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Faurecia Beaulieu Structures

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 09:39

Le premier ministre se paye d'affirmations fortes pour mieux faire accepter la pilule de l'austérité. "LE BUDGET LE PLUS RIGOUREUX DEPUIS 1945", c'est fort de café de prendre la référence économique de la sortie de la guerre.

"LA FRANCE EST EN FAILLITE", c'est curieux que la sacro sainte loi de la notation ne soit pas déjà intervenue pour nous dégrader.

Ces arguments sont en réalité utilisés pour faire peur et gagner le recroquevillement sur soi.

La politique menée depuis 11 ans, nous a fait passer la dette de 57,5% à 86,2% du PIB. Ces chiffres démontrent que les politiques antisociales ne font qu'aggraver la situation, donc inefficaces pour une sortie de la crise.

 

Par ailleurs, la devise "TOUCHE PAS A MES RICHES" est une réalité économique :

  • 170 milliards d'euros = le montant de la trésorerie des groupes du CAC 40 fin 2010
  • 172 milliards d'euros = le manque à gagner total pour l'Etat par les allégements aux entreprises dont 30 milliards en cotisations sociales
  • 46,2 milliards d'euros = les profits des groupes du CAC 40 au 1er semestre 2011 (+10% sur 2010)
  • 11,4 milliards d'euros = les cadeaux fiscaux aux plus riches depuis 2007

Le plan présenté hier serait marqué par le sceau de l'égalité. Le vécu montre tout le contraire. Le poids de la TVA dans la consommation des ménages représente 8% pour les plus riches et 16,6% pour les plus pauvres. Après avoir imposé le recul de l'âge de la retraite en 2010, le pouvoir se permet d'accélérer le processus d'application.

D'un coté les riches seront plus riche et de l'autre la pauvreté et le chômage vont s'étendent. Comme l'a indiqué Bernard THIBAULT, le syndicalisme doit prendre ses responsabilités :

  • Partout sans attendre, la question de l'action doit s'amplifier ou s'engager.
  • Partout gagnons la mobilisation pour les NAO dans les entreprises et les territoires.
  • Partout engageons le débat pour construire la lutte dans une dimension interprofessionnelle et dans l'unité.

  • Partout posons la question de l'adhésion à la CGT comme moyen pour la lutte.

Ensemble pour de nouvelles conquêtes  

Alain PREVOST

 

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 00:00

Déclaration CGT métallurgie Alsace

Les résultats économiques dans la profession pour ce 1er semestre 2011 confirment que la crise à bon dos.
Les 12 principaux groupes de la métallurgie (Renault, PSA, ARCELORMITTAL, SEB Schneider, Vallourec, Faurecia, AREVA, EADS…) ont réalisé plus de 7,1 milliards d’euros de bénéfices.
La trésorerie des entreprises du CAC 40 s'élève à 156 milliards d'euros.
Augmenter tous les salaires est une justice sociale, c’est une réponse aux besoins des salariés et un moyen de relancer la consommation pour sortir de la crise.

La bataille nécessaire pour les salaires et le pouvoir d’achat ne vient en rien s’opposer à celle pour le développement et le maintien des emplois industriels.
Au contraire, ces luttes sont complémentaires et primordiales.
La politique salariale au rabais portée par le patronat a des conséquences directes pour l’ensemble des salariés de la métallurgie.

C’est pourquoi la CGT Métallurgie propose d’exiger sans tarder l’ouverture de négociations salariales dans les entreprises.
Les premiers échos des Négociations Salariales 2012 dans plusieurs entreprises démontrent une volonté et une détermination des salariés, avec leurs organisations syndicales, de faire aboutir leurs revendications.

ALPACI (IMBSHEIM) :
Dans le cadre des N.A.O 2012 et face à la détermination des salariés D’IMBSHEIM, la direction a fini par céder :
- 85 € d’augmentation générale
- 80 € de prime
- Prise en charge d’une partie du repas midi

Ce résultat satisfaisant ne représente pas un simple fait du hasard, au contraire, il est le fruit d’une démarche collective, d’une CGT qui a fait le choix de consulter et de responsabiliser les salariés, pour créer les conditions d’un véritable rapport de force !

Une campagne de renforcement et de syndicalisation vient d‘être lancée.

SCHAEFFLER (HAGUENAU)
Dans cette entreprise de 2500 salariés, en 2011, plusieurs actions ont été menées à l’initiative de la CGT autour des salaires avec des résultats intéressants.
Les négociations 2012 se sont relativement bien passées, la direction concédant assez rapidement aux exigences des salariés, telles que :
- 2,3% d’augmentation générale
- 0,7% d’augmentation individuelle
- 630 euros Prime "dividendes"

Concernant la syndicalisation, la CGT continue d'élargir son influence en passant de 180 syndiqués en 2010, à 210 en 2011.

SMART (HAMBACH 57)
Après 3 mois de négociations intenses, la direction a fini par céder aux exigences des 2200 salariés.
- 3,7% d’augmentation générale avec un minimum à 85 euros et un maximum à 125 euros brut.
- Revalorisation de la prime d’astreinte.
- Embauche de 20 opérateurs en contrat à durée indéterminée.

