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Faurecia Beaulieu Structures

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 15:00

Déclaration de la CGT PSA du 29 février 2012

Une confirmation attendue
La confirmation de cette opération capitalistique était attendue compte-tenu des informations déjà diffusées dans la presse ces derniers jours. Dès son arrivée à la tête du groupe PSA, il y a 2 ans 1/2, M. Varin avait indiqué que l’hypothèse d’un rapprochement stratégique avec un autre groupe automobile faisait partie de la feuille de route fixée par la famille Peugeot. Comme Fiat et Chrysler, Renault, Nissan et Dacia, les grands groupes automobiles sont tantôt alliés, tantôt rivaux pour tenter d’élargir leurs possibilités de profit.
Il s’agit pour chacun :
-D’élargir son champ d’action sur l’ensemble de la planète.
-De se positionner sur les marchés de demain (véhicules low-cost, voitures électriques, hybrides …)

Quelles conséquences ?
Face à ce grand Monopoly, les salariés s’interrogent sur les conséquences sociales d’un rapprochement entre PSA et GM et notamment avec sa branche européenne, OPEL, qui produit des véhicules sur les mêmes gammes que PSA. Que ce soit dans le domaine des études ou de la production, les deux firmes automobiles ont des activités très proches voir similaires. La Direction PSA indique que, dans un premier temps, l’alliance ne portera ni sur l’outil industriel, ni sur les réseaux commerciaux.
Le projet initial est focalisé sur l’amont technico-industriel (R&D, choix des plateformes, des composants et organes, modules communs), sur les achats (avec la mise en place d’une joint-venture dédiée aux achats mondiaux pour les 2 groupes), et sur la logistique (GEFCO).
Chacun a en tête des rapprochements d’entreprises qui ont amené la chasse aux « doublons » et la perte de milliers d’emplois.

Demandes CGT

  • La CGT a demandé à M. Varin de tenir dans les plus brefs délais une réunion du Comité de Groupe européen afin de donner des informations plus complètes sur l’opération en cours et les projets qui en découlent.
  • La CGT propose de faire diligenter une étude indépendante par l’expert auprès du Comité de Groupe Européen afin de pouvoir mesurer plus précisément les conséquences sociales d’un tel rapprochement.
  • La CGT interpelle le gouvernement français pour que la condition d’un tel rapprochement soit le maintien de tous les sites concernés.
  • La CGT invite les représentants syndicaux américains de GM (UAW : Union Automobiles Workers) et allemands d’OPEL (DGB) à une rencontre dans les prochaines semaines afin que les salariés des 2 groupes veillent ensemble à ce que les alliances capitalistiques entre leurs patrons ne se fassent pas au détriment de leurs emplois.
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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 11:39

Depuis le mouvement social contre la réforme des retraites en 2010, la répression syndicale s’est accélérée.

Qu’en est-il dans votre département ?
Dans notre département la répression a effectivement augmenté sous différentes formes.
Aujourd’hui le patronat et le gouvernement pensent pouvoir, sans scrupule, faire passer toutes les réformes justement parce que les salariés n’ont pas réussi à casser la réforme des retraites.
Par ce fait, ils en profitent pour s’attaquer à ceux qui étaient les fers de lance de ce mouvement et qui aujourd’hui, ne baissent pas les bras en maintenant la pression sur cette réforme et autres mauvais coups portés aux salariés.
Donc, la CGT reste la cible principale et plus particulièrement ces militants.
Nous avons dans le département réussi de très fortes mobilisations pendant les manifestations avec de nombreux arrêts de travail dans les entreprises de la métallurgie et des temps forts où nous avons occupé les bureaux de l’UIMM du Bas-Rhin à plusieurs reprises.
Ce sont tous ces mouvements que le patronat cherche aujourd’hui à nous faire payer.

Quelles formes prennent les répressions syndicales dans les entreprises?
As-tu des exemples ?
Dans le département, nous avons un grand nombre d’entreprises qui mènent un combat envers les élus de la CGT comme Amcor, Isri, Steelcase, Bongard, Stocko, Sotralentz, Renault Grasser, GM, De Dietrich et la liste est encore bien longue…
Il nous faudrait plusieurs pages pour énumérer tous les exemples utilisés pour casser les militants de la CGT.
Ils existent plusieurs sortes d’attaques comme les mutations régulières de certains élus, les mises au placard, la suppression des moyens syndicaux supplémentaires, le blocage d’évolution salariale, le flicage, les procédures de licenciements…
A ce jour, ils s’en prennent à moi-même en tant que secrétaire général de l’ustm en me supprimant tous les moyens (détachement) pour assumer mes fonctions «au vu des relations entretenues avec la direction
du site».
C’est-à-dire qu’ils auraient souhaité acheter la paix sociale avec la CGT, comme ils le
font avec d’autres.
Dans l’attente de réagir fortement, nous avons engagé un processus de soutien de tous les syndicats et sections syndicales du département pour commencer avec l’envoi de mail à la direction du groupe et du site pour dénoncer la situation.
Cette proposition sera faite à la fédération pour dénoncer la situation et augmenter les soutiens.
Dans un second temps, nous envisageons des rassemblements devant l’entreprise pour un impact plus médiatique.

Le département du bas Rhin enregistre depuis plusieurs années maintenant une belle progression du nombre d’adhérents.

Ces attaques contre les représentants syndicaux ont-elles un impact sur la syndicalisation ou la prise de responsabilité ?
Oui, nous sommes en constante augmentation des adhésions à la CGT.
C’est aussi un élément important que le patronat essaye d’inverser par les attaques
contre les militants.
Mais ils ont tort de croire que la répression est un élément durable, parce que les salariés encaissent jusqu’à un certain point.
La tension monte de plus en plus, nous le constatons dans les entreprises.
C’est notamment un des éléments de notre progression en adhésions et lors des élections professionnelles.
La répression et le chantage à l’emploi peuvent faire peur aux salariés, mais cela ne dure qu’un temps.
Aujourd’hui, les salariés ne croient plus aux discours du patronat et du gouvernement.

