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Faurecia Beaulieu Structures

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 15:40

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a annoncé vendredi, lors de sa visite aux salariés qui occupent l’usine Fralib de Gémenos, menacée de fermeture, que le groupe Unilever acceptait de reprendre les négociations.

Il a nommé un médiateur pour étudier les possibilités de reprise, dont celle que proposent les salariés.

Unilever s’est, de son côté, engagé à ne pas déménager les machines du site tant que ces discussions seront en cours, ni à faire procéder à son évacuation passé le 1er juin, date butoir donnée par la justice.

La CGT, largement majoritaire parmi les salariés, réclamait de longue date le maintien de l’outil industriel et une table ronde nationale pour mettre en place un projet de reprise de l’activité sur le site de Gémenos mais la direction d’Unilever avait maintenu son projet de fermeture, avec le déplacement d’une centaine de salariés sur d’autres sites en France.

vendredi 25 mai 2012, par Isabelle Chasserant

http://www.cgt.fr/Unilever-accepte-de-reprendre-les.html

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 23:46

Le monde du travail est décidemment très dur pour les femmes. Aux inégalités de salaires, aux temps partiels imposés, à la précarité, aux carrières ralenties, aux retraites réduites, les lois existantes n’apportent pas de solution, faute d’être appliquées. Le harcèlement sexuel, autre forme de violence sexiste serait maintenant impuni !

L’ancien ministre et ancien député du Rhône Gérard Ducray, condamné en appel en 2011 pour harcèlement sexuel à trois mois de prison avec sursis avait accompagné son pourvoi en cassation d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) attaquant la loi sur le harcèlement sexuel. « Le fait de harceler autrui dans le but d’obtenir des faveurs de nature sexuelle est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende », stipulait l’article incriminé. Il a été jugé trop flou :le 4 mai, les sages du Conseil constitutionnel ont rayé le délit du Code pénal. Avec effet immédiat.

Des centaines de procédures judiciaires risquent d’être annulées. Les victimes dont les procédures sont en cours voient ainsi s’ajouter des souffrances supplémentaires à celles qu’elles ont subies du fait des comportements inadmissibles de collègues, souvent leurs supérieurs hiérarchiques.

L’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT) qui milite pour un durcissement de la loi, demandait l’abrogation de ce texte, mais de manière différée afin d’éviter tout vide juridique.

Avec de nombreuses associations, collectifs, syndicats, la CGT exige de nouveaux droits, une nouvelle loi, dès le début de la prochaine législature : ce sont les harceleurs qui doivent se sentir en danger !

Au contraire plus aucune personne harcelée ne doit se sentir isolée, sans défense. Sur le lieu de travail, c’est une affaire syndicale avant d’être judiciaire.

Montreuil, le 7 mai 2012

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 08:22

L’Organisation internationale du travail (OIT) a publié ce lundi 30 avril à Genève ses chiffres provisoires de l’emploi dans le monde. Elle estime, pour l’année 2011 que le chômage total serait de 196 millions, et passerait en 2012 à 202 millions.

Pour l’OIT, environ 50 millions d’emplois font toujours défaut par rapport à la situation qui prévalait avant la crise de 2008. "L’austérité n’a pas produit plus de croissance économique", a souligné son directeur, critiquant des politiques d’austérité "contre-productives" ayant conduit à une faible croissance économique et à des destructions d’emploi, sans pour autant avoir réduit de façon majeure les déficits budgétaires. "Le piège de l’austérité est en train de se refermer".

http://www.cgt.fr/L-OIT-denonce-l-austerite.html

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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 11:15

 

Le 0.2%: d'où vient-il?
quelle finalité?

 

Pour bien comprendre le budget de fonctionnement du CE, il faut rappeler que les 0,2% du CE font parti des dispositions de la « loi du 28 octobre 1982 relative au développement des institutions représentatives du personnel ».

