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Faurecia Beaulieu Structures

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 14:10

AF69-11

 

Encore un four qui explose et qui fait un mort et des blessés graves. Rien n'est dû à la fatalité, ce sont bien les conditions de travail et l'organisation de celui-ci qui sont en cause. D'ailleurs pour ne pas assumer les conséquences, les entreprises "donneuses d'ordres" externalisent toutes ces activités et font pression sur les coûts, car évidemment ce n'est pas considéré comme le coeur du métier.

Ce sont les salariés qui payent le lourd tribu de ces décisions mûrement réfléchies. Ce sont les familles qui vont galérer pour, elles, assumer la disparition d'un être cher ou accompagner celui qui sera peut-être en incapacité de travail.

L'indécence est à son comble lorsque les décideurs industriels, les médias et les politiques qui se veulent dans la vague écolo, passent leur temps sur le thème "Accident Nucléaire".

NON ! il s'agit d'un accident industriel qui est la résultante de la gestion des entreprises. L'objectif du profit se solde par l'usure des hommes, investissement à minima et toujours plus de productivité. L'accident mortel à SOCODEII rentre dans cette implacable logique.

Tout en assurant de notre solidarité aux familles, préparons le 11 octobre pour dire STOP et exiger une autre logique.

 

 

 Ensemble pour de nouvelles conquêtes

 

 

Alain PREVOST

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 07:00

uite aux dernières annonces, le gouvernement et le patronat continuent leur stratégie de faire payer aux salariés et globalement à la population les frais d'une crise systémique dont ils ne sont en rien les responsables.

L'austérité et la rigueur, les salariés de la métallurgie connaissent déjà :
- Pression sur les salaires et le pouvoir d'achat
- Diminution des emplois en CDI pour augmentation de la précarité et de la fl exibilité
- Augmentation de la productivité rendant les conditions de travail exécrables pour tous
- Recul de l'âge du départ à la retraite
- Délocalisation des activités pour toujours plus de rentabilité

C'est de tout autre chose que les salariés souhaitent pour eux, leur famille et aussi pour sortir de la crise.

Refusant d'augmenter le SMIC cet été alors que l'infl ation reste élevée, le gouvernement assène un coup violent aux Smicards et à l'ensemble des salariés qui auraient pu voir augmenter leur salaire.

Cette orientation gouvernementale est injuste socialement et économiquement.

Augmenter les salaires c’est source d’efficacité Pour sortir durablement de la crise, il n’y a pas d’autre choix possible que d’augmenter les salaires pour, d’une part, lutter contre l’appauvrissement des salariés et, d’autre part, pour favoriser la consommation ainsi que la croissance économique génératrice d’emplois dans l’industrie et les services publics.

Dans ces conditions, la CGT demande l'ouverture immédiate de négociations sur les salaires dans toutes les entreprises de la métallurgie.
La perspective d'actions revendicatives au début du mois d’octobre peut être un levier pour débloquer les négociations dans les entreprises sur les salaires.

La destruction du nombre d'emplois en CDI dans la métallurgie ces dernières années (185 000 depuis 2008) pénalise le pays pour son développement industriel, économique et fragilise fortement des millions de familles.

Il faut sortir de cette spirale, embaucher en CDI les salariés précaires, arrêter les plans sociaux déguisés, telles que les ruptures conventionnelles, les heures supplémentaires…

Il faut rompre avec cette politique pour au contraire changer le travail, améliorer les conditions de travail, faire partir les salariés à la retraite à 60 ans en bonne santé et plus tôt pour ceux qui ont subi des travaux pénibles.
Prenant prétexte de la dette, le gouvernement exige une réduction du niveau de vie des français ; les plus pauvres et se dit prêt à taxer les riches.

 

C’est de la pure hypocrisie…

Les riches seraient d’accord pour payer un d’impôt exceptionnel qui devrait rapporter 200 millions d’€.
Ce n’est rien par rapport à ce que les riches ont obtenu grâce à Sarkozy-Fillon depuis 2007.
Rien que la baisse de l’Impôt Sur la Fortune (ISF) a rapporté plus de 2 milliards d’€ aux plus riches.
Ils resteront encore largement gagnants.

A cela s’ajoute les 31,5 milliards d’€ d’exonération dont profitent chaque année les entreprises.

