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Faurecia Beaulieu Structures

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 11:56

Le Sondage Harris Interactive pour Le Parisien/Aujourd’hui-en-France http://www.harrisinteractive.fr/new... d’août 2011 fait en effet apparaître que « pour réduire la dette et les déficits publics, les Français préfèrent largement une contraction forte des dépenses à une nette augmentation des impôts (85% contre 12%) ».

Alors que la dette découle essentiellement du fait que l’Etat a renoncé à plus de 100 milliards d’euros de recettes fiscales (annuelles) en dix ans » … comme l’écrivait L’Expansion en juillet 2010.

La dette publique est un mécanisme de redistribution à l’envers, puisque les intérêts versés aux prêteurs (ceux qui ont des excédents) leur permet de faire grossir leur magot, au détriment de ceux qui sont contraints d’emprunter et de verser ces intérêts.

Le fait que la dette publique n’a cessé de croître depuis 1975 (voir la courbe sur Wikipédia) est donc tout simplement une aubaine pour les détenteurs de capitaux. Elle ne résulte pas d’un excès de dépenses de l’Etat puisque celles-ci sont restées stables depuis 20 ans, en pourcentage du PIB.

Comment expliquer simplement aux Français la problématique de la dette ?

Il faut certes expliquer le rôle pervers des agences de notation : caractère auto-réalisateur de leurs annonces, conflits d’intérêt etc … Par contre les agences de notation n’ont qu’une responsabilité minime dans la montagne de dettes publiques et privées accumulées par les pays occidentaux. L’abaissement des notes auquel elles procèdent est cohérent avec le fait que tout le monde s’accorde aujourd’hui pour dire que beaucoup de pays ne pourront jamais la rembourser l’intégralité de leur dette.

Est-ce convaincant de multiplier les arguments pour relativiser l’ampleur de la dette ? On peut comprendre l’utilité d’un déficit budgétaire pendant quelques années, notamment s’il s’agit de booster les investissements utiles pour l’avenir (éducation, mutation écologique et énergétique …). Mais les gens de bon sens ont l’intuition qu’il est aberrant et dangereux que des pays riches pratiquent les déficits budgétaires sans discontinuer pendant des décennies. D’autant que quand on parle de 5 % de déficit budgétaire (toujours exprimé en pourcentage du PIB), il faudrait parler d’un déficit de 25 %. En effet, il serait plus logique de rapporter le « trou dans le budget » au budget lui-même ( environ 400 milliards d’euros en 2010), au lieu de le rapporter au PIB ( environ 2 000 milliards d’euros).

Pour expliquer l’escroquerie économique, sociale et intellectuelle de la dette publique, mieux vaudrait probablement se concentrer sur 4 ou 5 questions essentielles

D’où vient l’accroissement continu de la dette publique ?

Notamment des 100 milliards d’euros de recettes fiscales (annuelles) auxquelles l’Etat a renoncé. Ainsi que des différentes techniques d’évasion fiscale très bien décrites dans l’émission « Pièces à conviction » (accéder aux vidéos de l’émission via http://www.retraites-enjeux-debats.... )

A qui profite la dette ?

A ceux dont l’explosion des inégalités depuis 30 ans a permis d’accumuler des excédents très supérieurs à leurs besoins de consommation

Y-a-t-il une instrumentalisation politique de la dette publique ?

Oui, la dette sert à justifier en permanence la réduction des prestations sociales, ainsi que le démantèlement des services publics au profit du secteur privé lucratif.

N’y-a-t-il pas une solution de bon sens pour stopper l’accroissement continu de la dette publique découlant de déficits budgétaires systématiques depuis 1975 ?

Pourquoi ne pas, tout simplement, équilibrer les dépenses nécessaires par une fiscalité (sur les revenus, les patrimoines, les transmissions, les plus-values …) aussi fortement progressive que nécessaire ? Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ceci est possible sans augmenter les prélèvements sur les revenus modestes et moyens. Voir sur http://alternatives-economiques.fr/... les propositions d’Alain Godard (ex PDG de Rhône-Poulenc Agrochimie) qui permettraient de faire entrer chaque année environ 100 milliards supplémentaires dans les caisses de l’Etat, sans augmenter ni la TVA, ni les impôts des contribuables qui gagnent moins de 60 000 euros par an.

Une petite histoire très marrante circule actuellement et illustre parfaitement comment on en est arrivé à la situation actuelle. Voir « La crise ... des ânes » sur http://www.retraites-enjeux-debats.... . Je n’arrive pas à voir ce qui dans cette histoire ne serait pas conforme à la réalité que nous subissons. Quelqu’un peut-il m’éclairer ?

http://www.retraites-enjeux-debats.org/spip.php?article682

 

 

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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 11:34
Pour nos actionnaires, les propriétaires de nos moyens de production, ces qui décident ou pas de fermé ou délocaliser une usine, un point faible de la valeur de Faurecia est que "le groupe réalise encore deux tiers de son activité en Europe".
  
"Encore" ? Ca veut dire clairement que le but est délocaliser la production vers le low-cost, fermer des usines en Europe et mettre dans la rue à milliers de salariés ....... c'est ça le but de nos actionnaires ........ l'argent est toujours plus importante que les personnes !!

 

 

(AOF) - HSBC a abaissé son objectif de cours sur Faurecia de 38 à 28 euros tout en restant à Surpondérer. Selon l'analyste, l'équipementier automobile devrait connaître une forte pression sur ses marges brutes.

AOF - EN SAVOIR PLUS
Les points forts de la valeur
- Faurecia est un équipementier automobile de « rang 1 », leader dans chacune de ses activités et considéré comme incontournable. Il a comme clients quasiment tous les grands constructeurs mondiaux ;
- La capacité de Faurecia à imposer ses prix a été renforcée grâce à un changement des relations clients-fournisseurs suite à la crise automobile ;
- 2009 a marqué un tournant indéniable pour l'équipementier automobile qui s'est profondément transformé et a rationalisé sa structure industrielle. Le groupe a renoué avec les bénéfices au premier semestre 2010 et a relevé plusieurs fois ses objectifs annuels ;
- Faurecia évolue maintenant sur des secteurs extrêmement porteurs que sont l'allégement des composants des véhicules et la réduction des émissions de CO2 par véhicule. Sa politique de R&D lui permet de concevoir et de mettre à la disposition des constructeurs des innovations différenciantes attendues par les clients finaux ;
- Le retour aux acquisitions, après des années d'immobilisme, atteste des ambitions retrouvées de Faurecia ;
- Le groupe a accru son internationalisation. Il est bien implanté en Allemagne, premier marché automobile européen ;
- Le groupe est également implanté en Chine avec 17 usines et 4 centres de recherche et développement (R&D) ;
- PSA Peugeot Citroën est le principal actionnaire du groupe ; c'est un atout.