C’est à dire qu’il s’intègre dans un dispositif législatif visant à donner des moyens et des pouvoirs nouveaux au comité.

Pour la première fois le CE va pouvoir aller en justice (personnalité civile), y assigner l’employeur, faire appel à des experts payés par l’employeur ou libres (payés par le CE) se voit reconnaître la possibilité de former ses élus (les titulaires ont leur salaire maintenu par l’employeur dans le cadre des formations économiques mais les frais de stage restent à la charge du CE).
Aussi le législateur a considéré qu’il était nécessaire de doter le CE de moyens financiers pour ces activités économiques nouvelles, d’où la création du budget de fonctionnement.
C’est un budget distinct des activités sociales avec une utilisation différente. Il vise à budgéter les besoins financiers générés par les droits nouveaux Il ne peut pas servir à financer les activités sociales.
L’employeur ne peut pas y retrancher des moyens accordés pour la fonctionnement des activités sociales .
Et la Cour de Cassation a également sanctionné des élus qui utilisaient cet argent pour un voyage au Canada dans le but de se « former en visitant la foire du livre (4 mois d’emprisonnement avec sursis et 6000Fr d’amendes pour abus de confiance) . L’utilisation du budget
Donc, c’est un budget strictement autonome avec une utilisation bien précise.
C’est cette utilisation précise que vient de rappeler, en ces termes, la Cour de Cassation :
«Attendu ensuite que si le comité d’entreprise décide librement de l’utilisation des fonds reçus au titre de son budget de fonctionnement, ses dépenses doivent s’inscrire dans le cadre du fonctionnement du comité d’entreprise et de ses missions économiques;

Et attendu que si la subvention de fonctionnement peut être affectée à la prise en charge d’actions de formation ou d’achat de presse au profit des membres du comité d’entreprise, cette prise en charge doit se rattacher aux attributions économiques du comité;
que la cour d’appel, qui a constaté que les délibérations prévoyaient le financement, sur le budget de fonctionnement du comité d’entreprise, de formations et d’abonnements lecture sans lien avec ses attributions économiques mais se rattachant à l’exercice de fonctions de nature syndicale et dont le bénéfice était en partie étendu à des représentants syndicaux extérieurs au comité, a pu en déduire, abstraction faite du motif erroné mais surabondant visé par la deuxième branche du moyen, que la mise en oeuvre de ces délibérations constituait un trouble manifestement illicite qu’il lui appartenait de faire cesser » ;

En clair, le 0,2% ne peut pas être utilisé ni pour l’activité syndicale, ni pour financer des formations syndicales.
Seule la formation spécifique à la fonction d’élu du CE en lien avec l’activité économique et professionnelle de ce dernier peut être financé par le budget de fonctionnement
Pour la formation syndicale, c’est nouveau, jusqu’alors, la Cour de Cassation n’avait rien dit.
Des auteurs, comme Maurice Cohen, considéraient possible de la financer indifféremment avec le budget de fonctionnement ou celui des activités sociales.
Aujourd’hui la position de la Cour de Cassation ne laisse que la porte d’une bourse votée chaque année dans le cadre des activités sociales pour compléter l’obole constituée par le 0,008 ‰.
Le calcul du budget de fonctionnement
C’est l’ensemble du compte 641 du compte de charges de la comptabilité qui doit servir pour les deux budgets.
Pour le budget de fonctionnement, il convient d’ajouter la masse salariale brute dégagée par les salariés des entreprises extérieures intégrées de manière permanente et étroite à la communauté de travail .
Le recours à l’expert-comptable commis pour les comptes annuels de l’entreprise sera de bon aloi pour nous aider à déterminer la base de référence des masses salariales.
Enfin, la Cour de Cassation, pour la première fois, aussi, a tranché pour les entreprises où se crée un CE nouveau:
le comité d’entreprise mis en place pour la première fois ne peut pas réclamer rétroactivement la subvention de fonctionnement correspondant aux années antérieures à sa création.
Ceci, quand bien même l’employeur aurait manqué à son obligation d’organiser les élections de cette institution sur cette période.
Cette jurisprudence ne semble par remettre en cause celle de 2005 qui considérait que le CE, dont l’activité avait été suspendue, était créancier des sommes qui auraient du être versées pendant la période d’inactivité.
Enfin, la prescription quinquennale ne court pas lorsque la créance, même périodique, dépend d’éléments qui ne sont pas connus du comité et doivent résulter de déclarations que l’employeur est tenu de faire.
Ainsi, il ne peut pas être déclarée prescrite l’action du comité d’entreprise, quand il résulte que le comité d’entreprise n’avait pas eu communication par l’employeur des éléments nécessaires à l’appréciation de ses droits.

