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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 08:37

Adresse aux salarié-e-s

Tous ensemble pour le progrès social

 

 

Les syndicats de la Confédération Générale du Travail, réunis en congrès à Toulouse, s’adressent à vous.

Au quotidien, nos conditions de vie et de travail se dégradent.

En France, en Europe et dans le monde, la crise et ses conséquences sont d’une violence insupportable.

 

Les politiques d’austérité mises en œuvre par les gouvernements nourrissent la crise et plongent les peuples dans la misère, réduisent les droits sociaux, s’attaquent aux libertés fondamentales, généralisent l’insécurité sociale.

Les travailleur-se-s et les peuples sont mis en concurrence. Ces politiques alimentent le cercle vicieux de la crise et renforcent le désespoir. La désignation de boucs-émissaires alimente les peurs et les replis identitaires. La CGT poursuivra résolument son combat contre le racisme et la xénophobie.

Cette crise n’est pas pour tous : Les actionnaires continuent à engranger le profit et l’argent facile.

La crise, celle du capitalisme, est d’abord le fruit d’une dévalorisation du travail.

L’issue progressiste à la crise exige une autre répartition des richesses, la reconnaissance, la revalorisation du travail.

Le patronat a déclaré la guerre au monde du travail.

Il profite de la crise qu’il a provoquée et impose des régressions sans précédent : dégradation des conditions de travail, flexibilité accrue, précarisation de l’emploi, suppressions d’emploi, baisse des rémunérations, répression syndicale...

La CGT condamne avec force toutes les formes de répressions, de discriminations, de remise en cause du droit de grève et de l’exercice du droit syndical.

La CGT réclame l’amnistie de tou-te-s les syndicalistes et des défenseurs des droits injustement condamnés, dans le cadre de leur activité syndicale.

La CGT exprime sa solidarité avec tous les salarié-e-s d’ores et déjà engagé-e-s dans les luttes et appelle l’ensemble du monde du travail à se mobiliser pour le progrès social.

Pour sortir de la crise, exigeons une autre répartition des richesses pour le travail, le plein emploi, l’augmentation des  salaires, un système de protection sociale solidaire.

Pour sortir de la crise, imposons le maintien et le développement des activités et de l’emploi industriel, la reconquête des politiques publiques, des services et de l’emploi publics.

Pour sortir de la crise, gagnons un statut du travail salarié et une sécurité sociale professionnelle avec un socle de droits attachés à la personne, transférables et garantis collectivement.

Pour sortir de la crise, construisons un autre modèle économique, social, humain et écologique.

 Ensemble, élevons le rapport de forces pour rompre avec les politiques libérales.

Nous sommes résolus à créer les conditions de l’unité du monde du travail, des femmes comme des hommes, des jeunes comme des retraité-e-s, des ouvrier-ère-s comme des cadres, des salarié(e)s précaires, des migrants, des privés d’emploi.

Pour que ça change vraiment, la CGT est disponible pour construire avec vous, votre syndicat, les mobilisations pour le renforcement des solidarités, un syndicalisme de lutte, de conquête, de transformation et de progrès social.

La CGT réaffirme sa volonté de travailler à un syndicalisme rassemblé pour  favoriser les convergences d’actions dans la durée, du niveau local, au plus près des lieux de travail jusqu’à l’international.

Elle décide  de faire du 1er mai, journée internationale du travail, une  journée de lutte et de manifestations.

à l’échelle européenne, la CGT poursuivra la construction du processus de mobilisations en convergence avec tous les salarié-e-s.

Au plan national, la CGT appelle les salarié-e-s à se mobiliser :

pour la reconquête de la Sécurité sociale et la garantie de son financement solidaire fondé sur le travail ;

Pour une réforme ambitieuse du système de retraite par répartition, avec un âge d’ouverture des droits dès 60 ans, la prise en compte de la pénibilité, un niveau de pension d’au moins 75 % du salaire, au moment où le  gouvernement annonce l’ouverture d’une concertation sur une nouvelle réforme dès la fin de ce printemps.

Dans l’immédiat, il faut  empêcher la transposition dans la loi de l’accord minoritaire, faussement nommé « Sécurisation de l’emploi », qui dynamite quarante ans de droit du travail en France.

Moins de droits pour les salarié-e-s, plus de liberté de licencier pour les employeurs : c’est non ! Disons le tous ensemble.

