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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 22:25

La formule est célèbre, « un petit dessin vaut mieux qu’un long discours ». Le graphique reproduit dans cet article en est sans doute un bel exemple. Il représente les dividendes versés dans les entreprises en jours de travail de 1981 à 2012.

En un seul coup d’œil, la dégradation produite par trente années de contre-réformes libérales se révèle dans sa brutalité : en 1981, les dividendes versés aux actionnaires représentaient 10 jours de travail par salarié dans les sociétés non financières, en 2012, ils en représentent 45 jours. Dit autrement, un salarié travaille 45 jours par an, soit 9 semaines, uniquement pour payer les dividendes des actionnaires.

 

http://www.regards.fr/local/cache-vignettes/L460xH375/le-temps-des-rentiers-5c6a1.jpg

 

Source www.cgt.fr

 

Les modifications dans la répartition capital/travail sont observées depuis bien longtemps. Ainsi des études [1] sur la part des salaires dans la valeur ajoutée montrent une forte diminution de ceux-ci aux profits de la rémunération du capital. On sait aussi que la part des dividendes versés aux actionnaires est passée de 4% de la masse salariale en 1980 à 13% aujourd’hui. Dans un livre très remarqué, Le capital au XXIème siècle, Thomas Piketty présente la dynamique de la répartition des revenus et des patrimoines depuis le XVIIIème siècle et démontre que le capitalisme contemporain est un capitalisme de rentiers. La force du graphique produit par la CGT est sans doute de rendre cette réalité accessible à tous.

Notes

[1] Par exemple celle-ci de l’économiste Michel Husson : hussonet.free.fr.


http://www.regards.fr/web/Le-temps-des-rentiers,7271

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 12:16

Selon Les Echos, les grands groupes du Cac 40 s’apprêtent à verser la moitié de leurs profits à leurs actionnaires. De quoi relancer le débat sur le coût du capital.

39,9 milliards d’euros de dividendes devraient aller directement dans les poches des actionnaires en 2014, au titre de l’exercice 2013. Soit 5% de plus que l’année dernière. Ce qui ferait de 2014 la deuxième année d’augmentation du versement de dividendes, à la même hauteur que 2010 (40,2 milliards d’euros distribués). Cette estimation est livrée ce samedi par le quotidien Les Echos, en collaboration avec FactSet et Primeview.

Grâce à la crise

Le quotidien explique cette hausse "par une amélioration des comptes et une certaine confiance dans l’avenir. En effet, les analystes anticipent une hausse de 16 % des bénéfices récurrents, à plus de 80 milliards d’euros, pour l’exercice 2013." Et à entendre un analyste cité par Les Echos, la crise économique est une bonne aubaine pour les actionnaires. "La croissance étant encore molle, les entreprises n’ont pas besoin de faire de gros investissement", indique un certain Christian Parisot, stratégiste chez Aurel BGC. Autre raison de ce gonflement des dividendes : la "pléthore de liquidités" dont disposent ces grands groupes. Les actionnaires des banques devraient être particulièrement choyés, de même que ceux du "trio de tête des plus gros versements" : Total, Sanofi et GDF-Suez. Seuls ceux d’EDF et d’ArcelorMittal pourraient faire la tête.

En toute logique, cette pluie de dividendes devrait remettre en question le bien fondé du Crédit d’impôt compétitivité (CICE). A quoi servent les 20 milliards d’euros de ristournes fiscales offertes par le gouvernement aux entreprises, alors que les plus grosses d’entre elles vont verser le double à leurs actionnaires ? Cela donnerait des marges de manoeuvre financières à un gouvernement qui impose aux Français un nouveau budget austéritaire, sous le prétexte qu’il n’y a plus d’argent.

9% de la richesse nationale

Depuis trois décennies, c’est le capital, entendre les banques et les actionnaires, qui a accru sa part du gâteau des richesses créées, au détriment du travail. Le patron du Medef, Pierre Gattaz, peut se lamenter sur le poids des « charges » sociales : l’an dernier, les entreprises ont déboursé presque deux fois plus pour leurs frais financiers que pour les cotisations à la Sécu. Rançon des abandons des gouvernements successifs, de droite ou socialiste, face à la croisade permanente du patronat, le capital vampirise sans cesse davantage les richesses créées par le travail. Les dividendes, qui représentaient 3% de la richesse nationale en 1980, en pèsent désormais 9%… Pour effectuer ce prélèvement, les actionnaires exigent des entreprises des rentabilités excessives, au détriment des salaires et de l’emploi, et n’investissent plus.

Il est donc temps de lever le grand tabou du coût du capital.

S.G.

http://www.legrandsoir.info/le-cac-40-va-distribuer-40-milliards-de-dividendes.html

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 19:12

Parler de "réformes structurelles de compétitivité", c'est accepter le principe d'un moins-disant salarial au plan international : c'est admettre qu'il existe un pays où le niveau du salaire de subsistance est le plus bas, et que ce salaire de subsistance du travailleur le plus misérable de la planète doit jouer le rôle d'un "attracteur" pour l'ensemble des salaires à la surface du globe.

Le salaire moyen au Bangladesh étant aujourd'hui cinq fois plus faible qu'en Chine, j'ai choisi de traduire dans mes conférences l'expression obscure "réformes structurelles de compétitivité" par "aligner les salaires français sur ceux du Bangladesh", une phrase dont la signification est identique, mais présente l'avantage d'être comprise aisément par tous mes auditeurs.

En utilisant cette expression polémique, je ne pensais cependant pas qu'une actualité tragique en ferait à ce point résonner la pertinence.

Le 24 avril, l'effondrement à Savar, un faubourg de Dacca (Bangladesh), du Rana Plaza, un immeuble de huit étages rassemblant un grand nombre d'ateliers de confection aux conditions de travail dickensiennes, a causé la mort de plus de mille personnes, des femmes essentiellement.

A la vue d'étiquettes de marques familières mêlées aux corps sans vie au milieu des gravats, l'indignation est à son comble. La presse financière internationale n'est pas en reste : à de telles situations où des ouvrières et des ouvriers sont renvoyés dans des locaux en voie d'effondrement et aux issues de secours bloquées par une "police industrielle", elle connaît la réponse. Son nom, affirme le Financial Times, c'est la syndicalisation, qui permet aux travailleurs de faire-valoir leurs droits.

 

HAVRES FISCAUX

Tout occupés à échapper à l'enfer du monde rural pour découvrir la paix relative des ateliers urbains (migration qui en vingt ans a fait baisser la pauvreté de moitié), les Bangladais auraient négligé la protection qu'offrent les syndicats. Sans doute, mais peut-être ont-ils en mémoire le syndicaliste Aminul Islam, dont le cadavre portant les marques de sévices fut retrouvé l'année dernière abandonné sur une autoroute.

La révélation spectaculaire des conditions dans lesquelles est produit dans le tiers-monde notre low cost occidental modifiera-t-elle la philosophie de nos dirigeants ? Il en faudrait certainement plus, car nous vivons dans un monde où, si les individus sont encore ancrés dans une logique territoriale, les entreprises ont cessé de l'être depuis plus d'un siècle.