 

http://www.ftm.cgt.fr/textelong.php?IDchapitre=893&IDrub=1&IDsousrubrique=6

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 14:51

logo-FSCC’est par la presse extérieure à l’organisation que les militants sont finalement informés des désaccords sur la succession annoncée du premier responsable de la CGT !

Un nom, sur proposition du secrétaire général, devait émerger de la Commission exécutive de ce mardi 17 avril !

Faute de consensus sur cette proposition - illustration du trouble qui se manifeste dans notre organisation - , c’est au 25 mai, dans la perspective du Comité Consultatif National des 30 et 31 mai que la décision est reportée.

 

Démocratie syndicale 

Les difficultés rencontrées dans le débat, l’échec de cette tentative, ne résultent-ils pas de la procédure choisie elle-même et du refus de débattre sur le fond, de faire le bilan de l’action de la direction sortante et des orientations à venir de la confédération ?

A quoi sert-il en effet d’avancer des noms sans débat d’orientation si ce n’est à transformer la direction de la CGT en une écurie de prétendants au pouvoir et à la course aux places à l’instar de ce qui se passe malheureusement trop souvent dans le monde politique ?

Et ce n’est pas un hasard si une série de fédérations et d’UD (selon la presse) auraient fait le choix de ne pas faire de choix en refusant de proposer des noms et en avançant un certain nombre de critères pour la succession envisagée!

Et pourquoi le choix et le débat devrait-il être circonscrits à une consultation au seul sein de l’appareil de direction ?

Déjà lors du dernier congrès la proposition de candidature de Jean-Pierre DELANNOY avait été repoussée sans débat de fonds en évoquant le respect statutaire.

En réalité pour éviter ce débat et imposer les choix d’accompagnement du système et de sa crise. Choix concrétisés par l’adhésion à la CES réformiste et à la CSI, présentés comme irréversibles, et comme ne pouvant pas faire l’objet d’une interrogation et d’une contestation !

Pourtant, plus que jamais, le bilan de 15 ans de reculs sociaux dramatiques doit être fait !

Pourtant,plus que jamais, à l’heure d’une crise sans précédent du capitalisme et de la "guerre sociale" qui s’annonce au-delà du résultat des présidentielles, le débat sur la nécessité d’organiser la lutte des travailleurs sur la base d’orientations de lutte de classes et non de collaboration doit avoir lieu !

Pourtant, plus que jamais l’intégration de la CGT dans les institutions européennes doit faire l’objet d’une interpellation à l’heure où l’appartenance à l’Union européenne et à la zone euro sert de levier à la mise en œuvre des politiques d’austérité et à la flexibilisation mortelle du marché du travail et donc de l’emploi!

Voilà les critères qui selon le FSC doivent présider au choix du ou de la futur(e) dirigeant(e) de la CGT !

La démocratie syndicale exige que chaque syndiqué compte pour UN. Toute l’organisation doit-être associée à cedébat en faisant appel aux propositions de toutes les structures de l’organisation : UD, UL, fédés, Unions, syndicats …

Les adhérents ne doivent pas rester spectateurs d’un débat de sommet dans les semaines qui viennent dans la perspective du prochain CCN (30 et 31 mai 2012) mais également dans la perspective du prochain congrès (50éme en mars 2013).

