : « Consultez la liste de naissance de « Jésus dans la Crèche », vous avez le choix entre l’or, la myrrhe et l’encens mais remballez illico votre menue monnaie ».

Il ne reste donc qu’une supposition : ces 3 centimes d’euros sont une provocation ! Ayrault n’en peut plus de se faire descendre sur les réseaux sociaux (dans la presse papier, c’est plus rare !), il veut qu’enfin tout soit clair et qu’on comprenne une bonne fois pour toutes que son gouvernement n’est qu’un fantoche, un polichinelle de commedia del arte, une marionnette entre les mains des banksters, bref qu’il fait ce qu’il peut mais il peut peu, et qu’on lui fiche enfin la paix : Notre Dame des Landes, Florange, ces idiots de gays qui veulent convoler en stupides noces et Depardieu qui en rajoute une énorme couche…Non, non, pas possible, pas pensable, pas vivable, il faut qu’il se sorte de ces bourbiers sordides où on l’a fourré à l’insu de son plein gré. Il avait pas demandé ça, il voulait juste promouvoir l’Allemand au pays des Ducs de Bretagne, alors que ça s’arrête par pitié !

Alors, voilà : vous êtes Smicard, je vous offre 3 piécettes pour passer les Fêtes, vous n’allez quand même pas accepter ça, révoltez-vous, hurlez-moi dessus que je puisse passer un p’tit réveillon tranquille loin des tracasseries du pouvoir Hollandais, OK, j’attends, faites un effort, que diable ?

Non ? Rien ne vient, et surtout pas l’insurrection que j’attends ? Mais c’est pas possible, faut que je continue encore et encore, pitié ! Pourtant « Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté » je croyais que ça avait une signification ésotérique ? Ah bon, c’est pas pour moi vous dites ???

Bon, j’ai compris. Joyeux Noël, bandes d’égoïstes ! Et faites tintinnabuler vos misérables piécettes pour accompagner le parcours du traîneau mythique dans la Voie lactée…

P.S. Nous revenons tout juste de notre joyeuse escapade journalière au Supermarché du coin. Les produits qualifiés de « première nécessité » portant le logo « Top Budget » et ne dépassant habituellement pas un petit euro pièce ont bondi en deux mois jusqu’à 1 euro 10, soit 10 % d’augmentation. Si l’on part du principe alimentaire selon lequel nous avons besoin de 7 d’entre eux pour notre pitance quotidienne, où sommes-nous censés trouver les 7 centimes manquants ? Sous les sabots du p’tit renne au nez rouge, vedette incontestée de la nativité revue et corrigée par Coca-Cola ?

http://www.legrandsoir.info/smic-un-noel-a-3-centimes-d-039-ayrault.html
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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 11:04

C’est avec indignation et émotion que les militants de lutte de classe, tant de la CGT que de la FSU, viennent de prendre connaissance d’un communiqué commun entre la CGT, la FSU et Solidaires concernant la Syrie.

 

Ce communiqué se fait ni plus ni moins l’écho des positions des gouvernements français, des Etats-Unis et britannique, accusant le gouvernement syrien de crimes, pour le moins à ce jour non prouvés, et apportant leur soutien à une prétendue résistance syrienne, pour laquelle, par contre, les preuves s’amoncellent qu’elle est essentiellement constituée, dans sa composante militaire, d’éléments se réclamant du salafisme, des Frères musulmans, dont de nombreux mercenaires étrangers. Partout où les « rebelles » parviennent à s’installer on assiste à des scènes extrêmement inquiétantes : les minorités religieuses (chrétiennes de différentes confessions, alaouites, chiites, druzes…) sont chassées ou assassinées, tandis que les femmes se voient dépossédées de leurs droits, que sont imposés les principes moyenâgeux de l’islamisme, à l’image de ce que l’on voit en Libye et au Nord Mali, et que l’on tente d’imposer en Egypte et en Tunisie.

 

Ces groupes armés sont, de notoriété publique, financés, entraînés par des Etats comme le Qatar et l’Arabie Saoudite dont le caractère ultra réactionnaire n’a d’égal que les pétrodollars avec lesquels ils abondent le capital financier international. Quant à la soi-disant représentation politique de l’opposition syrienne, non seulement les groupes armés ne la reconnaissent pas, mais on a pu constater son indépendance politique lorsqu’elle s’est réorganisée sans broncher sur la simple injonction de la secrétaire d’État des Etats-Unis ! Le rôle joué par la Turquie, membre de l’OTAN, dans l’introduction d’éléments armés en Syrie souligne encore le fait que la situation qui prévaut n’a pas grand-chose à voir avec un prétendu combat pour la liberté et la démocratie.