Par le biais de l'instrument juridique qu'est le "trust" anglo-saxon, les individus les plus fortunés, grâce à des montages fondés sur l'anonymat qu'autorisent les havres fiscaux, ont le moyen d'accéder à titre personnel au pouvoir dont disposent les transnationales : pouvoir économique, mais aussi pouvoir politique en raison du poids que l'argent permet d'exercer sur le mécanisme démocratique.

Dans le cadre actuel, la logique du moins-disant salarial est l'un des principes de base de l'économie de marché, à preuve l'indifférence des populations à l'annonce de ces "réformes structurelles de compétitivité".

L'horreur de Rana Plaza restera-t-elle sans conséquences ? Rien n'est moins sûr cependant, car c'est la philosophie du "moins-disant" sous toutes ses formes qui se retrouve aujourd'hui sur la défensive, depuis que l'affaire Cahuzac a mis sur la sellette le moins-disant juridique et fiscal des havres fiscaux, et que l'inviolabilité qui faisait leur force s'est vue compromise dans la résolution de l'affaire de Chypre.

Si en effet les sommes déposées sur un compte dans un havre fiscal ont cessé d'y être en sécurité, c'est l'édifice entier qui s'effondre.


TALON D'ACHILLE

Et c'est là que se situe le talon d'Achille du moins-disant salarial : dans le fait que les opinions publiques sont désormais en rébellion ouverte contre la philosophie du moins-disant dans toutes ses manifestations.

Ce ne sont pas les dirigeants eux-mêmes qui ont mis le holà, mais la réprobation générale les a obligés d'installer des coupe-feu dans l'urgence pour contenir la vague d'indignation. Qu'on pense à la promptitude de la réponse, même si ce n'était pas une transparence voyeuriste que réclamait de la classe politique, l'opinion, mais, bien plus banalement, des gages d'honnêteté.

Le moins-disant juridique et fiscal a atteint le seuil de l'intolérable, parce qu'il instaure en régime idéal la piraterie que les grosses entreprises – transnationales de fait – exercent sur l'économie mondiale : prédation par elles des entreprises plus petites, quant à elles confinées de par leur taille sur le territoire national et contribuant seules par le versement de l'impôt aux frais de maintien de l'ordre commercial, ordre dont les transnationales bénéficient sinon gratuitement, du moins avec un rabais considérable.

Ces transnationales n'en voient pas moins le contribuable voler à leur secours en période de vaches maigres, pour régler non seulement leurs pertes économiques réelles, mais également leurs paris spéculatifs perdus, illustration tragique du principe de "privatisation des profits, socialisation des pertes".

Le moins-disant salarial des "réformes structurelles de compétitivité" relève de la même logique exactement que le moins-disant fiscal : il s'agit là aussi, par la baisse des salaires, de maximiser la part de la richesse créée, qui passera en dividendes et en bonus extravagants que les dirigeants des plus grosses entreprises s'octroient à eux-mêmes.

Paul Jorion (économiste et anthropologue)

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/05/13/le-moins-disant-salarial-en-accusation_3175394_3234.html

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 11:57

Mes chères contrariées, mes chers contrariens !

Il y a plus d’un an, puisque c’était en janvier 2012, j’avais écrit un article intitulé « La bataille de l’emploi est définitivement perdue ».

L’idée générale était de montrer que les progrès majeurs réalisés dans le domaine de la robotique allaient révolutionner le monde du travail… en supprimant des très nombreux voire trop nombreux postes.

Tous les poncifs habituels de la religion du « Prôôgrèèès » !

Suite à ce type d’article, vous avez droit à une déclinaison de toutes les croyances, car il ne s’agit plus d’économie et de faits mais de croyance.

On vous explique que nous allons perdre des emplois bas de gamme, d’ouvriers et que l’on fera des choses plus intéressantes, plus passionnantes, avec plus de valeur ajoutée et mieux rémunérées. Je pense que nous sommes tous d’accord pour atteindre un tel objectif mais les faits depuis 30 ans donnent désormais tort à cette théorie qui ne repose d’ailleurs sur rien si ce n’est une observation empirique de ce qui s’est produit jusqu’à présent.

Depuis en réalité le choc pétrolier de 1975, partout dans le monde, le chômage structurel augmente inexorablement et la croissance diminue d’année en année. C’est assez logique.

Vous voyez un progrès vous en économie depuis les Trente Glorieuses ? Moi non ! Et on commence à avoir du recul, puisque cela fait 30 ans que nous avons quitté les Trente Glorieuses et nous venons de nous farcir les Trente Piteuses. Devant vous ? Les Trente Miséreuses vous attendent ! Progrès mon œil ! Les aïe-trucs ne sont pas un progrès, ils sont de simples technologies. Le progrès c’est l’évolution harmonieuse des sociétés et là, c’est franchement raté partout dans le monde.

Le travail est le mode de redistribution des richesses !

Dans l’économie capitaliste, les rôles de chacun sont bien définis. Il y a celui qui crée. Celui qui finance avec son capital une entreprise. Il y a le travailleur, celui qui vend sa force de travail. Il en tire un revenu qui lui permet d’être un consommateur. C’est la consommation des travailleurs (qui représentent la plus grande masse) qui va faire tourner les économies et les usines.

Or depuis 1975 et de façon exponentielle, la redistribution des richesses via le travail se réduit tendanciellement et de façon exponentielle depuis le début des années 2000. Poids des délocalisations d’un côté, progrès technologiques de l’autre, sans oublier les gains de productivité massifs générés par les technologies Internet au sens large qui commencent juste à donner toute leur puissance.

Un constat implacable

Celui qui ne veut pas voir ne verra pas.

Quel que soit le pays, quelle que soit la couleur politique du gouvernement en place, que l’on parle de l’Allemagne où le chômage est officiellement bas avec une tripotée de travailleurs pauvres, ou de la France avec son chômage élevé mais ses « assistés » aussi riches que les travailleurs pauvres allemands, le problème est le même.

Il n’y a plus assez de travail disponible pour tous. Le constat n’est pas plus compliqué que cela.

Le Saint-Graal de la compétitivité : l’esclave électronique, le robot !

Comme je le disais il y a plus d’un an, le Japon est très en avance dans le domaine de la robotique.

Au moment où la France, avec son ministre du Redressement productif, lance un plan, tenez-vous bien, de 100 millions d’euros pour soutenir la filière robotique française (ce qui est pitoyable compte tenu des enjeux), le Japon, lui, en est déjà au stade de l’exploitation industrielle des humanoïdes avec retour sur investissement en moins de 24 mois.

Vous pourrez regarder cette vidéo sur le site du Figaro dont je donne le lien ci-dessous, ou encore la beauté de Mlle UCROA la robotte à la peau synthétique sur mon article précédent consacré à ce sujet.

Un robot n’a pas sa carte de la CGT.