En parallèle, nous organisons, quasiment tous les ans, une journée de syndicalisation où tous les élus prennent des heures de délégation pour aller à la rencontre des salariés, pour leur proposer l’adhésion en se tournant aussi vers les catégories du personnel que nous rencontrons le moins sur le terrain comme les cadres.
A chaque fois, cela donne un résultat satisfaisant et fait ressortir qu’il y a encore un énorme potentiel de salariés prêts à se syndiquer.

Comment l’USTM fait face à ces attaques ?
Nous maintenons un travail de terrain permanent dans les entreprises et avec l’Ustm. Nous réunissons, aussi souvent que possible, les militants.
Dans les entreprises, nous privilégions les assemblées de syndiqués pour prendre les décisions avec eux.
Nous organisons aussi des rencontres par secteur en lien avec les Unions locales pour discuter des problèmes liés à chaque entreprise.
Nous nous mobilisons également lors des rassemblements devant les entreprises ou la chambre patronale de l’UIMM pour maintenir une pression constante…
Tous les moyens en notre possession sont utilisés, ça passe forcément par le juridique, mais nous mettons systématiquement tout en oeuvre pour créer le rapport de forces et la mobilisation des salariés.
C’est aussi important de démontrer que la CGT ne s’arrête à la porte de l’entreprise mais qu’elle est un tout, solidaire les uns des autres.

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 08:51

Pétition contre la fermeture du site

Nous tenons, par notre signature, à protester contre les projets de fermeture de l’usine Peugeot Citroën d’Aulnay-sous-Bois. Ce ne sont pas moins de 4 000 emplois qui seraient détruits en cas d’abandon par la direction du site de PSA Aulnay ! Une grande partie de ces salariés vivent en Seine Saint-Denis, département aux 121 000 demandeurs d’emploi, déjà particulièrement frappé par le chômage !
Rien ne peut justifier un tel choix. PSA est une entreprise qui ne rencontre aucune difficulté financière. Ses ventes sont au plus haut niveau avec son record historique de 3,6 millions de véhicules vendus en 2010. La direction de PSA a déclaré disposer de 11
milliards d’euro de réserve.
De plus, PSA reçoit en permanence des aides financières de l’Etat :
- aides à la recherche
- dégrèvement des cotisations sociales
- prêt de trois milliards d’€
- prime à la casse, etc.
Il est inadmissible que ces subventions aident ce grand groupe industriel à fermer les usines, détruire les emplois, jeter des salariés à la rue.
Nous exigeons le maintien du site de production d’Aulnay-sous-Bois par engagement écrit et signé de la direction de PSA et du gouvernement.


Téléchargement de document(s) :
  Tract CGT appel à manifester le 18/02/12
  Petition contre fermeture PSA aulnay

 

http://www.ftm.cgt.fr/textelong.php?IDchapitre=802&IDrub=3&IDsousrubrique=20

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 14:17

"C'est de l'enfer des pauvres qu'est fait le paradis des riches". Cette maxime de Victor Hugo demeure la réalité de notre époque.

Plus le monde du travail est en difficulté sociale et plus les tenants de la fortune se goinfrent. Ce n'est pas faire du misérabilisme que de relever les situations du mal vivre :

 

-  133 000 personnes sont sans domicile,  

-  85 000 demeurent dans un habitat précaire,  

3,2 millions de personnes sont dans des logements surpeuplés,

1,2 millions de ménages sont en attente d'un logement social,

3,8 millions de ménages sont en précarité d'énergie,

1,3 millions de locataires sont en difficulté pour régler le loyer.

  

La France connait 8 millions de pauvres et l'Allemagne 12 millions

C'est avec ces résultats que Monsieur Sarkozy et Madame Merkel se considèrent comme les leaders naturels de l'Europe.

Dans quelques semaines, vont tomber les chiffres des résultats financiers des grands groupes, ceux-ci s'annoncent à des niveaux très élevés et nous aurons droit à la sempiternelle affirmation "Année des Records". Pendant ce temps là, les NAO dans les entreprises sont aussi de nature à battre des records, mais par le niveau extrêmement bas des propositions d'augmentations de salaires avancées par les directions.

L'opulence pour les uns, et la galère, voire la misère, pour les autres. C'est pour garantir leurs privilèges que le patronat et les dirigeants politiques veulent une législation contre le droit de grève. Ne nous laissons pas abuser par l'argument de la liberté, car s'il y en a une, c'est de pouvoir vivre dignement de son travail et de ne pas mourir à cause des riches.

Il n'y a pas de fatalité à cette situation en Europe et en France. C'est sur cette base que la CES (Confédération Européenne des Syndicats) et l'Organisation Européenne des Syndicats de l'Industrie (toutes les fédérations de la Métallurgie y sont adhérentes) appellent à l'action convergente et unitaire du 29 février.

Dans chaque entreprise, avec les autres syndicats (CFDT-FO-CGC-CFTC), travaillons la mobilisation, proposons l'action de grève et de manifestations à partir des revendications du moment.

Ensemble pour de nouvelles conquêtes

Alain PREVOST

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 20:35

Présente sur l’ensemble des médias, ils nous la servent à l’excès, jusqu’à l’overdose.
La crise financière et ses innombrables solutions nauséabondes sont injectées comme un vaccin, afin de combattre un mal dont nous serions tous atteints.
Les politiques de droite et leurs cohortes d’économistes bien pensant, nous distillent, nous abreuvent de leurs arguties économiques, tant sur les maux que sur les remèdes.