Les points faibles de la valeur
- La valeur souffre d'un historique de performance difficile ;
- Bien que réduite, la dette du groupe reste son talon d'Achille (dette nette/EBITDA de 130%) ;
- Le groupe réalise encore deux tiers de son activité en Europe ;
- Faurecia est pénalisé en cas de hausse des matières premières ;
- Tous les acteurs du secteur automobile seront plus ou moins touchés par la situation au Japon avec des impacts pour la plupart indirects.

Comment suivre la valeur
- Le titre change de statut boursier : d'une valeur de restructuration, Faurecia est désormais considérée comme une valeur ayant une vraie dynamique de croissance ;
- Plus généralement, les équipementiers automobiles ont retrouvé grâce aux yeux des investisseurs. Faurecia est l'un de ceux qui a le moins progressé en 2010, ce qui lui confère encore un potentiel d'appréciation selon les analystes. La valeur surperforme d'ailleurs les autres valeurs du secteur au premier semestre 2011 ;
- L'équipementier automobile dépend, à l'image de ses concurrents, entièrement des commandes des constructeurs, qui sont de surcroît de plus en plus exigeants ;
- Le nombre d'immatriculations de véhicules neufs est un bon indicateur de la tendance du marché ;
- Le redéploiement géographique reste à suivre suite notamment à la création de deux coentreprises en Chine ;
- Le marché spécule régulièrement sur un retrait de la cote ou une revente de la participation de PSA. L'acquisition d'Emcon a dilué la participation du constructeur de 71% à 54%, ce que certains interprètent comme le début de son désengagement. Mais avec 63% de droits de vote, le groupe PSA exerce encore une influence notable sur la stratégie de l'équipementier.
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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 13:12

