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Faurecia Beaulieu Structures

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 16:39

Situation chez PSA

UN ENJEU POUR LA FILIÈRE AUTOMOBILE

Le PDG Varin a fait une présentation lors des résultats du groupe d’une mise en place dans un futur proche d’un «accord de maintien de l’emploi» sur le modèle de ceux prévus par l’ANI du 11 janvier devenu depuis projet de loi. PSA veut donc étendre à tout le groupe l’accord Sevelnord avec gel des salaires, hausse du temps de travail, mobilité forcée tout cela en échange de maintien des productions des sites Français.
Les Négociations Annuelles Obligatoires sur les salaires ont servi de prologue.
Alors que 69% des Français font une question de leur pouvoir d’achat une priorité, pour 2013 ce sera 0% pour les augmentations générales !

Concernant le PSE,
les syndicats CGT des établissements PSA, considèrent que, malgré les quelques avancées résultant de la lutte des salariés d’Aulnay et de la négociation, l’accord proposé ne répond pas à l’attente du personnel et qu’il est à plus d’un titre dangereux.
. L’accord revient à acter la totalité des licenciements et suppressions d’emplois programmés par la direction, et la fermeture du site d’Aulnay alors que :
. Pour Aulnay, la CGT et le cabinet Secafi ont proposé un scénario de répartition des productions permettant de maintenir tous les sites.
. Pour Rennes, la CGT et le cabinet Secafi ont fait un certain nombre de propositions permettant de maintenir plusieurs centaines d’emplois supplémentaires.
. Le projet d’accord qui nous est présenté ne traite nullement de la totalité du plan, mais seulement de ce que la direction appelle le périmètre PSE, alors même que le plan est global.
A ce titre, il contribue à faire croire que les problèmes seraient circonscrits à Aulnay et Rennes or nous parlons bien de la suppression de 11 200 emplois dans le groupe centrés essentiellement dans l’ingénierie, mais rasant totalement le site de Aulnay.
Toutes les entreprises sont donc concernées par ce PSE.
. Le projet d’accord ne répond pas aux 2 exigences majeures mises en avant par les salariés à savoir :
- Un CDI pour tous
- Une préretraite pour les anciens

Concernant la revendication d’un CDI pour tous
Le projet d’accord ne donne aucune garantie sur les postes de reclassements internes, mais aucune garantie non plus sur les reclassements externes que ce soit sur le nombre, sur le profil, sur la pérennité des emplois qui pourraient être proposés. Il exclut formellement le droit de retour au cas où le poste proposé ne conviendrait pas.

Concernant une préretraite pour les seniors
Le dispositif qui est proposé nous semble tout à fait insuffi sant. En effet de nombreux salariés d’Aulnay n’auront droit à la retraite à taux plein qu’à 62 ans voir plus tard. Un congé senior de 30 à 36 mois laissera sur le carreau de nombreux salariés de 55, 56, 57 ou 58 ans, qui ont fort peu de chance de retrouver un travail.
Nous voyons bien que nous sommes très loin des engagements de la direction et de M. Varin, il est plus que probable que plusieurs centaines de salariés se retrouvent dans l’impasse des congés de reclassement avec, au bout, le Pôle Emploi.
La CGT du groupe PSA a donc décidé de saisir le tribunal soutenu par la Fédération des Travailleurs de la Métallurgie CGT, afin de faire reconnaitre l’insuffisance du plan et d’obtenir de véritables garanties pour tous les salariés.
Plus de 400 salariés sont en grève illimité depuis maintenant 11 semaines, leur grève est légitime et, est fortement soutenue par la population. Les multiples dons versés par les syndicats CGT, mais également de nombreuses municipalités, ou encore du secours populaire qui a fait parvenir 3 tonnes de nourriture pour les familles les plus en difficultés sont signes d’un soutien exemplaire.
La direction PSA continue de «pipeauter» et cherche tous les prétextes pour multiplier les sanctions individuelles en licenciant des salariés.
Le refus du gouvernement de nommer un médiateur ou encore d’envoyer les CRS comme seules réponses aux revendications des salariés sont inacceptables et incompris dans la période.
Le fait de refuser de se pencher sur le Plan B de la CGT visant à sauvegarder le site d’Aulnay en répartissant les productions sur chaque site n’est pas digne d’un gouvernement qui se dit porteur d’avenir industriel.
Le fait de se réfugier derrière l’argument que cette grève est politisée ne tient pas non plus, puisqu’elle est soutenue également dans l’entreprise avec la signature de plus de 1 000 pétitions destinées à la direction refusant le PSE «low cost» qu’on veut leur imposer.
La FTM continuera de soutenir les salariés d’Aulnay en lutte jusqu’à l’obtention des revendications portées.

