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Faurecia Beaulieu Structures

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 11:50

C’est par ces mots que la délégation patronale a entamé la présentation de ses propositions pour les régimes Arrco et Agirc à l’occasion de l’ouverture des négociations.

Prétextant de la situation financière dégradée des régimes, le Medef a clairement annoncé la couleur. Il a d’ailleurs indiqué que les dispositions avancées étaient « peu plaisantes »… Quelle élégance !

La mesure phare consisterait en un gel des pensions pendant 3 années ou une sous indexation (1 point en dessous de l’inflation) pendant cinq ans.

Dans les deux cas, la perte de pouvoir d’achat s’élèverait à environ 6 %, en supposant une inflation moyenne de 2 %.

D’autres mesures sont également évoquées, en particulier pour durcir les conditions d’accès à la réversion.

Une autre mesure, un peu compliquée pour les non initiés, a également été évoquée : elle consisterait en un abattement de 10 % sur la part AGFF pour les salariés n’ayant pas atteint l’âge d’annulation de la décote, soit 65 ans porté progressivement à 67 ans et jusqu’à cet âge. Quand on pense que les initiateurs de telles mesures nous disent que le système est trop compliqué et que cela justifie une réforme de l’ensemble du système…

Ce qu’il faut en fait retenir, c’est une baisse supplémentaire de la pension.

Compte tenu du caractère très régressif des dispositions proposées par la délégation patronale, la CGT, qui avait fait la déclaration préalable ci-jointe, a proposé de suspendre la séance pour un retour vers ses instances. Le Medef a refusé. La CGT a donc décidé de quitter la séance, se refusant à engager les discussions sur de telles bases.

Des dispositions sont d’ores et déjà prises pour informer les salariés et les retraités de la situation.

Il apparaît très clairement que seule la mobilisation des salariés et des retraités permettra d’engager les discussions sur de toutes autres bases, plus conformes à leurs intérêts.

Montreuil, le 23 novembre 2012

http://www.cgt.fr/Une-grande-partie-de-l-effort-doit.html

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 10:33

La CGT condamne avec fermeté l’engrenage de la violence qui une fois de plus frappe la Palestine. Les raids israéliens meurtriers et destructeurs contre la population civile palestinienne de la bande de Gaza ont déjà fait en huit jours 135 morts palestiniens et des milliers de blessés, dont de nombreux enfants. Cinq israéliens dont un soldat ont péri suite à des tirs de roquettes palestiniens.

Voici plusieurs années que la population de Gaza subit un blocus terrestre, aérien et maritime israélien insoutenable, en violation du droit international.

Une telle situation ne peut que générer un engrenage néfaste aux populations des deux pays, Palestine et Israël.

La CGT tient à assurer ses partenaires, à commencer par la PGFTU, syndicat Palestinien, de toute sa solidarité.

La France doit agir tant pour la fin des bombardements que pour la fin du blocus de la bande de Gaza. Elle doit agir contre la poursuite par les dirigeants israéliens d’une politique de colonisation illégale de la Cisjordanie occupée et en particulier de Jérusalem-est.

Cette situation dramatique ne pourra se solutionner que par la paix et la reconnaissance d’un Etat Palestinien.

Enfin, à l’occasion du vote de l’Assemblée générale de l’ONU, la CGT demande au gouvernement français d’être fidèle à ses principes, de faire valoir le Droit international, de reconnaître l’Etat Palestinien et d’œuvrer avec détermination pour sa reconnaissance la plus large ainsi que pour son admission en qualité de membre observateur de l’ONU.

Montreuil, le 21 novembre 2012

http://www.cgt.fr/La-CGT-s-indigne-et-condamne.html

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 10:08

25 novembre 2012

Lutter contre les violences faites aux femmes dans la vie, comme dans le travail !

 

Toutes et tous ensemble, le 25 novembre 2012, « Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes », rappelons qu’à la CGT aussi, nous luttons contre les violences sexistes et sexuelles au travail !