Rapidement, démocratiquement, actifs et retraités, intervenons pour que ce débat devienne incontournable et que d’autres propositions nominatives émergent en phase avec des orientations de luttes et de pratiques démocratiques !

 

Le Front Syndical de Classe

mi-avril 2012

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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 19:51

Le Medef espérait obtenir un accord aujourd’hui. Cela n’est pas le cas.

La CGT s’en réjouit, elle qui avait mobilisé en ce sens en informant les salariés et en les invitant à s’exprimer avec leurs représentants. D’autres acteurs ont également manifesté leur opposition à ces accords. Le Medef a dû tenir compte de ce rapport de force.

Pour autant, le danger existe toujours. Une prochaine réunion est fixée au 16 mai. Le texte proposé par le patronat aujourd’hui même n’a pas évolué sur les aspects fondamentaux.

Le Medef entend toujours imposer la flexibilité aux salariés et s’affranchir de tout risque juridique. Comme précédemment, il s’agit de baisser les salaires et de faire varier la durée du travail en échange d’un hypothétique engagement à maintenir l’emploi.

La libéralisation du licenciement reste singulièrement en ligne de mire.

Gêné par les normes internationales qui pourraient invalider le texte, le Medef cherche la parade en remplaçant le terme de licenciement par celui de « rupture sui generis ». Le but du patronat est d’empêcher l’intervention du juge sur le bien-fondé du licenciement, et d’échapper aux règles applicables aux entreprises en matière de licenciement économique.

Le patronat refuse toujours de s’engager sur des « contreparties ». Pas un mot sur les dividendes, les actionnaires ou la responsabilité des groupes.

Il pousse la provocation en refusant toute sanction en cas de non respect des engagements de l’entreprise ou de fausses informations sur la situation économique.

Ce projet s’inscrit dans une logique commune à toute l’Europe à laquelle les syndicats européens avec la Confédération Européenne des Syndicats s’opposent : celle de la cure d’austérité et de la dérèglementation du travail.

Les salariés ont toutes les raisons de continuer à mettre cette négociation sous surveillance. La CGT poursuivra dans ce sens en informant et en mobilisant pour d’autres réponses à la crise actuelle. D’ores et déjà, elle appelle les salariés à se mobiliser dans l’unité pour l’emploi, les salaires, la protection sociale à l’occasion du 1er mai.

Montreuil, le 13 avril 2012

http://www.cgt.fr/Le-Medef-differe-mais-ne-renonce.html

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 11:40

Dans un communiqué, la fédération CGT des activités postales et de télécommunication apporte son soutien aux salariés marocains de Total Call, sous traitant de Free qui sont en grève depuis plusieirs jours pour revendiquer un salaire décent et dont les augmentations sont gelées depuis 6 ans.

Ils revendiquent de meilleures conditions de travail, le transport et la restauration des personnels. Mais aussi un respect de la loi en matière de représentation du personnel.

" Cette situation vécue au Maroc est la conséquence de la stratégie des opérateurs et de leurs sous-traitants, qui vise avant tout à préserver voire augmenter leurs marges en faisant de l’emploi et des salaires la variable d’ajustement", écrit la CGT FAPT.

"Ainsi Free, comme les autres opérateurs de téléphonie mobile tirent profit des différences de réglementations et de coût du travail pour remettre en cause l’emploi et les acquis sociaux en France et faire payer aux collègues Marocains le prix de la guerre économique.

La CGT FAPT affirme qu’il n’y a aucune fatalité à la baisse de l’emploi et des rémunérations. Le niveau des marges des opérateurs permet une politique de baisse des tarifs, tout en maintenant l’emploi et le pouvoir d’achat des salariés. La mobilisation dans chaque entreprise doit imposer d’autres choix.