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 19:19

NEGOCIATION DANS LA METALLURGIE : FAIRE ENTENDRE NOS REVENDICATIONS! 

Le lundi 25 mars 2013, dans les bureaux de l'UIMM  Belfort -Montbéliard à Exincourt se tenait la première réunion, afin de négocier les rémunérations minimales annuelles effectives pour 2013.

Cette négociation concerne plus de 25 000 salariés dans le secteur Belfort-Montbéliard, d'où l'importance d'y participer activement afin de répondre aux besoins des salariés et sortir le pays de la crise.

La première proposition du patronat est de 0.90%, ce qui est inacceptable puisque cette proposition est inferieure à l'inflation estimée à prés de 2%.

La CGT a revendiqué une rémunération de 1700€ pour le premier niveau de classification (coefficient 140), une augmentation de 10% de la valeur du point d'ancienneté, du panier de jour et du panier de nuit et une grille nationale UNIQUE de l'ouvrier à l'ingénieur permettant un réel déroulement de carrière pour tous.

En effet, de bons salaires sont une des clés de sortie de la crise. N'oublions pas les profits réalisés par les entreprises ces dernières années qui se sont traduites par des dividendes versés aux actionnaires, tandis que les salariés devaient se contenter du minimum.

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 16:16

Communiqué de presse de la fédération des travailleurs de la métallurgie CGT

Cette complicité s’accompagne d’un zèle incompréhensible à aller au devant des stratégies financières des dirigeants des groupes :

- Chez ARCELOR MITTAL à Florange et dans le groupe, alors que les salariés résistent de façon exemplaire contre la casse de leur outil de travail, alors que tous les rapports d’expertise (y compris celui commandité par Bercy) démontrent la cohérence et la fiabilité du site, le premier ministre signe un accord avec MITTAL actant l’arrêt des hauts fourneaux sous couvert de contreparties.…qui n’existent pas. Malgré un engagement européen de l’action syndicale et des propositions concrètes pour le maintien de la sidérurgie en France, en Belgique et au Luxembourg, le gouvernement choisit la violence policière face aux manifestants en stigmatisant ceux qui défendent leur emploi par le biais du ministre de l’intérieur.

- Chez PSA et notamment à l’usine d’AULNAY, les ministres du travail et du redressement productif font le choix de féliciter le PDG de l’entreprise pour sa restructuration, la fermeture d’un site et les suppressions d’emplois. Alors que les salariés sont en lutte depuis 9 semaines, les ministres et l’Elysée refusent la nomination d’un médiateur afin de trouver des alternatives, notamment à partir de celles proposées par les organisations syndicales.

- Chez RENAULT, où les mêmes ministres se félicitent de la signature d’un accord prévoyant 8260 suppressions de postes, une augmentation du temps de travail et une baisse du pouvoir d’achat sur 3 ans, ils se laissent séduire par les arguments d’un PDG évoquant des investissements et des productions déjà actés, avec le même enthousiasme complice que celui du président SARKOZY.

Impossible de citer toutes les entreprises de la métallurgie comme CAMIVA, MANOIR INDUSTRIE, ALCATEL-LUCENT, SPIREL, RENAULT TRUCKS, JPM, ALBANY etc… où les pouvoirs publics accompagnent les décisions d’entreprises dans la casse des emplois, du tissu industriel, ou dans l’aggravation des conditions de travail.
Dans la très grande majorité des situations, ce sont les directions d’entreprises qui dictent leur loi, qui imposent leurs arguments et des ministres qui répètent docilement des contrevérités, sans jamais faire valoir les propositions des syndicats et notamment la CGT.
Le dialogue social et la concertation, ne peuvent pas se limiter à écouter poliment les interlocuteurs syndicaux et à refermer les dossiers.
La CGT ne veut pas servir d’alibi à une politique de reculs sociaux et de désindustrialisation.

Alors que les attentes des salariés restent fortes, comment peut-on apprécier un chef de l’état qui préfère réunir les grands patrons européens, pour plus de flexibilité de précarité du travail, avec de nouvelles mesures pour augmenter l’âge de départ à la retraite, transférer les cotisations des entreprises sur le dos des salariés et des consommateurs, réduire les pensions des retraités et des dépenses publiques ? Et cela au nom de la « sainte » compétitivité qui consiste à faire du prix du travail, le responsable des difficultés des entreprises, alors que la France est en tête au niveau des dividendes versés aux actionnaires.