 

ENSEMBLE, pour une journée nationale de grève et de manifestations unitaires

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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 08:43

Jusqu’à la seconde guerre mondiale, le patronat créa des « oeuvres sociales » fondées sur le principe « substituer à l’autorité des chefs de famille jugée défaillante, celle des employeurs investis d’une influence « paternelle »1 sur toute la vie des travailleurs.

Ainsi, la vie entière des salariés était rythmée par le patron.
Michelin constituait un des fers de lance de cette conception patronale, mais Peugeot n’était pas de reste.
Ainsi de l’école aux magasins « Ravis » en passant par le FC Sochaux ou les logements des salariés, rien n’échappait au contrôle de l’entreprise.
Cette situation se retrouvait un peu partout; dans les mines, chez Schneider, à Bessonneau (Angers)...

En 1936, la CGT, dans l’élan de la loi des congés payés, réalisa de nombreuses maisons de vacances. Elles constituèrent, plus tard (à la libération), la base de « Tourisme et Travail ».
L’objectif était de permettre la découverte, mais aussi de rendre la gestion du temps libre et des infrastructures aux salariés.

C’est, à l’époque, une conception totalement révolutionnaire.
A la sortie de la seconde guerre mondiale, la loi sur les comités d’entreprise (issue du programme du Conseil National de la Résistance) remet la gestion des «oeuvres sociales» aux comités d’entreprise.
C’est à dire qu’on passait d’une gestion paternaliste à celle du CE et des élus des salariés.

Mais il fallu attendre la loi du 28 octobre 1982 pour que les CE disposent d’une pleine autonomie en disposant de la personnalité civile et qu’à la notion charitable et paternaliste «oeuvres sociales» soit substituée celle d’activités sociales.

C’était, en outre, un alignement sur une pratique des comités d’entreprise qui développaient des activités culturelles non compatibles avec le contenu du terme «oeuvre»2.

C’était l’issue de revendications des comités portées par la CGT et son secteur DLAJ ( Droits Libertés Actions Juridiques) de l’époque.

Enfin, l’employeur ne peut pas développer d’activités culturelles concurrentes du CE.

 

LES ACTIVITES SOCIALES, ENJEU IMPORTANT

Pour la CGT, le changement de responsabilité des activités sociales, c’est aussi le passage de la conception paternaliste d’intégration développée par le patronat à un autre visant à l’émancipation des salariés.
Ceci grâce au contenu des activités mais aussi par une gestion permettant l’implication des travailleurs.
Et cela passe nécessairement par des activités de qualités permettant la découverte de domaines nouveaux auxquels les salariés ne pourraient pas prétendre sans les CE.
La mutualisation, dans tous les domaines, au sein de structures placées sous la responsabilité des CE (comme l’ANCAV TT dans le Tourisme Social) y concourt activement.
Ainsi, elles visent à renforcer la capacité pour chaque salarié de jouer pleinement son rôle de citoyen à l’entreprise.
Pas surprenant que le patronat veuille changer le cours des choses et « renverser la tendance ».

 

LES OFFENSIVES PATRONALES

La volonté patronale de réappropriation des activités sociales se retrouvent dans les 10 propositions de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris3 :
«la contribution relative aux activités sociales et culturelles doit rester liée à la seule volonté du chef d’entreprise qui désire valoriser son entreprise grâce à une offre RH attrayante ».

Ainsi le CE devient un outil de l’entreprise qui recouvrerait une totale liberté de subventionnement, y compris en la conditionnant. Actuellement l’article L.2323-86 prévoit :

« La contribution versée chaque année par l’employeur pour financer des institutions sociales du comité d’entreprise ne peut, en aucun cas, être inférieure au total le plus élevé des sommes affectées aux dépenses sociales de l’entreprise atteint au cours des trois dernières années précédant la prise en charge des activités sociales et culturelles par le comité d’entreprise, à l’exclusion des dépenses temporaires lorsque les besoins correspondants ont disparu ».

Ainsi, la démarche patronale vise à subventionner, seulement, des activités sociales conformes à la politique sociale de l’entreprise. C’est un retour complet vis à vis des lois de 1945 et 1982.

Donc, leur détermination devient un choix de direction et non plus d’élus de CE.
La réalité actuelle, c’est plus de la moitié des CE n’ayant pas de subvention sociale aujourd’hui!