La mobilisation des salariés des centres d’appels dit « off shore » contribue au rapport de force pour combattre la mise en concurrence des salariés et exiger la réponse aux revendications convergentes des salariés de la relation client par téléphone.

La CGT FAPT soutient le mouvement syndical des travailleurs marocains, exige que la direction de Total Call et du donneur d’ordre Free répondent aux revendications et respecte le droit. La direction de « Total Call » doit organiser dans les plus brefs délais des élections afin que les salariés soient représentés et puissent faire valoir leurs revendications légitimes.

La CGT FAPT exige des gouvernements et des opérateurs une autre répartition des richesses au service, de l’emploi, des salaires, des besoins de la population. Des choix pour le progrès social et l’intérêt général plutôt que la rémunération des actionnaires."

 

http://www.cgt.fr/La-CGT-soutient-la-lutte-des.html

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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 15:05

Des négociations nationales se tiennent actuellement et les employeurs proposent un texte qui permettrait de baisser les salaires et faire varier la durée du travail par accord d’entreprise, ceci en échange d’un hypothétique engagement à maintenir l’emploi.

Concrètement, ce projet d’accord permettrait aux employeurs de modifier des éléments fondamentaux de votre contrat de travail, tel que durée du travail, conditions de travail, aménagement du temps de travail et rémunération.

Le monde de demain version Medef
Le contrat de travail Aujourd’hui
Votre rémunération, votre durée du travail sont souvent fixées dans votre contrat de travail.
L’employeur ne peut pas les modifier sans votre accord.
Demain
Dès que l’entreprise prétendrait pressentir des problèmes économiques à venir, elle pourrait négocier un accord de baisse des rémunérations, de variation de la durée du travail ! Ces modifications vous seraient imposées par accord d’entreprise. Si vous les refusiez vous seriez licenciés !
Le licenciement Aujourd’hui
Vous refusez la modification de votre contrat de travail. L’employeur ne peut pas vous licencier pour ce refus.
Eventuellement, s’il démontre que l’entreprise connaît des difficultés, il peut vous licencier pour motif économique, avec les garanties attachées à ce type de rupture (reclassement, contrat de sécurisation professionnel …) Si vous êtes 10 à refuser cette modification, l’employeur doit faire un plan de sauvegarde de l’emploi.
Demain
Lorsque l’accord d’entreprise vous imposerait une modification de votre contrat de travail (rémunération, durée du travail…) et que vous la refusiez, votre licenciement ne serait pas considéré comme économique. Votre motif de licenciement serait inattaquable devant un juge ! Le comité d’entreprise ne pourrait pas vérifier la réalité des difficultés économiques, faire des propositions alternatives aux licenciements, défendre vos intérêts. De plus, l’employeur échapperait aux obligations propres à ce type de licenciement (reclassement, contrat de sécurisation professionnel, ..) !

 

La CGT refuse de négocier le chantage à l’emploi en renonçant aux garanties du Code du travail et des contrats de travail pour répondre à la logique libérale !

Ce projet d’accord, négocié dans la précipitation permettrait aux entreprises de soumettre le contenu de vos contrats de travail aux aléas économiques ! Et en échange de vos sacrifices…aucune contrepartie ! Si les employeurs doivent s’assigner un objectif de maintien de l’emploi, ils ne pourront pas être sanctionnés en cas de non respect de cet engagement !

Concrètement, plus de souplesse pour l’employeur et moins de garanties pour le salarié.

De plus, le Medef indique clairement que les dirigeants et actionnaires ne seront pas contraints de faire le même effort que les salariés ! En clair, pendant que les salariés voient leur rémunération baisser, celles des dirigeants restent intactes et les actionnaires continuent à toucher des dividendes ! Au final, les entreprises pourraient donc baisser les rémunérations pour augmenter leur profit ! Bel exemple de justice sociale ! À l’image des politiques d’austérité et de dérèglementation que l’on tente d’imposer à tous les salariés en Europe, cet accord ne répond en rien aux difficultés que peuvent connaître certaines entreprises : son seul objectif est de casser des garanties sociales !