LE CHANGEMENT, C’EST URGENT. IL FAUT CHOISIR SON CAMP MONSIEUR LE PRESIDENT !
En d’autres temps, un gouvernement et son premier ministre (Lionel Jospin à la fin des années 90) avaient promis des changements pour finalement montrer leur incapacité et leur refus à remettre en cause le diktat des milieux financiers. Cela avait eu des conséquences dramatiques. A force de refuser d’écouter les salariés en lutte qui proposent des alternatives aux restructurations financières, et de céder à toutes les exigences patronales, le pouvoir actuel s’engage sur la même voix avec des conséquences identiques ou pires.

La CGT, qui a porté le besoin de changement lors des élections présidentielles, continuera à faire grandir les revendications des salariés, à créer les conditions de leur mobilisation dans les entreprises, à travers des rassemblements comme celui du 5 Mars qui n’est qu’un début, pour qu’enfin le gouvernement réponde aux besoins sociaux des salariés et de la population.

La perspective d’une mobilisation nationale pour le début avril est de permettre aux salariés de ce faire entendre et de peser pour un véritable changement de politique.

Montreuil, le 19 mars 2013

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 14:00

Accord '' sécurisation de l'emploi ''

 

QUELLES CONSÉQUENCES POUR LES SALARIES ?

«Un accord potentiellement historique s’il est repris tel quel dans la loi» selon Laurence Parisot, «La France figurera désormais parmi les meilleures références pour ce qui est de la flexisécurité» a renchérit Patrick Bernasconi (négociateur du Médef), «Les employeurs français gagnent une nouvelle flexibilité du travail» titrait le Wall Street journal… Chaque jour plus de 1 500 nouveaux chômeurs sont recensés, plus d’un million de ruptures conventionnelles ont été enregistrées depuis 2008 (dont 80% imposées aux salariés), les plans de départs volontaires sont devenus monnaie courante.
Pourtant le patronat, qui en veut toujours plus, prétend qu’il serait difficile de licencier, que le droit du travail serait trop rigide… Dès lors, pour travailler, il faudrait accepter de perdre tous ses droits, la normalisation du travail non ou mal déclaré,...

Le patronat l’a rêvé, le gouvernement s’apprête à l’exaucer.