 

Chacun peut voir par ailleurs la forte imbrication du gouvernement français dans ces évènements, et ce, comme dans beaucoup d’autres domaines, dans la stricte continuité du gouvernement précédent. En fait l’impérialisme français rêve depuis des dizaines d’années de reprendre pied en Syrie, région qu’il avait reçue en butin lors du Traité de Sèvres (1920). Depuis des années, tout événement au Liban (création de l’impérialisme français pour affaiblir le mouvement de libération national syrien) sert de prétexte aux gouvernements français pour menacer Damas d’une intervention militaire.

 

En réalité la question n’est pas celle du régime syrien, qui relève de la seule souveraineté du peuple syrien, et qui, en toute état de cause, est très loin d’être moins démocratique que le Qatar, Bahreïn, l’Arabie Saoudite, la Turquie, le Yémen, la Jordanie, la Libye « libérée », les Emirats et… l’Etat colonial israélien.

 

Le premier des enjeux, c’est la présence de gaz dans le sous-sol syrien à un moment où la crise du capitalisme comme système s’accompagne d’une crise énergétique en perspective, et de savoir qui va profiter du pactole, les multinationales de tel ou tel Etat impérialiste, avec des retombés sur les monarchies du golfe ou la bourgeoisie syrienne ? Le second des enjeux, c’est de déblayer le terrain pour une agression contre l’Iran dont tout indique que la préparation est très largement engagée, en particulier à partir de l’Etat qui, traditionnellement, dans la région, joue le rôle de gendarme de l’impérialisme international, l’Etat d’Israël. Cet Etat jouit du privilège quasiment exclusif de pouvoir violer impunément toutes les résolutions internationales, tout comme d’ailleurs de pouvoir posséder la bombe atomique, héritage de son « frère défunt » le régime d’apartheid sud-africain, qui le tenait lui-même de la France. Enfin le troisième enjeu, c’est la question palestinienne dont les Occidentaux voudraient se débarrasser une fois pour toutes, et dont l’Etat d’Israël veut accélérer la solution finale. On notera que si l’on fournit des armes à la prétendue « armée syrienne libre », et qu’une grave menace pèse d’une intervention militaire de l’OTAN, par contre dès que les Palestiniens se défendent contre l’occupant israélien, de Paris à Washington en passant par Londres, chacun appelle les deux parties à cesser le feu ! Or le seul Etat de la région qui soutienne la Palestine, c’est la Syrie ! Si le régime syrien est renversé par une intervention extérieure (avec ou sans intervention directe de l’Otan), le peuple palestinien reste seul ! Il est significatif que dans les derniers mois et semaines, on ait assisté à une transformation du cadre politique en Palestine : le Hamas à Gaza a rompu ses alliances avec Damas et le Hezbollah libanais et son chef ont rejoint le Qatar, financier de l’agression contre la Syrie ! Puis au moment où la reconnaissance de l’Etat palestinien comme membre associé à l’ONU était à l’ordre du jour, Israël a lancé de nouvelles attaques meurtrières contre Gaza, pour accepter finalement une négociation qui de fait débouche sur une partition des territoires palestiniens occupés entre la Cisjordanie, terre de colonisation où la soldatesque israélienne intervient pour arrêter des militants et où le mur continue d’être édifié, Gaza étant laissé au Hamas avec la bénédiction du Qatar, de l’Arabie Saoudite et des Frères musulmans égyptien. Cette tactique vise à briser l’unité du peuple palestinien, tandis que de nouveau des voix s’élèvent pour demander en Israël que les Palestiniens soient expulsés de Cisjordanie.

 

Qui est aveugle au point de ne pas voir que tout renversement militaire, toute intervention militaire contre la Syrie ne ferait qu’aggraver dangereusement la situation dans tout le Moyen-Orient et au-delà, en Afrique du Nord comme dans la région des Balkans ? Le mouvement syndical, quelle que soit son opinion sur tel ou tel régime, ne saurait s’inscrire d’une manière ou d’une autre dans les préparatifs d’une guerre impérialiste. Par leur communiqué, la CGT, la FSU et Solidaire, renouent avec le pire de l’histoire syndicale française : le ralliement de la CGT à l’Union Sacrée en 1914 !