http://www.monde-libertaire.fr/images/stories/flexicontent/HS42.jpgC’est une histoire navrante dans laquelle on peut voir que l’agitation verbale de Zébulon Ier vise à conserver le statu quo tout en donnant l’impression d’être un révolutionnaire altermondialiste. Au commencement est le désir typiquement américain de devenir proprio comme signe visible de réussite sociale car les tenants (« locataires ») sont considérés aux États-Unis comme du pipi de chat. C’est la version US du « si t’as pas une Rolex à 50 balais, t’as raté ta vie ». Ce désir est évidemment encouragé par les politicards de toute obédience puisque pendant que le salarié paye les traites de son logement, il est tranquille : il aménage, il embellit, il ne fait pas grève, il participe à la vie sociale où il est reconnu comme personne et non plus comme prolo. On comprend pourquoi Gnafron Ier voulait importer ce modèle en France, modèle qui en plus enrichit les banques par le biais du versement des intérêts de l’emprunt et les municipalités via les taxes foncières. C’est pourquoi, du reste, on n’entend guère les « socialistes municipaux ».
Las, après la révolution libérale de Reagan/Thatcher, les salaires se sont mis à stagner et même souvent à reculer quand exprimés en dollars constants depuis 1970. Le revenu des Américains n’a globalement augmenté que parce que le taux d’activité des femmes s’est accru et que les ménages ont eu alors un double salaire. C’est un effet induit et voulu de la mise en concurrence des différents pays sur un marché mondialisé avec la libre circulation des capitaux : les pays les moins « coûteux » (frais de main d’œuvre, etc.) ont détruit les emplois industriels des autres et exercé une pression à la baisse sur les rémunérations. Accéder à la propriété devenait chose impossible pour les petites gens. Eurêka : on a ouvert en grand les vannes du crédit, notamment immobilier. En plus des crédits hypothécaires dits « primes » pour les emprunteurs aisés et solvables, les banques inventèrent les « subprimes » pour les fauchés peu fiables. Pas de problème : en cas de défaillance de l’emprunteur, la banque ferait saisir le bien qui, ô miracle, aurait augmenté de valeur entre-temps. En effet, le développement du crédit entraînait un boom immobilier et une inflation des prix des maisons et logements. Et ces plus-values immobilières attendues permettaient de souscrire des crédits supplémentaires à la consommation de type « revolving » (cartes de crédit renouvelable à 20 % de taux d’intérêt que Tsarko admirait tant). Il se trouve que les subprimes étaient à taux d’intérêt variable. Or, en 2005-2006, la FED augmenta son taux directeur afin de conserver et attirer des acheteurs de bons du Trésor US comblant les énormes déficits budgétaires dus aux guerres d’Irak et d’Afghanistan. Patatras, les taux d’intérêt montèrent en flèche, ce qui empêcha les pauvres de payer leurs traites mensuelles. De plus, dans ces prêts, on ne payait le capital emprunté que vers la fin et les premières années étaient à faible taux d’intérêt. Tout cela précipita les prolos dans la mouise.
Dès 2006, et surtout dès début 2007, les banquiers d’affaires virent que le marché immobilier se retournait et que les défaillances d’emprunteurs en subprimes se multipliaient. Eurêka et première solution véreuse : titriser les titres d’hypothèques, c’est-à-dire en faire des paquets par milliers, en les transformant en un effet financier unique vendable sur le marché. Ce sont les Assets Backed Securities (ABS) qui ont l’avantage, en étant vendables, de transférer les risques aux acheteurs et de pouvoir ainsi être sortis lors du bilan des banques (qui auraient été obligées de passer des provisions pour pertes) et d’échapper aux obligations prudentielles (avoir 2 % des engagements de la banque en ressources propres et actifs). C’est le début de la finance fantôme dite aussi « hors bilan ». Las, ces papiers risqués finirent par avoir du mal à trouver preneur. Les subprimes ne représentaient pourtant que 4 % du PIB (600 milliards de dollars) contre une dette privée globale atteignant 190 % (près de 30 000 milliards). Pourquoi, alors, cet écroulement de la finance US ? C’est à cause de l’installation d’un risque systémique introduit par icelle. La titrisation fait partie de cette complexité où une chatte ne reconnaîtrait pas ses petits.
Eurêka bis. Les banques inventèrent alors la Collaterized Debt Obligation (CDO). Vasistas ? C’est « un produit structuré », regroupant différents paquets d’ABS (ou autres titrisés comme les MBS, Mortgage Backed Securities, paquets regroupant des créances sur les hypothèques primes, ou tout autre titre de regroupement de créances, par exemple sur les crédits voiture ou sur les prêts pour études ou traitement médical lourd), hiérarchisés par niveau de risque ou découpés en tranches à taux d’intérêt différents, comme un millefeuille où la tranche supérieure serait de la nougatine (les bons du Trésor US peu rentables mais sans risque) et l’inférieure, de la génoise (les subprimes). Quand il y a défaillance, ce sont les tranches du bas qui écopent en premier ; ce sont celles qui rapportent le plus mais sont les plus osées et défaillantes en premier. C’est ce qui explique que les CDO s’écroulèrent car la génoise a pourri tout le paquet comme une pomme véreuse dans un panier. Grâce aux subprimes, cependant, le CDO était un produit financier juteux sur lequel les banques européennes se précipitèrent aussi en les intégrant dans des « SICAV dynamiques ». En France, les banques « universelles » (à la fois de dépôt et d’investissement ou d’affaires) en achetaient pour leur partie affaires et celle-ci priait la partie dépôt de les fourguer aux petits épargnants. De façon générale, les banques souscrivaient des montagnes de CDO juteux. Las, les ABS plombèrent rapidement les CDO. Et, parallèlement, les banques avaient mis leurs CDO dans des filiales sises dans des paradis fiscaux.
Eurêka ter, ce qui a accru encore le risque systémique. On inventa alors génialement le Credit Debt Swap (CDS, échange de titres de dettes). Vasistas ? C’est une assurance contre la perte de valeur des titres : un acheteur de CDS paie une prime à un assureur (ce fut en général AIG, dont la faillite a été évitée car elle a été rachetée par le gouvernement US pour 185 milliards de dollars) ; en cas de perte, l’assureur la rembourse. Le CDS est merveilleux : vous pouvez (comme pour les ABS, CDO et tout autre titre ou comme pour tout objet de spéculation) l’acheter à terme, à découvert ou « à nu ». C’est-à-dire sans dépôt de garantie ou avoir préalable existant. Auquel cas, en cas de perte, vous ne payez que la différence entre l’engagement et la réalité : vous promettez de vendre 100 titres à 90 euros – sans les avoir – en espérant qu’ils vaudront 80 euros dans 3 mois ; s’ils en valent 100 vous devez 100 multiplié par 10 – 100 moins 90 – à l’acheteur soit 1 000. C’est donc une perte sur un avoir fictif (ou un gain si vous avez spéculé à la hausse) sans avoir réellement acheté puis vendu la marchandise ou le titre ! On s’est rapidement retrouvé avec des CDO et des CDS au carré, au cube, etc.
Mais le CDS a une autre qualité : c’est comme si vous pouviez assurer la voiture de votre voisin en espérant un accident ; on peut spéculer sur ce que les autres ont. Par exemple, des obligations de la dette grecque. Plus les CDS sont souscrits sur celle-ci, plus la confiance dans ladite dette diminue, plus sa valeur faiblit, plus les taux d’intérêt exigés pour la refinancer sont élevés. Ce qui ruine la Grèce et qui procure d’énormes bénéfices aux spéculateurs (des banques ou Hedge Funds, évidemment) à la baisse des titres de dette grecs. Et comment fait-on chez les spéculateurs pour acheter des CDS (ou des CDO ou des ABS) ? On emprunte au trésor US à 0,25 % ou à la BCE à 1 % (le fameux effet de levier de l’emprunt) ! Rappelons que Tsarko avait fait prêter des sommes considérables aux banques françaises pour qu’elles maintiennent et développent le crédit aux entreprises et aux ménages. Prêts sans contrepartie et vite remboursés, car les banques ont profité de ces prêts à faible taux d’intérêt pour spéculer à nouveau, d’où la réapparition des bonus versés aux traders (seule règle : ils sont gelés pendant trois ans) et les gros profits bancaires. Seuls les Britanniques avaient nationalisé leurs banques pourries…
Les banques ont multiplié à l’infini les « produits dérivés ». Vasistas ? En premier lieu, c’est une technique d’assurance ; par exemple, vous vendez à terme un stock de blé à un prix convenu à un acheteur prêt à prendre le risque d’une diminution de valeur du stock constitué. Votre capital, réel dans ce cas-là, est sauvé. Cet accord est le produit dérivé ; il est cessible sur le marché financier ; le blé qui sert de garantie réelle (ou tout autre matière ou produit ou créance réelle ou titre financier comme les actions ou obligations, etc.) est appelé le « sous-jacent ». Ensuite, c’est devenu de la spéculation pure à terme et à découvert. Les produits dérivés sont rapidement devenus des papiers (et surtout maintenant des écritures électroniques circulant à la vitesse de la lumière) sans garantie objective comme les ABS, CDO, etc. Qui plus est, les échanges de dérivés se sont rapidement faits sur des marchés inorganisés (sans surveillance publique ou de la corporation) dits de gré à gré (ou over the counter, par-dessus le comptoir) entre échangistes. Pour ce faire en toute discrétion, les banques usèrent de filiales offshore dans des paradis fiscaux afin de développer l’évasion fiscale et surtout les activités hors-bilan de cette finance fantôme. On en est arrivé ainsi à une pyramide dont la pointe servait de base en reposant sur les subprimes pour une très petite part (600 milliards, 4 % du PIB US), de 600 000 milliards de dollars alors que le PIB mondial n’est que de 60 000 et le PIB US de 15 000. Cette pyramide, qui pourtant est imaginaire et n’offre aucune garantie objective, produit des engagements toxiques (et systémiques où tout le monde se tient par la barbichette) à respecter sans que, évidemment, il y ait les liquidités nécessaires pour les honorer. D’où la débandade des banques avec la faillite de Lehmann Brothers en septembre 2008 : personne ne savait ce qu’avaient les autres banques comme titres pourris, dès lors lesdites banques refusèrent de se faire crédit entre elles et coupèrent le crédit aux autres acteurs pour refaire leurs ressources et actifs sûrs afin d’éviter la faillite.
Si les banques, les assureurs, les multinationales s’étaient mis à spéculer, c’est parce qu’il y avait une masse énorme de capitaux flottants à la recherche d’un placement (dont les dettes publiques) et parce que les entreprises étaient en situation de surproduction à cause des moyens modernes et de la faiblesse du pouvoir d’achat, malgré l’inondation de produits low cost en provenance de Chine et autres pays. Elles n’investissaient donc pas. Au contraire ; les entreprises rachetaient leurs propres titres pour en faire monter la valeur, notamment pour payer des fusions par échange d’actions. Les PDG poussaient à ces manœuvres à cause de leurs stock-options (titre de la boîte vendable après cinq ans ; d’où l’idée d’en gonfler la plus-value). La surproduction provient de ce que par l’accumulation des intérêts au fil du temps, le capital cherche sans cesse à entasser des moyens productifs de profit. Mais quand écouler la production devient trop difficile, alors le capital s’accumule de façon purement financière pour le plus grand profit des organes de spéculation et, en outre, des fonds de pension par capitalisation. Au passage, du capital productif est détruit par suite des fusions-acquisitions supprimant un concurrent et donnant lieu à des restructurations.
Il doit être clair que les pratiques des banques et autres financiers ont été tout simplement autorisées et facilitées par les législations et les fausses régulations décidées par les politicards, y compris socialistes (les Fabius, DSK, Bérégovoy, etc.). Cela nous a conduits au pied du gouffre ; le capital ne va pas tarder à y tomber ; hélas avec nous. Il n’y a qu’à regarder la situation de la Grèce (dette publique de 154 % du PIB), du Portugal et de l’Irlande… À qui le tour ? Rien d’étonnant : en réalité, par la pratique des portes tournantes entre le public et le privé (le « pantouflage » en France), ce sont les banquiers qui dirigent la politique financière des USA, y compris avec Obama. Et en France, Tsarkowitch s’entoure des précieux conseils du banquier Pébereau et les inspecteurs des finances pantouflent dans la banque…
Cela dit, la débâcle financière ne révèle que la surface des choses ; en profondeur, ce sont les énormes déséquilibres mondiaux qui en sont la cause : excédents commerciaux chinois contre déficits américains (ou excédents allemands contre déficits européens des « cigales ») compensés en sens inverse par un flux de fric chinois (2800 milliards de dollars de réserves dont 800 en bons du Trésor) et des PVD vers le Trésor US et l’Occident (ce devrait être l’inverse !), stagnation du pouvoir d’achat des salariés (malgré les achats low cost venant de Chine et autres PVD) contre fortunes croissantes (en patrimoine immobilier et en titres financiers) et mal acquises des riches (poussés à spéculer car ne pouvant dépenser leur pactole), poids de la finance (20 à 30 % du PIB britannique) infiniment supérieur à celui de l’investissement productif, valse des taux de change et des taux d’intérêt entre pays nourrissant des spéculations, etc. Les G 8 et G 20, emmenés par Tartarin de Neuilly, n’ont rien prévu pour régler ces déséquilibres…