Si les députés votent la loi reprenant les points de l’accord, «les salariés passeraient d’un rapport de subordination à un rapport de soumission» a déclaré Bernard Thibault à la presse.
En effet, «Le contenu du paquet n’a rien à voir avec ce qui est écrit sur l’étiquette» et les contreparties accordées aux salariés, comme la généralisation de la complémentaire santé, sont hypothétiques (puisque reportées à des négociations dont le résultat est aléatoire). Par contre, les actions patronales sont facilitées au détriment des droits salariés. «Le texte, en facilitant les licenciements et en réduisant considérablement le contrôle du juge sur l’exécution et la rupture du contrat de travail, constitue une grave régression pour les droits des salariés et une nouvelle source de précarité» souligne, dans un communiqué, le syndicat de la magistrature tandis que le syndicat des avocats de France prévient «Le medef revendique l’immunité judiciaire pour les entreprises».
Par exemple, en cas de licenciements économiques collectifs, les règles applicables pourront être fixées, non plus par le Code du travail, mais par un accord d’entreprise, ou directement par l’employeur. En faisant sauter le socle des garanties collectives, en minorant le rôle du Comité d’entreprise et en réduisant les contestations juridiques, les procédures de PSE pourraient être réglées en deux mois pour les entreprises de moins de 99 salariés et 4 mois pour les entreprises de plus de 500 salariés.
Ce gain de temps compliquera la mobilisation des salariés. Pourtant, souvent comme chez HP en 2005-2006, les manifestations des salariés pendant plusieurs mois ont permis d’obtenir la réduction du nombre de licenciements et l’amélioration des conditions de départ du PSE.
De plus, en cas de diffi culté économique, la baisse des salaires et les modifi cations de temps de travail sont désormais possibles. Par exemple, un salarié refusant une mutation sur un site à l’autre bout de la France pourrait être licencié pour motif personnel avec seulement les indemnités légales. Même pour les salariés acceptant cette mutation, les règles encadrant la mobilité géographique pourraient être moins favorables à celles appliquées jusqu’ici. C’est la crise, et à force de bourrage de crâne, les français sont inquiets.
Mais sont-ils prêts à accepter n’importe quoi à n’importe quel prix ?
D’autant qu’en regardant de plus près dans les autres pays européens qui ont détruit les droits des salariés, le bilan n’est pas glorieux pour les salariés et l’emploi. A l’usine Nissan Sunderland, les conditions de travail se sont tellement dégradées que la moyenne d’âge des salariés ne dépasse pas 30 ans. En Allemagne, avec l’extension du travail à temps partiel et l’absence de salaire minimum, le nombre de travailleurs pauvres a augmenté de 50% depuis 1998 et les salaires contractuels, compte tenu de l’inflation, ont diminué de 4,5% par rapport à 2000.
En Espagne, les réformes successives ruinant le modèle social espagnol depuis 2008 n’ont pas jugulé l’accroissement du chômage qui touche aujourd’hui 26% de la population active.
Même en France, les accords négociés dans les entreprises ces dernières années n’ont pas permis de sauver des emplois. L’accord signé chez General Motors en 2010 en fait la démonstration.
En effet, la direction de GM a conditionné le rachat de l’entreprise en échange de sacrifices incluant le gel des salaires sur 3 ans, la perte de l’intéressement et la suppression de 3 journées de RTT annuellement. Au final, les salariés ont perdu environ 300€ par mois. Mais pour gagner toujours plus, par le biais de gains de productivité, deux plans de départs volontaires ont été mis en place entrainant la suppression de 500 emplois sur 3 ans. Cette baisse des effectifs a détérioré les conditions de travail des salariés restants.
Enfin, malgré les promesses d’investissements pour pérenniser l’emploi jusqu’en 2020, GM s’est débarrassé du site pour un euro symbolique en décembre dernier. Pendant ce laps de temps, il a enregistré 100 millions d’euros de profits grâce aux gains de productivité réalisés sur le dos des salariés.
Enfin, au niveau national, les embauches en CDI ont chuté de 10,5% en 2012 contre une hausse de 7,7% des CDD de moins d’un mois. D’après le gouvernement cet accord est « une avancée décisive » même si les syndicats FO et CGT, représentants la majorité des salariés, ont refusé cet accord. D’ailleurs, ils se mobilisent pour faire connaitre les conséquences réelles des dispositifs. Le plus souvent les salariés sont fatigués de faire des efforts alors que les profi ts des entreprises sont toujours aussi importants. Même chez les cadres ou les ingénieurs, dont certains affi rment avoir des revenus suffi sants pour accepter le gel de leurs salaires, la pilule a du mal à passer. En effet, ils essuient eux aussi depuis des années les choix des directions et doutent des retombées pour l’entreprise comme c’est le cas sur le site de Renault à Guyancourt (voir dans le courrier fédéral 335). C’est dans ce contexte national que le cynique patron du constructeur automobile, Carlos Ghosn a proposé, dans le cadre des accords compétitivité de l’entreprise, de réduire provisoirement la «partie variable» de son salaire en échange de la signature des syndicats. Le patronat, prêt à tout pour obtenir satisfaction, semble craindre la montée en puissance de la contestation ? Ainsi, la présidente du Medef a fait savoir qu’elle n’était pas satisfaite de la retranscription de l’accord signé le 11 janvier dernier sur la sécurisation de l’emploi.
C’est un nouveau coup de pression sur la majorité présidentielle et surtout aux députés qui seraient tentés de retoucher en profondeur l’accord sur l’emploi qui jusqu’alors offre les coudées franches au patronat. Mais dans les entreprises, la mobilisation des militants CGT pour faire connaitre le projet semble porter ses fruits. La Fédération recense déjà de nombreux appels.
La partie n’est pas gagnée pour le patronat et le bras de fer ne fait que commencer.
Rendezvous le 5 mars.

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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 08:48

GROUPE FAURECIA

Monsieur Yann DELABRIERE

Président Directeur Général

2, rue Hennape

92735 Nanterre Cedex

 

Montreuil, le 13 février 2013

Copie : Philippe VARIN, PDG DU GROUPE PSA.

 

Monsieur le Directeur,

Vous le savez certainement, le droit de grève est un droit reconnu en Tunisie, comme il l’est d’ailleurs en France et dans beaucoup de pays du monde. C’est le dernier moyen dont disposent les travailleurs pour se faire entendre quand ils ont épuisé tous les autres.

Les batailles pour la Démocratie et la Liberté, pour la Justice sociale, sont aussi des luttes d’essence syndicale partout dans le monde. Nous avons, de notre coté, des liens étroits avec les travailleurs en Tunisie et leur organisation syndicale, et nous connaissons bien la situation. On peut affirmer que, dans les circonstances présentes, cet appel à la grève est à l’honneur des organisations démocratiques qui ont pris cette responsabilité. Personne n’a intérêt au chaos, sinon les fanatiques.

Vous le savez également, le groupe PSA est signataire d’un Accord Cadre Mondial avec IndustriAll Global Union (ex FIOM ), qui engage le groupe dont vous faites partie, et ses fournisseurs dont vous faites également partie, sur le respect des normes internationales du travail ainsi que sur les principes directeurs de l’OCDE en direction des firmes multinationales, sur une certaine qualité des relations sociales.