 

L’ACCORD PEUGEOT (juillet 2011):
Il a été signé par FO, GSEA (ex CFT) et CFDT. CFECGC et CGT ont refusé de s’associer à cet accord scandaleux.
Il concerne tous les CE de PCA.
Il prévoit une labellisation des activités sociales du CE (pour 3 ans). Cette labellisation serait réalisée par une commission composée d’un représentant de chaque syndicat (représentatif ou non, fi de la loi du 20 août 2008 et d’un représentant de l’employeur) et analysera les comptes et budgets du CE.
De plus, les dirigeants des associations placées sous l’égide du CE devront signer un engagement de bon fonctionnement en contrepartie du soutien reçu et l’attribution de moyens matériels nouveaux.

Chaque année, la direction réunira une fois, au minimum, les dirigeants des associations, le délégué au CE chargé des activités loisirs, culture et sports et le secrétaire du CE « afin d’échanger sur le développement de leurs activités et les moyens matériels associés.
Pour cela, les participants à cette réunion pourront s’appuyer sur une liste de bonnes pratiques qui sera mis à leur disposition » L’intégration ira jusqu’à l’invitation du président de l’association aux visites importantes du site.

 

La direction fixera la feuille de route et contrôlera l’activité.

Le CE ne sera plus autonome et encore moins indépendant. Afi n d’avoir le CESAME labellisation, il sera contraint de soumettre ses orientations à la direction.

Les élus et les salariés ne gèrent plus les CE.


Gageons que rapidement des difficultés apparaîtront quand il s’agira de traiter des grilles d’aides aux salariés ou des choix d’activités.
Comme le revendique la CCIP, le CE deviendra un outil de la politique RH de l’entreprise et des catégories qu’elle voudra privilégier dans le cadre de ses besoins (recrutement).
Mutualiser, coopérer, développer les pratiques démocratiques sont impossibles dans un tel contexte.

Ce sont les salariés qui en font les frais.

La dépossession des activités sociales des CE sont la base des politiques de dénigrement des élus.


C’est bien que les enjeux sont forts.

Rappelons que la CGT revendique une subvention des activités sociales équivalente à 3% de la masse salariale et est farouchement opposée à toutes ingérences patronales dans les activités sociales du CE.

« Article L2323-83
Le comité d’entreprise assure, contrôle ou participe à la gestion de toutes les activités sociales et culturelles établies dans l’entreprise prioritairement au bénéfice des salariés ou de leur famille, quel qu’en soit le mode de financement, dans des conditions déterminées par décret en Conseil d’Etat. »

« Article R2323-20 -
Les activités sociales et culturelles établies dans l’entreprise au bénéfi ce des salariés ou anciens salariés de l’entreprise et de leur famille comprennent :
Des institutions sociales de prévoyance et d’entraide, telles que les institutions de retraites et les sociétés de secours mutuels ;
Les activités sociales et culturelles tendant à l’amélioration des conditions de bienêtre, telles que les cantines, les coopératives de consommation, les logements, les jardins familiaux, les crèches, les colonies de vacances ;
Les activités sociales et culturelles ayant pour objet l’utilisation des loisirs et l’organisation sportive ;
Les institutions d’ordre professionnel ou éducatif attachées à l’entreprise ou dépendant d’elle, telles que les centres d’apprentissage et de formation professionnelle, les bibliothèques, les cercles d’études, les cours de culture générale ;
Les services sociaux chargés :
a) De veiller au bien-être du salarié dans l’entreprise, de faciliter son adaptation à son travail et de collaborer avec le service de santé au travail de l’entreprise ;
b) De coordonner et de promouvoir les réalisations sociales décidées par le comité d’entreprise et par l’employeur ;
Le service de santé au travail institué dans l’entreprise. »


Écrit par : C. MENARD, conseiller fédéral

 

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 08:31

Article 6

La Fédération s’appuie dans son orientation et son action sur des conceptions de classe, de masse, démocratiques, indépendantes et unitaires.

Elle fonde son identité à partir d’un syndicalisme de lutte pour les revendications et pour la transformation sociale de la société.

A partir de l’histoire de notre pays, de l’analyse de la situation, en France et au plan international, de son expérience syndicale, elle a la conviction que le capitalisme n’est pas la solution pour l’épanouissement de l’homme et le développement de la société.