Pour que ça change vraiment, dès maintenant, toutes et tous dans l’action, en grève et en manifestions lors d’une journée nationale le mardi 9 avril 2013.

 

La crise c’est eux. La solution c’est nous.  TOUS ENSEMBLE !

 

Cette adresse aux salarié-e-s a été adoptée par les délégué-e-s des syndicats CGT au
50e Congrès de la CGT à Toulouse le 22 mars 2013.

 

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 08:19

La CGT s’est employée tout au long des négociations à défendre les retraités actuels et futurs. Au travers de son projet d’accord, présenté dès la deuxième séance, la CGT a mis en évidence l’importance de l’augmentation des ressources pour prendre en compte l’accroissement du nombre de retraités. Cela a permis un front commun des organisations syndicales pour obtenir une augmentation des taux de cotisations contractuelles ARRCO et AGIRC. La partie patronale a dû concéder une augmentation, mais celle-ci est beaucoup trop faible et ne permettra pas le retour à l’équilibre des régimes.

Faute d’accorder aux régimes les ressources nécessaires, la partie patronale a fait valoir l’urgence de mesures rognant sur les droits. Ainsi, l’aspect le plus négatif de l’accord porte sur la revalorisation des valeurs de service des points ARRCO et AGIRC, donc des pensions. Celles-ci sont appelées à évoluer pendant 3 ans à un rythme inférieur à l’inflation (-1 point). C’est une très mauvaise nouvelle pour les retraités, mais également pour les actifs dans la mesure où les valeurs de service des points sont également utilisées pour le calcul des futures retraites.

C’est aussi une mauvaise nouvelle pour l’économie du pays puisque la baisse de pouvoir d’achat de 11 millions de retraités ne manquera pas d’avoir des répercussions négatives sur la demande intérieure et donc sur l’emploi. Enfin, cet accord était très attendu par le gouvernement qui entend bien s’abriter derrière celui-ci pour mettre en œuvre des dispositions du même ordre dans les régimes dont il a la responsabilité (CNAV, Fonction publique, régimes spéciaux…).

Sans une augmentation significative des ressources des régimes ARRCO et AGIRC, avec en particulier une augmentation de la part dite « patronale » des cotisations, on peut craindre que la prochaine étape soit une baisse nette des pensions. Le risque est d’autant plus grand que la masse salariale, qui détermine avec les taux de cotisations le niveau des ressources, a tendance à stagner du fait des destructions massives d’emplois et d’une pression énorme sur les salaires.

La CGT entend bien mettre à profit les semaines et mois qui viennent pour faire valoir son analyse et ses propositions, en particulier dans le cadre de la concertation annoncée pour une nouvelle réforme des retraites.

Montreuil, le 26 mars 2013

http://www.cgt.fr/La-CGT-ne-signera-pas-l-accord,40089.html

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 13:48

L’annonce de chiffres record du chômage et l’hémorragie des emplois industriels vont continuer de plonger des millions de salariés dans la précarité et l’incertitude, mettant en première ligne les jeunes, les femmes et les séniors.

Alors que la période de crise appelle des mesures de protection des droits des salariés et une réorientation de la stratégie des entreprises en faveur de l’emploi et des salaires, les dispositions contenues dans l’ANI du 11 janvier 2013 vont aggraver la situation déjà créée, en offrant encore plus de flexibilité aux employeurs.

Pour la CGT, le changement de cap en matière de politique d’emploi et de garanties sociales pour les salariés est d’une absolue nécessité.

C’est pourquoi, après la forte mobilisation du 5 mars qui a réuni 200 000 manifestants dans 175 cortèges et rassemblements, la CGT appelle l’ensemble des salariés du privé comme du secteur public, des retraités et des privés d’emploi, à une nouvelle journée de grèves et de manifestations le mardi 9 avril 2013 pour empêcher la transposition dans la loi du contenu de l’ANI du 11 janvier. La parole de la CGT, portée dans l’opinion publique et auprès des parlementaires, perturbe déjà la stratégie du MEDEF.

La CGT invite ses organisations à tout mettre en œuvre pour continuer d’informer, et débattre le plus largement possible d’ici le 9 avril avec tous les salariés du contenu de l’accord et des propositions alternatives de la CGT en faveur d’une sécurité sociale professionnelle. La CGT et ses militants vont poursuivre les rencontres avec les parlementaires dans les tous prochains jours afin de leur démontrer la nocivité de l’accord pour les salariés et son inefficacité en matière économique.