Les constats pleuvent de partout, les pays européens seraient tous obligés de passer aux tourniquets du diktat des marchés spéculatifs, sans autres solutions que celles que l’on veut nous imposer :
la rigueur et l’éradication pures et simples de nos avantages sociaux conquis par nos aînés
.

Tapis dans l’ombre, les marionnettistes de cette économie sans responsable nommément connu, prônent la misère pour tous les peuples, pendant qu’eux et leurs valets politiques tirent les marrons du feu en se gavant à outrance.
La World Compagny tourne à plein régime et elle n’est malheureusement plus le fruit des troubadours du divertissement d’une chaîne cryptée, mais une réalité bien concrète comme l’a mis en exergue une poignée de chercheurs économistes suisses (cf.1).
Ces derniers ont analysé les comptes et les structures du capital de plus de 43 000 compagnies transnationales réfugiées dans les paradis fiscaux connus de tous.

En parlant des paradis fiscaux, les milieux financiers Genevois estiment que, chaque jour, l’équivalent de 80 milliards de dollars font l’objet d’une transaction entre l’euro et le franc suisse.
La Suisse n’a pas de pétrole, mais elle dispose de la matière première… l’argent (cf.2).
700 de ces firmes ont la main mise sur 80% de la valeur des entreprises.
Au centre de ce conglomérat financier, on trouve un petit noyau de 150 de ces sociétés qui contrôle 40% du business financier.
75% de ces compagnies transnationales sont des institutions financières (cf.1).
Certaines ont un siège social sur le territoire national, telles que : Axa, Natexis, Société Générale, Bnp Paribas pour ne citer que les plus connues.

Ils nous parlent de la mondialisation des marchés avec une concurrence libre et non faussée, alors qu’en coulisse, ils se distribuent les cartes pour « se gaver » un maximum sur notre dos.
Il n’est pas étonnant d’entendre le patronat «revendiquer» des prétentions hors normes pour la prochaine campagne présidentielle de 2012 (cf.3).
Leur objectif est de transférer 30 à 80 milliards d’euros de cotisations patronales à la charge des ménages.

Comment veulent-ils procéder ?
Tout simplement au travers de la TVA et de la CSG.
Cela représenterait pour tous, une augmentation de 6 points de TVA et 5 points de CSG, rien de moins.
L’argument de cette revendication irresponsable et surréaliste est encore le fruit de leur idéologie capitaliste, qui est d’affirmer que le coût du travail en France est trop élevé.
Si la TVA augmentait de 4 points, cela se traduirait par une baisse de 4% « du coût du travail », soit une économie de 750 milliards d’euros en faveur du patronat.
Cela se ferait au détriment des organismes de protection sociale.
Cette gesticulation fiscale et économique permettrait, dans le cadre du coût d’une main d’oeuvre représentant 20% d’un produit manufacturé, de faire baisser le prix de revient des produits de 1%.
Cherchez l’erreur au regard de ce qu’ils se mettraient dans la poche.

C’est encore un mauvais coup contre la société civile afin d’améliorer la sacro-sainte compétitivité des entreprises.
Il est quand même bon de rappeler que ces grands donneurs de leçons sont les premiers assistés sociaux de France.
Ce sont eux qui coûtent le plus cher à la collectivité (170 milliards d’euros d’allégements sociaux pour l’année 2010, dont 30 milliards, rien que pour la Sécu).
Il faut garder à l’esprit les réflexions des patrons lorsque nous parlons de revalorisation des salaires.
Leurs bras touchent le plafond à l’énoncé de nos revendications, tout en étant traités d’irresponsables et d’utopistes.
Dans ces moments là, on se prend à rêver de remettre en fonction la machine du «bon» docteur Guillotin.
Les marchés financiers dictent les choix aux politiques qui, comme aux moments les plus sombres de notre histoire, redeviennent des collaborateurs zélés de l’argent roi, bradant l’avenir de leurs peuples sur l’hôtel du profit.

La Grèce, l’Italie en sont l’exemple.
Les nouveaux premiers ministres de ces deux pays ne sont, ni plus ni moins, que deux anciens hauts dirigeants de la banque Golden Sachs.
Banque, au passage, qui est responsable des bidouillages des comptes de la Grèce pour son entrée dans l’euro.
Plus encore, cette même banque, qui s’est fait grassement payer pour cette prestation, est aussi responsable de la faillite de ce pays en ayant spéculé sur sa dette auprès des marchés financiers.
C’est ce qui s’appelle se gaver à l’entrée et à la sortie.
Ces politiques apathiques et complaisantes ne sont là que pour servir «la soupe», et gare à ceux qui ne coopèrent pas.
Regardez notre «roitelet », les yeux braqués sur sa note triple AAA, prêts à tout brader pour la conserver.

Dans ces conditions, que valent les votes des citoyens si le seul poids du financier peut changer la donne du choix des peuples.
Ces pourfendeurs de vertu économique sont bien incapables de s’astreindre ces règles de rigueur à eux-mêmes.
Une poignée de députés de droite a proposé de baisser la rémunération des parlementaires de 10%.
Résultat, le palais Bourbon a rejeté cette proposition.
Faire trinquer le peuple oui, mais surtout pas eux.
Au passage, la petite économie aurait été de 5 millions d’euros par an, une peccadille quoi.

Aujourd’hui en France, 13,5% des français vivent avec moins de 954 €/mois, soit le seuil de pauvreté (cf.4).
Les smicards sont légions dans les entreprises de France.
Ces derniers sont aux portes de ce seuil, et par décence, ne parlons pas de tous ces misérables du travail non choisit, mais subit, que sont les intérimaires, les précaires, les temps partiels...

Alors que faire ?
Attendre sagement l’échéance présidentielle de 2012, avec l’espoir que demain sera plus souriant et s’en remettre aux résultats d’une élection pour espérer des changements dans le bon sens, cela est quand même très risqué.