TOUS ENSEMBLE POUR IMPOSER UN PARTAGE DIFFÉRENT DES RICHESSES

Pour la CGT Métallurgie Alsace :
Amar LADRAA Animateur régional
Strasbourg, le 8 novembre 2011.

http://www.ftm.cgt.fr/textelong.php?IDchapitre=558&IDrub=1&IDsousrubrique=8

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 09:11

 

La solidarité entre les générations

Nous avons historiquement mis en place un système de retraite directement lié au travail et nous continuons de penser que celui-ci est le plus juste :
prendre sur les richesses créées ou sur les revenus déclarés pour régler au même moment les pensions des retraités.
Au-delà de la question du niveau insuffisant des salaires, l’allongement de la durée de vie, le papy-boom et les besoins nouveaux demandent une révision du fi nancement des retraites, sans pour autant remettre en cause la pérennité du système.
L’allongement de la durée de cotisations, décidé par le gouvernement, tend à faire croire que nos cotisations d’aujourd’hui constitueraient nos retraites de demain.
C’est faux et cela participe à vouloir instaurer dans les esprits une logique assurantielle et non solidaire par répartition.
Pour de bonnes retraites aujourd’hui comme demain, il faut des ressources supplémentaires prélevées sur les richesses créées au même moment.

Beaucoup voudraient économiser pour leur retraite ; or seulement 8% y parviennent.
Est-ce la solution ?
Pour la CGT, le régime par répartition doit être un système collectif garanti par la puissance publique.
L’argent des retraités se réinvestit dans la consommation et il est donc facteur de croissance économique.
C’est un régime solidaire qui doit prendre en charge tous les aléas de la vie (temps partiel, chômage, périodes n’ouvrant pas de droits…), d’une manière adaptée à notre époque (allongement de la durée des études).

Par contre, le régime par capitalisation est un système individualisé soumis aux aléas boursiers.
L’argent des cotisants est placé en Bourse et le rendement est fonction de l’évolution de celle-ci. C’est un choix individuel. Sans argent mis de côté, pas de retraite.
Les marchés financiers sont, par défi nition, fluctuants.
Un salarié qui confie sa retraite à ces fonds ne connait pas les montants qu’il percevra.
Lors du scandale d’Enron, les salariés ont perdu l’ensemble de leur retraite.
C’est un système individuel qui ne prend pas en compte les aléas de la vie.

Augmenter les salaires, créer des emplois, c’est accroître les ressources des régimes de retraite
Pour les actifs il est nécessaire d’exiger dans toutes les entreprises que l’augmentation du salaire de base prenne en compte l’inflation, le rattrapage du pouvoir d’achat.
D’exiger le respect des niveaux de diplôme dès la première embauche.
D’exiger au minimum le doublement du salaire, indexé comme indiqué précédemment, avant le départ en retraite.
D’exiger le remplacement de chaque salarié qui va partir en retraite.
Pour un meilleur financement des retraites il faut aussi :
élargir les bases de cotisations à tous les éléments du salaire et aux profits taxer différemment les entreprises faisant ou non des investissements industriels et productifs, supprimer les exonérations de cotisations sociales sur les bas salaires.

Salaire, emploi, retraite, un lien intergénérationnel évident
Augmenter les salaires est incontournable pour que ceux-ci répondent réellement aux besoins sociaux et à leurs évolutions.

Le salaire est constitué de 2 éléments :

Le salaire direct :
c’est la somme versée au salarié, le net de la fiche de paie.
Le salaire socialisé :
il correspond aux cotisations sociales et se transforme en prestations auxquelles les salariés ont droit et qui couvrent collectivement et solidairement les aléas de l’existence :
- la couverture maladie,
- l’indemnisation du chômage et des accidents du travail.
- les allocations familiales, - la retraite.

Ces prestations ont été conquises par des luttes sociales et sont l’objet d’attaques incessantes du patronat et du gouvernement qui opposent salaire socialisé et profi ts.
En quelques décennies, par des exonérations diverses et la multiplication des contrats aidés, 65 milliards d’euros par an ont été détournés du financement des besoins sociaux pour alimenter des opérations boursières, sans pour autant créer de nouveaux emplois.
Il n’y a pas d’argent pour les besoins sociaux et pourtant les banques centrales injectent sans cesse des dizaines de milliards d’€ dans les circuits fi nanciers pour répondre aux attentes des spéculateurs !

En dehors de ces aspects liés à la solidarité intergénérationnelle, la CGT propose de Garantir un bon niveau de retraite au moins égal à 75 % du salaire (avec un minimum garanti au moins égal au Smic).

Actifs et retraités, tous ensembles, ne laissons pas détruire ce que nous avons conquis !


http://www.ftm.cgt.fr/textelong.php?IDchapitre=538&IDrub=1&IDsousrubrique=4

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 10:28

Les Dirigeants européens se réunissent tous « les 4 matins » pour trouver des solutions à la crise. Chaque rencontre donne lieu aux mêmes recettes qui ont fait leurs preuves de ne résoudre rien, sauf à garantir l’enrichissement de ceux qui le sont déjà.