La CGT invite toutes ses organisations à créer les conditions du rassemblement le plus large.

Montreuil, le 26 mars 2013

http://www.cgt.fr/Ensemble-dans-l-action-le-9-avril.html

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 11:35

Le 50e congrès de la CGT se tient dans une période de crise exceptionnelle. Le développement économique est au point mort. On compte 1 000 chômeurs de plus chaque jour. Les prix augmentent et les salaires stagnent. Le patronat exerce un chantage à l’emploi en conditionnant le maintien de ses investissements à la casse des acquis sociaux et à la déréglementation du Code du travail. Les créanciers de l’Etat exigent des coupes drastiques dans les dépenses publiques. Une immense colère s’accumule parmi les salariés qui subissent les plans de suppression de postes et les fermetures d’usines. Des luttes éclatent à travers le pays. Aucun militant CGT vivant à ce jour n’a été confronté à un tel marasme.

 

La crise capitaliste

 

Dans son document d’orientation, la direction de la CGT nous dit que « La sortie de crise ne peut être que dans la revalorisation du travail », c’est-à-dire « augmenter les salaires ». L’idée est qu’une augmentation du pouvoir d’achat des salariés permettrait de relancer l’économie par une augmentation des ventes des biens et services produits. C’est plein de bon sens. Mais ce n’est pas aussi simple. Le monde est devenu un vaste marché où les capitalistes investissent là où ils peuvent en retirer un profit maximum. Les capitalistes ont une vue à court terme, guidée par leur profit. Le bien-être de la population n’entre pas dans la grille d’appréciation de la situation. Si les salaires augmentent, les marges de profit des capitalistes diminuent d’autant. Aussi, une augmentation générale des salaires provoquerait une chute brutale de l’investissement en France, avec pour effet non pas de sortir de la crise, mais de l’aggraver. C’est ce qu’il s’est produit après l’élection de Mitterrand en 1981. Imaginons les conséquences aujourd’hui, dans une période de crise profonde et de mondialisation économique. Il n’y a pas de lien mécanique entre l’augmentation des salaires et la fin de la crise de surproduction.

 

L’analyse des causes de la crise par la direction confédérale se caractérise par une grande confusion. Par exemple, il est dit que la crise est « systémique », laissant entendre qu’elle est intrinsèquement liée au capitalisme, à son fonctionnement, ce qui est une idée juste. Mais ensuite le texte précise que cette crise « trouve ses origines dans une exigence démesurée de rentabilité du capital ». Doit-on alors comprendre que, pour les rédacteurs, il existerait une exigence de rentabilité des capitalistes qui serait « mesurée » et dès lors compatible avec la défense des intérêts des travailleurs ? Mais alors la crise n’est-elle plus « systémique » comme il est dit plus haut ?

 

Il faut armer nos camarades d’une connaissance solide des règles de fonctionnement du capitalisme et pour cela combattre l’idée selon laquelle si des entreprises ferment c’est parce qu’elles sont « mal gérées », ou que si le capitalisme spécule, c’est qu’il est « mal géré » ou « non régulé », etc. Le capitalisme repose sur la spéculation. Son objectif général est de permettre à une poignée de parasites de s’enrichir au détriment de la masse de la population. Au lieu de cette explication claire, on peut lire dans ce document que la crise s’explique par la volonté des capitalistes « d’accroître la rémunération du capital au détriment de celle du travail » en favorisant notamment « l’accumulation du capital financier (…) au détriment de l’investissement productif ». En réalité, si les capitalistes ont davantage investi dans la sphère financière plutôt que dans l’appareil de production, c’est parce que les marges bénéficiaires des entreprises de « l’économie réelle » diminuent et que la spéculation financière offre des perspectives d’enrichissement à court terme plus favorables. Et c’est précisément la seule chose qui intéresse les capitalistes. Pourquoi les taux de profit des entreprises de « l’économie réelle » diminuent-ils  ? Parce qu’elles sont confrontées à une crise de surproduction.

 

Les crises de surproduction sont inhérentes au mode de production capitaliste. N’étant pas planifiée selon les besoins de la population, la production est anarchique. Le pouvoir d’achat des salariés est insuffisant pour absorber l’ensemble de cette production parce que les capitalistes ne leur reversent qu’une partie des richesses produites. Le profit, c’est la différence entre la valeur des richesses produites et la valeur des salaires. Aussi, pour les capitalistes, il faut alors trouver un moyen de maintenir leurs bénéfices en tirant davantage profit de l’exploitation des salariés. Ces facteurs objectifs permettent de comprendre la régression sociale actuelle. Il n’y a là ni problème de « morale », de « gestion », ou d’on ne sait quelle évolution que notre société aurait connue sur le plan des idées. C’est le système capitaliste qui est en cause.