NB : il faut féliciter la France d’avoir donné aux banques les meilleurs concepteurs de produits structurés grâce à son excellence en mathématiques, en général et financière en particulier, notamment via l’Université de Paris-Dauphine. Pour une fois que l’on est dans les meilleurs… C’est M. Tourre (de cochon) qui avait inventé un CDO particulièrement vicieux et fumeux que Goldman Sachs a vendu à des spéculateurs ou investisseurs tout en jouant à la baisse contre ce produit miracle ! Ce qui a ruiné les clients, d’où le procès intenté à Tourre (de vice) aux États-Unis.

http://www.monde-libertaire.fr/anticapitalisme/14721-comment-les-banquiers-ont-vole-et-volent-le-monde
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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 11:54

Vous n’y croyez pas ? Ce chiffre, ainsi que ceux que vous trouverez ci-après, ne sont pas sortis de l’imagination de la CGT, ils figurent dans le document de référence 2010

 

Récapitulatif  des rémunérations de M. Yann Delabrière
       
  2008 2009 2010
Rémunération fixe 566 500 € 566 500 € 610 000 €
Rémunération variable 226 600 € 339 900 € 700 000 €
Jetons de présence 13 000 € 13 000 € 0 €
Avantages en nature 7 372 € 7 371 € 7 371 €
Total: 813 472 € 926 771 € 1 317 371 €
% Augmentation:            13,93%          42,15%

 

En 2010, le groupe Faurecia a versé à M. Yann Delabrière une rémunération de 1 317 371 €.

Elle se compose de son fixe: 610 000 €, d’un variable: 700 000 € et d’avantages en nature: 7.731 €.

Pour 365 jours dans l’année, cela fait au total 3 609 € par jour, samedis et dimanches compris ! Sans compter les avantages en nature (voiture, etc.)

En 2008 il avait 2.229 € par jour. Ca veut dire qu’en deux ans il a eu une augmentation de 62% alors que nous, les salariés, devons lutter contre la direction pour avoir les miettes de ce festin de capitalistes.

La Direction nous serre la ceinture, mais de l’argent, il y en a !

Répartir les richesses et augmenter les salaires: c’est urgent !

 

 

 

 

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 10:59

Lors de l’annonce de l’augmentation, Gérard Mestrallet, PDG de GDF-Suez, a déclaré : « Les demandes de hausse n’ont pas pour but de gagner plus d’argent mais simplement de ne plus en perdre. » Curieux argument à la lueur des 3,93milliards de dividendes distribués par le groupe en 2010

 

 

Cela est lié à la structuration du groupe. Si perte il y là ce qui n’a pas été le cas en 2010 -, c’est sur la branche Energie France qui commercialise le gaz aux particuliers. Et pendant ce temps, la branche Gaz Global GNL, chargée de l’approvisionnement, qui vend à la branche Energie France, réalise les gains. Quand on regarde globalement toute la chaîne du groupe GDF-Suez, on constate qu’entre 2004 et 2009 il y a eu une augmentation de la marge globale de 30%. Voila pourquoi d’un côté GDF SUEZ annonce des pertes et de l’autre des milliards de bénéfices ! Le groupe se sert en fait de la structuration de l’entreprise pour réclamer des hausses de tarifs.

Quand l’entreprise était nationalisée, les tarifs étaient calculés en fonction de la globalité de l’activité, la marge était donc constante et servait à investir pour le service public.

 

Des changements sont intervenus avec le contrat de service public 2010-2013 et, surtout, l’arrêté de décembre 2009. Auparavant, chaque trimestre, l’entreprise pouvait demander une augmentation à l’Etat, qui acceptait ou non. Désormais, ce n’est qu’une fois par an. Les autres trimestres, GDF-Suez demande à la CRE (Commission de régulation de l’énergie), sans que l’Etat ne puisse opposer son veto.

Auparavant, les évolutions étaient sous la pression de l’opinion publique. L’Etat s’est dédouané de ses responsabilités en la matière…

 

En 2010, GDF-Suez a renégocié ses contrats de long terme sans le répercuter sur les consommateurs.

Lorsqu’on examine les résultats de cette année 2010, entre la hausse des prix de vente du gaz et l’augmentation de la consommation compte tenu de l’hiver rigoureux, ce sont 600 millions d’euros supplémentaires que GDF-Suez a engrangés. Ce qui aurait pu constituer une baisse des tarifs de l’ordre de 8%... Or GDF-Suez et le gouvernement ont annoncé une hausse de 5% au 1er avril.

 

PROPOSITIONS CGT  

La CGT propose que soit créée une commission quadripartite composée d’élus, des organisations syndicales, des usagers et enfin des entreprises du secteur, notamment pour avoir plus de transparence sur les comptes de gestion. Dans le cadre d’un pôle public de l’énergie, cette commission permettrait de fixer des tarifs dégagés de la rémunération des actionnaires, et répondant aux besoins réels des usagers. Et avec pour autre objectif, la pérennisation des tarifs réglementés. En effet, on peut craindre que l’opacité actuelle du mode de calcul et les hausses successives finissent par les discréditer.  

 

100% SERVICE PUBLIC … Ce n’est pas utopie, cela existait il n y a pas si longtemps !!!