Dénonçons la réalité des violences que vivent les femmes au travail

Humiliations, blagues graveleuses, gestes obscènes, attouchements, remarques sur le physique, injures, propos à caractère sexiste et sexuel, revues ou images pornographiques, harcèlement sexuel, exhibition sexuelle, mains aux fesses, viol… Les chiffres (Insee) dont nous disposons datent de 2008 et indiquent que 4,7 % des viols et 25 % des agressions sexuelles, dont sont victimes les femmes se produisent au travail ! Cette violence relève donc bien d’un phénomène social, tant elle est étendue, mais malheureusement encore trop peu dénoncée par les femmes qui, elles-même, ont du mal à se reconnaître comme victimes de violences. Souvent c’est un sentiment de honte et de culpabilité qui entraîne ce silence 

La violence envers les femmes est intolérable et inacceptable, c’est la manifestation la plus aiguë des inégalités entre les femmes et les hommes

Les violences subies prennent différentes formes : psychologiques, physiques, verbales, économiques ou sexuelles. Les manifestations sont multiples : discriminations sexistes, violences physiques, harcèlements sexuels, sentiment d’insécurité, insultes, viols, prostitution, représentations dégradantes de l’image des femmes, mutilations génitales féminines, mariages forcés… Certaines femmes subissant plusieurs types de violences. 

2,5 millions de femmes seraient victimes de violences conjugales en France soit 9,1 % de la population féminine française. Parmi elles, seules 9 % auraient porté plainte en 2011, et 18 % auraient obtenu un certificat médical. On estime aujourd’hui qu’en France, une femme décède tous les deux jours et demi,  victime de violences conjugales.

Les violences ont des répercussions sur la santé mentale pour plus de 80 % des victimes : stress, angoisse, dépression, tentatives de suicides, symptômes post-traumatiques... Pour plus de la moitié  des femmes, les violences ont des répercussions sur la santé physique, et pour 40 % d’entre-elles, à la fois sur leur santé physique et leur santé mentale.

La violence conjugale se rencontre dans toutes les classes sociales mais touche plus durement encore les femmes les plus fragiles, jeunes ou en situation de précarité économique (étude 2012 de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales).

Une étude récente de l’Insee révèle l’ampleur des manifestations du sexisme :

  • plus d’une femme sur sept a subi des insultes et dans  plus de la moitié des cas, les injures utilisées sont à caractères sexistes ;
  • les femmes sont fréquemment invectivées sur leurs manques de compétence. Les femmes ayant au moins un diplôme universitaire sont presque deux fois plus souvent victimes d’injures que les femmes sans diplôme ;
  • plus d’une femme sur vingt a été menacée et, dans la moitié des cas, la menace a été utilisée comme une arme pour contraindre la femme à effectuer quelque chose ;
  • plus d’une femme sur vingt a subi des gestes déplacés. Dans la majorité des cas, la victime connaît l’agresseur et ces gestes se produisent dans un quart des cas sur son lieu de travail ou d’étude !

Contrairement à une idée trop répandue, les violences faites aux femmes ne sont pas qu’un problème d’ordre privé.

Le monde du travail est aussi est un lieu où les femmes sont exposées aux violences sexistes et sexuelles de certains hommes 

Les violences sexuelles sur le lieu du travail sont une menace sur l’emploi et la carrière : refus d’embauche, détérioration des conditions de travail, notation bloquée, mutation, refus de promotion, mise au « placard », déqualification, licenciement, etc.

Ces violences au travail ont des conséquences importantes sur leur santé, leur travail et leur vie familiale : difficultés rencontrées avec leur mari ou compagnon, les enfants. Elles culpabilisent de ne plus être disponibles pour eux, de pleurer devant eux, de ne plus être attachées à la vie.

L’Association contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT) déclare que 95 % des femmes qui subissent des violences psychologiques ont perdu leur emploi, par licenciement ou démission !

La première violence faite à de nombreuses femmes par les employeurs est financière : les femmes sont moins payées et plus précarisées, elles sont plus au chômage, alors même qu’elles ont un niveau de diplôme souvent supérieur et elles subissent du temps partiel imposé.

Les chiffres nous indiquent la gravité de la situation et des violences multiformes que subissent les femmes dans notre société. Mais ce phénomène social est loin d’être une fatalité ! La CGT porte l’idée qu’une société non sexiste et non violente est possible. Il faut la construire en agissant par la prévention des comportements sexistes et violents à tous les échelons de la société.

La CGT est engagée dans la lutte contre toutes formes de violences faites aux femmes

L’accueil et l’accompagnement des victimes dans nos entreprises est essentiel.