 

La direction entretient une certaine confusion sur cette question. Et cela ne doit rien au hasard. Pour la direction confédérale, l’idée selon laquelle le capitalisme est mal géré et qu’il serait possible de sortir de la crise sans le remettre en cause présente l’avantage d’être compatible avec la propriété privée des entreprises et des banques et le fonctionnement de l’économie de marché. Mais la crise capitaliste sape les fondements économiques du réformisme. Bien évidemment, la direction de la CGT a raison de proposer des campagnes revendicatives sur les salaires, la protection sociale, les droits et libertés dans l’entreprise, les services publics et contre la précarité. Mais ce programme revendicatif se heurtera immédiatement à une grève de l’investissement des capitalistes. Il faut préparer les travailleurs à cette réalité et expliquer la nécessité vitale qu’il y a pour nous, nos emplois, nos salaires, nos conditions d’existence, d’ôter le pouvoir de nuisance des capitalistes sur l’économie, c’est-à-dire leur ôter le contrôle des entreprises et de l’investissement. Il faut en effet lier notre programme d’urgence sociale à la nécessité d’exproprier les capitalistes pour réorganiser la société sur des bases nouvelles, où les entreprises, nationalisées, seraient gérées dans le but de satisfaire les besoins sociaux, sur la base d’un programme de planification économique. Il faut relier la lutte contre les effets du capitalisme à la nécessité d’en finir avec ce système.

 

Mais au lieu de cela, la direction de la CGT ne jure plus que par le « Nouveau statut du travail salarié » (NSTS) et la « Sécurité sociale professionnelle » (SSP). L’idée est la suivante : il faut créer de nouveaux droits pour les salariés qui leur permettent de faire face aux attaques du patronat. Si un salarié est licencié, ce n’est pas grave, il sera couvert par une allocation chômage jusqu’à ce qu’il retrouve du travail ! Le document nous dit en effet que « La SSP vise le maintien du contrat de travail et du salaire jusqu’à ce qu’un reclassement soit effectif (…) [pour] tous les salarié-e-s, y compris (…) en contrat temporaire, précaire, temps partiels (...) ». Ce serait absolument merveilleux, n’est-ce pas ? Mais n’y a-t-il pas un petit problème  ? Le capitalisme connaît la plus grave crise de son existence, les entreprises ferment, l’investissement s’effondre. Où trouver le financement pour ces mesures exceptionnelles  ? Tant que les capitalistes tireront les cordons de la bourse, ils décideront de l’investissement. Nous sommes leurs otages. Ce programme n’est pas un programme de sortie de crise, c’est un programme qui ne tient pas compte du fonctionnement réel du capitalisme.

 

C’est d’autant plus étonnant qu’actuellement s’opère une brutale casse des droits existants. Le Code du travail est sabordé. La signature de l’accord MEDEF–CFDT remet en cause les accords d’entreprise et les conventions collectives. A l’occasion du débat régional en Ile-de-France sur la préparation du 50è congrès, un camarade a fait remarquer que l’idée de défendre le Code du travail, la hiérarchie des normes (c’est-à-dire la primauté du Code du travail sur les accords de branche et d’entreprise) et les conventions collectives n’apparaissait pas dans le document d’orientation qui fait au contraire la part belle aux « nouveaux droits ».

 