Il est grand temps de donner toute sa place à l’économie réelle. Une économie pour le développement social. L’histoire nous enseigne qu’aucun progrès n’est possible en dehors de cet objectif et sans avoir une véritable volonté de donner les moyens au développement industriel.

Ce ne sont pas les financiers et les politiques actuels qui vont engager le pays dans cette voie.

Le syndicalisme CGT, par son action journalière, sa capacité de rassemblement et sa volonté de mobiliser les salariés dans leur diversité représente une pièce maîtresse pour construire l’avenir.

En Grèce, au Portugal, en Espagne, en Roumanie, en Italie, au Chili etc. et en France, les luttes marquent le paysage, même si les medias masquent le phénomène et le déforme en en ne faisant voir que la violence.

Après le 11 octobre, continuons à labourer le terrain revendicatif et organisons les mobilisations.

C’est par ce chemin que nous tracerons le sillon de sortie de crise.

Hier, dans les rues de Chatellerault, les Camarades des Fonderies du Poitou, avec plus de 3.000 manifestants, en ont fait la démonstration.

NE LAISSONS PAS LES AFFAIRES DU MONDE, AUX MAINS DES AFFAIRES.

   

Ensemble

Pour de nouvelles conquêtes

Alain PREVOST

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 14:23

Depuis plusieurs années, les systèmes d’évaluation se sont multipliés.
Le plus souvent destinés aux hauts cadres, ils se sont étendus à l’ensemble des cadres et des personnels.
D’un simple entretien avec sa hiérarchie, nous sommes passés à des systèmes très sophistiqués et de plus en plus informatisés.
D’une approche d’évaluation du salarié dans l’organisation du travail, nous en sommes rendus à des critères purement personnels voire intimes.
Ce sont maintenant les critères comportementaux qui prennent une part importante dans ces évaluations.
Ils veulent toujours aller plus loin pour mieux formater, culpabiliser, cibler, exclure, mettre en concurrence pour viser à tirer au maximum des capacités des individus.
C’est ainsi que chez Airbus la direction avait introduit le critère d’ «agir avec courage». Les salariés sont ainsi classifiés en niveau de performance.

Mais l’entreprise va encore plus loin en poussant les managers à atteindre une distribution suivant des quotas :


20% High performers,
70% répond aux attentes
et 10% de Low performers.

Le Jugement du Tribunal de Toulouse condamne, sans équivoque, tous critères comportementaux mis en place par Airbus qui ne sont pas précis et subjectifs.
Il réaffirme le caractère illicite d’instauration de quotas.
Il considère que les critères comportementaux professionnels représentant une part importante dans l’évaluation est susceptible de générer, pour les salariés, une insécurité et une pression psychologique qui nécessite la consultation préalable du ou des CHSCT.

Cette décision souligne le respect de la liberté de l’être des salariés au travail et relève la finalité disciplinaire du système (devoir quitter l’entreprise).

Aussi, défendre les cadres contre ce système illicite, c’est défendre toute la communauté de travail, car la mise en place des systèmes d’évaluation avec obligation d’adhésion aux valeurs de l’entreprise tendent à s’étendre à l’ensemble des salariés.
Cette condamnation est donc un point d’appui important dans la bataille revendicative contre la mise en place de ces systèmes dans les entreprises.

Mais toute démarche juridique et jugement n’ont de force que si nous développons une véritable activité syndicale revendicative avec les salariés.
Toute déconnection n’aurait pas l’efficacité escomptée même parfois les effets peuvent être contre productif dans un environnement où d’autres forces et notamment la direction ne reste pas les bras croisés.
Cela repose donc le débat de fond de ces systèmes d’évaluations qui s’inscrivent totalement dans l’individualisation des salariés.
Même lorsque ceux-ci restent dans le cadre de la légalité, ils ne font aucune preuve d’efficacité dans l’organisation du travail.

Partout nous constatons les dégâts engendrés par cette conception du travail que nous retrouvons totalement dans les organisations du type Lean qui se développent notamment par une pression constante des grands groupes vers leur sous-traitants pour qu’ils les mettent en oeuvre pour avoir le marché.
Ce jugement nous donne des éléments forts de confiance par ces attendus qui confi rment la pression que recèle ces systèmes, sans néanmoins les rejeter.
En effet, déculpabiliser le salarié, souvent enfermé dans une vision négative de lui-même, apparait comme une étape indispensable. Partout où ces systèmes sont installés, n’est-ce pas une nouvelle opportunité pour faire le tour des conditions de travail des personnels.

Ouvrir des débats, les faire s’exprimer et construire avec eux des initiatives peuvent être des pistes intéressantes et notamment en direction des catégories de l’encadrement et des ingénieurs qui sont les plus ciblés dans ces systèmes mais aussi les plus fragiles par la place qu’ils tiennent dans l’organisation du travail car ils sont aussi des animateurs dans la mise en oeuvre de ces évaluations.