C’est pourquoi nous trouvons particulièrement déplacé le message envoyé par la RH de Faurecia Informatique Tunisie aux salariés. Même s’il reconnait de fait que la grève sera très suivie, ce qui nous réjouit dans le contexte de lutte sociale que traverse ce pays, ce message constitue une atteinte flagrante au droit reconnu de cesser le travail à l’appel de son organisation syndicale. Le pays a besoin d’union et de l’unité du monde du travail, c’est l’intérêt des travailleurs mais aussi celui des dirigeants d’entreprise. Ce message marque la volonté de diviser les travailleurs, de créer artificiellement des motifs d’affrontement.

Ce message contredit l’esprit et la lettre de notre Accord Cadre Mondial. Nous envisageons de rendre public et de dénoncer comme tel le comportement de vos collaborateurs en Tunisie.

Dans l’attente des mesures que vous prendrez, pour assurer l’effectivité de vos engagements, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président Directeur Général, mes salutations syndicales.

Philippe MARTINEZ

Secrétaire Général de la FTM-CGT

 

PJ : copie du message électronique

 

From: KORN Elodie

Sent: jeudi 7 février 2013 15:34

To: DL-TN-GHA-USERS

Subject: Grève Générale Tunisie - Vendredi 8 Février 2013

 

Bonjour à tous,

La grève générale ayant été décrétée pour demain, Vendredi 8 Février 2013, nous vous demandons de travailler depuis chez vous pour cette journée.

N’oubliez pas de prendre vos PC et clé 3G avec vous ce soir afin de pouvoir délivrer le service demain.

Un mail a été fait à vos fonctionnels.

Merci,

 

Cordialement/Best Regards,

Elodie KORN

Faurecia Informatique Tunisie

Ressources Humaines

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 16:41

En 2008, dans l’arrêt Snecma les juges avaient déjà précisé qu’il était «interdit à l’employeur dans l’exercice de son pouvoir de direction de prendre des mesures qui auraient pour objet ou pour effet de compromettre la santé et la sécurité des salariés» et que «l’employeur est tenu, à l’égard de son personnel, d’une obligation de sécurité de résultat qui lui impose de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé des travailleurs».
Ainsi, au vu de la nature et de l’étendue des risques caractérisés qu’induisaient certaines mesures du projet, la nouvelle organisation du travail Snecma avait été annulée par les juges. Cette évaluation doit se faire avant tout en début de prise de décision et préalablement à la décision du CE (ou CCE), car si l’employeur a la liberté d’organiser son entreprise (liberté d’entreprendre à valeur constitutionnelle), cette liberté ne doit pas s’exercer au détriment d’une autre valeur non moins constitutionnelle : la protection de la santé garantie à tous.
Ainsi, l’article L 4121-1 du Code du travail, nous précise que «l’employeur est obligé d’assurer la sécurité et la santé des travailleurs dans tous les aspects liés au travail » et que «l’amélioration de la sécurité, de l’hygiène et de la santé des travailleurs au travail représente un objectif qui ne saurait être subordonné à des considérations de caractère purement économiques». Donc, la sécurité et la santé prime sur tout autre intérêt.

Dans l’affaire FNAC qui nous intéresse, le projet de réorganisation implique des suppressions d’emplois et un transfert de la charge de travail sur les salariés restants. Les rapports d’expertises versés au débat par les différents CHSCT mettent en avant l’intensification du travail, des objectifs inatteignables, l’allongement des journées de travail générant un stress considérable pour les salariés qui, à juste titre, ne se sentent pas en capacité de faire face à la surcharge de travail.
Le risque encouru par ce projet et défendu par les CHSCT et les organisations syndicales est donc d’ordre psychosocial. Cette action en justice, en matière de risque psychosocial par les CHSCT, est une première d’où son intérêt. Rappelons que les risques psychosociaux sont les risques qui sont à l’origine d’une altération de la santé mentale et de l’efficacité des individus, tels que le stress au travail, le harcèlement moral ou sexuel et les violences au travail. L’employeur se doit donc de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé de ses salariés (obligation de sécurité de résultat) dans tout projet d’organisation du travail quel que soit le sérieux des motifs économiques avancés par l’employeur pour sauvegarder sa compétitivité.