Plusieurs lois récentes renforcent les moyens de combattre les discriminations, le sexisme et les violences faites aux femmes : il faut les faire appliquer dans l’entreprise et dans la société. Aller à l’information, se former, exiger des campagnes de prévention, solliciter la médecine du travail, et s’emparer de façon offensive des négociations annuelles obligatoires (NAO), des CHSCT, des négociations sur l’égalité professionnelle. C’est là que le sort des femmes se joue réellement dans l’entreprise et rien ne se fera sans l’intervention des femmes, des hommes et des organisations de la CGT !

 

Les principales lois ou accords

  • loi du 9 mai 2001 relative à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ;
  • loi du 16 novembre 2001 relative à la lutte contre les discriminations ;
  • directive du 23 septembre 2002 (charge de la preuve, discrimination indirecte) et par l’ouverture de nouveaux droits (congé de maternité, harcèlements, etc.) ;
  • ccord national inter-professionnel du 1er mars 2004 relative à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ;
  • loi du 30 décembre 2004 sur la haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité ;
  • loi sur le harcèlement (moral et sexuel) ;
  • loi du 9 juillet 2010 relative aux violences faites spécifiquement aux femmes, aux violences au sein des couples et aux conséquences de ces dernières sur les enfants ;
  • loi du 6 août 2012 relative au harcèlement sexuel.

 

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 10:33

Dispositif Ayrault

Compétitivité : Une logique contestable
mercredi 7 novembre 2012

Le Premier Ministre vient d’annoncer de nouvelles mesures présentées au nom du développement industriel et de l’emploi.

Alors que trois rapports publics ont souligné le manque d’évaluation de l’efficacité des aides publiques dont bénéficient déjà les entreprises :

• Le rapport du Conseil d’orientation pour l’emploi de février 2006,

• Le rapport du CESE sur la compétitivité de l’économie française d’octobre 2011,

• Le rapport de la Cour des comptes sur le financement de l’économie de juillet 2012,

le Gouvernement a préféré s’en remettre au rapport d’un grand patron.
Le dispositif Ayrault est fondé sur la logique contestable et contestée de la baisse du coût du travail. La « première mesure massive, et sans précédent » consiste en un « allègement de 20 milliards d’euros du coût du travail ». Ce nouveau cadeau s’ajouterait aux 172 milliards d’aides dont bénéficient déjà les entreprises. Contrairement à ce que demande la CGT, leur efficacité en terme d’emplois et d’investissement productif n’a toujours pas été examinée sérieusement.

La CGT conteste fortement les volets essentiels de ce dispositif :

• Les ménages seraient doublement pénalisés : leur pouvoir d’achat diminuerait à cause de la hausse de la TVA (à raison de 7 milliards d’euros) et de la fiscalité écologique (3 milliards d’euros).

• La baisse des dépenses publiques se traduirait par la dégradation de la qualité des services publics et par de nouvelles pressions sur les agents de l’Etat, des collectivités et de la Sécurité sociale. Cette mesure risque donc de peser sur le potentiel de la croissance économique et sur l’emploi, sur le pouvoir d’achat et la réponse aux besoins sociaux.
• Toutes les entreprises dans tous les secteurs, indépendamment de leur taille et de leur situation financière bénéficieraient des nouvelles aides, y compris celles qui engrangent des profits ou distribuent un haut niveau de dividendes à leurs actionnaires.

C’est inacceptable !
Nombre d’entreprises pourraient cumuler les exonérations de cotisations sociales actuelles à ce nouveau crédit d’impôt. Les entreprises qui paient leurs salariés entre le SMIC et 1,6 SMIC gagneraient de l’argent alors qu’elles ont déjà très largement bénéficiaires d’exonérations de cotisations sociales.

L’avenir de l’Industrie et de l’Emploi nécessite un nouveau mode de développement fondé sur une véritable valorisation du travail. C’est le travail qui est créateur de richesse et c’est bien le capital qui coûte cher. En trente ans, la masse salariale des entreprises a été multipliée par 3,6 alors que la somme des dividendes versés aux actionnaires a été multipliée par 20. C’est la première cause de la baisse des investissements et la désindustrialisation.

Assurer ce nouveau mode de développement nécessite de lutter contre la spéculation en mettant notamment à contribution les revenus financiers des entreprises et des particuliers.

La CGT appelle les salariés du public et du privé à se mobiliser massivement le 14 novembre dans le cadre de la journée d’action européenne contre les politiques d’austérité en Europe et pour l’Europe sociale en participant aux manifestations unitaires qui seront organisées dans leurs départements.