Un robot ne dort pas.

Un robot ne mange pas.

Un robot n’a pas besoin de pause pipi ni de pause cigarette !

Un robot peut travailler 24h/24, 7j/7, 365 jours par an (moins les quelques jours de panne).

Un robot ne pose aucune question, il ne pose aucun problème, n’a aucune exigence.

Un robot n’a pas l’outrecuidance de demander un salaire pour le travail effectué.

Un robot humanoïde coûte désormais pas plus de 60 000 dollars soit au maximum deux ans de salaires d’ouvrier d’où un retour sur investissement en 24 mois.

Prochainement, très rapidement, les hommes seront remplacés par les robots partout où ce sera possible.

Cela veut dire qu’il y aura certainement des relocalisations, comme c’est le cas d’ailleurs aux USA et même en Europe mais uniquement dans le cadre d’usine ultrarobotisée donc sans emploi ou presque.

Hollande a promis d’inverser la courbe du chômage

Je crois qu’ils n’ont rien compris, à gauche comme à droite d’ailleurs. La révolution robotique, dont vous commencez à voir poindre les effets, sera un tsunami pour l’emploi qui vous déferlera en pleine figure dès 2015.

L’emploi industriel sera rapidement laminé et ne sera plus qu’un souvenir. Puis ce sera le tour des entreprises de nettoyage qui vont virer tous les balayeurs du métro au profit d’humanoïdes. Tous les emplois peu qualifiés vont disparaître. Mais pas ceux qui les occupaient et qu’il faudra bien occuper.

Le balayeur ne deviendra pas ingénieur

La courbe du chômage ne va pas s’inverser, elle va s’amplifier. C’est un changement radical de société auquel nous sommes confrontés. Compte tenu de l’état des finances des pays, le traitement social ne pourra pas être la solution puisque les caisses sont vides.

Nous serons tous des canuts !

Il est et sera de bon ton de faire la comparaison avec les canuts qui ne voulaient pas disparaître et qui menaient un combat d’arrière-garde perdu d’avance. Sauf qu’il y a une différence fondamentale qui rend cette comparaison intellectuellement stupide. La disparition des canuts a eu lieu à la veille de la révolution industrielle, où le besoin d’hommes et de main-d’œuvre n’a jamais été aussi grand. C’était le début de la production de masse, pour une consommation de masse, nécessitant une masse de travailleurs.

Celui qui ne veut pas voir la différence avec la situation actuelle est tout simplement frappé de cécité !

Nous somme capables de faire beaucoup mieux que les « Terminator V1 » que vous pouvez contempler sur cette vidéo déjà saisissante pour comprendre vers quoi évoluent les usines maintenant. Pas demain. Actuellement.

Mais, « les robots classiques travaillent vite et avec précision, mais ils réalisent peu de tâches différentes et n’offrent pas la souplesse et la finesse des humanoïdes», explique Katsuhiko Maruo, directeur de l’usine qui se réjouit et ne cache pas son plaisir devant cette main-d’œuvre « mais la grande différence, c’est qu’ils ne font pas de pause, ils n’ont pas de week-ends, pas de congés et ils travaillent aussi la nuit ».

Qu’allons-nous devenir et que va devenir le monde sans redistribution par les salaires ?

Cette mutation historique va avoir un corollaire très complexe. Si les hommes ne gagnent plus d’argent par les salaires car il n’ont plus travail, et que les robots s’occupent de tout ou presque alors il n’y aura plus de consommateurs solvables pour acheter la production des robots… Cela va être très compliqué à résoudre car toutes les théories économiques, je dis bien toutes, toutes les actions politiques, je dis bien toutes également, sont basées sur l’idée cardinale et centrale du travail !

Or le travail, sous vos yeux, va disparaître en tout cas pour 80 à 90 % des gens. Il restera quelques brillants ingénieurs, quelques plombiers (et encore pas longtemps), nous aurons même les robocops (les robots policiers en service 24h/24). Mais pour la majorité des gens il n’y aura plus de travail.

Alors que va-t-on faire sans avoir à travailler ? Comment répartir production et richesse ? Est-il seulement envisageable de taxer les robots si nous restons dans un monde ouvert et sans frontières ? Comment financer les États-providences et les aides sociales (y compris aux USA) lorsque la fiscalité repose en très grande partie sur le travail (avec les charges sociales par exemple) ? Peut-on verser de l’argent aux gens à ne rien faire toute une vie, et regarder des robots travailler pour nous ? Doit-on aller après les 35 heures vers la semaine de 2 heures ?

La révolution robotique est vertigineuse économiquement mais aussi en termes sociétaux et philosophique. Il peut en sortir le meilleur. Un monde d’où la pauvreté serait éradiquée et où l’homme oisif pourrait méditer, créer, inventer, imaginer en toute indépendance financière.

Il en sortira probablement le pire, avec une période transitoire d’extrêmes richesses pour une infime minorité et une très grande pauvreté pour la plus grande majorité sans distinction de classe sociale. Tout le monde sera touché. Certains résisteront simplement un peu plus longtemps que les autres. Délinquance et désordres sociaux en seront la conséquence la plus évidente.

Comment vous préparer ?

La bonne question à vous poser c’est comment vivre ou survivre dans un monde où vous n’aurez plus d’argent, plus de travail ? Encore une fois, la maison à la campagne avec poulailler et potager sera d’une très grands utilité ainsi que votre PEBC (plan épargne boîtes de conserve), sans oublier votre kit composé de pièces d’or pour stocker votre richesse. Il ne faut pas se leurrer. Dans un monde sans emploi, aucun pays ne sera capable de payer quelques dettes que ce soit.

Pour le moment, il n’est pas trop tard pour acquérir certains savoir-faire sur lesquels les robots auront du mal en tout cas dans un premier temps à être performants. Des tâches demandant une finesse technique important ainsi que de l’analyse. C’est le cas pour de la plomberie chez les gens où les espaces sont confinés et où il sera compliqué de faire intervenir un humanoïde pas très souple !! L’ingénierie bien évidemment mais tout le monde n’en est pas capable surtout que cela deviendra de plus en plus complexe. La maintenance car il faudra bien réparer ces robots. La distribution de robots, car je serai le premier acheteur de mon robot domestique (un cadeau pour ma femme).

Il est également possible d’investir dans les sociétés japonaises qui conçoivent et produisent ces robots. Certaines sont cotées et promises à un très bel avenir… jusqu’au moment où les robots auront supprimé suffisamment de consommateurs (là tout s’effondrera comme un château de cartes).

Voici en tout cas quelques pistes de réflexion que je voulais partager avec vous sur ce sujet. N’oubliez pas, il y aura une bulle financière sur la robotique. Personne pour le moment n’en a conscience. Par rapport à la bulle Internet et pour faire la comparaison, nous en sommes à 1996. Le point le plus bas avant l’envolée des cours.