La santé des salariés prime sur l’intérêt financier économique et industriel.
Dans cet arrêt FNAC, au vu des documents produits (rapports d’expertises) qui caractérisent un risque grave et caractérisé d’ordre psychosocial, les juges :
- ordonnent la suspension du projet au vu des risques psychosociaux encourus par les salariés,
- demandent la transmission des documents quantitativement précis sur les transferts de charge de travail compatibles avec les horaires et la vie privée des salariés,
- confirment la possibilité, pour les CHSCT, de demander à la justice l’annulation ou suspension d’un projet de réorganisation et d’un PSE sur le fondement des risques psychosociaux.

Nous ne pouvons que nous réjouir de ces décisions qui mettent en avant le rôle primordial des membres du CHSCT en matière de protection de la santé physique et mentale et de la sécurité des salariés ainsi qu’à l’amélioration de leurs conditions de travail.

http://www.ftm.cgt.fr/textelong.php?IDchapitre=1188&IDrub=1&IDsousrubrique=6

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 16:23

 

C’est toujours cette question que se posent les enquêteurs en criminologie.

 

L’actualité est émaillée régulièrement d’annonces concernant la mise à mort, de tout ou partie, d’entreprises industrielles et autres. A écouter les commentaires journalistiques, tout au long du week-end, les victimes sont transformées en criminels de l’emploi.

C’est le cas chez « Goodyear » à Amiens, les 1 173 salariés sont coupables de leur situation et ils ont prémédité leur coup. Aux dernières élections, ils ont voté à 80% pour la CGT et aussi contre le plan « compétitivité » organisé par la direction. La rumeur dit, même, que ces « satanés » travailleurs ont fait pression sur les tribunaux, car ces derniers leurs ont donné raison à plusieurs reprises.

 

Le seul oubli des commentateurs « experts » est le fait que la CGT de l’entreprise a mis sur la table des propositions pour gagner en efficacité et en qualité de production.

Pour ce qui concerne PSA Aulnay, nous avons la même musique. L’usine serait entre les mains de dangereux « terroristes ». Ces derniers (les grévistes) menacent leurs collègues de représailles, ils cassent des voitures, enfoncent des portières de véhicules etc…. .

 

Là aussi, le seul oubli des commentateurs « experts » c’est le plan B présenté par la CGT lors d’une conférence de presse. Celui-ci fait la démonstration argumentée de la viabilité de tous les sites de production PSA de France.

Dans les 2 cas de figure, si les directions arrivent à leur fin, cela se traduirait pour les salariés, au mieux (s’il y a une mutation dans un autre site), par une forte dégradation de leurs conditions de travail et de vie, et au pire de rejoindre le « bataillon » des 5 millions de chômeurs avec son cortège de misère. Dans les 2 cas ce sont les actionnaires qui récupéreront leur « pactole » grossit des dividendes de toutes les années précédentes et des fonds publics injectés régulièrement au nom de l’emploi.

 

La réponse à la question " A qui profite le crime ? " est moins complexe qu’il n’y parait.  

 

Dans cette tempête de la crise faut-il oublier que, sous l’impulsion de la CGT, les travailleurs ont sauvé les Fonderies du Poitou, de Cléon et la SBFM Lorient, gagné la construction d’un gros bateau pour STX à St-Nazaire, préservé l’existence des chantiers de Réparation Navale du port de Marseille et celui de la SOBRENA de Brest, etc…

.. les salariés et la CGT de ces entreprises ont essuyé les mêmes accusations par les mêmes commentateurs.

 

En criminologie, il y a aussi le facteur de  "non-assistance à personne en danger" qui est condamnable.  

N’est-ce pas le cas de ce ministre, dit du « Redressement Industriel » qui veut nous faire un cours d’oenologie en prétendant qu’il est nécessaire que les directions d’entreprises mettent du vin (rouge) dans leur eau et que la CGT mette de l’eau dans son vin (rouge). Mais Monsieur le Ministre mettre de l’eau dans du bon vin, c’est un crime de lèse majesté ?

N’est-ce pas aussi le cas de dirigeants syndicaux qui de leur Tour, alors qu’ils ne sont pas représentatifs dans les sites concernés (cherchons l’erreur), confondent au nom du réalisme (celui des actionnaires) les victimes et leurs bourreaux ?

Qu’il n’en déplaise à tout ce beau monde, la CGT va poursuivre la bataille de l’avenir, en contestant, mais aussi en proposant des alternatives. C’est avec les travailleurs que la partie va se jouer à l’image des élections des TPE, où ils ont placé la CGT à 30% et la deuxième organisation la CFDT à moins de 20%.

Ensemble pour de nouvelles conquêtes

Alain PREVOST

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 16:19

Le 8 novembre dernier, une société a été condamnée par la Cour de cassation pour faute inexcusable suite à sa politique de réductions des coûts impliquant pour les salariés surcharge de travail, pressions, et objectifs inatteignables.