   

POUR EN SAVOIR PLUS ….

 

GDF-Suez, un groupe et beaucoup de marges

En un an, d’avril 2010 à avril 2011, le gaz aura augmenté de 19,4%. Sur quelles bases ?

 

Les tarifs réglementés prennent en compte à 50% les coûts d’approvisionnement, les autres 50% étant représentés par les coûts d’infrastructures (transport, distribution, stockage) et les marges de commercialisation. Pour les infrastructures, les tarifs régulés sont révisés une fois par an, après avis de la CRE, sauf pour les stockages dont les prix sont sous la responsabilité des opérateurs. Le problème vient là aussi de la structuration de l’entreprise, non seulement en branches mais aussi en filiales, chacune d’entre elles souhaitant « faire sa marge », notamment pour remonter du cash aux actionnaires. Les tarifs sont donc également calculés en fonction de ces marges. Sans oublier les fameuses « marges de commercialisation ». Auparavant, lorsque le calcul était basé sur les coûts comptables réels, il existait une véritable péréquation tarifaire. Aujourd’hui la décomposition des coûts due à la structuration de l’entreprise en branches et en filiales induit le fait que les usagers payent la somme des différentes marges…    

 

Spot, long terme et tarifs

Pour ce qui concerne les coûts d’approvisionnement, on a assisté à une succession de différentes formules tarifaires qui ont accompagné la « libéralisation » du secteur. Depuis quelque temps, compte-tenu de l’émergence des gaz non conventionnels et de la baisse temporelle de la consommation (crise), les prix du gaz sur le marché spot sont moins élevés que sur le marché à long terme. Un certain nombre d’associations de consommateurs sont montées au créneau pour réclamer que les tarifs réglementés tiennent compte de cette donnée. GDF-Suez, le gouvernement et la CRE s’en sont saisis pour élaborer une formule tarifaire qui intègrent désormais en partie les prix spot, censés faire baisser les tarifs. Sauf qu’en 2010, GDF-Suez a revu ses contrats à long terme, à des conditions intégrant le spot, qui n’ont pas étérépercutées sur les tarifs des consommateurs ! Pour la CGT, intégrer ces prix spot est donc particulièrement dangereux, compte-tenu des fluctuations du marché liées à la loi de l’offre et de la demande. On voit d’ailleurs que ces prix spot sont actuellement à la hausse, soit +20 % de septembre 2010 à janvier 2011, alors que les contrats à long terme sécurisent à la fois l’approvisionnement et les tarifs.

En tout état de cause, si GDF Suez devait faire de l’arbitrage sur des prix spot bas, ceux-ci devraient bénéficier aux usagers. La FNME-CGT propose d’ailleurs de revenir à la notion de coûts comptables réels dans laquelle l’optimisation des approvisionnements profite aux usagers.

 

CGT UD25

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 18:52
Une opération d’affolement de la population est en cours sur l’euro. Elle est menée par ceux qui étaient pour le « oui » aux référendums de 1992 et de 2005. Ils utilisent les mêmes arguments fallacieux qu’à l’époque. En 1992, ils disaient que ce serait la « catastrophe » de ne pas voter pour le traité de Maastricht et la monnaie unique. En 2005, ils affirmaient que ce serait l’ « explosion de l’Europe » si on ne votait pas pour le projet de constitution européenne. Aujourd’hui, ils soutiennent que ce serait le « chaos » si un ou plusieurs pays quittaient la zone euro.

Le journal Le Monde (15/12/2010) titre : « L’euro va-t-il tuer l’Europe ? ». Sous-titres : « Qui serait prêt à renoncer à la monnaie unique ? Quels sont les scénarios de sa disparition ? Quels seraient les effets d’un éclatement ? » Il cite The Economist, icône de la pensée unique ultralibérale, qui affirme que « Démanteler l’euro n’est pas impensable, seulement très coûteux ». C’est l’inverse ! C’est l’euro qui est coûteux ! Pour les classes populaires et moyennes ! Car c’est soi-disant pour le « sauver » que l’austérité a été décrétée dans toute l’Europe !

Le Monde explique que la sortie de la Grèce et de l’Irlande de l’euro et le retour à leurs monnaies nationales permettrait de les dévaluer. Ces pays pourraient ainsi développer leurs exportations, relancer leur activité économique et réduire leurs déficits publics. Le Monde ajoute cependant que « cette stratégie comporte de graves dangers ».

Le premier serait une « panique bancaire », les déposants grecs et irlandais retireraient leurs euros des banques. Mais qu’en feraient-ils ? Les mettre sous leur matelas ? Dans une lessiveuse ? Dans une banque à l’étranger ? Soyons sérieux ! Un pays qui sortira de l’euro devra rendre sa monnaie non convertible avec les autres, dont l’euro, et restaurer le contrôle des changes. Ceux qui auront retiré leurs euros devront obligatoirement les convertir en drachmes, livres irlandaises, francs français, etc., après autorisation, s’ils veulent continuer à exercer une activité dans leur pays d’origine...

Le Monde imagine un second risque : l’ « écrasement des ménages, des entreprises et des États grecs et irlandais » sous le poids de leurs crédits libellés en euros. Non ! Le retour aux monnaies nationales se fera dans les mêmes conditions que le passage de ces dernières vers l’euro, mais en sens inverse. Ceux qui avaient des crédits ou des titres (actions, obligations…) libellés en livres irlandaises, en drachmes, en francs français, etc., ont vu ces crédits et titres tout simplement convertis en euros. Par un simple jeu d’écriture et en une seule nuit !

Troisième risque que Le Monde met en avant : les banques européennes « possédant des obligations grecques ou irlandaises enregistreraient de lourdes pertes ». Oui, là c’est vrai ! Mais disons-le clairement : tant mieux si les banques qui ont spéculé sur la dette des États de la zone euro réalisent de « lourdes pertes ». Le prix de leurs actions baissera, ce sera le moment pour les États de les racheter (les nationaliser). Les actionnaires des banques, coresponsables de la crise, seront ainsi justement sanctionnés. Les banques centrales des pays concernés (pas la Banque centrale européenne !) donneront les fonds à l’État, par création monétaire, comme le fait la Banque centrale américaine.

Le Monde voit un quatrième risque : « un pays qui sort de l’euro risque de perdre énormément en crédibilité vis-à-vis des investisseurs ». Le malheureux journaliste n’a pas compris qu’il faut mettre un terme au financement des États par les marchés financiers. Comment faire ? En fermant le marché obligataire ! Les États ne se financeront plus sur le marché obligataire, mais de trois manières simultanées : en faisant appel à leur épargne nationale ; en imposant des quotas d’achat de titres d’État aux banques et compagnies d’assurance ; en vendant des titres d’État à la banque centrale de chaque pays concerné, sans intérêts à rembourser. Le marché secondaire des obligations sera lui aussi fermé : les ménages ou les banques qui voudront revendre leurs obligations avant l’échéance pourront le faire, dans certaines conditions, mais seulement à l’État. La spéculation sera ainsi totalement et définitivement éradiquée.