S’indigner comme dans certains pays ?
Oui, mais à l’étape suivante, qui est de s’engager syndicalement et de combattre efficacement les mauvais coups du libéralisme.
Les choix sont dans nos mains.
Soit subir, tel le fataliste en position du penseur de Rodin, soit affûter nos arguments et nos revendications pour faire reculer ces exploiteurs de tous poils, qui nous enfoncent dans la misère.
Réveillons-nous avant qu’il ne soit trop tard, l’addition étant toujours à notre charge.

(cf.1) Note extraite de l’article de Pierre Concialdi, Siné mensuel nov 2011.
Tiré de l’étude du : The Network of Global Corporate Control.
(cf.2) Note extraite de l’article de Ian Hamel de Siné mensuel, nov 2011
(cf.3) Note extraite de l’article du Monde du 9 nov 2011
(cf.4) Note extraite de l’article de Libération du 9 nov 2011

 

http://www.ftm.cgt.fr/textelong.php?IDchapitre=768&IDrub=1&IDsousrubrique=8

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 13:57

Même si le Père Noël est passé, il n’y a pas eu de miracle en fin d’année 2011 et il n’y en aura pas en 2012.

Le patronat et le pouvoir politique ont même franchi la ligne blanche en période de Noël en remplacant les agents de la sécurité des aéroports en grève par les forces de police.

Le chômage atteint le niveau de 1999 avec 2 millions 884.800 inscrits soit + 5.2 % en un an.

Il faut y ajouter l’accélération de la précarité et l’utilisation du chômage technique comme formes de gestion actuelle des entreprises. Et tout le « beau » monde de la fortune en redemande pour surtout assurer son niveau de profits alors que les restos du coeur, le secours populaire manquent d’argent.

A moins d’être footballeur, presque à la retraite, comme David Beckham avec 800 000 € mensuel (la partie visible) ou Nicolas Anelka à 236 000 € par semaine, les salariés, eux, n’ont qu’une seule issue c’est le rassemblement et la lutte.

C’est ce à quoi, avec l’ensemble des syndicats CGT, nous allons travailler.

Dans ces premiers jours de janvier nous tiendrons des assemblées générales avec les syndiqués et sympathisants pour la remise des FNI et pour la question de la syndicalisation.

Nous le savons avec une force CGT bien implantée dans un maximum d’entreprises nous nous donnons les moyens de la lutte et de l’unité syndicale.

Certes, les salariés et la population ont des rendez-vous électoraux importants au 1er semestre mais inscrire ceux-ci dans une perspective de progrès implique une capacité de mobilisation sociale à la hauteur des enjeux et des défis.

La CGT a déjà fixé des rendez-vous avec le 18 janvier pour marquer « le sommet social », le 31 janvier avec le meeting CGT sur retraites et pénibilité.

Au 1er semestre,  initiatives dans les régions et au niveau national pour le développement de l’industrie et de l’emploi.  

Ces temps forts vont conforter la bataille engagée et à venir dans les entreprises, tant sur les salaires, l’emploi, les conditions de travail etc…

BONNE ANNEE A TOUS

ENSEMBLE POUR DE NOUVELLES CONQUETES

ALAIN PREVOST

 

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 11:06

Historiquement, l’origine des agences de notation remonterait à plus de 100 ans avec la création en 1909 de la Moody’s Investors Services Incorporation, par John Moody.

Les « ancêtres » de Standard and Poor’s et Fitch (les deux autres grandes agences de notation) furent quant à elles respectivement créées en 1916 et 1924.
Ce qui signifie que ces agences sévissaient déjà à l’époque de la grande crise de 1929 aux Etats-Unis, qu’elles n’avaient déjà pas vu venir.
En 1970, elles n’ont pas non plus vu venir la faillite de la Penn Central (une compagnie de transport ferroviaire née de la fusion de plusieurs compagnies du Nord Est des USA) qui secoua fortement le système financier américain.
Ce fut à l’époque la plus grosse banqueroute de l’histoire des États-Unis qui marqua l’arrêt final du service voyageur privé sur longue distance dans le pays.
Ce manque de clairvoyance de ces agences ne date pas de la crise de 2008 qu’elles n’avaient pas appréhendé.
Or plus qu’un manque de compétences de ces agences, la réelle problématique est bien de savoir dans quel but et pour qui ces agences sont utiles, pour répondre à ces questions il convient de comprendre comment elles fonctionnent et d’autre part de savoir à qui elles appartiennent et surtout qui y travaille.

Comment sont rémunérées les agences de notation ?
Les agences de notation sont rémunérées par leurs clients qui demandent un audit auprès de ces dernières, notamment dans le but d’attirer les investisseurs étrangers et donc pour se financer à moindre coût sur les marchés financiers.
Dans l’absolu, une agence de notation n’a aucun intérêt à ce que ses clients disparaissent ou fassent banqueroute, puisque cette activité d’audit est très rémunératrice pour elle, voir graphique ci-dessous.
«Une agence se fait rémunérer par les entités qui veulent recevoir une note ou celles qui utilisent la note (Etats, entreprises, hedges funds, spéculateurs).

Selon le barème 2009 de Standard & Poor’s pour les Etats-Unis par exemple, une entreprise doit verser au minimum 70.000 dollars au début du processus de notation, puis un abonnement de «surveillance» atteignant environ la moitié de cette somme initiale.
Chaque fois qu’elle émet de la dette sur les marchés, elle s’acquitte alors en plus d’une
commission de 0,045% de la transaction.
90% du chiffre d’affaires des agences de notation provient des entités notées.
Ce modèle économique donne une haute rentabilité aux agences.
Moody’s envisage sur une marge opérationnelle (résultat opérationnel rapporté au chiffre d’affaires) de 39% en 2011.
Standard & Poor’s de 43% sur le premier trimestre 2011 et Fitch de 58% sur l’exercice décalé 2010/2011. » (Source Wikipedia)
Cette activité est d’autant plus profitable en période de crise comme l’évoque l’évolution du montant des dividendes chez Moody’s (Voir Graphique ci-dessous ; Source site internet de l’agence).