Pour sortir de la crise, il faut augmenter les salaires, développer l’emploi et les qualifications

Face au patronat qui veut imposer rapidement l’accord lors d’une séance de négociation le 13 avril, la CGT lance un processus de motion à envoyer par les syndicats au Medef portant le refus de négocier le chantage à l’emploi.

Votre intervention est indispensable ! Nous vous invitons à soutenir la motion syndicale et à proposer sa signature à tous vos contacts.

 

http://www.cgt.fr/Le-patronat-veut-la-peau-du.html

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 09:57

A l’approche des prochaines échéances politiques, le Medef rêve sans complexe : il propose à travers les futurs "accords compétitivité emploi" souhaités par Nicolas Sarkozy, de pouvoir négocier dans les entreprises toutes les réglementations qui aujourd’hui gênent le patronat : durée du travail, conditions de travail, éléments de rémunérations, aménagement des taux horaires ou du salaire, suppression de primes …

Le salarié n’aurait qu’à se soumettre à ces accords ou se faire licencier pour cause réelle et sérieuse. Le licenciement ne lui ouvrirait pas les mêmes droits qu’un licenciement économique : ni droit à un plan de sauvegarde de l’emploi, ni à un droit au reclassement, ni droit au contrat de sécurisation professionnelle (CSP) …

Ce dispositif ne serait pas limité aux entreprises en proie à de grosses difficultés économiques, mais ouvert a toutes celles qui entendent prévenir des difficultés économiques à venir liées à des évolutions technologiques, financières ou commerciales et leurs conséquences sur l’emploi. Autrement dit, tous les secteurs économiques pourraient être concernés !

Aucune garantie, ni sanction ne sont prévues si l’employeur ne tient pas ses promesses de maintien de l’emploi. La proposition patronale va jusqu’à prévoir des limites à l’intervention du juge en cas de non respect de l’accord.

Naturellement, il n’est pas prévu de limiter les dividendes des actionnaires : l’accord compétitivité emploi, c’est zéro contrainte pour le capital !

Nous sommes face a une négociation proprement déloyale : tout devrait servir la cause de l’employeur au détriment des salariés. Les salariés et leurs délégués syndicaux seraient livrés purement et simplement au chantage patronal.

La CGT ne peut accepter de telles conditions de négociation. Où est le droit effectif à la négociation collective alors que d’emblée, il s’agit de sécuriser la flexibilité et le chantage à l’emploi ?

Face à ces exigences patronales, la responsabilité des organisations syndicales est grande : elles ne peuvent plus ignorer après cette séance de négociation les intentions réelles du patronat. Ensemble, elles ont les moyens de repousser cette offensive dans l’intérêt des salariés qu’elles représentent.

Il est urgent de promouvoir d’autres réponses pour sortir de la crise. Il faut valoriser l’emploi stable, augmenter les salaires et répartir autrement les richesses créées.

La CGT s’emploiera à informer largement sur les dangers de cette négociation, sur les alternatives à porter et en plaçant celle-ci sous surveillance des salariés.

Montreuil, le 20 mars 2012

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 14:11

Les salariés, retraités et privés d’emploi, comme l’ensemble des citoyens, femmes et hommes, sont appelés à participer à l’élection présidentielle les 22 avril et 6 mai prochains.

C’est un rendez-vous important pour l’expression démocratique. A ce titre, la CGT ne saurait être neutre, surtout au regard de la gravité de la situation.

Après des décennies de creusement des inégalités, la répartition des richesses doit désormais privilégier les revenus des salariés, des retraités, les minima sociaux et la protection sociale. Elle doit être réorientée vers l’efficacité économique et sociale.

La première des insécurités est bien sociale. Elle est aussi la conséquence de choix politiques.