Montreuil, le 7 novembre 2012

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 12:09

Pour la séance de ce jour consacré aux licenciements économiques, le MEDEF ne fait pas dans la dentelle. Il affirme que « le maintien et le retour à l’emploi doivent être la priorité » mais en réalité il veut :
- Elargir la définition du motif économique et encadrer les délais de la procédure pour licencier plus facilement et plus rapidement.
- Empêcher les recours en justice des salariés.
- Diminuer le recours aux expertises.
- Se contenter de propositions de reclassement pour le moins obscures et entrainant des conséquences lourdes pour les salariés en cas de refus ou d’échec…

Les organisations syndicales considèrent ces propositions comme inacceptables.

Pour la CGT, aborder sérieusement les procédures de licenciements collectifs nécessite de :
- Elargir les droits d’intervention des représentants du personnel en amont des licenciements notamment par un droit suspensif. Les propositions alternatives des salariés doivent être entendues et prises en compte pour éviter les licenciements.
- Revoir le licenciement économique pour le limiter aux seules entreprises en graves difficultés économiques.
- Elargir les droits existants comme le droit d’alerte, le recours à l’expertise …
- Encadrer les plans de départ volontaire et responsabiliser les groupes.
- Etendre et améliorer les dispositifs de congé de reclassement et de contrat de sécurisation professionnelle.
- Mettre en œuvre la sécurité sociale professionnelle en expérimentant de nouvelles formes de maintien dans l’emploi responsabilisant les entreprises qui licencient.

La prochaine réunion aura lieu le jeudi 15 novembre.

Face à la hausse du chômage et la multiplication des suppressions d’emplois, les salariés ont besoin d’autres réponses que celles avancées par le patronat. C’est pourquoi la CGT appelle à leur mobilisation dans le cadre de la journée unitaire d’actions en Europe le 14 novembre.

Montreuil, le 25 octobre 2012

http://www.cgt.fr/Propositions-du-MEDEF.html

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 15:27

L’appel de la Fédération Européenne de l’Industrie, s’est traduit en France à l’initiative de la CGT par des arrêts de travail et des manifestations.
La CGT recense plus de 90 000 participants issus de nombreux secteurs professionnels, privés et publics, à l’ensemble des initiatives qui se sont déroulées sur le territoire.
La CGT se félicite de cette forte mobilisation pour l’emploi et l’avenir de nos industries, pour une Europe Solidaire et sociale et pour une réponse aux urgences sociales.
En France, les salariés ont manifesté ce 9 octobre, leur solidarité et leurs convergences avec les travailleurs en lutte en Grèce, au Portugal, en Espagne… Le monde du travail, partout en Europe, se rassemble et fait entendre sa voix contre les politiques d’austérité généralisées par le Traité Européen.
Dans chaque pays l’idée fait son chemin que la rigueur est le pire des remèdes. Relancer une politique industrielle, est un levier essentiel pour le développement et le progrès social.
Les salariés des entreprises, sont en attente d’une loi protégeant leurs sites industriels, leurs emplois et les conditions de relance de la production.
Le monde du travail, principalement les jeunes et les femmes, sont victimes d’une crise dont ils ne sont pas responsables mais dont ils paient lourdement les conséquences. En témoigne les chiffres du chômage et du nombre d’emplois précaires. Un salarié sur deux tente de vivre avec moins de 1 500 euro par mois.

Ce n’est pas le coût du travail qu’il faut réduire c’est le coût du capital.