A qui appartiennent et qui gèrent ces agences ?
Depuis la crise de 2008, les 3 principales agences de notation font la pluie et le beau temps sur l’économie mondiale.
Ce poids grandissant des agences, est largement orchestré par les gouvernements et le patronat notamment des groupes multinationaux qui dirigent ces agences et qui les utilisent dans leur propre intérêt.
En effet, sans faire d’anti-américanisme primaire, on peut tout de même s’interroger sur l’objectivité de ces 3 agences de notation « américaines » lorsque ces dernières maintiennent leur meilleure note aux USA, alors que l’endettement du pays est supérieur à celui de la France, le chômage aussi élevé et les perspectives de croissance tout aussi faibles.
Bien qu’il existe une certaine opacité sur le fonctionnement et la structure capitalistique de ces agences voici quelques informations qui démontrent à quel point elles sont étroitement liées aux acteurs économiques et politiques qui ont provoqué la crise.

L’agence Fitch Ratings
Elle appartient à 60% au groupe FIMALAC (un groupe français) et à 40% au groupe Hearst Corporation (un groupe de médias américains).
La composition du conseil d’administration de l’agence Fitch où l’on constate que les dirigeants des grands groupes français, dont ceux de la métallurgie sont particulièrement présents, à partir d’un article de l’Humanité de septembre :
• Yves Barbier de la Serre, ancien d’ALSTOM
• Henri Lachmann, Président du conseil de surveillance de Schneider Electric
• Thierry Moulonguet, Administrateur de Valeo, ancien directeur financier de Renault
• Philippe Lagayette, vice Président de la banque américaine JP Morgan Europe.
• Marc Ladreit de Lacharrière, PDG de Fimalac, Président de Fitch et administrateur de l’Oréal et de la fondation Bettencourt-Schueller.

L’agence Moody’s
Elle appartient à 13% au groupe Berkshi re Hata way Inc, qui lui-même appartient à Warren Buffet dont la fortune personnelle a été estimée par le magazine américainForbes à 50 milliards de dollars.
La composition d’une partie de la direction de Moody’s :
• Le directeur des analyses M.E. Almeida a travaillé dans une filiale de la Chase Manhattan Bank
• Le responsable des questions du risque R. Cantor a travaillé à la réserve fédérale de la banque de New-York.
• Le Vice Président R. Fauber provient de ce qui est aujourd’hui Bank Of America (l’une des plus importantes banques américaines).
• J.J Goggins, Vice Président Exécutif, fait partie de la Commission d’admission au Barreau de New York.
• Linda S. Huber Vice Président Exécutif est ancienne Capitaine de l’US Army, avec deux médailles au mérite à son actif.
• M.Madelain, le français de service, expert comptable qui on l’espère n’a rien à voir avec A.Madelin

L’agence Standard and Poor’s
Présentée comme la seule agence indépendante.
La composition d’une partie de la direction de Standard and Poor’s :
• Douglas Peterson Président a été directeur des opérations de Citibank une filiale de la banque Citigroup
• D. Jacob Directeur Général Exécutif notations de produits structurés, il est passé par JP Morgan et Morgan Stanley
• Y. Le Pallec, Responsable Europe, Moyen Orient, Asie, il est passé par Salust ro Reydel consulting aujourd’hui racheté par le cabinet KPMG.
• Alex J. Matturri, Jr. Directeur Exécutif du management qui a été Vice Président et Directeur d’un fonds d’investissement : Northern Trust Global Investments.

Ces agences de notation n’ont pas plus de légitimité que celles que leur donnent leurs clients (États, entreprises, fonds d’investissements…).

Ainsi il est plus aisé de comprendre toute la malhonnêteté du gouvernement français lorsque celui-ci annonce la nécessité de mettre en place un plan de rigueur pour sauver le AAA de la dette du pays.

Pendant des années nos gouvernements ont tenté de justifier leur politique en stigmatisant l’Europe « C’est à cause de Bruxelles si…» «Bruxelles nous oblige à… ».

Maintenant, dans cette nouvelle phase de remise en cause des acquis sociaux au service de ceux qui détiennent le capital ce sont les agences de notation qui jouent ce rôle.
Il y a plus qu’urgence à rompre avec ce diktat de l’argent, cela passe par la réappropriation de la politique pour et au service des citoyens, cela passe aussi par plus de démocratie dans les entreprises pour imposer une autre répartition des richesses.


Dividendes annuels publiés chez Moody’s

http://www.ftm.cgt.fr/textelong.php?IDchapitre=706&IDrub=1&IDsousrubrique=8

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 16:24

Rencontres syndicales

Situation économique et sociale

La Grèce est un pays dont la superficie est équivalente à 8 départements français et regroupe 10 millions d’habitants dont 5 millions vivent à Athènes.
Le salaire de base était de 740 € avant la crise, la pension moyenne était de 700 € avant la crise, la pension minimale est de 300 € à ce jour.
87% des impôts sont payés par les salariés

Les 2 plans d’austérité ont été administrés par la BCE / CEE et le FMI au peuple grec dont les principales caractéristiques sont :
- La mise à mal des conditions de vie et de travail des salariés et des retraités, - Une vie plus chère, des licenciements.
- La fin du rôle social de l’Etat avec la fin des conventions collectives et surtout l’abandon par l’Etat de son droit de décision.

Pour autant, les dettes augmentent.
Avec le 1er plan, une sortie de crise était annoncée en 2014, aujourd’hui et après un 2ème plan, la sortie de crise est envisagée pour 2020.
La dette globale de la Grèce atteint les 150% du PIB.Elle représente pour autant 2% de la dette de l’euro zone.
A titre de comparaison la dette italienne représente 25% de la dette cumulée de la zone.
Les mesures envisagées, selon les instances européennes, permettraient de ramener le déficit à 120% du PIB en 2020.