La Fédération et ses syndicats agissent pour que chaque individu, par son intervention, soit l’élément moteur de la transformation de la société pour la réponse aux besoins des hommes.

Dans le cadre de ce processus autogestionnaire, elle se prononce pour l’abolition de l’exploitation de l’homme par l’homme, la socialisation des moyens de production et d’échange, pour une société de justice, de liberté, de paix. 

 

 

 
statuts adoptes au 39e congres maquettes
par cgt-beaulieu-structures

 

 

 

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 08:33

Monsieur le Ministre,

Les médias et les organisations syndicales se sont faits l’écho ces derniers jours de plusieurs projets de restructurations ou d’ajournements d’activités industrielles des constructeurs PSA et RENAULT.

De toute évidence, ces rumeurs ne sont pas sans fondement, d’autant que l’un et l’autre ont remboursé le prêt du gouvernement soumis à conditions industrielles et sociales (pacte automobile) au moment de la crise financière de 2008.

Les résultats records de ventes de véhicules neufs pour l’année 2010, en attestent, l’automobile reste bien en France un besoin et un vecteur de croissance économique et industrielle pour toute la filière. Les bénéfices des deux sociétés ainsi que le retour aux dividendes pour les actionnaires témoignent de leur bonne santé financière retrouvée.

Comme la CGT l’a maintes fois répété, d’autres choix sont possibles et nécessaires pour rééquilibrer l’activité toute entière de la filière et également développer de nouveaux modèles pour répondre aux besoins.

C’est le cas des véhicules hauts de gammes dits « statutaires », ou encore en limitant les réimportations de véhicules que nous avons déjà fait en France à l’exemple de Twingo, Clio Estate ou celles que Peugeot souhaite délocaliser. Le gouvernement ne cesse de clamer sa volonté de lutter contre la désindustrialisation, mais les donneurs d’ordres à l’image du groupe PSA et du groupe Renault continuent leur politique de délocalisation dans les pays à bas coûts notamment Asiatiques.

Va-t-on accepter encore longtemps que nos constructeurs nationaux réimportent pour les besoins du marché national plus de véhicules qu’ils n’en fabriquent en France ?

La stratégie des donneurs d’ordres de l’automobile mise en oeuvre depuis de longues années, en faisant pression sur les coûts, notamment sur la sous-traitance, pénalise toute une filière qui compte plus de 10% des actifs dans le privé, soit près de 2,9 Millions de salariés.

M. FILLON le rappelait d’ailleurs dans son discours d’introduction aux Etats Généraux en 2009.

Or, au total, ce sont plus de 46 000 emplois qui ont été supprimés en 2009-2010 et l’annonce de Mme LAGARDE en octobre 2010 sur la poursuite de la restructuration avec 50 000 nouvelles suppressions d’emplois courant 2011-2012 ne fait que prouver ce que nous avançons.

Depuis plus de 20 ans, l’industrie automobile contribuerait positivement à la balance commerciale française. C'est-à-dire que la France exporterait plus de véhicules qu’elle n’en importe, or depuis 2008/2009 la France est devenue « importateur net » d’automobiles.

Suite à une intervention de votre part, nous venons de recevoir une invitation à une réunion du comité stratégique de la filière automobile qui se tiendra le 04 juillet prochain, à laquelle nous participerons.

Dans le but d’avoir une cohérence à cette rencontre sur la question de l’avenir de l’automobile, nous vous demandons de geler tous les plans de restructurations annoncés dont celui du site de M.B.F. Groupe ARCHES. Nous vous demandons également de bien vouloir organiser une rencontre avec les constructeurs, comme cela était prévu initialement le lundi 20 juin dernier à la Préfecture du Jura.

Nous savons que vous avez interpellé les directions de chez RENAULT et PSA sur cette situation,cependant il nous apparait opportun d’avoir un échange avec vous et les représentants CGT des deux constructeurs, de façon à vous exposer quelques faits irréfutables et vous faire part de nos propositions pour que le secteur de l’automobile soit et reste un pilier de l’industrie dans notre pays.

Vous en souhaitant bonne réception et dans l’attente de vous lire, veuillez recevoir, Monsieur le Ministre, l’expression de mes sincères salutations.

Pour la Fédération des Travailleurs de la Métallurgie CGT

Pour les syndicats CGT RENAULT et PCA

Michel DUCRET

Responsable de l’Activité Automobile

Secrétaire Fédéral

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 07:00

L’argent roi dit je veux des taux de rentabilité à deux chiffres, quelles que soient les conséquences pour le peuple et le pays. L’objectif est de servir l’actionnaire à l’image de 2010.