Ils sont aussi les plus fragiles par la faiblesse d’un véritable syndicalisme revendicatif.
Ce jugement peut vraiment être une opportunité pour tous pouvant ouvrir des portes vers ces catégories mais également faire le lien avec ce que vivent les autres catégories ouvriers, employées techniciens aux prises avec les méthodes du Lean manufacturing qui génèrent aussi la dégradation des conditions de travail et mal être.

http://www.ftm.cgt.fr/textelong.php?IDchapitre=478&IDrub=1&IDsousrubrique=6

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 00:00

A Faurecia Systèmes d’Échappement la première proposition de la direction: 90 €

En réponse à ça, la CGT a quitté la salle de réunion en attendant une deuxième convocation plus sérieuse.

 

On vous tiendra informés


 

http://img.over-blog.com/300x255/2/29/61/10/02-Articles/08-Aout/Sarko-et-son-conte-de-1000-euros.jpg"La réponse est d’emblée non puisque la condition pour que les salariés puissent en bénéficier est que les dividendes versés l’année N soient supérieurs à la moyenne des deux années précédentes. Total le premier groupe en termes de bénéfices n’est pas concerné et il en est de même pour des filiales d’entreprises étrangères comme IBM qui pourtant ne s’est jamais aussi bien portée !

La raison en est simple : le dividende est loin d’être le seul instrument de rémunération du capital et il n’est pas forcément lié aux bénéfices. Une entreprise peut en effet verser des dividendes alors qu’elle ne fait pas de bénéfice net en puisant sur les réserves constituées les années précédentes alors même qu’une autre ayant un fort bénéfice net n’aura pas forcément intérêt à verser des dividendes.

Le dividende est en effet un instrument qui permet de donner de la valeur de façon tangible à une action lorsque le bénéfice n’est pas ou peu présent ou en décalage avec les attentes des actionnaires afin de les fidéliser. Une entreprise qui au contraire a de bonnes perspectives de croissance du chiffre d’affaires et des bénéfices aura plutôt intérêt à émettre de nouvelles actions pour attirer de nouveaux investisseurs et financer sa croissance.

Par ailleurs, la crise financière a fait que les entreprises les mieux portantes ont plutôt consacré les bénéfices à en racheter d’autres vu que les cours ont baissé et cela s’accélère même cette année. Il existe enfin une autre possibilité de rémunérer le capital : le rachat d’actions par l’entreprise elle-même. Cette tendance venue des Etats-Unis s’impose de plus en plus aux entreprises qui offrent une rentabilité à la limite des exigences des fonds de pension et autres investisseurs institutionnels. C’est de loin le pire outil car il s’agit ni plus ni moins que de détruire de la valeur pour faire monter artificiellement la rentabilité. On est donc bien loin de la meilleure solution pour partager les fruits de la croissance car c’est avant tout les assemblées générales d’actionnaires qui décident s’il y a des dividendes et le montant qu’ils s’accordent sur le partage des richesses créées.

Si le chef d’Etat et sa majorité avaient vraiment voulu faire une « prime sur le partage des profits », le ratio à utiliser est bien connu des actionnaires et des financiers : c’est le bénéfice par action. Pour autant, la CGT est contre l’instauration d’une telle prime car elle exclut une grande partie du salariat et pire elle ne fait que grossir le déficit public par le biais de nouvelles exonérations de cotisations sociales. La croissance, comme la maîtrise du déficit public, passe par l’augmentation des salaires. Les statistiques de l’économie française ont montré que depuis les dix dernières années, la croissance a été en grande partie alimentée par la consommation des ménages. Celle-ci ne peut perdurer sans que les salaires augmentent plus que l’inflation afin de permettre une meilleure redistribution des richesses car ce sont bien les classes modestes et moyennes qui consomment le plus, les catégories supérieures ayant plus de possibilités d’épargner.

Notre repère CGT d’un SMIC à 1 700 euros comme départ de grille de salaires prend ici tout son sens. Cette demande ne pourra être que favorable à l’investissement des entreprises tant dans leur outil de production qu’en terme de formation professionnelle pour permettre aux salariés non seulement de garder leurs compétences mais également d’en gagner afin d’augmenter la valeur des richesses créées.

De même, l’augmentation des salaires est la clé pour rétablir les comptes de la Sécurité Sociale et pour cela il faut arrêter les exonérations de cotisations sociales sur les bas salaires car elles ont un effet d’aubaine pour les entreprises que l’on nomme à la CGT « la trappe à bas salaires ». En effet, elles fixent une grande partie du salariat en dessous de 1.6 X SMIC, sans aucune contrepartie sur l’emploi et sa qualité. Ces exonérations sont dégressives, c'est-à-dire que plus le salaire est bas, plus les exonérations de cotisations sont élevées. Il faut au contraire tirer les salaires vers le haut pour valoriser la montée en qualification des jeunes diplômés et la montée en compétences des salariés formés. Ce n’est pas l’augmentation de l’assiette de la CSG qui va rétablir les comptes sociaux comme se propose de faire le gouvernement mais bien un meilleur partage de la valeur ajoutée entre les salariés et les actionnaires !