Le chômage explose, le salaire minimum n’arrête pas de chuter.
Plus de 200 000 personnes ont quitté la Grèce et se sont exilées principalement vers le Canada.
Il existe un phénomène, sans précédent, d’augmentation des faillites d’entreprises. Alors que la marine marchande est l’une des sources les plus importantes d’emplois, la plupart des chantiers navals sont détruits.
Dans l’est de la Grèce, le plus grand chantier naval se voit interdire la fabrication de bateaux neufs pour la marine marchande.
Il est seulement autorisé à fabriquer des bateaux militaires destinés à la seule protection nationale.

Yanis (Président de POEM) nous expliquait que dans l’après-midi du 9 novembre
il était au ministère du travail avec des salariés dont l’employeur demandait de travailler 5 heures par jour pendant 5 jours (payées 5 heures).
Devant leur refus, il licenciait la plupart des salariés.
L’un des actes majeurs du gouvernement PAPANDREOU, avant de démissionner, a été de faire voter la fin de l’obligation pour l’employeur d’appliquer les conventions collectives à compter du 1er novembre 2011.

La POEM était signataire de 4 conventions dans l’industrie :(la métallurgie, le textile, l’automobile, les métaux précieux).
Ces 4 conventions n’ont donc plus d’existence légale, et de plus en plus d’employeurs sont sortis, ou vont sortir des systèmes conventionnels pour négocier des conventions de gré à gré.
L’augmentation des impôts est une donnée constante.
Yanis nous disait avoir reçu une facture d’électricité de 50€ auxquels s’ajoutait un impôt de 350 €.
En cas de non paiement, l’électricité est coupée.
Les salariés percevant plus de 5 000 € par mois sont soumis à l’impôt. Yanis nous disait que depuis 4 mois il n’était pas payé par son entreprise.

Pour le syndicat, la Grèce est devenue une zone d’expérimentation des politiques d’environnement du travail.
Toutes les exigences du bureau international du travail sont remises en cause ou revues à la baisse dans la perspective de créer des zones de salariés à bas prix et sans droit.
Ces zones seraient amenées à concentrer tous les investissements dans des domaines choisis, excluant toutes ingérences des organisations syndicales.
350 000 salariés ont été licenciés.
Pour la 1ère fois cette année, le nombre de personnes au chômage ou sans activité est supérieur au nombre de salariés qui travaillent :
• 52% des personnes inactives
• 48% de personnes qui travaillent.
• 100 000 personnes travaillent quelques heures par mois.
Face à cette situation, le pessimisme s’installe parmi la population.

Quelles propositions syndicales ?
Le syndicat en Grèce est une composante essentielle de la société.
Il regroupe des salariés issus de toutes les couches de la société, mais aussi et surtout de toutes les composantes politiques hors extrême droite.
Ainsi, le syndicat POEM qui fédère les salariés de l’industrie est dirigé par une coalition de dirigeant issue du PASOK (parti socialiste), du parti communiste et de la droite, chacun ayant sa place au sein du Bureau.
Les moyens du syndicat proviennent essentiellement des subventions d’Etat.

Dans la période, les positions prises par le syndicat entraînent une remise en cause des subventions ou, tout du moins, elles sont différées dans le temps.
Les cotisations des adhérents ne représentent qu’une partie infime du budget, pourtant POEM revendique 70 000 adhérents dans l’industrie. Le syndicat est donc complètement démuni et n’arrive plus à honorer le paiement de ses cotisations à la FEM et à la FIOM.
Il essaie d’organiser la lutte et de nombreuses actions se développent au niveau national comme au niveau des entreprises.

Ainsi, 11 jours de grève nationale ont été organisés ces derniers mois, d’autres sont en préparation.
Le secteur productif est très peu développé et c’est la fonction publique qui est majoritaire.
Les salaires du public ont été revus à la baisse de 40%.

Quelles sont les propositions portées par le syndicat ?

1. Des mesures de relance de la croissance par des mesures d’investissement dans les grands projets développant l’emploi.
2. Une bataille contre la fraude fiscale actuellement 25% du produit échappe à l’impôt soit 15 milliards d’euros alors qu’armateurs et les plus riches ont été exonérés de 42 milliards d’euros par les mesures mises en oeuvre sous l’impulsion de la Troïka.
3. Ils revendiquent des emplois de qualité et insistent sur :
• Le social avec des salaires qui permettent de vivre décemment
• La justice fiscale
• Une sécurité sociale à la hauteur des besoins. Le système de santé par exemple, complètement privatisé, ne permet plus de se soigner et le taux de mortalité est en hausse.
4. D’un point de vue européen :
- ils demandent que l’on taxe lourdement les transactions financières,
- Ils considèrent qu’il n’y a pas d’issue avec le FMI et qu’il est temps que la BCE s’engage sur des obligations européennes.
Enfin l’Europe doit mettre en place un plan de croissance coordonné.

Pour conclure, ils considèrent comme la plupart des grecs que l’Europe n’est pas l’avenir et que c’est A. Merkel qui impose ces exigences à l’ensemble de l’Europe.

La CGT a apporté le soutien de l’ensemble de notre organisation et fait la proposition de répondre à une interview dans le courrier fédéral mais aussi de participer à une rencontre avec la direction fédérale pour expliquer la situation et examiner leurs attentes courant janvier.


Et l’austérité en Belgique?