EADS 169 000 euros (par actionnaire) 1 690 000 euros (globalement).

ST Microelectronics 104 764 euros (par actionnaire) 942 875 euros (globalement).

Alcatel-Lucent  87 083 euros (par actionnaire) 1 045 000 euros (globalement).

Il faut aussi payer gracieusement les patrons.

Celui de Danone 5 895 058 euros en 2010.

Celui de Michelin 4 500 000 euros en 2010.

Celui de PSA 3 253 800 euros en 2010.

Pendant ce temps, les mêmes expliquent lors des Négociations Obligatoires à l’Entreprise (NOE) que les salariés doivent serrer la ceinture, accepter les suppressions d’emplois et augmenter toujours plus la productivité en un mot : « Travailler plus pour gagner moins » 

Les salariés, avec la CGT, disent non à cette logique. Cela s’est exprimé lors des grandes manifestations de 2009 et 2010. Cela s’exprime dans de nombreux pays européens, la Grèce, l’Irlande, l’Espagne, l’Italie, le Portugal et dans les pays arabes. Cela s’exprime dans nos entreprises dépassant « l’ordre établit » des NOE à l’exemple de Renault Trucks dans le groupe et unitairement, c’est l’exigence de l’ouverture de négociations sur les salaires et des qualifications, dans le groupe Dassault, c’est à l’initiative de la CGT, dans le réseau des garages Renault, des actions tournantes sont engagées sur le même objectif. 

Pour la CGT, journée d’actions nationale en septembre

Le 39e congrès de la fédération, en mai, a retenu cet objectif et depuis le 16 juin, c’est le CCN de la CGT qui a décidé de travailler cette construction dans une dimension inter professionnelle sur la base de plus de salaire, d’emplois, de conditions de travail, de protection sociale/retraite et de services publics.

Dès maintenant, dans toutes les entreprises, mettons en débat, avec les syndiqués et les salariés, cette décision et sans attendre, construisons-là sur la base des problèmes de l’entreprise et posons la question de la syndicalisation.

Ensemble pour de nouvelles conquêtes

Alain PREVOST

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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 10:17

Jeudi 09 juin 2011, la Fédération des Travailleurs de la Métallurgie CGT a organisé une conférence de presse à Montreuil, conjointement avec les élus CGT de PSA, l’UD et l’USTM CGT 93, pour interpeler le grand public sur la stratégie du groupe PSA en France et en Europe. Dans le même temps, les salariés du groupe étaient informés par la diffusion d’un tract.

La CGT a découvert il y a quelques jours, un document de la direction générale du groupe, annonçant entres autres, la fermeture programmée du site de PSA AULNAY SOUS BOIS (dép. 93), ainsi que des menaces de fermetures ou de baisses drastiques de l’activité sur les sites de SEVELNORD (dép.59) et de MADRID au profit d’une délocalisation dans un site dit à bas coûts. Cela aurait du être annoncé après l’élection présidentielle de 2012.

Sans pour autant faire le jeu de la direction de l’entreprise qui laisse aux représentants des salariés le soin d’annoncer les fermetures de sites et les destructions d’emplois, la CGT a décidé de porter à la connaissance des salariés ce nouveau projet de démantèlement de l’industrie automobile française, qui ne vise qu’à accroitre la rentabilité du groupe au profit des actionnaires, qui ont déjà perçu 250 millions d’€uros de dividendes en 2010.

En effet, l’industrie automobile française se porte bien !

Faut-il rappeler qu’en 2009 et 2010 les ventes de voitures ont explosé en France et qu’en 2010 le groupe PSA en vendant 3.63 millions de voitures dans le monde a battu son record.

Alors que le groupe PSA prône le dialogue social notamment dans le cadre de la charte automobile avec la complicité de l’UIMM et du gouvernement, ce document daté d’Août

2010, et qui rappelle des décisions antérieures (Janvier 2010), démontre que les salariés et leurs représentants sont écartés des orientations stratégiques des groupes. Rappelons que les directions d’entreprises ont obligation d’informer et de consulter les instances représentatives du personnel notamment sur les décisions concernant l’avenir industriel des sites.