Il est également temps de mettre fin aux exonérations sociales des entreprises sur les heures supplémentaires. Pourquoi cela ? Face à 500 euros de gains annuels moyens pour les salariés concernés celles-ci empêchent la création de 400 000 emplois et le chômage actuel est un véritable frein pesant sur les salaires.

Les résultats des premières négociations au sujet de la prime « Sarko » sur les dividendes démontrent qu’on reste très loin des 1 000 euros promis initialement :

- PSA 0 euro refus de la direction

- Valeo 90 euros sur décision unilatérale de la direction après la non signature des OS

- Schneider Autour de 150 euros

- ST Micro Electronics Autour de 150 euros

- Safran 500 euros

- Rhodia 600 euros"

 

http://www.ftm.cgt.fr/textelong.php?IDchapitre=473&IDrub=1&IDsousrubrique=8


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1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 19:48

http://img.over-blog.com/322x315/4/26/32/14/greve.jpgCommuniqué de la CGT suite à la réunion de la conférence Nationale de l'Industrie du 29 septembre 2011.

Le 4 mars 2010, le Président de la République affichait sa volonté de concrétiser une politique industrielle avec des objectifs ambitieux.

Un an et demi plus tard, la situation de l’industrie en France est dans une situation d’état d’urgence :
Plans sociaux et fermetures de sites industriels font la une des médias au quotidien, des milliers de salariés sont contraints au chômage sans perspective de retrouver un emploi digne de leurs compétences et de leurs qualifications.

Le chômage des plus de 50 ans a explosé et représente aujourd’hui 20% des demandeurs d’emplois…ce chômage à une cause bien connue, la désindustrialisation et les fermetures des capacités de production.
L’emploi manufacturier ne représente d’ailleurs plus que 11,5% de l’emploi total salarié, il représentait 30% en 1961 !

Le gouvernement et le patronat loin de prendre la mesure de cette hécatombe économique et sociale, poursuivent leurs fuites en avant à coup de rapports sur la compétitivité, de comparaison entre la France et l’Allemagne, dans le seul but de s’attaquer à la baisse du coût du travail et à transférer les cotisations sociales vers la fiscalité en instaurant la TVA sociale.

A aucun moment il n’est rappelé que la définition européenne officielle de la compétitivité, depuis les sommets de Lisbonne et de Göteborg,
« est la capacité à améliorer durablement le niveau de vie de ses habitants et à leur procurer un haut niveau d’emploi et de cohésion sociale. », pas plus qu’il n’est rappelé que le décret constitutif de la CNI est d’explorer les pistes pour favoriser « le développement de l’industrie et de l’emploi industriel ».
Les vraies raisons du déclin de l’industrie française sont pourtant connues :
- Absence de politique industrielle et désengagement de l’Etat en faveur du pouvoir économique et financier.
- Sous investissement dans les outils de production, la recherche et le développement
- Stratégie à court terme de rentabilité financière, en privilégiant les taux de marge, les délocalisations vers les pays à bas cout et les productions bas de gamme (exemple dans l’automobile)
- Cette politique du bas cout a positionné la France en situation de faiblesse par rapport aux pays émergents et par rapport à l’Allemagne notamment au regard d’une monnaie forte qu’est l’euro
- Politique fiscale irresponsable qui distribue massivement l’argent public sans contrôle, ni droits d’intervention sur l’utilisation des fonds publics(les mesures fiscales dérogatoires applicables aux entreprises sont passées de 2,7% de PIB en 2007 à 5,5 points de PIB en 2010)
- Politique de financement de l’industrie et de l’économie livrée à la stratégie d’un système bancaire qui ne joue pas son rôle de financeur de l’économie, mais de spéculateurs(l’Insee souligne l’importance des banques et indique que
« Le taux d'échec partiel ou complet dans la recherche d'un prêt bancaire est en très forte hausse entre 2007 et 2010 :
il est passé d'un peu plus de 5 % à près de 17 %, avec un taux d’échec impressionnant de 85% pour les entreprises à forte capacité de croissance et d’innovation que sont les gazelles), ces moyennes entreprises sont d’ailleurs le plus souvent absorbées par les grands groupes les condamnant à ne jamais pouvoir croitre voire à disparaitre.
- Absence de droits d’intervention pour les salariés dans les lieux de décisions comme les conseils d’administrations par exemple, mais aussi absences de droits d’interventions tout court.