Fini le besoin de « rassurer » les marchés financiers en baissant les salaires, les retraites et la protection sociale en général, il n’y aura plus de marché financier obligataire en euros ! Au revoir, les agences de notation, il n’y aura plus rien à noter ! Bye-bye les traders et leurs bonus, il n’y aura plus rien à trader ! Adieu les CDS (Credit Default Swaps), ces produits financiers hyper sophistiqués qui servent à spéculer sur la faillite des États !

Le Monde citait Nicolas Sarkozy (19 et 20 décembre) : « Qui peut penser que la France, seule dans le monde d’aujourd’hui, serait plus forte ? ». Retournons-lui la question : qui peut croire que la France « serait plus forte » dans le cadre de la mondialisation néolibérale ? Qui peut croire qu’un monde nouveau, tout simplement humain, adviendra de l’action des piliers de l’ordre néolibéral mondial que sont l’OTAN, le FMI, la Banque mondiale, l’OMC, l’OCDE et l’Union européenne ? C’est en sortant de ces institutions, gardiennes du « monde d’aujourd’hui » dans lequel veut nous enfermer Sarkozy – et non en voulant illusoirement les transformer de l’intérieur – que nous pourrons aller de l’avant. Il faut agir pour la construction d’un nouvel internationalisme. La France, de par son histoire, doit y jouer un grand rôle.

Le 21 décembre, Le Figaro prenait le relais avec un énorme titre en « Une » : « Ce que coûterait à la France un abandon de l’euro ». Sous-titre : « Ce scénario qualifié d’ ‘‘irresponsable’’ par Nicolas Sarkozy serait catastrophique pour le pays ». Diable ! Pour le journal officiel de la droite, la sortie de l’euro aurait pour « résultat inéluctable un alignement par le bas des revenus et du pouvoir d’achat… » Incroyable ! Voilà que la droite défend le pouvoir d’achat ! Mais l’alignement par le bas des salaires, c’est aujourd’hui, avec l’euro ! C’est d’ailleurs notamment pour cette raison que l’euro a été inventé par les classes dirigeantes européennes.

L’un des présupposés « théorique » ayant conduit à la création de l’euro et à sa gestion par une banque centrale européenne « indépendante » se trouve à l’article 120 du traité de Lisbonne : « Les États membres et l’Union agissent dans le respect du principe d’une économie de marché ouverte où la concurrence est libre, favorisant une allocation efficace des ressources... » L’expression « allocation efficace des ressources » reprend mot pour mot la pseudo théorie ultralibérale de l’ « efficience des marchés financiers ». D’après elle, il est urgent de développer les marchés financiers et de les faire fonctionner sans « entraves », avec le minimum de réglementation. La raison ? Ils seraient (contrairement à l’État) le seul mécanisme d’ « allocation » efficace du capital. Autrement dit, ils seraient capables de distinguer les « bons » projets à financer en évitant les gaspillages de ressources financières. Toutes les politiques menées par l’Union européenne reposent sur ce mythe. C’est pourquoi la « libéralisation » des marchés de capitaux a été organisée au sein de l’UE, par des directives, afin de construire un marché financier mondialement intégré. Du coup, il fallait que l’euro concurrence le dollar. La « construction » européenne a donc été subordonnée à ce but : attirer vers les marchés financiers européens les capitaux libres recherchant à l’échelle de la planète une rentabilité maximale et à très court terme. C’est cet objectif qui explique la poursuite systématique d’une politique de taux de change élevés, appuyée sur des taux d’intérêt supérieurs à ceux des États-Unis. L’euro était le vecteur permettant la libre circulation des capitaux : il n’est pas un « bouclier » anti-spéculation, il attire la spéculation !

Les oligarques européens ont donc fait des marchés obligataires (principalement celui de la dette des États) les « surveillants » des politiques publiques. Le raisonnement est simple : les marchés financiers (surtout le marché obligataire) n’aiment pas les pays trop endettés car ces dettes peuvent les conduire à ne plus pouvoir ou vouloir les rembourser. Pour continuer à acheter la dette des États, les investisseurs (spéculateurs) vont donc demander des taux d’intérêt plus élevés afin de rémunérer leur risque. Conséquence : si les États veulent emprunter à des taux d’intérêt raisonnables, ils devront réduire leur dette (en abaissant les dépenses publiques, principalement les dépenses sociales). La meilleure « discipline » pour contrôler les dépenses publiques (sociales) est donc le « marché », à condition qu’il soit totalement dérégulé, qu’aucune intervention extérieure – en particulier des États – ne vienne perturber son « équilibre spontané ». Dès lors, pour compenser le renchérissement des produits fabriqués dans la zone euro face à leurs concurrents de la zone dollar et des pays émergents (en raison de l’euro « fort »), les entreprises de la zone euro ont été volontairement poussées à exercer une pression sans cesse croissante sur les coûts salariaux et sur l’emploi. Les délocalisations ne trouvent pas d’autre explication. Un gouvernement de gauche ne pourra pas mener une politique pleinement de gauche si la politique monétaire reste de droite. Sortir de l’euro de manière unilatérale est la condition absolument nécessaire, indispensable, urgente pour pouvoir mener une vraie politique de gauche. Mais cette condition n’est pas suffisante. Il faut dans chaque pays, selon les rythmes des mobilisations populaires et des élections, définir un vrai programme de gauche et agir pour une monnaie non plus unique, mais commune.

Des sondages montrent une montée du mécontentement populaire vis-à-vis de l’euro. Entre 29% et 39% des Français interrogés, selon les sondages, veulent quitter l’euro. Entre 42% et 50% des ouvriers ; entre 38% et 48% des employés sont dans le même cas. En juin 2010, un sondage réalisé en Europe par un institut américain faisait apparaitre la réponse « non » à la question « L’euro est-il une bonne chose pour l’économie ? » : France (67%), Portugal (60%), Espagne (56%), Allemagne (55%), Italie (53%)...

Ce sont les milieux populaires – ouvriers, employés, peu ou non diplômés – qui sont les plus nombreux à contester l’euro ou même à vouloir en sortir. C’est l’électorat traditionnel de la gauche ! Attention à ce que la gauche ne décroche pas de son électorat et qu’elle offre ainsi un boulevard aux forces d’extrême droite, nationalistes et xénophobes, qui s’engouffreront dans la brèche !

Sortir de l’euro, c’est sortir de l’ordre monétaire néolibéral. C’est la suite logique des combats de 1992 contre la création de l’euro, et de 2005 contre le projet de constitution européenne. C’est un projet de gauche !