Pour obtenir un prêt de 3 milliards d’euros, l’exonération de la taxe professionnelle, la prime à la casse, le groupe PSA toujours aidé par le gouvernement et l’UIMM s’est fait passer pour une entreprise attachée au territoire français. Ces nouvelles menaces prouvent le contraire, et sont le prolongement des 19 500 emplois que le groupe a supprimés en France entre 2004 et 2009.

C’est l’ensemble des salariés de la filière automobile qui paient les conséquences de ces choix, à l’image des salariés de la fonderie du groupe ARCHE dans le JURA qui se battent aujourd’hui suite à l’annonce de la suppression de 50% des effectifs dans leur usine.

Le groupe PSA bien qu’ayant réagi rapidement à notre conférence de presse n’a en aucun cas remis en cause le document présenté. Nous ne sommes pas plus rassurés par les gesticulations et les déclarations du Ministre de l’Industrie.

Nous appelons les salariés de l’ensemble du groupe à rester vigilants à l’occasion de la tenue du CCE extraordinaire qui devrait être programmé rapidement.

D’autres choix sont nécessaires et possibles pour la filière automobile et ses salariés, comme l’a fait valoir la CGT lors des Etats Généraux de l’Automobile et de l’Industrie, nous avons d’ailleurs publié en mars dernier en document dans lequel nous développons un argumentaire démontrant que l’industrie automobile en France a de l’avenir (http://www.ftm.cgt.fr/administration/documents/developindusauto.pdf).

C’est dans ce contexte que l’action nationale de septembre prochain, décidée lors de notre congrès en mai 2011 doit permettre à l’ensemble des salariés de la métallurgie et au-delà d’exprimer leur volonté d’imposer choix stratégiques pour l’avenir de l’industrie et de l’emploi.

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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 15:43

Le STRESS est un terme générique définissant une période de tension chez une personne. Dans le travail, cette appellation n'est pas tout à fait adaptée. Il s'agit plus de harcèlement ou de mauvais traitement résultant de l'organisation du travail. L'organisation du travail est le fruit de décisions prisent par des directions avec l'objectif dans nos entreprises d'atteindre un niveau de productivité pour nourrir toujours plus les actionnaires.

La prise d'antidépresseurs, des vies familiales abimées, la maladie sont quelques uns des symptômes du MAL qui parfois tuent. Des hommes et des femmes sombrent au fond du désespoir au point d'attenter à leur vie.

Une étape vient d'être franchie dans la reconnaissance de la responsabilité des directions d'entreprises. Effectivement la Cour d'Appel de Versailles a reconnu la faute inexcusable de Renault dans le suicide d'un de ses salariés. C'est fini le temps où les suicides de salariés étaient rangés dans la sphère d'ordre personnel. Nous nous félicitons de cette décision de justice. Cela nous donne encore plus de "tonus" pour, à partir des salariés et avec eux, contester l'ordre établi concernant l'organisation du travail.

L'humain doit reprendre sa place centrale dans toutes les entreprises. Cela touche les cadences, les horaires, les conditions de travail, le niveau des emplois, la maitrise de son travail et des objectifs, le temps de travail, etc….

La démarche de constructions revendicatives dans la proximité trouve toute sa validité pour regagner du terrain sur l'idée des entreprises faites par les hommes et les femmes et pour les hommes et les femmes !!!

 

 

ENSEMBLE POUR DE NOUVELLES CONQUETES

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 16:02

Nous prennent-ils pour des "cloches" avec le débat de la prime à 1 000 € (maxi) ? Nous avons toutes les raisons de le penser, mais dans le même temps à y regarder de près, pourquoi cette subite frénésie pour le pouvoir d'achat des salariés ? Certes, nous nous sommes habitués aux élucubrations présidentielles mais s'agit-il que de cela ?

 

Pour la CGT c'est claire, la problématique est réelle mais la réponse ne correspond pas.

Si le Président de la République a repris le chemin des usines et s'il agite la carotte des 1 000 €, c'est du fait que les salariés, de plus en plus, transforment leurs mécontentements en mobilisations. Les mauvaises langues disent oui, mais c'est à cause des élections dans un an. Ce n'est pas dénué de bon sens, à la chose prêt que celles-ci pourraient élucider le sujet du social, ors il est impossible pour les politiques d'en faire l'impasse.