Il y a une dernière solution : que l’économie des dettes s’effondre avant l’arrivée de la révolution humanoïde. En étant tous ruinés, aucune entreprise ou particulier ne pourra investir dans les robots. D’un autre côté, nous n’aurions pas plus de travail…

Enfin, soyez tranquilles, votre Président (béni-oui-oui soit son nom) vous a dit qu’il allait inverser la courbe du chômage. Vas-y François, je te regarde et je me marre d’avance. Tu vas te planter magistralement mon pauvre. Il faudrait qu’un de ses communicants lui apprenne à pondérer ses promesses. Ce n’est pas dur de dire « nous ferons tout pour inverser la courbe du chômage », plutôt que de promettre « nous allons inverser la courbe du chômage, c’est sûr »…

Charles SANNAT

Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Le Contrarien Matin est un quotidien de décryptage sans concession de l’actualité économique édité par la société AuCOFFRE.com. Article écrit par Charles SANNAT, directeur des études économiques. Merci de visiter notre site. Vous pouvez vous abonner gratuitement www.lecontrarien.com

 

Voir la vidéo de l’usine avec robots humanoïdes en fonctionnement

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http://lecontrarien.us6.list-manage2.com/track/click?u=54fb71744bca4f72b722cf925&id=0d94fbe7dc&e=99c455aa0cVoir le site du fabricant de ces robots

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http://lecontrarien.us6.list-manage1.com/track/click?u=54fb71744bca4f72b722cf925&id=096adce07a&e=99c455aa0cLire l’article de Charles SANNAT sur « la bataille de l’emploi est définitivement perdue », déjà sur le thème de la robotique.

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 18:38
Fébrilité chez les maîtres chanteurs de la dette L’émission d’Yves Calvi, dont les plateaux font défiler quotidiennement les mêmes invités, économistes conformes en tête, largement diffusée : au quotidien et 2 fois par jours s’il vous plaît s’inscrit parfaitement dans le courant de la pensée unique. En gros mettez vous bien dans la tête que nous avons vécu au dessus de nos moyens, que les dépenses publiques doivent être sérieusement diminuées, qu’il va falloir travailler plus longtemps, réduire les prestations sociales, restreindre les droits des sans emploi, réformer le régime des retraites etc .. etc .. ; Pourtant l’émission de ce mercredi 8 mai a réservé quelques surprises : Invités : Bernard Maris, Philippe Dessertine, Philippe Frémeaux, Agnès Bénassy-Quéré sur le thème " Peut-on s'asseoir sur la dette ? " Et c’est ainsi qu’on a pu entendre un Bernard Maris (par ailleurs à Charlie Hebdo, à France inter, membre du conseil général de la Banque de France) et un Philippe Frémeaux d’ "alternatives économiques" plaider pour le non paiement de la dette, affirmer que de toute manière elle ne sera pas réglée, qu’elle est illégitime, qu’il faut remonter à 1973 au moment où Giscard et Pompidou ont interdit à l’état de continuer à emprunter auprès de la Banque de France à des taux pratiquement nuls pour voir la dette se creuser et l’état mis sous la coupe des marchés financiers. Est évoqué le refus massif et déterminé du peuple islandais -contre l’avis de son gouvernement- de payer la dette et qui a permis de ce fait son redressement économique. Mauvais exemple aux dires de l’économiste-financier Philippe Dessertine qui enfourche immédiatement le thème du chaos si le peuple français appartenant à la 4e puissance mondiale refusait à son tour de payer la dette ! Dans les faits il s’agit de défendre les intérêts des marchés financiers et des détenteurs de la dette publique pour aggraver considérablement le processus de privatisation de tous les biens publics comme on peut le constater en Grèce où pour le paiement de la dette ce sont les infrastructures de transports, l’eau, les forêts, les monuments publics, les îles … qui sont livrés à l’exploitation des multinationales ! La nécessité de refuser de payer la dette (déjà remboursée plusieurs fois par le jeu des taux d'intérêt) nous est une idée familière. Ce qui est plus étonnant c’est de voir cette idée défendue sur les plateaux du conformisme et de la soumission aux marchés et à l’Union européenne cela devant un Yves Calvi éberlué ! Question d’autant plus importante et décisive que c’est au nom de la dette, du devoir envers les générations futures qu’on exige des peuples et des travailleurs de se serrer la ceinture, de renoncer aux conquêtes sociales séculaires pour plus de "compétitivité" … du capital. Processus en cours aussi au Portugal ou en Espagne et formaté par l'Union européenne, instrument de destruction des acquis populaires aux mains des monopoles capitalistes. Pour la France, Bruxelles somme le gouvernement, ravi d'obéir, de s'attaquer à nouveau aux retraites, d'ouvrir "à la concurrence" l'ensemble des transports ou d'engager de nouvelles privatisations. L'illégitimité de la dette est une bataille d’idées à mener résolument dans les entreprises pour gagner l’ensemble des salariés, la classe ouvrière à la lutte pour la défense desdites conquêtes et à la nécessaire contre-offensive pour faire reculer le capital sur ses projets de casse et s’engager dans une véritable politique anticapitaliste ! Le débat sur l’opportunité de payer la dette doit donc être engagé en grand devant l’opinion publique, de manière contradictoire en en terminant avec la confiscation de la parole par les serviteurs de l’oligarchie dont l’émission "C’est dans l’air" qui opère sur le service public mais qui est en fait sous la dépendance financière du groupe Lagardère (Maximal Productions)constitue un fleuron ! L’émission du 8 mai dernier étant l’exception qui confirme la règle ! Sortons donc de la culpabilisation, engageons le débat et un mouvement de masse pour refuser de payer leur dette ! Le Front Syndical de Classe
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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 11:39

Mes chères contrariées, mes chers contrariens !

Comme je le dis depuis très longtemps l’une des raisons de la crise très profonde que nous traversons (qui est loin d’être la seule) c’est les délocalisations. Nous fermons nos usines ici pour les ouvrir dans des pays à la main d’œuvre low-cost.

Cela provoque dans les pays occidentaux un appauvrissement que certains continuent à ne pas vouloir voir mais en Grèce comme au Portugal ou en Espagne, ils ne peuvent plus dire que la mondialisation c’est le bonheur et la félicité pour les peuples.

Parallèlement, l’exigence de rendement des entreprises monte chaque année. Désormais un « ninvestisseurs » veut du 20% de croissance par an. Il est évidemment illusoire de gagner 20% tous les ans sur des marchés en croissance de … 0. Résultat ? Ravioli aux bœuf finalement au cheval, huile de tournesol avec 40 000 tonnes d’huiles de moteur (ne rigolez pas vous êtes encore en train d’en boire), lait pour bébé plein de produits toxiques moins chers que le lait… d’où la mort de quelques centaines de nourrissons. Ça ce sont les résultats les plus graves de l’appât du gain. Moins dramatique, on vous vend de la « merdeuuu » comme dirait Jean-Pierre Coffe au prix du caviar et nous sommes dans l’ère du tout jetable, tout devant être remplacé très vite pour gagner encore plus d’argent. Finalement il n’y a rien de pire pour le big business que quelque chose qui dure et qui se répare.