Rencontre avec la FGTB
Avant de rencontrer nos amis grecs nous avons eu une séance de travail avec une délégation du bureau de MWB FGTB avec lequel nous avons organisé la visite et le séjour de la délégation FTM CGT.
La Belgique est restée 500 jours sans gouvernement et va, à présent, vers la formation d’un nouveau gouvernement dirigé par Elio de RUPO (socialistes) et d’une coalition impliquant tous les partis politiques, hors extrême droite, sur la base d’une feuille de route (note) qui est l’équivalent du programme des libéraux qui avaient, pourtant, perdu les dernières élections sur la base de ce programme.

La FGTB a donc écrit une lettre pour dénoncer le contenu de cette note et rappeler ses orientations et propositions.
L’objectif étant de donner le ton et de préparer la programmation et le contenu de plusieurs journées d’actions et de grève générale.
Le gouvernement s’apprête à annoncer un plan d’austérité permettant de faire 11,2 milliards d’euros d’économie pour une population de 10 millions d’habitants.

La prise de ces mesures consiste :
- A mettre fin à l’indexation automatique des salaires sur l’évolution du coût de la vie combinée à une application de l’évolution des salaires en France et en Allemagne.
- A mettre à mal des droits liés aux allocations chômage, actuellement il n’y a pas de limite des droits, la proposition est de lier la fin des droits à la proposition d’emploi.
La mesure touchant les jeunes sans emploi qui actuellement perçoivent 400 € après 9 mois de sortie du système scolaire serait supprimée.
- Le Pacte entre les générations serait rompu.
Lors d’une restructuration, les salariés âgés bénéficiaient de mesures de prépension jusqu’à 65 ans, âge de la retraite.
Elles seraient supprimées.
- La TVA sera augmentée.
- Les services publics remis en cause.
- L’accord trouvé sur la sécurité sociale qui permettait une augmentation des finances de santé de 4.5% audelà de l’indexation sera supprimé. La riposte des organisations syndicales Belges s’organise avec :
- Décision des Organisations Syndicales d’organiser à Bruxelles un meeting rassemblant 4000 militants (CSC /FGTB).
- Le Conseil Fédéral propose une première manifestation de masse le 25 novembre 2011.
- Les Organisations Syndicales lancent une grève générale le 2 décembre 2011.
La MWB aurait préféré l’organisation d’une première journée à la mi-janvier pour permettre une préparation de la riposte à la hauteur des enjeux et exiger surtout que soient abordées immédiatement les suites à donner.
Après un échange rapide sur la situation en France et les éléments discutés lors du Conseil National de la FTM
– CGT début novembre et des premiers éléments ressortis du CCN, nous avons convenu :
- De poursuivre et d’amplifier nos efforts pour que la FEM joue réellement son rôle dans le combat que mènent les organisations en Europe contre la crise.
- De poursuivre notre travail engagé le 30 mars pour le développement de l’industrie et des propositions novatrices concernant la qualité de l’emploi.

 

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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 09:56

Histoire sociale de la métallurgie (IHS)

Connaître le passé pour comprendre le présent

C’est un véritable bras de fer qui s’opère depuis la fin de la seconde guerre mondiale face à quelques individus qui souhaitent réécrire l’histoire. En effet, les héritiers, soutenus par quelques historiens et politiques, tentent régulièrement de revenir sur les activités de ce patron de l’industrie automobile française. La dernière offensive a eu lieu il y a quelques mois, après la condamnation du Centre de la mémoire d’Oradour-sur-Glane en juillet 2010 à retirer une photographie montrant Louis Renault et Hitler en février 1939, pour illustrer la collaboration. Cette décision de justice a ouvert la porte à une nouvelle opération pour réhabiliter l’ancien patron de la marque au losange avec un reportage au journal de France 2 et un numéro du Monde magazine. La CGT métallurgie, avec le soutien du syndicat CGT des journalistes, s’était alors insurgée contre la présentation tronquée de l’histoire et avait demandé un droit de réponse qui est laissé lettre morte.

C’est dans ce contexte que la famille tente une nouvelle attaque procédurale très technique pour les non initiés. Pour la CGT, qui ne se laisse pas impressionner par cette énième tentative, il s’agit d’un dossier emblématique et souhaite ouvrir un large débat sur «ce que furent les années d’occupation pour Renault, les conséquences pour nos collègues, pour beaucoup aujourd’hui disparus» explique le syndicat CGT Renault. Il a d’ailleurs été rappelé lors de la conférence de presse organisée par la fédération et la coordination CGT Renault, plusieurs faits historiques précis, insistant sur l’importance de les restituer dans leur contexte.

Ces faits balayent, assurément, l’argumentaire familial qui met en avant la présomption d’innocence de Louis Renault, puisque celui-ci est décédé avant d’avoir été jugé. Pour l’avocat, Jean-Claude Teissonniere, ce serait effacer la collaboration et le rôle joué par les usines et Louis Renault lui-même pendant l’occupation. «Il faut rappeler que Louis Renault, exilé à New-York, a regagné la France pour mettre à disposition ses usines à l’occupant et fait accéler la production de chars.» Il a également mentionné que ce n’était certainement pas par erreur que les alliés britanniques et américains avaient bombardés les sites du Mans et de Billancourt en 1942 en tant qu’objectifs stratégiques. A ce sujet, il a souligné que les usines avaient été reconstruites sur les fonds publics.

Ainsi, la nationalisation des usines Renault s’est réalisée au nom de l’effort de reconstruction du pays. De plus nombreux documents attestent que Louis Renault fut «un patron de combat vis-à-vis des libertés, de la dignité de ses salariés qui n’avaient à l’époque que le droit de travailler et de se taire ou de se faire licencier» dénonce le syndicat CGT Renault dans un tract distribué actuellement sur l’ensemble des sites.