Face à cela la CGT propose une politique industrielle basée sur la complémentarité, la coopération et la solidarité entre les territoires, les salariés et les peuples :
Une politique industrielle à plusieurs dimensions sociales, environnementale et européenne.
Il faut pour cela organiser rapidement une conférence européenne pour promouvoir une politique industrielle européenne…

La France Présidente du G20 est en capacité de faire cette demande.
Les propositions de la CGT visent à redonner au travail et au travailleur toute leur place :
- Politique d’investissement massive dans l’emploi manufacturier et la formation
- Politique d’investissement dans la recherche et le développement notamment en contractualisant au niveau des territoires les investissements et les aides à la R&D dans le cadre de projet collaboratifs public/privé.
- Politique de financement de l’industrie avec la mise en place d’un pole public financier, avec une attention particulière vers les PME/PMI et réorientation de l’épargne notamment de l’assurance vie vers l’industrie via le livret d’épargne industrie.
- Valorisation des diplômes, des compétences et de l’expérience en sécurisant l’emploi au travers de la sécurité sociale professionnelle, des augmentations de salaires et de la reconnaissance des diplômes et des qualifications.
- Droits d’interventions pour les salariés sur les choix stratégiques des entreprises (droit suspensif en cas de plan social, renforcement de la place et du rôle des salariés dans les conseils d’administration, renforcement des droits de consultation et d’information dans les comités européens, mise en place de comité interentreprises)

La CGT n’a pas été entendue sur ses propositions et nous assistons à une batterie de mesures en faveur d’un secteur industriel qui ne représente plus que 10% de la valeur ajoutée mais qui souhaite bénéficier de tous les droits pour démanteler le modèle social français.

Des milliers de salariés se mobilisent pour sauver leurs emplois, leurs sites industriels menacés, la CGT les appelle à poursuivre leur mobilisation et à participer massivement aux grèves et manifestations du 11 octobre 2011 pour une politique industrielle au service du développement de l’emploi industriel et de l’industrie.

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 11:35

Souvenez-vous, « la vie, la santé, l’amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ? » s’interrogeait Laurence Parisot, présidente du Medef dans une interview au Figaro, le 30 aout 2005.

La volonté de tailler dans le code du travail ne date pas d’hier, mais depuis quelques années, patronat et droite «décomplexés» ont accéléré la cadence.
Dès l’élection du président Sarkozy en 2007, le medef souhaitait «fluidifier» le marché du travail en augmentant la «séparabilité» entre employeur et salarié avec la mise en place des ruptures conventionnelles.
C’est dans ce contexte que la crise fi nancière a éclaté engendrant un argument de circonstance, difficilement contestable pour le patronat.
En 2008, l’INSEE publiait une enquête qui révélait que 13% des salariés occupaient un emploi précaire.
Ces emplois à contrats fragiles (intérimaires, CDD,…) ont été les premiers à sauter avec l’éclatement de la crise financière.
Ainsi, la moyenne annuelle du volume de travail temporaire équivalent-emplois à temps plein est passée de 604 300 en 2008 à 447 300 en 2009.
Mais les salariés en CDI ont également été touchés avec les fermetures de sites, la multiplication des ruptures conventionnelles et les plans de départs volontaires…
Pour «s’adapter» à la crise en 2009, un groupe comme Schneider a supprimé 6% de ses effectifs en France, soit plus de 1000 emplois.
Chez PSA, 6000 à 7000 postes ont été détruits en France, en 2009, sous la forme de départs volontaires et préretraite.
En tout, 185 000 emplois ont disparu dans la branche depuis 2008, et plus de 300 000 salariés ont quitté leur emploi dans la métallurgie depuis 2 ans.
Mais les choix stratégiques pour flexibiliser davantage les salariés ont pris un nouveau tournant après les milliers de suppression d’emplois.
En effet, depuis 2010, dans la branche métallurgie, 69,1 millions d’heures supplémentaires ont été réalisées, soit l’équivalent de 43 000 emplois (base 35h).
De même, dans de nombreuses entreprises de la métallurgie, force est de constater une reprise du travail temporaire et la multiplication des heures supplémentaires obligatoires.
Ainsi, Schneider Electric comptait fin mai 2011, 2 763 intérimaires, soit 30% des effectifs ouvriers et chez PSA, l’emploi intérimaire représente environ 8 000 personnes au sein du groupe.
Ce tour de passe-passe pour remplacer des emplois en CDI en contrats intérimaires est doublement bénéfique pour le patronat.
En effet, les salariés sous contrats précaires deviennent une formidable variable d’ajustement.
D’autre part, la multiplication des contrats précaires permettent de faire pression sur les salariés toujours sous contrat à durée indéterminé dégradant par conséquence les conditions de travail.
Ainsi, en 2010, la direction de PSA imposait une nouvelle réglementation sur le travail de nuit volontaire.
Aussi, les suppressions de postes entrainent une intensification du travail et par conséquent une dégradation des conditions de travail.
Par exemple, chez Caterpillar à Grenoble, un an après le licenciement de 800 salariés, la CGT a soumis aux salariés une enquête sur les conditions de travail.
Au-delà du constat accablant sur le stress et l’état de santé du personnel, 53,7% des salariés qui ont répondu au questionnaire, estiment qu’il y a besoin d’embaucher une ou plusieurs personnes dans leur secteur.
Conscients des enjeux face à la détérioration de l’emploi et des conditions de travail et face aux choix de la finance, les batailles pour l’emploi se sont multipliées depuis l’an dernier.
Notamment lors des NOE, où les salariés, avec la CGT ont arraché quelques embauches comme chez Europcar Roissy qui outre des augmentations de salaires ont gagné l’embauche de 3 salariés supplémentaires en mai dernier.
C’est également dans ce sens que la CGT PSA se bat aujourd’hui après l’annonce par leur direction de la suppression de milliers d’intérimaires.
Dans un tract fin septembre, la CGT du site PSA Sochaux dénoncait le plan d’économie annoncé par la direction qui se fera au détriment de l’emploi et des conditions de travail «Faire travailler toujours plus de moins en moins de salariés. Ras le bol de cette logique injuste qui sacrifie toujours les travailleurs et principalement les jeunes.Aujourd’hui, il n’y a pas de sureffectif dans l’usine. Au contraire, beaucoup de salariés souffrent de la surcharge de travail (...) toutes les catégories sont touchées».
En 2006, des millions d’étudiants, salariés, sans emplois, retraités, étaient descendus dans la rue pour refuser ensemble la création d’un nouveau contrat précaire.