Jacques NIKONOFF.
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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 23:40

Renault veut continuer a économiser de l’argent sur les salaires. Après une première délocalisation d’une partie de sa production en Roumanie, utilisant les ancienne installations de Dacia à Pitasti, où l’on continue a produire des voitures plus économiques avec cette marque, elle pense maintenant a transférer ses installations dans d’autres pays encore moins cher.

 

La possibilité que Renault délocalise au Maroc, où elle a ouvert une fabrique à Casablanca pour la production de certains modèles de Dacia, sa filiale de bas coût roumain, cause beaucoup de préoccupations. Dans un article intitulé Dacia "made in Romania", menacée par les Marocains, le journal Gândul pointe les motifs qui sont utilisés par la direction de la multinationale pour justifier la délocalisation.

 

En premier lieu "le malaise de la direction à cause des demandes des syndicats pour la salaires, une augmentation de 500 lei (125 euros) par mois et une prime annuelle de 700 lei (175 euros) sur la base d’un salaire moyen de 520 euros (vu comme ceci cela parait ridicule, car dans les deux pays les salaires sont très bas, mais du point de vue du capitaliste n’importe quelle augmentation du bénéfice est plus importante que la situation de ses travailleurs). Naturellement le journal Gândul, aussi aux mains des capitalistes, accuse les travailleurs d’exiger des salaires démesurément hauts, au lieu de les défendre contre l’exploitation ceux qui sont soumis par la marque française.

 

En second lieu, une réduction du coût de transport des voitures par voie maritime par rapport à la voie terrestre, au vu de l’état des routes roumaines et des faibles possibilités que la situation change dans les prochaines années. Dans ce cas le laissez faire et l’indolence des gouvernements roumains qui n’ont construit qu’un peu plus de 200 km d’autoroute en 21 ans, provoque de graves préjudice au transport, et par conséquent à la production locale.

 

Le salaire à Tanger, Maroc, est de cinq euros de l’heure, face au huit euros de l’heure en Roumanie. C’est que la spirale des délocalisations a des paradoxes. Si au début elles sont bienvenues, profitant des bas salaires du nouveau lieu, bientôt elle trouvera un lieu encore plus économique et la délocalisation sera délocalisée.

 

La division de la classe ouvrière internationale défendant les intérêts selon son appartenance aux nations crées par la bourgeoisie fait que les capitalistes, beaucoup plus unis par leurs intérêts identiques, arrive a leur objectif d’augmenter la plus-value en réduisant les coûts salariaux. Ainsi l’acceptation des syndicats nationaux où se trouvent les fabriques de la possibilité de délocalisation cherchant des travailleur encore moins cher (et les nouveau bénéficiaires, les travailleurs de la nouvelle nation, de la nouvelle situation) fait que les droits du travail souffre d’une spirale de régression, que les capitalistes, muent par l’avarice et non par l’altruisme, trouvent toujours une force de travail moins cher et avec de pires condition de travail pour l’exploiter mieux et augmenter encore plus ses bénéfices.

 

Le journal Gândul souligne de plus que la fabrique de Mioveni a réalisé des exportations d’une valeur de 2,5 milliards d’euros en 2010, ce qui représente 7% des exportations totales de Roumanie, il rappel aussi que Dacia donne du travail à 150 000 personnes en Roumanie.

 

La marque de la Roumanie Socialiste, Dacia, aujourd’hui en des mains françaises, n’est maintenant plus au service de ses travailleurs, mais des capitalistes du groupe Renault. C’est ainsi que les intérêts des roumains ne compte plus et la seule chose importante est l’intérêt de ses propriétaires. Ainsi est le capitalisme.

Jose Luis Forneo

http://www.legrandsoir.info/La-delocalisation-delocalisee-Dacia-s-en-va-de-Roumanie.html

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 22:10

Cette après-midi on a eu la deuxième réunion NAO où la direction nous a présenté le dossier salaires, avec plusieurs pages de tableaux et de critères différentes pour nous empêcher de pouvoir comparer de manière facile les salaires par catégorie, sexe ou ancienneté.

Après la réponse à plusieurs questions des partenaires sociaux la direction nous a fait sa proposition pour la augmentation salariale:


Augmentation Générale pour les Non Forfaités:   1,7 %
Augmentation Générale pour les Forfaités:          1,5%

Augmentation Individuel pour les Non Forfaités:  0,5%
Augmentation Individuel pour les Forfaités:         0,7%

La prime de rentrée passe de 1.160 € à 1.186 € et tous les primes auront une augmentation de 2,2 %

Ca veut dire que pour un salaire moyenne d'ouvrier l'augmentation journalier sera le prix d'une baguette (0,85 €) et pour un forfaité (ATAM) l'augmentation sera le prix d'une baguette à l'ancienne (1,02 €)

La CGT voit dans ses proposition une provocation aux salariés ..... que sans doute aura sa réponse.

Bientôt un tract sera distribué pour vous informé

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 21:56
Cette après-midi a eu lieu la première réunion NAO 2011 avec la direction.

Après deux heures en écoutant comment a été le marché automobile en Europe et France et le résultat de Faurecia à niveau national, européen et mondiale dans l’année 2010 la direction nous a présenté le bilan social.

Pour finaliser la direction nous a demandé nos revendications à chaque syndicat mais elle n’a pas voulu nous donner ses propositions alors il faudra attendre la deuxième réunion le 24 après-midi.

Voilà la communication faite pour la CGT à la direction et aux autres partenaires sociaux:

DÉCLARATION CGT FSE LORS DES NEGOCIATIONS SALARIALES 2011


La presse économique est unanime, 2010 pour le groupe FAURECIA a été une année exceptionnelle !

« FAURECIA a dépassé les attentes en 2010 » ; « FAURECIA sort du rouge et voit l’avenir en rose ! » ; « FAURECIA retour aux bénéfices, aux dividendes » ou encore « FAURECIA un air de conquérant ! ».

Et ce n’est pas la presse syndicale qui l’écrit, ni même pour certains patrons nostalgiques de l’époque du « comité des forges » ou « du CNPF », l’Humanité !

C’est donc un réel plaisir aujourd’hui d’être autour de cette table avec vous tous, pour l’ouverture des négociations annuelles obligatoires sur les salaires !

La CGT insiste bien sur le mot SALAIRES ! Ni intéressement, ni participation, ni tirage du loto….et n’acceptera en aucun cas comme l’année dernière, le « sabotage » de ces négociations !

NOUS EXIGEONS DE VRAIES AUGMENTATIONS DE SALAIRES ; L’INTERESSEMENT NE DOIT PAS SE SUBSTITUER A LA POLIYIQUE SALARIALE !

Une fois de plus, malgré les oppositions de la CGT, la direction va chercher, à nous piéger une fois de plus en répondant sur le terrain de la « prime d’intéressement », afin de calmer le jeu et de désamorcer l’exaspération des salarié(e)s (la proposition d’un avenant à l’accord d’intéressement n’est nullement innocent !). Si la direction veut redistribuer notre argent à titre exceptionnelle dans l’année, la réouverture des négociations salariales et possible !