L’industrie


L’urgence dans le secteur industriel est de faire face à la vague de fermetures de sites de production. Étonnamment, le document d’orientation confédéral ne dit pas un mot des luttes en cours. La question de nos mots d’ordre relatifs à ces luttes est pourtant primordiale. Les salariés font face à des situations d’urgence que notre cahier revendicatif ne couvre pas. Que faut-il mener comme campagne revendicative face au saccage économique dans l’automobile par exemple ? La direction confédérale se projette dans un avenir fantasmatique où le « nouveau statut du travail salarié » aura eu raison de la précarité et du chômage. La question se pose pourtant maintenant. Le seul mot d’ordre qui vaille chez PSA, Mittal, Air France et ailleurs, c’est le refus total des fermetures de sites et des suppressions de postes, jusqu’à l’occupation et la nationalisation de l’entreprise, sous le contrôle des salariés, si le patronat refuse de céder. Quelle serait l’alternative ? Lutter pour des reclassements ou des indemnités ne permet pas de mettre un terme à ce vandalisme. Si notre objectif est effectivement de défendre l’emploi industriel, alors il faut passer de la parole aux actes ! Ces dernières semaines, le mot d’ordre de « nationalisation » a refait une percée spectaculaire dans l’esprit des travailleurs, notamment grâce au combat des salariés d’Arcelor-Mittal. Chez PSA, à Aulnay, les travailleurs occupent leur usine et sont en grève depuis le début du mois de janvier. Les événements s’accélèrent ! Le décalage est immense entre la réalité des luttes et le contenu de l’orientation proposée.

 

Pour maintenir et développer l’emploi industriel, la direction de la CGT propose de contraindre les capitalistes à investir dans des projets d’industrialisation, sans préciser concrètement comment elle compte s’y prendre. Il est gênant de devoir rappeler à la direction confédérale que l’unique motivation d’un investisseur capitaliste, c’est le profit qu’il espère en retirer ! Aussi, sauf à maintenir un revolver sur la tempe des dirigeants des grands groupes industriels, il est impossible de les faire agir dans le sens contraire à leurs intérêts. La direction nous dit vers quoi devrait être dirigé l’investissement (l’emploi) et que c’est « à la collectivité qu’il revient de définir les orientations de la production ». Très juste, mais comment décider des investissements et des orientations de ce que l’on ne possède pas ?

 

Absence de stratégie


Le document confédéral fait preuve d’une très grande légèreté sur le plan de la stratégie des luttes. Son point de vue sur la question se résume à rechercher « l’unité des salariés », idée vague que la direction décline concrètement par des fronts intersyndicaux. Nous avons récemment critiqué la manière dont la direction de la CGT applique cette tactique en toutes circonstances, et notamment lors de la lutte pour les retraites en 2010, où le « syndicalisme rassemblé » a mené à une impasse. Ne pas avoir cherché à généraliser les grèves reconduites dans les ports et les raffineries à d’autres secteurs a eu pour conséquence d’épuiser le mouvement de lutte de journées d’action en journées d’action.

 

L’arrivée de la gauche au pouvoir n’a pas permis d’inverser le cours des choses, faute d’un programme qui s’attaque à la racine du mal : la propriété capitaliste des banques et des grandes entreprises. L’austérité à laquelle se condamne François Hollande va mener à de nouvelles explosions sociales similaires au mouvement de masse de l’automne 2010. La direction de la CGT aura une nouvelle fois la responsabilité de conduire cette lutte. Aussi, il y a urgence à corriger notre approche. Les mêmes causes produiront les mêmes effets.

 

Cette question se pose également concrètement avec la multiplication des luttes dans les entreprises. La principale carence du document d’orientation qui nous est proposé est qu’il ne dit pas un mot de la situation réelle qui secoue actuellement le pays. Dernièrement, plusieurs bases syndicales ont organisé des initiatives pour tenter de faire converger leurs luttes respectives. Nous l’avons vu en octobre dans le secteur automobile et ces dernières semaines en région parisienne avec les initiatives impulsées par les « Licenci’elles », notamment. La responsabilité confédérale est d’ouvrir une perspective commune de lutte à ces travailleurs. Au cours du débat parisien de préparation au congrès, un camarade, s’adressant directement à Thierry Le Paon, désigné par la direction sortante pour succéder à Bernard Thibault, a dit qu’il nous faut un « chef d’orchestre » pour coordonner l’action des bases de la CGT et mettre un terme à la dispersion de ces dernières années. C’est vrai ! Il nous faut une direction qui prenne à bras le corps la conduite des luttes, centralise les initiatives, ouvre des fronts coordonnés de résistance à la casse sociale, soutienne matériellement les travailleurs par des caisses de grève et des campagnes publiques de propagande. Tout ceci n’existe pas dans les faits et ces travailleurs sont abandonnés à leur sort. Mais rien n’indique, dans le document, que la direction entende changer de cap.