C’est dans ce contexte et vous savez comme je peux être critique qu’un projet de loi fort intéressant est en train de pointer le bout de son nez. Une loi pour lutter contre l’obsolescence programmée.

Que dit la proposition de loi contre l’obsolescence programmée ?

C’est un article de FranceTVinfo qui tente une première synthèse sur ce sujet.

« Le président du groupe Europe Ecologie-Les Verts au Sénat, Jean-Vincent Placé, doit présenter, mardi 23 avril, une proposition de loi pour lutter contre l’obsolescence programmée. L’élu de l’Essonne dénonce un stratagème de certains industriels pour écourter la durée de vie de leurs produits afin de contraindre les consommateurs à renouveler leurs achats. Pour lui, c’est « une aberration écologique et sociale ».

Je ne suis pas un écologiste idéologique, loin de là. Mais disons-le, la croissance infinie dans un monde fini basée sur une croissance liée à une consommation de masse est une aberration intellectuelle et cela ne sera pas tenable dans le temps. Nous voyons déjà les limites d’un tel système avec la raréfaction des ressources, la pollution etc…

Plusieurs principes devraient donc être rapidement discutés.

Vers la définition du « délit d’obsolescence programmée »
Créer un tel délit permettrait d’engager des poursuites en justice. La proposition de loi prévoit jusqu’à 37 500 euros d’amende et deux ans de prison pour les industriels qui feraient usage de ce procédé.

Prolonger la garantie
Le texte prévoit de prolonger de six mois à deux ans le délai durant lequel le consommateur pourrait faire jouer la garantie sans besoin de prouver le défaut de conformité

Rendre les pièces détachées disponibles pendant 10 ans
Cette mesure entend faciliter la réparation des produits. « Le droit d’utiliser des produits fiables, réparables et durables doit être garanti ».

Pour le sénateur Jean-Vincent Placé, cela « permettrait une réindustrialisation locale et la création d’emplois non délocalisables pour l’entretien et la réparation.

Il a parfaitement raison sur ce dernier point. Réparer les choses et les rendre plus durables c’est enrichir notre pays. C’est également permettre à des entreprises françaises ou européennes de redevenir compétitives avec des offres de produits que l’on vend moins souvent, mais plus chers car beaucoup plus fiables. Logiquement le paramètre coût de la main d’œuvre tiendra moins de place dans le prix de revient.

C’est donc une véritable rupture économique qui pourrait être enclenchée avec cette loi. Les normes sont notre meilleure protection, et pourtant elles sont sous-utilisées comme outil nous permettant de sauvegarder l’emploi et l’activité économique. C’est un excellent début et ce projet de loi est vraiment à suivre. Il est simplement à redouter qu’il soit vidé par de multiples amendements de sa substantifique moelle. Mais pour une fois, je suis content des perspectives positives ouvertes par un nouveau projet de loi qui ne propose pas avant tout… un nouvel impôt !!

Justement à propos d’obsolescence programmée, et si l’euro était programmé pour s’autodétruire prochainement ? C’est en tout cas ce que pensent les analystes de la Banque CITI dont la note a été reprise dans un article de la Tribune étrangement passé sous silence.

Charles SANNAT

http://www.lecontrarien.com/lobsolescence-programmee-de-leuro-25-04-2013-edito?utm_source=Le+Contrarien+Matin&utm_campaign=367164748b-daily_newsletter_2013_04_25&utm_medium=email

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 15:51

A  Aulnay, la direction de PSA manipule les chiffres pour mieux faire passer sa politique d’oppression des salariés.

Le 11 décembre 2012, on apprenait que PSA avait décidé à l’avance de supprimer 1 500 postes en plus des 8 000 annoncés en juillet. Le même jour, les syndicats ont rendu un avis négatif sur le plan social proposé par la direction lors du Comité Central d’Entreprise (CCE). Les représentants des salariés ont demandé à un cabinet indépendant, Secafi, de leur remettre un rapport sur la situation économique et financière du groupe. Ils ont convié le président du directoire Philippe Varin pour la remise de ce rapport. Mais bizarrement, celui-ci a décliné l’invitation. Est-ce à cause des 612 millions d’euros qui ont disparu du résultat net grâce à un tour de passe-passe comptable ? Ou bien à cause des surfacturations entre les sociétés du groupe qui, là encore, permettent de cacher la réalité de ses comptes ? Ou enfin à cause de cette politique de rachats d’actions menée depuis maintenant 12 ans, qui a coûté 6 milliards au groupe, et ce pour assouvir la voracité des actionnaires ? Ce qui est sûr, c’est que les capitalistes à la tête de PSA font tout pour prouver aux salariés et à l’opinion publique que s’ils doivent fermer l’usine d’Aulnay, c’est pour sauver le groupe et, au final, les 55 900 emplois restants...

Mais la vérité est tout autre. En réalité, le marché automobile est en pleine restructuration au niveau mondial. Au niveau européen, la chute du mur de Berlin, au début des années 1990, a ouvert les marchés des pays de l’Europe centrale et orientale (Peco) aux capitalistes qui peinaient de plus en plus à écouler leurs stocks en Europe occidentale. Pour optimiser leurs coûts logistiques, ils ont redéployé leurs usines et les usines sous-traitantes dans ces pays. En France, il se produisait 1 million de véhicules en moins en 2008 qu’en 1990.

Le taux d’utilisation des unités de production françaises du groupe PSA tourne autour de 70 %, voire 60 % pour certains modèles. En fermant l’usine d’Aulnay, Philippe Varin va juste augmenter le taux d’exploitation des travailleurs des autres usines françaises du groupe. Le taux d’utilisation des usines restantes va croître de 7 points, ce qui en fera des sites assez rentables aux yeux des actionnaires. En parallèle, les amis de Philippe Varin siégeant au Medef vont continuer à plaider pour une baisse du « coût » du travail, donc des salaires des ouvriers, avec, soyons-en sûrs, l’oreille complaisante du gouvernement «  socialiste  ». Au final, la direction de PSA va essayer de résorber les 200 euros de différence des coûts de production de leurs modèles avec les usines d’Europe de l’Est, car délocaliser une unité de production automobile peut s’avérer trop coûteux par rapport aux bénéfices escomptés, surtout avec la présence sur le territoire français de 60 % des fournisseurs.

Nous nous retrouvons face à de la destruction de capital pour en augmenter la rentabilité, ce qui en soi est le fonctionnement «  naturel  » du capitalisme tel que mis en évidence par Karl Marx. Les conséquences en sont gravissimes pour l’avenir des travailleurs laissés sur le carreau – et pour la santé de ceux que le système a bien voulu garder  !