Face à la mainmise des marchés financiers sur l’ensemble de l’économie et sur les choix de société il faut combattre la spéculation, mettre en place des dispositifs pour financer des activités créatrices d’emploi, investir dans une véritable politique industrielle et développer les services publics prenant en compte l’impératif de développement humain durable.

Face aux pouvoirs des actionnaires devenus exorbitants, il faut donner plus de droits d’intervention aux salariés dans les entreprises et au-delà.

A tous les niveaux, entreprises grandes ou petites, territoires, filières d’activité, Etat et collectivités … la démocratie sociale doit être une priorité.

La CGT réaffirme ses dix exigences pour sortir de la crise :
• Revaloriser les salaires, les pensions et les minima sociaux (SMIC à 1700€)
• Contrôler les aides publiques aux entreprises
• Contraindre les entreprises à des alternatives aux licenciements
• Supprimer les exonérations fiscales et sociales sur les heures supplémentaires
• Stopper les suppressions d’emplois
• Développer les politiques publiques et les moyens des services publics
• Réformer la fiscalité en profondeur
• Créer un pôle financier public et établir un mécanisme de crédits à taux réduits pour l’investissement productif
• Taxer les mouvements spéculatifs de capitaux et éradiquer les paradis fiscaux
• Mettre en place un fond européen de solidarité sociale et de développement économique

En aucun cas le projet de l’extrême droite ne peut ouvrir une perspective de sortie de la crise. La CGT renouvelle son opposition aux idées véhiculées par le Front National et banalisées par d’autres, qui cherche à exploiter les peurs et les désarrois sociaux pour s’enfermer dans une société en repli identitaire, liberticide, discriminatoire et raciste.

Le changement de politique pour conquérir la justice sociale, aider au « vivre ensemble » devient incontournable.

Au vu du bilan et des projets du Président de la République, sa réélection ouvrirait, à coup sûr, une nouvelle séquence de lourds reculs sociaux.

Derrière ses discours sur la « moralisation du capitalisme » ou la « revalorisation du travail », l’essentiel de son action a consisté à favoriser les actionnaires et les plus riches.

Ses choix contribuent à faire payer la crise aux salariés qui n’en sont pas responsables.

Il a choisi de ne pas répondre aux grandes mobilisations nationales de 2009 pour "une autre répartition des richesses", préférant satisfaire les revendications patronales.

En 2010, c’est par le passage en force qu’il a imposé le recul de l’âge de départ en retraite aux millions de manifestants. Le système des retraites est fragilisé, les droits pour des millions de salariés en sont affectés.

Il a érigé le pouvoir personnel en méthode de gouvernement.

Le Président de la République est à l’origine d’un nouveau traité européen qui généralise l’austérité. C’est une nouvelle arme pour amplifier les attaques contre le code du travail, les droits et budgets sociaux, les droits des privés d’emploi, les retraites, les services publics…

Son programme pour demain rejoint les exigences du MEDEF. Ce serait plus d’austérité pour les salariés et les retraités, l’accroissement des inégalités entre les femmes et les hommes, une culpabilisation éhontée des privés d’emploi, la stigmatisation des travailleurs migrants et immigrés, la mise en cause du rôle des organisations syndicales considérées comme obstacles à ses projets. La société française vivrait des clivages plus violents encore et s’enfoncerait encore plus dans la crise.

L’élection présidentielle doit créer un nouveau contexte plus favorable aux revendications et au progrès social.

Affirmer sa citoyenneté, c’est aller voter, c’est aussi se syndiquer. Adhérer à la CGT c’est prendre sa place dans le syndicat qui agit au quotidien pour le progrès et la justice sociale.

Les salariés ont besoin d’une présence plus importante du syndicalisme pour créer le rapport de force nécessaire et organiser les luttes pour la prise en compte leurs revendications en toutes circonstances.

Montreuil, le 13 mars 2012
Adoptée à l’unanimité par la Commission Exécutive Confédérale

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