 

La perspective est celle d’une nouvelle aggravation de la situation économique et sociale avec toutes les conséquences que cela suppose sur l’intensification de la lutte des classes. Au lieu de décliner concrètement un plan de bataille sur la base de mots d’ordre concrets alliés à une stratégie des luttes, le document d’orientation s’en tient à des déclarations vagues. La résolution 1 annonce ainsi que « la CGT fait le choix de l’action pour le progrès social », qu’elle « s’attachera (…) à créer les conditions d’une large intervention des salariés par la lutte revendicative ». Cela manque singulièrement de contenu ! Ce document devrait être une arme entre les mains de nos camarades. Le document d’orientation assomme le lecteur par le nombre incalculable de questions qui demeurent sans réponse. On se perd dans les détours incessants des interprétations à donner aux mots employés, et qui se contredisent. Au lieu d’une boussole, c’est un labyrinthe dans lequel nos camarades se perdront.

 

Mettre un terme au gâchis


Les nombreuses carences de ce texte que nous avons soulignées témoignent de l’abdication de la direction de la CGT face à la nécessité de conduire une lutte déterminée contre les intérêts capitalistes. L’application du programme de réformes proposées, sans remise en cause de la propriété privée des entreprises, sera mise en échec par les mécanismes de fonctionnement du capitalisme. Son effacement sur le terrain des luttes l’amène à privilégier les consultations et négociations avec le pouvoir et le patronat, et à passer sous silence l’extrême tension qui règne dans les entreprises où les luttes se multiplient. Pourtant, on lit dans ce document que « c’est une véritable guerre qui est déclarée aux travailleurs ». Et bien, si c’est d’une guerre qu’il s’agit – et nous le pensons aussi – alors il faut sonner le clairon de la mobilisation générale !

 

Le sommet de la CGT est en décalage avec la base. De plus en plus de camarades se disent qu’on a les moyens de faire beaucoup mieux. La CGT est un concentré de militants sincères et dévoués à la cause de notre classe. Les positions que nous occupons dans les entreprises sont une richesse d’une valeur incalculable. Mais ce trésor est largement sous-utilisé. Si nos militants sentaient que nos dirigeants sont solides sur le plan des idées et volontaires sur le plan des luttes, cela renforcerait la capacité de lutte de notre confédération. Ce qui, au passage, réglerait la question de notre renforcement en militants. Le temps passe et des opportunités se perdent. Mais le déclin économique provoquera toujours plus d’explosions de colère. Nos militants finiront tôt ou tard par ouvrir un front large de lutte contre le capitalisme par eux-mêmes, mais les carences de la direction confédérale nous font perdre un temps précieux que les travailleurs paient au prix fort.

 

Pierre Villeret (CGT Roissy)

http://www.lariposte.com/50e-congres-Quelle-orientation.html

 

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 14:26
Accord sur l’emploi : La grande braderie des droits des salariés

 

Le 11 janvier, les négociations nationales dites de « sécurisation de l’emploi » se sont terminées par un projet d’accord d’une extrême gravité pour les droits des salariés. La CGT et FO ont annoncé qu’elles ne le signeront pas. Par contre, la CFDT, la CGC et la CFTC ont décidé de le parapher.  Un projet de loi début mars doit être présenté au Conseil des ministres pour ensuite être soumis au Parlement.

 

La CGT s’adresse avec solennité à l’ensemble des salariés : cet accord concerne tous les salariés et prétend mettre en place ce dont le MEDEF a toujours rêvé et qu’il n’avait jamais réussi à imposer.

 

Un accord de flexibilisation forcée.

Alors qu’il y a chaque jour plus de 1500 nouveaux chômeurs, que les ruptures conventionnelles (dont 80% sont imposées aux salariés) et les plans de départs volontaires » explosent, le patronat prétend qu’il serait difficile de licencier ? Que le droit du travail serait trop rigide ? Faudrait-il pour travailler accepter de perdre tous ses droits, que le travail non ou mal déclaré devienne la norme, que les « mini jobs » à l’allemande ou le travail « indépendant» à la roumaine ou à la polonaise fleurissent ?

L’accord organise, la mobilité interne forcée, d’un site à l’autre, sans aucune limite garantie nationalement, pour le temps et la distance supplémentaire de trajet. Et celui qui refusera sera licencié pour « motif personnel » !  

 

Un accord de sécurisation de la délinquance patronale.

Les salariés, quelle que soit la taille de leur entreprise, quel que soit leur type de contrat et même s’ils sont mal déclarés, ont aujourd’hui un  droit commun : pouvoir aller aux prud’hommes et espérer récupérer les sommes qui leur sont dues.