La Riposte

http://www.lariposte.com/les-mensonges-comptables-du-groupe,1886.html

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 11:34

L’usure internationale ne désarme pas, et c’est désormais au tour de la France, deuxième économie européenne, d’en faire les frais. L’agence privée étasunienne Standard & Poor’s a ainsi confirmé la dégradation des notes à long terme AA+ et à court terme A-1+ de la France. Cette décision intervient quatre jours à peine après le déclassement opéré par Moddy’s, une autre agence de notation. «  Après la stagnation de 2012, a déclaré Standard & Poor’s, nous nous attendons à ce que la croissance de l’économie française ne dépasse pas 0,4% en 2013 ».

Après avoir durement frappé les économies de la Grèce, de l’Espagne, de l’Italie, de l’Irlande et du Portugal, les financiers britanniques et étasuniens s’en prennent aujourd’hui à la France. Et ce, dans la continuité de la une de l’hebdomadaire The Economist du samedi 17 novembre (sept baguettes de pain entourées d’un ruban tricolore, reliées à une mèche allumée telles des bâtons de dynamite), pour lequel « la France pourrait devenir le plus grand danger pour la monnaie unique européenne »… La « perfide Albion » aura pour le coup été parfaite dans son rôle de soutien à l’Oncle Sam, toujours ravi de voir les ennemis du dollar se prendre les pieds dans le tapis.

La première des conséquences de la parte du triple A, c’est l’augmentation du taux d’intérêt exigé par les créanciers. Dans le contexte actuel, la France sera ainsi obligée d’emprunter moyennant des taux d’intérêt encore plus élevés. Quand on sait qu’environ 70 % des créances sur les dettes publiques sont possédés par les 10 % les plus riches de la population (qui touchent de facto 70 % des intérêts), on comprend aisément que le système de la dette publique enrichit les plus riches au détriment des plus pauvres.

Par effet domino, la note des entreprises nationales, des banques et surtout des collectivités territoriales sera remise en cause. Les collectivités dépendant en grande partie des transferts financiers de l’État, elles ne peuvent pas bénéficier d’une meilleure note que lui. Or, une fois leur note dégradée, elles devraient faire face à des créanciers plus méfiants, qui leur réclameraient des taux d’intérêt plus élevés. Cela alourdirait le coût de leur dette et apporterait fort opportunément de l’eau au moulin des thuriféraires du démantèlement des politiques publiques.

Enfin, si les marchés continuent à imposer à la France des taux d’intérêt toujours plus élevés, alors des répercussions en chaîne sont à redouter, des finances de l’État jusqu’au porte-monnaie du consommateur.

Au moment où notre ministre de l’économie et des finances se transforme en VRP du pacte de compétitivité devant des chefs d’entreprises, il est probable qu’un nouveau tour de vis fiscal, voire une baisse sensible des dépenses de l’État, soit nécessaire afin de rassurer les marchés et les emprunteurs.

Vous l’aurez compris, nous ne sommes pas prêts de voir le bout du tunnel. La crise semble totale et s’accompagne d’une exigence de destruction de tout ce qui entrave la concentration des richesses par les grands possédants. Ils appellent cela « déréglementation », « privatisation » ou « libéralisation ».

L’idée selon laquelle il pourrait y avoir sortie de crise sans sortie du système qui l’engendre est une hérésie. Autant vouloir soigner une grippe sans tuer son virus. Cette chimère ne vise, une nouvelle fois, qu’à berner le peuple en lui faisant croire que l’avenir sera meilleur s’il accepte de nouvelles mesures antisociales. Souvenons-nous toutefois que l’histoire a montré que les révolutions ne sont pas prévues dans les calendriers électoraux de la bourgeoisie.

Capitaine Martin

Résistance http://www.resistance-politique.fr/article-a-qui-profite-le-...

http://www.legrandsoir.info/a-qui-profite-le-declassement-de-l-economie-francaise-par-standard-poor-s.html

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 21:43

A la fin d’un entretien réalisé à Washington et publié jeudi 4 octobre par Le Figaro, Mme Christine Lagardexemptéedimpots, à la question: « Le tente de faire baisser les prix à l’échelle de la zone euro pour compenser le fait qu’il [l’euro] ne puisse dévaluer. Est-ce réalisable ? », la directrice du a répondu:

« On l’espère, bien sûr [qu’il est réalisable de faire baisser les prix européens pour retrouver de la compétitivité]. Un des signes avant-coureurs du succès de cette approche est la reprise des exportations. En faisant baisser les prix des facteurs de production, en particulier le prix du facteur travail, on espère rendre le pays plus compétitif et plus intéressant pour les investisseurs étrangers. On le voit déjà un peu au Portugal, en Espagne, et on commence à le voir un peu en Grèce »

M Lagardexemptéedimpôts s’est trompée de siècle. Elle en est encore à l’époque féodale, au doux temps où le seigneur avait droit de vie et de mort  sur ses manants.

 

Ou peut-être que débordée par son travail, elle ne sait pas ce qui se passe dans le Monde. Elle aurait au moins pu prendre le temps de lire le New-York Times. Voici ce qu’il écrivait il y a peu de temps:

« De nombreux Grecs parlent à présent de désordres civils quand le froid va s’installer et que beaucoup de gens ne pourront plus payer leur chauffage. Les prix de l’énergie, y compris de l’essence, ont augmenté, or les Grecs ne peuvent plus tirer sur leur épargne pour absorber ce genre de dépenses. Par ailleurs, on s’interroge sur la disposition de la police à maintenir l’ordre dès lors qu’elle aussi doit subir des baisses de salaires. La semaine dernière, des policiers qui manifestaient devant le bureau du premier ministre ont dû être repoussés par des brigades anti-émeutes »

La politique de Mme Lagardexemptéedimpôts donne les résultats qu’on connaît: misère, précarité, chômage, baisse de l’espérance de vie, suicides, … Mais Mme Lagardexemptéedimpôts ne doute pas, persiste et signe. Le chaos ne lui suffit pas. Il va falloir bientôt s’excuser de vivre.

Mais bon revenons à nos moutons, laissons Mme Lagardexemptéedimpôts (ah oui, elle a un salaire de 427 000 € par an, hors frais de représentation, frais et indemnités divers, appartement de fonction, chauffeur, domestiques, …) à ses démons et revenons au fond : le .

Le travail n’est pas un coût

Déjà le terme est impropre. Le travail n’est pas un coût. Il a cependant un prix. Il correspond ce que le petit Nicolas,  un ami de Mme Lagardexemptéedimpôts appelait « la valeur travail ». Expression reprise en choeur par ses courtisans, mot semi-composé auquel nous préférons le classique sujet verbe complément « le travail a une valeur ».

Et de l’ouvrier au cadre, la compétence, le talent, la responsabilité, l’expérience, l’implication et le temps de travail fourni ont un prix. Mme Lagardexemptéedimpôts aura du mal, vu son salaire, à ne pas l’admettre.

Une entreprise qui recrute investit sur une personne en vue de son propre enrichissement (et inversement). Elle ne supporte donc pas un coût. Que beaucoup de dirigeants d’entreprise, cramponnés au principe de propriété ou à la solde des actionnaires, ne le voient pas ainsi ne change pas la donne incompressible qui veut que la baisse éternelle du salaire paraît difficile voire impossible du moins à ce jour, même si certains veulent supprimer le salaire minimum aussi incroyable que cela puisse paraître. Rappelons que le Smig est à peine au-dessus du seuil de pauvreté et que la France compte près de 2,5 millions de travailleurs pauvres.