Les richesses créées par le travail doivent être mises au service de l’investissement dans l’appareil productif, du développement « bas-carbone », de l’emploi, de la formation professionnelle, de la satisfaction des besoins sociaux et de la protection de l’environnement.
Les aides publiques doivent être conditionnées au respect de critères portant sur les créations d’emplois et les politiques salariales.
Depuis plus de 30 ans, le travail a été la variable d’ajustement. Pour accroître la rentabilité du capital, les dividendes des actionnaires, les entreprises ont mis une pression sans précédent pour réduire le coût du travail, en organisant la dégradation des conditions de travail, de la qualité du travail et de son efficacité. En dévalorisant les qualifications, en développant la précarité et la pression salariale, en accentuant la pression sur les normes de travail et d’emploi, les systèmes de protection sociale et de santé.
Le développement industriel et des services publics est indissociable d’une meilleure sécurisation de l’emploi et de droits d’intervention des salariés sur leur travail, leur emploi et la stratégie de leur entreprise. La CGT revendique ainsi des droits attachés à la personne transférables d’une entreprise à l’autre, c’est-à-dire une Sécurité Sociale Professionnelle constitutive d’un nouveau statut du travail salarié. La CGT va s’appuyer sur le succès de la journée du 9 octobre pour porter plus fort les revendications des salariés pour sécuriser leur emploi. C’est cela que le patronat doit prendre en compte dans les négociations interprofessionnelles en cours.
Cette journée de grève et de manifestations pour la défense de l’emploi et de l’industrie s’adresse aussi au gouvernement et aux parlementaires. Ils doivent prendre rapidement de bonnes mesures pour trancher avec la logique patronale.
La CGT appelle les salariés à rester vigilants, mobiliser et à rejoindre plus nombreux les rangs de la CGT pour que ça change dès maintenant dans les entreprises et sur tous les lieux de travail.

Montreuil, le 9 octobre 2012

http://www.cgt.fr/Forte-mobilisation-pour-l-emploi.html

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 10:28

Le Sénat a adopté cette nuit le projet de loi sur les emplois d’avenir. La CGT et l’UGICT –CGT attendaient beaucoup du débat parlementaire pour améliorer le projet de loi et garantir au jeune en emploi d’avenir une formation qualifiante ainsi qu’un emploi stable.

C’est pour cela que nous avons exigé que ces emplois réservés aux jeunes peu ou pas qualifiés soient bâtis autour de trois conditions indispensables :

- l’accès à une formation qualifiante,
- un accompagnement et un suivi dans l’emploi par le service public de l’emploi,
- un tutorat sur le lieu de travail.

Nous avons aussi demandé que les contrats d’avenir ne puissent pas être utilisé pour des contrats saisonniers.

Les propositions de la CGT et de l’UGICT-CGT ont, sur certains points étés repris par le législateur ce qui a permis d’améliorer la copie gouvernementale.

Ainsi, les sénateurs ont fait le choix de supprimer la possibilité de recruter un CDD saisonnier en emploi d’avenir. Ils ont également amélioré le dispositif de formation et introduit la priorité d’embauche à l’issue du contrat.

Nous souhaitons que la Commission Mixte Paritaire du Parlement préserve ces dispositions.

Nous rappelons que la création de nouveaux emplois subventionnés ne se justifie qu’à deux conditions : qu’ils assurent au jeune une formation qualifiante, pivot d’une sécurité sociale professionnelle, et qu’ils lui garantissent l’accès à un emploi durable en enclenchant une dynamique de création de nouveaux emplois. À défaut, cette mesure ne ferait que s’ajouter à la longue liste des dispositifs d’exception qui ont démontré leur inefficacité depuis trente ans.

À cet égard, la CGT regrette que la proposition visant à moduler le montant de l’aide publique selon que l’embauche soit en CDI ou en CDD n’ait pas été adoptée par les sénateurs.

L’adoption des dispositions garantissant la qualification et l’accès au CDI détermineront fondamentalement la position de la CGT et l’UGICT-CGT sur la loi.

Montreuil, le 27 septembre 2012

http://www.cgt.fr/La-loi-doit-garantir-la.html

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 14:28

Psa Saint-Ouen et Valenciennes

La CGT dénonce des tentatives de licenciements individuels
jeudi 27 septembre 2012 , par F. Dayan

La presse s’est récemment fait l’écho de la tentative de licenciement d’une salariée de l’usine PSA de Valenciennes pour deux raclettes de ménage dans un sac d’une valeur de 3,07 €. Devant cette mauvaise publicité, PSA a renoncé à la licencier. Mais la CGT de PSA dénonce de nouvelles tentatives de licenciements.

Ainsi, à l’usine de Saint-Ouen (650 salariés, 2ème site PSA du 93 avec Aulnay-sous-bois), c’est sur un rapport de la direction a adressé à la société Derichebourg qu’Ousmane, salarié du nettoyage employé de cette société sur le site depuis des années a été mis à pied à titre conservatoire le 31 août puis licencié par son employeur pour une « tentative de vol » portant sur des chaussures de sécurité usagées qui étaient destinées à la poubelle. Ces chaussures ne sont jamais sorties du site et sont parties à la poubelle. Ce salarié est père de 6 enfants. 307 salariés de Saint-Ouen ont signé une pétition contre son licenciement.