Le CPE n’a pas vu le jour, mais la précarité de l’emploi s’accroit.

C’est pourquoi le 11 octobre, la fédération CGT de la métallurgie, dans le cadre de la journée d’action intersyndicale portera haut et fort les revendications débattues lors du 39e congrès en mai dernier autour de l’emploi, des salaires, des conditions de travail et de la retraite.

http://www.ftm.cgt.fr/textelong.php?IDchapitre=457&IDrub=1&IDsousrubrique=2

 

 

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 15:53

La crise systémique de 2008 a accru de manière importante les déficits publics, cependant à elle seule, elle n’explique pas pourquoi patronat et gouvernement agissent de concert pour maintenir les finances de la nation dans le rouge.

Le constat
Le déficit des dépenses publiques est égal aux dépenses de l’Etat moins ses recettes.
Ce déséquilibre n’est pas nouveau en France puisque le dernier budget présenté à l’équilibre remonte à 1974.
Or, les raisons de ce déficit proviennent plus d’un manque de recettes pour l’Etat que d’une augmentation des dépenses.

En effet, la part des recettes de l’Etat rapportée au PIB* diminue continuellement, passant de 22% en 1985 à 15% en 2010.
Dans de telles conditions, il n’est pas surprenant qu’après 37 ans de déficits cumulés l’endettement du pays augmente.

C’est quoi le taux d’endettement d’un pays ?
Il se mesure en rapportant les dépenses publiques du pays au PIB de ce même pays.
Par exemple, si la richesse produite dans un pays est de 1 000 milliards d’€ et que sa dette cumulée est de 200 milliards d’€, le taux d’endettement de ce pays sera de 20%.

La France n’est pas le seul pays développé à connaitre une augmentation de sa dette publique.
En effet, celle du Japon est passée de 63,2% de son PIB en 1992 à 197,2% en 2010.
Aux Etats-Unis, la dette publique a dépassé le seuil de 100% du PIB.

Enfin, dans la zone Euro, elle est passée de 67,8% du PIB en 2000 à 78,8% en 2008.
La crise financière n’est pas l’unique responsable de cette situation Durant la crise, les marchés financiers ont été stabilisés grâce à l’intervention des Etats et des banques centrales (voir Courrier Fédéral 270).
La Cour des Comptes a évalué au début de l’année qu’un tiers seulement des dépenses supplémentaires de l’Etat serait dû à la crise financière.
Le reste serait dû à la politique gouvernementale avec ses cadeaux fi scaux aux plus aisés et aux grands groupes.
Cette situation d’instabilité politique autour de la capacité de nos économies à rembourser leur dette publique, n’est pas qu’une sanction des marchés financiers.

Au contraire, elle s’inscrit dans la continuité de l’offensive ultra libérale de dérèglementation du système bancaire et de la financiarisation de l’économie, qui a débuté dans les années 1980 et qui prend une nouvelle forme aujourd’hui.

Ce processus n’est pas une fatalité mais un choix de société, une orientation économique basée sur la remise en cause du fonctionnement de l’Etat.
Or, nous avons besoin de l’inverse, d’une politique fiscale inégalitaire et enfin d’une pression toujours plus forte sur le travail.
L’Etat n’est pas un ménage
En matière de politique publique et de politique économique au sens large, on ne peut pas comparer le budget d’un Etat à celui d’un ménage.
En effet, l’Etat n’a pas pour vocation d’être une entité commerciale créant de la valeur pour ces actionnaires en vendant des biens ou des services.

L’Etat a pour mission d’assurer l’accès de la population à l’éducation, à la santé.
Il doit garantir la sécurité et la circulation des personnes et des biens.
Il est le garant de la justice et il impulse une politique économique en intervenant directement dans l’économie.

D’autre part, lors de chaque crise, c’est l’Etat qui intervient pour relancer l’économie, nationaliser les banques, bref pour jouer un rôle de garant.
Pour agir ainsi, l’Etat doit être en capacité d’avoir les fonds nécessaires pour mettre en oeuvre son action, et lorsqu’il ne dispose pas de ces fonds, il doit être en capacité d’emprunter pour investir, voire de créer de la monnaie pour continuer d’assumer ses missions.

Or, depuis la création de la monnaie unique, les Etats membres de la zone euro ont perdu cette possibilité de faire tourner la planche à billet.