L’élément déclencheur a été la crise cardiaque d’un des salariés, rédacteur en chef depuis 18 ans. L’organisation pathogène mise en place par cette réduction massive des coûts, a entrainé une surcharge de travail du salarié (jusqu’à 70 Heures de travail par semaine), qui s’est retrouvé à devoir remplacer jusqu’à 3 salariés jamais remplacés. Un rapport d’huissier réalisé à sa demande met en évidence une augmentation de 41,5 % de sa production sur les six numéros du magazine mensuel précédant son infarctus.
L’employeur essaie de se défendre en expliquant qu’il ne pouvait avoir conscience du danger vu que le salarié ne s’est jamais plaint et qu’il a toujours été déclaré apte aux visites médicales.
En réponse, la Cour précise que les facteurs risques ne pouvaient être ignorés dans la mesure où « l’accroissement du travail était patent sur les années précédant l’infarctus » et où « la politique de surcharge, de pressions et d’objectifs inatteignables [était] confirmée par des attestations ».
L’arrêt a également balayé l’argument tiré de l’absence de protestation émise par le salarié. Il a en effet été considéré que la position hiérarchique de l’intéressé le mettait dans une situation délicate pour s’opposer à la politique de l’entreprise et qu’en tout état de cause, son absence de réaction ne pouvait valoir quitus de l’attitude des dirigeants de l’entreprise
Sans compter que compte tenu de l’enjeu que représentent les risques psychosociaux, « l’employeur ne peut ignorer ou s’affranchir des données médicales afférentes au stress au Travail et à ses conséquences pour les salariés qui en sont victimes » et qu’en conséquence «l’employeur aurait dû avoir conscience du danger auquel était exposé le salarié et qu’il n’a pas pris les mesures nécessaires pour l’en préserver ». La société n’a pas « utilement pris la mesure » des conséquences sur la santé de son objectif de réduction des coûts, manquant ainsi à son obligation de sécurité de résultat.


Donc, la faute inexcusable est bien établie et la société condamnée.

Cependant, le salarié suite à son infarctus a été mis en inaptitude et a été licencié. La somme qu’il a reçue, est bien modeste (41000€) en comparaison du préjudice subi. Cet argent ne réparera jamais sa santé, ni même ne lui permettra de retrouver un travail. Aussi, c’est bien en amont qu’il nous faut agir et alerter les salariés sur l’importance que représentent nos conditions de travail sur notre santé.
La judiciarisation, même si elle est parfois nécessaire, ne doit pas nous dédouaner de notre mission de prévention.

Pour se faire, n’hésitons pas à :
- Faire des tracts pour informer les salariés que les membres du CHSCT sont à l’écoute des salariés sur leurs conditions de travail.
- Travailler avec les salariés sur leurs conditions de travail pour cibler les problèmes qu’ils rencontrent et en faire des revendications.
- Négocier un accord sur la santé des salariés au travail et veiller à sa mise en application.
- Faire de propositions alternatives pour une organisation du travail respectueuse de la santé des salariés (si possible en collectif avec les salariés volontaires).
- Proposer des assemblées générales de salariés ou des entretiens collectifs avec pour thème les conditions de travail.
- Veiller au contrôle du document unique d’Evaluation des risques professionnels en intégrant les risques psychosociaux.
- Travailler de manière coopérative avec le médecin du travail pour porter les revendications salariales sur leurs conditions de travail.

 