Dans la foulée, sur un deuxième rapport de la direction PSA de Saint-Ouen à la société FACEO, filiale de VINCI, un salarié du gardiennage, employé de cette société sur le site, a été convoqué par son employeur pour un entretien préalable à licenciement ce mercredi 26 septembre. Il serait accusé d’avoir été surpris en train de dormir à son poste alors qu’il consultait son téléphone portable. Ce salarié a déjà été retiré du site et remplacé par un collègue qu’il a dû lui-même former !

A l’usine de Mulhouse, Ali, un salarié victime d’un accident du travail en juillet 2010, remis à des postes de plus en plus durs depuis sa reprise, qui est actuellement en longue maladie est menacé de licenciement. Entre temps, il a subi des pressions pour lui « conseiller » de démissionner. Avant tous ces soucis de santé, il était considéré comme un « bon élément », surnommé « Speedy Gonzales ». Maintenant, il est menacé de licenciement.

Toujours à Mulhouse, Daniel, un salarié qui a été victime d’un malaise au travail en mars 2012 et qui est suivi depuis pour des soucis cardiaques et d’hypertension, a été convoqué pour une sanction pouvant aller jusqu’au licenciement parce qu’il n’aurait pas justifié de 17 jours d’arrêts-maladie. "Ce qui est faux", affirme le syndicat CGT.

"Au-delà de ces différents cas choquants, ce sont tous les salariés qui sont visés car chacun se dit : « Cela pourrait m’arriver à moi ». Et c’est sans doute le but visé", dénonce la CGT dans un communiqué. "Il semble que, dans tous les sites, des consignes aient été données pour « resserrer la vis » et faire régner un climat de peur pour faire taire les salariés sur qui pèsent, partout, les menaces de licenciements liées au plan des 8000 suppressions d’emplois.
La CGT n’accepte ni les menaces ni les intimidations. "

http://www.cgt.fr/La-CGT-denonce-des-tentatives-de.html

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 09:23

Au 15ème mois consécutif de hausse du nombre des demandeurs d’emploi, dépassant les 3 millions de chômeurs indemnisés et un total de plus de 5 millions en ajoutant les bénéficiaires du RSA, les demandeurs d’emploi en formation et ceux qui ne sont pas comptabilisés, la nécessité de sortir du dogme prétendant que le coût du travail serait responsable de la crise s’impose.

Il est urgent de sortir de la logique de privilégier la rémunération des actionnaires dont le coût est nettement plus élevé que le coût du travail, alors que la rentabilité financière des entreprises est en hausse.

C’est de nouvelles stratégies pour la création d’emplois dont le pays a besoin, en investissant dans les moyens des services publics pour l’emploi, l’éducation, la formation, la recherche et le développement.

Les négociations en cours pour la sécurisation de l’emploi doivent véritablement aboutir à trouver les leviers de relance de l’emploi associés à un Nouveau Statut du Travail Salarié et la Sécurité Sociale Professionnelle pour tous.

L’intervention des salariés et privés d’emploi est plus que jamais nécessaire pour faire entendre ces revendications.

Pour peser sur les négociations, Pour permettre la relance de l’industrie et de l’emploi, La cgt appelle à participer aux manifestations du 9 octobre à Bordeaux, Epinal, Lyon, Marseille, Paris, Rennes, Toulouse et Clermont Ferrand.

Montreuil, le 26 septembre 2012

http://www.cgt.fr/La-cgt-dans-l-action-avec-les.html

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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 14:12

Traité européen

Pour une Europe vraiment sociale !

Déclaration de Commission exécutive confédérale Cgt

 

vendredi 7 septembre 2012
Alors que s’engage enfin un débat en France sur le nouveau traité européen dit Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance (TSCG), la CGT veut réaffirmer avec force sa solidarité avec tous les peuples européens confrontés aux politiques de régression sociale et son opposition résolue à toute ratification sous quelque forme que ce soit de ce traité.