 

Le prix du travail en

L’Institut de statistiques européen Eurostat a dressé en avril de cette année la carte du coût prix horaire de la main-d’œuvre, en Europe et dans la zone euro.

En Bulgarie, une heure de travail revient  3,50 € à l’employeur, charges patronales et cotisations sociales comprises. En Belgique, 39,30 €. C’est ce qu’on appelle l’harmonisation européenne.

En moyenne, dans les vingt-sept pays de l’Union, le prix horaire du travail s’établit à 23,20 € et dans les dix-sept pays qui ont adopté la monnaie unique (zone euro) à 27,60 €. Comme attendu, le prix du travail en Allemagne est inférieur à celui de la France : 30,10 €, contre 34,20 €. Cependant l’Allemagne n’a pas de salaire minimum généralisé, contrairement à la France. Ce qui lui a valu de se faire, récemment, gentiment tirer les oreilles par la Commission européenne, qui préconise de généraliser le salaire minimum (mais secteur par secteur, ce que dénoncent les syndicats).

Par ailleurs, la compétitivité allemande trouve aussi sa source dans la forte précarité des salariés. À la fin 2011, pas moins de 7,4 millions d’Allemands avaient un « 400-euros-job », un emploi à 400 €, à temps partiel et à durée déterminée, et sans bénéficier de . C’est ce qu’on appelle le modèle allemand.

Constatons l’absence de corrélation entre la santé de l’économie et le prix du travail. L’Italie, la Grèce, l’Espagne, l’Irlande (qui en plus fait du dumping fiscal), le Portugal avec des prix horaires pourtant inférieurs sont dans la panade, alors que la Suède et le Danemark se portent à merveille. Le Royaume-Uni tire son économie en avant par sa financiarisation sauvage et son opposition à toute réglementation du marché financier. C’est ce qu’on appelle la cohérence européenne.

Constatons aussi que se référer à la moyenne est un non sens tant l’écart des extrêmes est important.

Le Journal du Net à publié en février 2012 un comparatif du prix du travail par secteur, graphiques à l’appui. Nous vous invitons fortement à le consulter. Il en ressort qu’à ce niveau, la France se place dans le Top 5 des pays européens où le prix du travail est le plus élevé mais sans jamais occuper la première place. Et même que la 6e dans la santé et le social, voyez- vous ça…

Selon M Artus, le directeur de études économiques de Natixis, qui n’a pas les mêmes graphiques, seule l’économie française est handicapée en Europe par un prix du travail trop élevé. Celui-ci serait plus lourd en Allemagne ou en Suède, mais les industries de ces pays sont mieux spécialisées, dans le haut de gamme. Autrement dit selon M Artus, le prix du travail ne doit pas être fonction du travail mais du marché espéré. Donc pour être certaine d’être compétitive, une entreprise n’a qu’ à baisser indéfiniment le prix du salaire. Pour un peu, il va falloir payer pour travailler. C’est bien, M Artus, c’est bien. Ça sert les études.

Les autres ressorts de la compétitivité

C’est drôle,  Mme Lagardexemptéedimpôts  n’en parle pas: les salaires mirobolants des dirigeants, les stocks options, les retraites chapeau, les jetons de présence des conseils d’administration, les frais démesurés, les spéculations à tout va, les , l’exil fiscal, la recherche, l’investissement, la formation et la santé des travailleurs, l’enseignement, la productivité….

La productivité. Les Français, Mme  Lagardexemptéedimpôts, sont parmi les champions du Monde de la productivité, ce qui compense et légitime aussi le prix du travail. La productivité par heure de travail (PIB de 1 932 milliards d’euros en 2010 divisé par 42 milliards d’heures travaillées) est plutôt élevée en France. Elle est plus élevée qu’en Allemagne (46,4 euros en France par heure contre 38,4 euros en 2010).

Reste que ce sont les charges sociales qui vont être touchées. Bon. Bravo. Ça finira comme aux Etats-Unis où 50 millions d’américains n’ont aucune couverture sociale, où 250 000 malades psychiatriques errent dans les rues, où l’espérance de vie commence à régresser, où 2,5 millions de personnes sont incarcérées. Que des prétendent que c’est la protection sociale qui a permis à la France de mieux supporter la est sans doute une ineptie indigne d’intérêt.

Les salaires en Europe

Dire qu’en baissant le prix du salaire en France cela  va permettre une plus grande compétitivité des entreprises, est une ineptie au regard des écarts de salaires existants dans les pays européens de l’UE à qui la France consacre près de 60% de ses exportations.

En moyenne à équivalent temps plein, les habitants du Royaume-Uni gagnent par mois 3 118 euros, soit quatre fois plus que les Bulgares, qui eux sont rémunérés à hauteur de 688 euros. A l’exception de la Finlande, les pays du Nord et de l’Ouest de l’Europe affichent tous des salaires mensuels supérieurs à la moyenne européenne, estimée à 2 395 euros. Les disparités entre les pays sont tout aussi conséquentes lorsqu’on tient compte du salaire horaire.

La France ne sera jamais compétitive en Europe à l’égard de certains pays, même en divisant par deux les salaires des Français qui de plus ne consommeront plus du coup et dont la (sur)vie sera à la charge de l’Etat. Tous les pays ne peuvent pas rêver de disposer, en même temps, d’excédents commerciaux. Si certains en dégagent, c’est parce que d’autres exposent des déficits. C’est ce qu’on appelle la loi du marché si chère à Mme  Lagardexemptéedimpôts.

Le vraies questions, c’ est de savoir vers quels pays le prix de salaire est un frein pour les exportations françaises, pourquoi , et comment s’adapter sans encore une fois s’en prendre aux mêmes sur la base de diagnostics tronqués et solutions à la volée.

Mme  Lagardexemptéedimpôts ni les caciques de l’ultra-libéralisme sauvage ne peuvent prouver ce qu’ils affirment. Ils l’auraient déjà fait. Avec pertes et fracas.

Mais rassurons  Mme  Lagardexemptéedimpôts: en France, entre 1998 et 2008, les 10 % les plus pauvres ont reçu 2,8 % de l’ensemble de la richesse nationale, alors que les 10 % les plus riches ont disposé de 31,7 %. En dépit du ralentissement de la croissance, la France continue à s’enrichir. Entre 1998 et 2008, le revenu global des ménages après impôts et prestations sociales s’est accru de 260 milliards d’euros en termes réels (inflation déduite). Mais cette richesse a été largement captée par une minorité. Mais c’est normal. Seuls les dirigeants assurent l’enrichissement d’une entreprise…

C’est ce qu’on appelle la civilisation du progrès.