 

Soyons conscient que tous les efforts des syndicats CGT, pendant le conflit des retraites et après, permettent d'avoir aujourd'hui un paysage de luttes montantes.

 

Notre stratégie d'articuler augmentation des salaires, reconnaissance des qualifications, emploi, conditions de travail, perspectives industrielles et retraite structurent l'état d'esprit pour l'action collective.

 

A l'exemple d'un salarié, non syndiqué d'une filière, technicien à Dassault Biarritz, site en mouvement revendicatif. Ce contrôleur écrit un tract et demande l'aide de la CGT pour le diffuser. Au-delà de l'argumentation revendicative, il écrit "on ne peut pas s'en sortir seul". Le texte est affiché dans l'établissement de Dassault Argonnay et trois salariés de la filière concernée demandent à se syndiquer à la CGT sur cette base. (Vous trouverez en pièce jointe le texte intégral en question).

 

Dans l'entreprise RICOH (68) après une lutte victorieuse sur les salaires, 25 adhésions à la CGT.

 

En cette veille de Pâques, sonnons encore plus fort les cloches et faisons en sorte qu'elles ne fondent pas au soleil comme nos salaires !

 

Le 28 avril sur la pénibilité et le 1er mai avec les clochettes revendicatives du muguet, montons d'un cran le rapport de forces.

 

ENSEMBLE POUR DE NOUVELLES CONQUETES

 

Alain PREVOST

 

 

 

Lettre ouverte d’un salarié

 

POUR CEUX QUI NE SE SENTENT PAS CONCERNES PAR LES MOUVEMENTS SOCIAUX ACTUELS

 

LE 1er FEVRIER 2011 UN ALIGNEMENT DE FILIERE S’EST PRODUIT SUITE AUX NAO 2011 : alignement de la filière « autres filières » sur la filière « magasin »

 

Que signifie cet alignement ?

1 – La direction générale à reconnue que les personnes classées dans « autres filières » avaient un salaire brut de base trop faible par rapport à leur fonction

2 – Peu de personnes ont bénéficié de cet alignement (personnes embauchées ces dernières années et en dessous du mini de la filière magasin)

 

Pour ceux qui n’ont rien touchés lors de cet alignement et pour ceux qui ont ramassés des miettes, il existe une méthode de calcul très simple pour connaître le manque à gagner sur le salaire brut mensuel en se basant sur la grille de salaire mini coefficienté 2009 n°DRSH-MDs 09/0047 (valable jusqu’au mois de janvier 2011) et sur celle de 2011 n° DRSH-MDs 11/0020.

 

Exemple de calcul pour une personne ayant fait sa carrière au coefficient 285 dans la filière « autre filière » :

 

A => Salaire brut de base au 1er janvier 2011 (sans ancienneté) = 2130€

B => Mini « autre filière 2009 » (janvier 2011) = 1990€

C => Salaire brut de base avec augmentation générale de 1.5% en février 2011 = 2130 x 1.015 = 2162€

D => Mini « autre filière » en février 2011 = 2070€

 

A : B = 2130 : 1990 = 1.07 ce qui signifie que la personne en question touchait 7% de plus que le mini de sa filière en janvier 2011 grâce aux augmentations individuelles perçues au cours de sa carrière.

 

C : D = 2162 : 2070 = 1.044 ce qui signifie que la personne en question ne touche plus que 4.4% de plus que le mini de sa filière en février 2011

 

7% - 4.4% = 2.6% c’est l’équivalent d’une augmentation individuelle

 

Si on fait bien le calcul et que l’on applique les 7% au salaire mini de février 2011 cela donne: 2070 x 1.07 = 2115€

 

2115€ - 2162€ = 53€ c’est le manque à gagner par mois à partir de février 2011 sur le brut de base de cet employé sans compter l’ancienneté.

 

Sur cet exemple nous somme parti sur une personne classée dans autre filière et qui est dans la bonne filière par rapport à son travail.

 

Continuons la démonstration avec des personnes qui devraient être classées dans les filières préparation ou contrôle depuis leur embauche.

 

Le mini de la filière « préparation et contrôle » de février 2011 = 2124€

 

Salaire brut de base qui devrait être attribué avec la même évolution de carrière mais dans la bonne filière = 2124€ x 1.07 = 2273€

 

2273€ - 2162€ = 111€ c’est le manque à gagner par mois sur le brut de base de cet employé sans compter l’ancienneté suite à un mauvais classement de la part des services RH.