ACCEPTER L’INTERESSEMENT SE SUBSTITUE AUX AUGMENTATIONS GENERALES DE SALAIRE ET DE PLUS CONTRAIRE A L’INTERRET COLLECTIF !

Rappelons que ceux qui ont défendu la nécessité de la réforme des retraites, comme le patronat, l’ont justifié en invoquant un problème de financement des caisses de retraites.

Mais ils ne sont pas à une contradiction près, ce sont les mêmes qui vantent les mérites de l‘intéressement alors que l’exonération des cotisations sociales salariales et patronales sur les sommes versées privent les caisses de retraites de la sécurité sociale de leur financement. Ce qui conduit naturellement à abaisser le niveau des pensions versées, à prôner l’allongement de la durée de cotisation et a repousser l’âge légal du départ à 62 ou 67 ans ! (réforme refusée par plus de 60 % des salarié(e)s).

IL N’Y A PAS A TERGIVERSER ! POUR COMPENSER LES PERTES DE POUVOIR D’ACHAT ACCUMULEES DEPUIS PLUSIEURS ANNEES, IL NOUS FAUT DE REELES AUGMENTATIONS DE SALAIRES !

Depuis l’élection du président « du pouvoir d’achat » tout augmente sauf nos salaires !

Energie : électricité + 3 % ;

Santé : consultation chez le généraliste + 1 € ; médicaments dé-remboursés ; les actes dits « coûteux » moins pris en charge ;

Télécommunications : les prix des abonnements « triple play » vont augmenter pour récupérer la hausse de la TVA ;

Assurances : les tarifs prennent le large avec des hausses allant de 2,5 à 4,5 % pour les contrats automobile et jusqu’à 8 % pour les contrats multirisques habitation ;

Transport : hausse des prix des billets TGV ;

Les fruits : + 11,1 % ; les légumes : + 5,6 % ; le gazole : à pris 18 % en un an.

Cette liste non exhaustive (mutuelle, avantages fiscaux aux jeunes couples….pass foncier…) : gouvernement et patronat ont encore quelques « bonnes idées » pour ponctionner, encore plus « la France d’en bas » en 2011. A commencer par le grand chantier de la dépendance ou l’on voit déjà se profiler un nouvel impôt, auquel devraient être assujettis tous les retraité(e)s et les salarié(e)s de plus de 50 ans !

Le rôle d’un syndicat, le rôle de la CGT, n’a jamais été aussi important pour le monde du travail, pour les salarié(e)s de FAURECIA ! Nous n’avons jamais baissé les bras face aux mauvais coups du patronat et de ses sbires, jamais abandonné notre mission de défendre les intérêts individuels et collectifs des salarié(e)s (salaires, conditions de travail, retraites...).

C’est dans les moments difficiles que l’on reconnaît ses vrais amis ! Cette année encore, comme les années précédentes, la CGT dans son ensemble sera résolument aux cotés de tous les salariés, de l’ouvrier au cadre (sans enjeu personnel, sans avantages….) qui refusent la dégradation de leur pouvoir d’achat, de leur conditions de travail, pour la défense des services publics de proximité ….

Alors aujourd’hui ces négociations annuelles obligatoires doivent être un moment fort de la direction en faveur des salarié(e)s, sans quoi, la CGT sera à leurs côtés pour dire OUI à l’augmentation des salaires, pour dire OUI à l’amélioration du pouvoir d’achat !

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 20:52

La concurrence internationale est telle que pour survivre, il faut soit s’adapter, soit disparaître. Bien ! Présenté comme cela, il n’y a aucune place au doute. Il n’y a rien à faire, la mondialisation ne peut être remise en cause : c’est une loi physique du même ordre que lorsque l’on lâche un caillou il tombe au sol. Il y a des forces que l’on ne peut remettre en cause. Sauf que la mondialisation n’est pas une loi physique, ni la volonté d’un vieil homme avec une barbe blanche : la mondialisation est du ressort de la décision des hommes !

Les donneurs d’ordres sont peu nombreux dans le monde, ce sont eux qui distribuent le travail et influent sur les logiques salariales. Les pays du sud produisent à bas prix, mais la majorité des usines qui fabriquent dans ces pays sont des usines occidentales, et 80% de leur production sont vendus sur les marchés des pays riches. La mondialisation est une chimère qui permet à certains de produire aux coûts les plus bas puis de vendre dans les pays où les gens ont les moyens d’acheter !

La mise en concurrence est organisée par les industriels eux même qui délocalisent une partie de leur production et qui ensuite la mettent en concurrence avec celle restée dans leur pays d’origine. Tout cela pour le plus grand malheur des salariés du Sud comme du Nord et le plus grand bonheur des actionnaires. Pour le capital le développement des pays du Sud ne doit pas supprimer l’exploitation d’une main d’œuvre bon marché, et doit continuer à faire pression sur les salaires des pays du nord. L’arnaque est parfaite, surtout que le monde ouvrier est loin d’être aussi uni que le monde des affaires !

L’ouverture des pays de l’Est et leur adhésion à l’union européenne ont été réalisées pour deux raisons La première pour qu’ils ne retombent pas dans le giron de la Russie et pouvoir installer des bases militaires principalement américaines, pour contrôler la sphère d’influence russe. La seconde est que ces pays possédaient une main d’œuvre bien formée et qui n’avait aucune notion de droit social, les syndicats comme nous les concevons n’existaient pas, tout était régi par l’État et lorsque l’État a été démantelé les salariés ont été livrés aux multinationales.

Si dans un pays sous traitant, des salariés se regroupent pour former un syndicat et réclamer de meilleures conditions de travail et de salaires, les donneurs d’ordres n’hésitent pas à fermer et à redélocaliser dans un pays voisin, il ne faut pas donner de mauvaises idées à d’autre, cela pourrait être contagieux. Dans certains cas on se débarrasse des meneurs, parfois de manière définitive. L’on soutient des régimes suffisamment corrompus pour qu’ils ferment les yeux sur certaines pratiques.

La concurrence effrénée est souvent factice, ce sont les mêmes représentants qui siègent aux divers conseils d’administration de ces grands groupes. Il s’agit pour eux d’un jeu, d’un gigantesque « monopoly », d’un casino, ou parfois l’on peut perdre, mais comme en plus ce sont eux qui contrôlent la banque ! Non les véritables perdants, se sont ceux qui dans l’espoir de garder leur emploi, acceptent de travailler plus, de baisser leur salaire, de voir disparaître leurs acquis sociaux au nom de la mondialisation imposée par une bande d’escrocs.

ROBERT GIL
Conscience Citoyenne Responsable

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