Notre opposition à ce texte est dans la droite ligne de l’analyse faite par l’ensemble des organisations syndicales membres de la Confédération Européenne des Syndicats (CES). Cette dernière a marqué ses critiques sur le contenu de ce texte et son opposition à son adoption dans une résolution unanime de ses membres le 25 janvier 2012. Si « le Pacte pour la croissance » décidé lors du Sommet des Chefs d’États des 28 et 29 juin 2012 permet de donner un peu d’oxygène, pour un temps, aux pays les plus en difficulté, il ne réoriente pas le traité lui-même.

Ce traité sanctuariserait les politiques d’austérité comme seul moyen d’atteindre l’objectif d’assainissement des finances publiques. Or, ces politiques déjà à l’œuvre dans nombre de pays de la zone euro (Grèce, Espagne, Portugal, Italie …) ne font qu’aggraver la régression sociale qui entretient durablement la récession économique. Aucun pays n’est désormais épargné, ni la France, ni même l’Allemagne qui touche les limites d’une politique ancrée sur l’austérité salariale et l’accroissement des inégalités.

C’est l’Europe entière qui entre en récession dont les premiers effets sont une augmentation fulgurante du chômage, en particulier celui des jeunes.

Alors que les dérives des pratiques des banques, plus tournées vers la spéculation que vers le financement productif ont provoqué la crise actuelle, aucune régulation financière n’est envisagée.

Les logiques de réduction à marche forcée des déficits et les mécanismes punitifs de ce traité enfonceraient l’Union européenne dans un marasme prolongé. Une fois de plus, ce serait les seuls salariés qui devraient faire les frais d’une crise dont ils ne sont en rien les responsables.

Ce traité aurait des conséquences directes dans le domaine social qui est pourtant hors du champ de compétence des instances européennes. Tout accroissement des dépenses pour répondre aux besoins sociaux serait difficile sinon interdit. Ainsi, avec ce traité, le nouveau gouvernement français n’aurait pas pu faire adopter la mesure sur le départ à la retraite à 60 ans des salariés ayant effectué des carrières longues. Vu la situation financière de la France, les instances européennes auraient jugé contraire au traité cette mesure compte tenu du niveau du déficit public.

La bataille revendicative et la négociation sociale seraient encore plus difficiles. En cas d’adoption de ce traité, les instances européennes pourraient mettre en cause les résultats de la négociation sociale. C’est la douloureuse expérience déjà vécue par les salariés grecs, espagnols, italiens.

Les peuples européens n’ont pas besoin de plus de « discipline ». Ils aspirent au contraire à plus de solidarité avec l’ensemble du mouvement syndical européen, la CGT prône la rupture avec les politiques élaborées et mises en œuvre par les gouvernements européens, qu’ils soient ou non dans la zone euro. D’une part, contre les exigences de la finance, il faut s’engager vers des politiques qui donnent la priorité au développement humain et soutiennent le pouvoir d’achat et la création d’emplois, pour redonner du souffle au développement économique.

D’autre part, il faut définitivement rompre avec les politiques de mise en concurrence entre les différents Etats où la pratique du dumping social et fiscal affaiblit l’ensemble des salariés et des économies. Il est indispensable d’adopter des politiques convergentes et solidaires dans les domaines économiques, fiscaux, sociaux, industriels, de recherches et développement, environnementaux. L’Europe est un continent où les richesses sont nombreuses. Elles sont le fruit du travail des femmes et des hommes. Il est urgent d’imposer une autre répartition de ces richesses au profit des privés d’emploi, des salariés, des retraités.

Opposée à la ratification par la France de ce traité européen quelle que soit la procédure utilisée, la CGT exprime sa solidarité avec tous les salariés européens qui du Portugal à la Grèce en passant par la Belgique et l’Espagne, sont en lutte contre les politiques d’austérité et de régression sociale que l’on veut leur imposer sous le diktat de la Commission Européenne et des marchés financiers.

C’est pourquoi la CGT demande une renégociation des traités européens qui devra notamment consacrer l’adoption d’une clause de progrès social. La CGT revendique avec la CES les propositions adoptées le 5 juin 2012 sous l’intitulé d’un « nouveau contrat social pour l’Europe ».

Nous appelons les salariés, privés d’emploi et retraités à exprimer cette solidarité et le rejet du traité, notamment au travers de la pétition que les militants de la CGT leur proposeront dans la période. Celle-ci sera adressée aux parlementaires et au gouvernement afin d’obtenir une non-ratification du traité pour engager l’Europe vers le progrès économique, social et environnemental.

Montreuil, le 6 septembre 2012

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