Téléchargez: Apercu du Commerce extérieur de la France

Sources: Le Monde Diplomatique - Ouest France - Journal du net  - La Tribune - Le Point - Coe Rexecode- Observatoire des inégalités

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 08:33

Pour les économistes le lien entre les deux est évident. Pour les non spécialistes, l’évidence vient de la répétition permanente de celui-ci par ceux là.

Un peu comme dans le cas des retraites, qui fait un lien, absurde, entre paiement des pensions et démographie, le matraquage politique fini par convaincre l’immense majorité à accepter ce que disent les « spécialistes » et surtout à ne pas approfondir la question.

Alors justement, approfondissons !

LA CROISSANCE …

Rares sont celles et ceux qui la remettent en question. Les adversaires de la croissance, les « décroissants » sont considérés comme des personnages exotiques, peu crédibles… et pourtant !

Qu’est ce que la croissance ?

Il s’agit de la variation, sur un période donnée, l’année par exemple, de la production, pour un pays en général, de biens et services. Cette mesure se fait à partir du PIB (Produit Intérieur Brut), lui-même calculé à partir de la valeur ajoutée produite par les unités de production. Le taux de croissance étant l’expression en pourcentage de cet accroissement.

Autrement dit, et dit plus simplement, il s’agit de l’accroissement de la richesse, de l’accroissement des biens et services qui peuvent satisfaire les besoins. Plus le taux de croissance est important et plus de richesses ont été produites, par rapport à la période précédente.

La persistance de la croissance est donc, dans un système qui se réclame de l’expansion, de l’accroissement de la production et de la consommation, un facteur fondamental. « Tout pour la croissance » tel est le mot d’ordre.

Pourtant, cette vision apparemment évidente et très simpliste, pose deux questions fondamentales :

- la croissance est-elle simplement liée à des capacités de production ?

- le bonheur, le bien être, sont-ils dans la croissance ?

A la 1er question, il faut répondre non car, si en principe il y a un lien entre capacité de production et production, dans le cadre concurrentiel du capitalisme, l’existence des capacités de production est conditionnée par leur compétitivité au regard des concurrents. Par exemple, si la France a perdu une grande par de sa production industrielle, c’est parce que des concurrents ont pu produire dans de « meilleures conditions » économiques, plus rentables, et ont entraîné la désindustrialisation du pays. Le mythe de la croissance volontariste , s’il a pu correspondre à une réalité, celle où l’on avait sous la main les capacités de production, n’existe plus aujourd’hui.

A la 2e question – difficile - on doit répondre également non. Il paraît qu’ « abondance de biens ne saurait nuire »,… encore faut-il mesurer dans quelle proportion…

A court terme et individuellement, ce ne sont pas les « mieux » lotis qui sont les plus heureux… ce qui n’est pas un hymne à la pauvreté et au dénouement, mais à la mesure et à l’expérience. Entre aussi en jeu la conception que l’on a de la vie. On peut être heureux avec peu et malheureux avec le superflu.

A long terme et socialement, l’abondance permanente et illimitée de bien et services est, à l’échelle sociale, planétaire, une catastrophe et une aberration écologique : déchets, pollution, destruction des ressources naturelles,…

On pourrait imaginer une proportion « raisonnable » entre croissance et augmentation de la population, donc des besoins,… mais nous savons bien que ce n’est absolument pas le cas. On produit pour produire et pour vendre avec des gaspillages colossaux et des inégalités flagrantes dans un système qui ne respecte par l’être humain en tant que tel.

Alors finalement pourquoi ce culte de la croissance ?

… ET L’EMPLOI.

Là est probablement la vraie raison de l’impératif de la croissance. Pas pour les profiteurs du système qui vivent - encore que le financier l’a emporté sur l’économie réelle - sur l’illusion de l’enrichissement par l’extension illimité des marchés. Pour les responsables politiques – de droite/extrême droite comme de gauche - garants du système, l’emploi représente une condition nécessaire – quoique pas suffisante – de la stabilité sociale.

A contrario, une société dans laquelle une grande partie de la population est sans emploi, est en voie de délitement et ce pour une raison simple : l’individu n’existe socialement dans le système marchand que s’il a une utilité économique, autrement dit si sa capacité de travail est reconnue selon les critères de fonctionnement du système.

En effet, le système marchand, ne peut concevoir l’individu comme simplement un être humain, mais comme un facteur de production. Ce statut a l’ « avantage » de procurer à chacune et chacun les moyens de subsistance : le salaire. Mais le revers de la médaille c’est que chacun n’existe qu’en fonction des lois du système et qu’il lui impose.

Le seul sous emploi, chômage toléré – tolérable – pour le système c’est celui qui permet de faire pression sur les salaires… l’ « armée de réserve ».

Tant que dans le pays on a pu produire à peu près tout ce qui était consommé et même plus (exportations), le besoin de force de travail (main d’œuvre), garantissait un emploi pour à peu près tout le monde. Ce furent les années de « plein emploi », l’époque où trouver un travail ne posait pas problème.

Or cette période est terminée : la mondialisation du marché du travail et l’extraordinaire automatisation des tâches, si elles ont permis au Capital de se valoriser d’une autre manière, ont détruit une masse considérable d’emplois locaux. Pas question bien entendu de « répartir » le travail qui restait, au nom de la sacro-sainte rentabilité. On en arrive alors à la situation absurde où une partie de la population active subit un rythme de travail de plus en plus stressant, alors qu’une autre partie est privée d’emplois.

LE DILEMME INSOLUBLE

Pour les gestionnaires du système marchand, l’impératif de croissance et moindre que celui de l’emploi. Le manque de croissance en soi n’est pas catastrophique, ce qui l’est par contre c’est une société comportant une masse conséquente d’exclus du travail, de chômeurs… Or, qui dit « au travail » dit production,… c’est donc par le « bout » de la production que le problème de l’emploi est posé.

Le raisonnement est le suivant : si l’on arrive à relancer la production, cela va impliquer que l’on a besoin de force de travail, donc on réduira le chômage.

Le raisonnement n’est pas, à priori absurde, mais il comporte un défaut : que produire ?. Dans un pays où l’on a sacrifié sur l’autel de la rentabilité marchande mondialisé une bonne partie de l’appareil productif, on ne voit plus très bien comment on peut répondre à cette question. Et même si l’on reproduit des biens que l’on avait abandonnés, encore faut-il les produire dans des conditions de rentabilité compatibles avec le marché pour garantir la pérennité de l’emploi ainsi créé.

On est là au cœur de la contradiction du système marchand, système qui privilégie la réalisation de la valeur produite sur l’existence de l’individu.

Le réponses apportés par les gestionnaires sont dérisoires – aides à l’emploi, emplois protégés, subventionnés,…- bref un rapiéçage qui évite de poser la question de fond : dans l’intérêt de qui fonctionne l’économie ?

On comprend dès lors que, dans ces conditions, aussi bien la Droite (et l’extrême droite) et la Gauche sont incapables de résoudre le problème.

Juin 2012

Patrick MIGNARD

http://www.legrandsoir.info/la-croissance-et-l-emploi.html
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