Gouverner la Nation pour les citoyens ou pour les marchés financiers ?

A priori la question peut surprendre, pourtant, Jean Pierre Raffarin déclarait en juin que dorénavant les gouvernements en France, et en Europe plus largement, devraient avoir deux clignotants :
• Le premier, les électeurs qui sanctionnent le gouvernement lors des élections, ce qui semble logique.
• Le second voyant serait les prêteurs, c’est-à-dire les agents économiques (dont 70% ne sont pas en France) qui détiennent la dette française, d’où le rôle grandissant des agences de notations et des marchés financiers.

Le gouvernement actuel, la commission européenne, un grand nombre de partis politiques, ainsi que le patronat considèrent que, pour réduire les dépenses publiques, il faut réduire le rôle de l’Etat, notamment en matière d’éducation, de santé, de solidarité de transports…
Il n’y a aucune fatalité vis-à-vis de la dette de la France.
C’est bien une question de choix politique et d’orientation économique.

Dans le prochain article du CF, nous verrons que les moyens existent pour relancer l’économie en valorisant le travail, en garantissant l’accès à tous, à la santé, à l’éducation.

 

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 17:55

L’attaque contre les salariés de la fonderie du Poitou en baissant les salaires de 25% n’était pas un coup d’essai!!

 

                                  La Riposte est l’affaire de tous !!


La restructuration de la filière automobile Française orchestrée par Renault et PCA et appuyée par le gouvernement continue, de provoquer des menaces de fermetures de sites, des suppressions
d’emplois, et des pressions sur les salaires et les conditions de travail.

http://www.coccinelle-poitiers.fr/wp-content/uploads/2011/09/fonderie-poitou-alu.jpgQue ce soit les révélations de la note secrète de PEUGEOT sur ses objectifs de réductions d’activités en France et des pertes d’emplois concomitantes, ou encore l’annonce du groupe MONTUPET sur sa volonté de peser sur le tissu social de l’entreprise, c’est à chaque fois le lobby de la rentabilité financière qui s’exerce sur le monde du travail et les pouvoirs publics.

Dire STOP à ce saccage industriel et humain, c’est poser la question des enjeux industriels dans notre pays, c’est redonner des perspectives citoyennes aux entreprises qui utilisent l’ensemble des infrastructures et des fonds publics du pays.
Il faut leur faire assumer leur rôle et prendre leurs responsabilités.

Pour autant les salariés n’ont pas baissé les bras.

  • Pour ne donner que quelques exemples, c’est le cas pour MBF à St Claude dans le Jura où les salariés se sont mobilisés et ont gagné le maintien de l’activité sur leur site.
  • Les salariés de la SBFM (Caudan) ont gagné leur réintégration chez RENAULT avec un plan d’investissements important et des embauches à venir.
  • C’est aussi le cas des salariés de PCA qui ont dénoncé les projets du groupe et qui n’entendent pas baisser les bras, afin d’obtenir la pérennisation des sites d’Aulnay et Sevelnord.
  • C’est le cas des salariés de Freescale qui se battent pour la ré industrialisation de leur site à Toulouse et ont aussi refusé une baisse des coûts salariaux.
  • C’est le cas à Strasbourg où la direction de General Motors n’accepte pas le refus de la CGT de se plier à son chantage en multipliant les provocations.

La provocation du groupe Montupet d’amputer de 25% les salaires des salariés de la fonderie de Châtellerault (FDPA ex fonderie Renault), pour masquer un vaste plan de restructuration et de mise en concurrence des salariés de ce groupe est inacceptable. Appuyé par la CGT Renault, les salariés demandent leur réintégration dans le groupe Renault.

Après les General Motors, les Bosch Vénissieux, les exemples continuent à fleurir notamment dans le groupe FAURECIA à Nompatelize, mais aussi chez VALEO à Nogent sur Vernisson où la
direction pratique le chantage à l’emploi en voulant baisser les coûts salariaux.

Des exemples montrent bien que même lorsque les salariés ont accepté une baisse des coûts, rien n’a garanti l’avenir bien au contraire !!!


Les moyens financiers existent !

Les entreprises du CAC 40 disposent d’une trésorerie de 156 milliards d’euros.

En 2010, elles avaient réalisé 90 milliards de bénéfices.
Les salaires des patrons du CAC 40 dépassent les 98 millions d’euros.
PSA comme depuis plusieurs années vient à nouveau de racheter pour plus de 220 millions d’euros d’actions, afin de soutenir le cours de la Bourse à ses actionnaires, de son côté Valéo a pris le même chemin !
En moyenne, le salaire d’un patron du CAC 40 représente 150 fois celui d’un salarié au SMIC.

De toute part, quelque soit la taille des entreprises, monte un ras le bol face aux exigences patronales et au matraquage gouvernemental, chacun sentant bien qu’il y a urgence à dire stop et une volonté d’en découdre pour une autre stratégie industrielle dans notre pays et plus particulièrement la filière automobile.

Partout, dans les entreprises et devant les chambres patronales, il faut exiger l’augmentation des salaires pour relancer l’économie.

 

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