http://www.ftm.cgt.fr/textelong.php?IDchapitre=1160&IDrub=1&IDsousrubrique=6

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 16:18

En effet, 53 000 emplois ont été détruits dans le secteur marchand au cours des 2 derniers trimestres et 31 300 postes d’intérimaires ont été supprimés au 3ème trimestre.
Ainsi, le nombre de pauvres a encore augmenté pour atteindre 8,6 millions de personnes vivant avec un revenu de moins de 964 euros par mois.
Aussi, comme chaque année, la publication de l’évolution de la rémunération des entreprises du CAC 40 suscite incompréhension, colère et indignation pour les salariés français. Alors que les effets de l’addition de la crise sont payés par l’ensemble des citoyens et des salariés auprès desquels on exige toujours plus de sacrifices.
Force est de constater que les efforts de compétitivité et la notion de sacrifice ne sont pas les mêmes pour tout le monde. D’un côté les patrons du CAC 40 gagnent toujours plus et ce malgré les promesses de Laurence Parisot sur la moralisation des rémunérations des dirigeants d’entreprises.
En effet, alors que l’indice du CAC 40 a reculé de 17% l’an dernier, la rémunération des dirigeants des 40 plus grandes capitalisations boursières françaises a cu de 4% pour atteindre en moyenne 4,4 millions d’euros par an. Quant aux dirigeants des 80 entreprises suivantes (parmi elles Valeo, Faurecia, PSA, Zodiac…) leurs rémunérations auraient baissé de 2% soit environ moins 45 000 euros pour s’établir à 2,2 millions d’euros en moyenne.
Dans le même temps, face à la « volatilité des marchés » rendant les plus-values sur les stocks options plus incertaines, le salaire fixe des patrons des entreprises du CAC 40 a augmenté pour dépasser pour la première fois le million d’euros. De l’autre côté, les négociations de dupes appelées accords de compétitivité se multiplient dans les entreprises pour exiger des sacrifices de la part des salariés.
A chaque fois le scénario est le même, il est bien rodé. Tout d’abord la situation économique générale, la crise et la menace de fermeture d’entreprise ou des nouveaux investissements conditionnés à des gels de salaires, la remise en cause des RTT, la flexibilité du travail, … Bref, deux poids deux mesures comme chez Renault où viennent de débuter les négociations pour « améliorer la compétitivité des sites français » et où le PDG Carlos Goshn se classe sur la 2nde marche du podium des patrons français les mieux payés avec 13,3 millions d’euros. Plus que jamais, en 2013, exigeons le changement avec une autre utilisation des richesses et des droits nouveaux.

http://www.ftm.cgt.fr/textelong.php?IDchapitre=1155&IDrub=1&IDsousrubrique=8

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 16:44

Dévoilé le 9 juin 2011 par la CGT, nié par la direction PSA pendant plus d’un an, le plan Varin a finalement été officialisé le 12 juillet 2012. Ce temps perdu pour des raisons politiciennes a contribué à aggraver la situation, à créer une grave crise de confiance entre la direction de l’entreprise et les salariés, et sans doute à compliquer les relations entre la direction et les représentants du gouvernement.

Ce plan de 8000 suppressions d’emplois comporte :
- La fermeture d’Aulnay (3000 salariés en CDI)
- 1400 suppressions d’emplois à Rennes
- La suppression de 3600 emplois sur les autres sites, impactant très lourdement les effectifs de R&D.
- Ce plan, s’il était appliqué, provoquerait des dégâts sociaux lourds, en interne et dans la sous-traitance. Il n’épargnerait pas les effectifs intérimaires, et les prestataires chassés de leur poste par le reclassement de salariés PCA. Il aurait des conséquences graves dans les bassins d’emplois où PSA est installé. A ce titre, une alternative au plan de M. Varin est un enjeu pour toute la filière automobile et pour les pouvoirs publics.

- Ce plan ne répond pas aux enjeux financiers auxquels le groupe PSA est confronté, bien au contraire : Pour la seule fermeture d’Aulnay, le rapport SECAFI indique un coût indicatif de 250 M€, qui plomberait les comptes PSA jusqu’en 2017. (Annexe 2 : SECAFI volet 2 page 123)
- La réalisation de ce plan amènerait certaines usines à être surchargées (Trnava, Sochaux, Vigo) à l’horizon 2016 /2018 et à la merci du moindre aléa, tandis que d’autres seraient fermées (Aulnay) ou en sous-charge (Mulhouse).
- De plus, il compromettrait l’avenir de PSA, en provoquant le rétrécissement de la gamme et en affaiblissant les capacités de R&D. Il mettrait en cause la capacité de PSA à rebondir, lors du renouvellement de certains modèles, dans le cadre de l’alliance avec GM, à partir de 2016.

La CGT est donc au côté des salariés d’Aulnay, de Rennes et de tous les sites pour s’opposer à la casse des emplois.

PDF - 1.2 Mo
Lire la totalité du Plan B de la CGT PSA et les annexes

La CGT propose une alternative, un plan B, qui s’appuie sur les points forts que représentent les salariés du groupe et du réseau de sous-traitance, qu’ils soient ouvriers, techniciens ou ingénieurs, dont les compétences et la capacité d’innovation ont jusqu’à présent permis le développement de l’entreprise. L’alternative proposée par la CGT comporte 3 volets :
Un volet financier, avec un apport de capital de 1,5 G€ de la famille Peugeot et de ses sociétés financières FFP et Peugeot Frères.
Un volet industriel, permettant de maintenir tous les sites, y compris Aulnay.
Un volet social visant à réduire le nombre de suppressions d’emplois
- Créer de nouveaux emplois sur les sites impactés ;
- Sécuriser les transitions professionnelles et les fins de carrières ;
- Un CDI pour un CDI ;
- Une préretraite-pénibilité à partir de 55 ans

 

http://www.cgt.fr/La-CGT-devoile-son-Plan-B.html

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