En fait, au delà des arguments juridiques qui seront débattus le 14 décembre prochain au tribunal de Nanterre, la bataille est aujourd’hui de rappeler ou de porter à la connaissance des jeunes générations cette période de l’Histoire qui tente d’être effacée au profit du patronat. Ainsi, Fabien Gâche, délégué central chez Renault a souligné le rôle pédagogique du syndicat. «C’est important que la CGT s’exprime sur ce qui s’est passé et de prolonger le débat, de l’élargir [...] alors que s’éteignent tous les jours des générations qui ont vécu la seconde guerre mondiale, leurs témoignages, leurs récits ne peuvent être jetés par dessus bord par un courant qui voudrait renvoyer dos à dos les victimes et les bourreaux.» De plus, le syndicat fait le parallèle entre la réhabilitation de Louis Renault et l’assaut patronal soutenu par le gouvernement actuel «pour en finir avec l’héritage social de l’après guerre au nom de la dictature internationale des marchés financiers». Comment ne pas faire aussi le rapprochement «avec la dernière annonce du premier ministre Fillon qui compare le budget d’austérité 2012 avec celui de 1945 alors qu’à l’époque l’outil de production était au service d’un pays alors qu’aujourd’hui, il est au profit de quelques individus» a précisé Claude Ven, président de l’IHS métallurgie.

Parce que la réécriture de l’histoire participe à la volonté de rompre avec le modèle social français, la fédération et son institut d’Histoire Sociale ont décidé de constituer un comité national afin de veiller aux opérations de réhabilitation de Louis Renault. Celui-ci a lancé un appel pour appuyer et populariser ce combat .

«Faut-il que l’histoire soit lourde à assumer pour que tant d’efforts soient déployés par certains pour en masquer les réalités les plus gênantes!» ainsi débutait l’éditorial de Louis Viannet, alors secrétaire confédéral de la CGT dans une brochure éditée en 1995 à l’occasion du 50e anniversaire de la nationalisation de Louis Renault. Un an auparavant, la direction de Renault avait tenté de réintroduire le portrait de Louis Renault dans la salle du Conseil d’administration. A cette époque de nombreux syndicalistes s’étaient mobilisés pour faire échec à cette tentative de réhabilitation de Louis Renault.
Téléchargement de document(s) :
  Appel contre la réhabilitation de Louis Renault
  Journal CGT Renault : Ne laissons personne réécrire l'histoire
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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 14:46

On ne desserre pas l’étau de la dette.
On continue d’alimenter les marchés financiers, on les alimente par de nouveaux endettements.
Le Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF) au lieu de servir de parefeu va nourrir l’incendie.

Tout le continent est mis à l’heure de l’austérité au risque d’aggraver la récession qui s’annonce.
Les pays seront de moins en moins à même de faire face au poids de la dette.
La crise financière va être relancée par les perspectives de faible croissance.
Aucun moyen nouveau n’est dégagé pour soutenir l’activité.

La recapitalisation des banques n’est pas le problème.
Les gouvernements demandent aux banques d’enregistrer une partie des pertes sur la dette grecque.
Mais on ne leur demande pas de financer l’activité économique, ce qui serait leur rôle.
Ainsi, le jour même où les chiffres du chômage battent un nouveau record les cours de la Bourse s’envolent !
Le Président de la République annonce un nouveau plan d’austérité de l’ordre de 8 milliards.
Sa mise en oeuvre est confi ée à François Fillon qui répète sans arrêt au mépris de la réalité, que « les Français vivent au dessus de leurs moyens ».
De nouvelles amputations du pouvoir d’achat sont à l’ordre du jour concernant les allocations, minima sociaux et remboursements de la Sécurité sociale.
Une augmentation de la TVA est clairement à l’ordre du jour.
C’est pourtant l’impôt le plus injuste puisqu’il est identique sur la consommation des riches et des pauvres.
Les fonctionnaires continuent d’être présentés comme des « budgétivores ».
C’est l’austérité au goutte à goutte.
D’abord la réforme des retraites, ensuite la mise au régime sec des services publics, puis la réduction des indemnités journalières, le prélèvement sur les mutuelles, l’augmentation de la CSG sur les salaires…
Faute de pouvoir présenter l’addition en une seule fois, le gouvernement la découpe en tranches qui se succèdent de plus en plus vite. Nicolas Sarkozy ne masque pas son intention de relayer la revendication du patronat de bouleverser les modalités de financement de la Sécurité sociale au nom de la compétitivité des entreprises et pour mettre un terme «à l’assistanat».

C’est un pilier essentiel du contrat social qui est menacé.
Dans la philosophie présidentielle les entreprises sont exonérées de toutes responsabilités, ce qui est un comble.
Cerise sur le gâteau, les gouvernements prétendent imposer la fameuse « règle d’or » qui privera tous les pays, en corsetant les dépenses publiques, d’un levier décisif de politique économique.
Au lieu « d’encadrer les marchés financiers », les gouvernements européens sont en train de « limiter la démocratie » !

La CGT réaffirme ses dix exigences pour une autre répartition des richesses créées :
1 - Revaloriser les salaires, les pensions et les minima sociaux.
2 - Contrôler les aides publiques aux entreprises
3 - Contraindre les entreprises à des alternatives aux licenciements
4 - Supprimer des exonérations fiscales et sociales sur les heures supplémentaires 5 - Stopper les suppressions d’emplois
6 - Développer les politiques publiques et les moyens des services publics
7 - Réformer la fiscalité en profondeur
8 - Créer un pôle fi nancier public et établir un mécanisme de crédits à taux réduits pour
9 - Taxer les mouvements spéculatifs de capitaux et éradiquer les paradis fiscaux.
10 - Mettre en place un fond européen de solidarité sociale et de développement économique Plus que jamais, la CGT appelle l’ensemble des salariés, retraités et demandeurs d’emploi à s’organiser dans la CGT et à se mobiliser pour faire prendre en compte leurs revendications légitimes.

http://www.ftm.cgt.fr/textelong.php?IDchapitre=565&IDrub=1&IDsousrubrique=8

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