 

Nota : pour les quelques personnes qui sont passées dans la bonne filière, les services RH ont simplement attendu que ces salariés soient au dessus du mini de la filière. Cette manipulation permet de reconnaitre le statut réel des salariés concernés mais le manque à gagner sur les années précédentes ne sera pas rattrapé.

 

En se mobilisant il est possible de récupérer au moins le niveau de salaire auquel nous sommes en droit de prétendre, car si on va plus loin dans cette analyse nous pourrions demander des indemnités sur le manque à gagner sur la globalité de notre carrière en ajoutant aussi le manque sur les intéressements et les participations (indexé sur le salaire avec ancienneté).

 

Aujourd’hui, à Biarritz, le message de la direction locale est que l’on doit être content de toucher plus que le SMIC…

Ca ne vous pose pas de problème d’entendre un discours comme celui-là?

 

Ce discours m’est personnellement indigeste et c’est pourquoi j’ai rédigé ce petit texte.

Oui nous avons encore un salaire correct chez Dassault en comparaison avec d’autre entreprise mais pendant combien de temps cela restera une réalité. Et sérieusement, il faut comparer ce qui est comparable, et penser à l’augmentation constante du prix de la vie…

 

On est tous maître de notre destin…

 

Je suis un Agent Technique sans étiquette syndicale. Ecoutez votre coeur et non votre raison modelée par la crainte de représailles de la part de la hiérarchie, votre carrière ne pourra que mieux se dérouler si vous agissez maintenant, donc profitez des mouvements en cours pour vous joindre à ceux qui luttent que se soit la CGT, la CFDT ou tout autre syndicat il faut exprimer ses idées et non se dire que la lutte ne sert à rien. Nous appartenons à une population salariale habituée à rester au travail pendant que les autres sont en grève si dans les prochaines semaines notre population se mobilise un minimum la direction ouvrira les yeux sur notre mécontentement général.

 

A diffuser très largement… A Biarritz et sur les autres sites de la société… Faites marcher votre réseau de connaissances inter-établissement.

 

AGIR REND HEUREUX

Le 20/04/2011

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 13:11

La question des salaires est au centre des préoccupations des travailleurs et marque le paysage politico-médiatique.

 

  • Le Président, à un an de l'échéance électorale, se souvient subitement de son slogan "je serai le Président du pouvoir d'achat" mais comme à son habitude il détourne la question.

  • Le Ministre du Travail, toujours aussi pathétique, nous annonce une loi cet été pour une prime de 1 000 € concernant uniquement les entreprises où il y a des dividendes de versés aux actionnaires.

  • La Présidente du MEDEF, nous joue les "Jeanne d'Arc" en montant au front de l'opposition à un tel scandale qui se profile avec cette prime "Rendez-vous compte, nous allons mettre le CAC 40 en banqueroute"

  • Les médias nous susurre que le SMIC devrait augmenter de + 2% cet été "ce serait l'Eldorado !"

  • Au même moment "l'angélique" Monsieur budget, lui décide un nouveau gel des salaires des fonctionnaires.

  • En réalité, ce qui fait événement se sont les multiples luttes qui se déroulent depuis plusieurs mois. C'est ce à quoi tente de répondre le patronat et le pouvoir.

Les salariés ne quémandent pas, ils revendiquent leur dû sur 2 aspects :

  • La progression du pouvoir d'achat
  • La reconnaissance de leur qualification et de leur savoir-faire

 

C'est par la lutte (250 en actions = 90% du personnel) que les salariés de MERCEDES du Bas Rhin gagnent + 6% d'augmentation générale.

 

C'est par la lutte que les salariés de Dassault Falcon Service du Bourget (3 jours de grève) gagnent la mise en place d'une grille de salaires.

 

C'est aussi la voie de la mobilisation qu'ont décidée les salariés de THALES, de TOYOTA, de CARREFOUR, etc…..

 

C'est par le chemin de la syndicalisation que les métallos du département 95 se donnent les moyens de gagner, en passant de 356 syndiqués en 2003 à 701 syndiqués en 2010.

 

Avec le 28 avril sur la pénibilité et le 1er mai sur les revendications, nous avons l'occasion de monter d'un cran le rapport de forces.

 

Alain PREVOST

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