 

Il est significatif qu’au moment :

 

  • où le gouvernement de la « gauche » du patronat, initie une politique d'austérité tandis que les monopoles privés dictent les projets de réforme (« marché » du travail, protection sociale),

  • où se poursuit le démantèlement des services publics et de santé,

  • où se prépare une réforme administrative de décentralisation qui accentuera le caractère anti-démocratique des institutions en les mettant encore plus sous le contrôle patronal

  • où les discours sur la ré-industrialisation et la défense du potentiel productif sont démasqués par les faits, tout comme l’est celui sur la refondation de l’école,

  • où s'accélère une construction européenne anti-sociale et anti-démocratique mais aussi militaire et impériale,

 

les organisations syndicales, qui ne montrent pas une combativité à la hauteur de ce que les travailleurs en attendent, se précipitent pour de fait soutenir, comme en 1914, les positions de l’impérialisme français, à partir des mêmes campagnes de bourrage de crâne, serinées depuis la première guerre contre l’Irak .

 

Le FSC appelle les militants syndicaux de lutte de classe, à dénoncer l’opération, et à intervenir pour dire « Non à la guerre contre la Syrie », « Non à l’intervention étrangère en Syrie », « solidarité avec le peuple palestinien, pour un Etat palestinien dans les frontières de 1967 ». L’expérience montre que lorsqu’un gouvernement en agresse un autre, ce sont les peuples qui en font les frais !

 

Front Syndical de Classe, 10 décembre 2012

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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 19:47

« Le livre qui dynamite les idées reçues sur le travail » - novembre 2009

http://www.retraites-enjeux-debats....

« La gauche doit reparler fièrement du temps de travail » - Pierre Larrouturou - octobre 2012

http://www.liberation.fr/politiques...

« Plaidoyer pour la semaine des 32 heures » - Yves Besançon - novembre 2012

http://blogs.mediapart.fr/blog/yves...

« La RTT n’a pas, comme on continue à l’entendre partout, dégradé la valeur travail » - Dominique Meda - octobre 2012

http://www.liberation.fr/economie/2...

« Sarkozy, Hollande et le chômage de masse » - avril 2012

http://www.retraites-enjeux-debats....

« Durée du travail, réalité et idéologie » - Thierry Ternisien d’Ouville – juin 2008

http://tto45.blog.lemonde.fr/files/...

L’histoire touchante d’un enfant qui voulait acheter à son papa une heure de son temps

http://www.retraites-enjeux-debats....

 

http://www.retraites-enjeux-debats.org/spip.php?article914

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 12:13

Le 24 février 2012, en pleine campagne présidentielle, le candidat François Hollande effectuait une visite surprise à Florange et déclarait être "prêt à déposer une proposition de loi" obligeant à céder des unités de production à des repreneurs.

"Quand une grande firme ne veut plus d’une unité de production et ne veut pas non plus la céder", il faut qu’elle en ait "l’obligation pour que les repreneurs viennent et puissent donner de l’activité supplémentaire", a-t-il déclaré.

Aujourd’hui, les salariés et leurs familles attendent la nationalisation du site de Florange afin de pouvoir maintenir leurs emplois.

Ils ont besoin de votre aide ! Signez cette pétition en cliquant sur ce lien, et diffusez-la le plus largement possible :
 
http://sauvonsflorange.wesign.it/fr

"Je viens devant vous prendre des engagements (...) Je ne veux pas me retrouver dans la situation d’être élu un jour sur une promesse et ensuite de ne pas revenir parce qu’elle n’aurait pas été tenue" a déclaré François Hollande.

Or, neuf mois plus tard, la promesse n’est pas encore honorée. De plus, le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault, alors conseiller spécial de François Hollande, s’est engagé mardi 24 avril 2012 à faire voter par "la future majorité parlementaire de gauche" une loi obligeant les groupes industriels à céder les usines "rentables" qu’elles voudraient fermer en France sans pour autant accepter de les vendre.

 

Il y a urgence. Après 18 mois de lutte nous attendons que Monsieur le Président tienne sa promesse et qu’il nationalise le site afin de permettre à un repreneur d’investir. Nous appelons tous les citoyens à soutenir notre démarche en signant cette pétition.
 
Parlez-en autour de vous ! Faites connaître notre combat !

 

http://www.legrandsoir.info/pourquoi-il-faut-nationaliser-le-site-de-florange.html

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