L’accord met en place un maximum récupérable selon l’ancienneté et empêche de remonter au début du préjudice. La réparation pour des faits remontant à plus de 3 ans ne sera plus possible! 

Au delà des heures ou des salaires non payés, les victimes de harcèlement, de discriminations et celles de l’amiante apprécieront !

En instaurant des peines « plafond », l’accord fait des employeurs la seule catégorie qui échappe en France à la sanction proportionnelle au délit.

 

Un accord de chantage à l’emploi

N. Sarkosy en avait fait son cheval de bataille. Mais ça avait raté. Les salariés savent par expérience que quand ils acceptent « pendant une période difficile » de réduire leur salaire et leur temps de travail, dès que l’accord est terminé, le patron invente autre chose avec des plans de licenciements à la clé.

L’accord prévoit que les salariés qui touchent en net à partir de 1300 euros par mois pourront voir leur salaire baissé ou leurs horaires modifiées pendant 2 ans ! C’est toujours le même discours : si ça va mal, c’est de la faute des salariés, qui seraient « trop payés ». Par contre, rien sur une baisse « temporaire » des éventuels dividendes versés aux actionnaires !

 

Une attaque en règle contre le CDI

Le MEDEF n’a pas réussi à imposer son « CDI de projet », mais veut expérimenter pour des salariés des petites entreprises le contrat « intermittent », c’est à dire un contrat totalement flexibilisé, qui empêche toute vie régulière et toute construction d’avenir. 

Le patronat veut faire avaliser l’instauration d’un pseudo CDI dit CDI intérim sur lequel les négociations  de branche butent depuis des mois.

 

Un accord pour faciliter les licenciements

Aujourd’hui 3% des nouveaux chômeurs ont pu « bénéficier » d’un plan social, c’est encore trop pour le MEDEF.

Sa solution est radicale : décider de la procédure de licenciement et du contenu du plan social par simple accord d’entreprise, voire, si les délégués sont récalcitrants, par un simple document de l’employeur homologué par la direction du travail. Il suffira à l’employeur de consulter la CE, (un avis négatif suffit)  et d’attendre 3 semaines la réponse de l’administration. Sans réponse, le texte est homologué et le patron peut licencier.

 

Où sont les mesures contre les licenciements boursiers, les possibilités données aux salariés pour construire des propositions alternatives aux projets patronaux ? Le recours à l’expert est limité comme jamais, le juge est mis « hors sujet », et tous les délais sont fixés à l’avance.  

Rien n’est prévu pour accompagner les salariés licenciés : aucun moyen nouveau pour Pôle emploi, rien de neuf au niveau du bassin d’emploi. Les droits individuels à la formation restent à 120 h maximum….

 

En « contrepartie » de ces reculs, des avancées pour plus tard, peut être, et pas pour tous

 

·         Une complémentaire santé pour tous ? Les salariés des entreprises de moins de 50 salariés ne sont, pour la plupart, pas concernés ! Par contre les assurances se frottent les mains à l’avance du pactole qui va leur être offert. Tant pis pour la Sécu !

 

·         Des « droits rechargeables » à l’indemnisation pour les demandeurs d’emploi ? Ce sont les chômeurs eux-mêmes qui vont devoir se les payer entre eux, le Medef ne prévoyant pas de recettes supplémentaires. Ceci alors que plus de 50% des chômeurs ne sont pas indemnisés aujourd’hui!

 

·         Des « contrats courts » enfin taxés ? Tant mieux, mais le Medef a réussi à ce que cette mesure ne rapporte rien à l’UNEDIC, mais rapporte plus de 40 millions d’euros aux employeurs, puisqu’ils ont décidé d’exonérer de cotisations patronales l’embauche de jeunes de moins de 26 ans. C’est un nouveau jackpot pour le patronat! 

 

·         Un encadrement du travail à temps partiel ? Les 24h hebdomadaires mini prévues pour tout contrat à temps sont en réalité un chiffre « lissé » sur l’année pour ceux et celles qui sont déjà à temps partiel. Ce qui autorise tous les abus. Pour les autres, si le salarié le demande (surtout si l’employeur lui conseille de demander), ce minimum peut être diminué. Et l’employeur pourra imposer de modifier 8 fois par an le volume d’heures hebdomadaire. S’il y a plus d’heures que prévu, elles ne  seront pas forcément considérées comme des heures complémentaires et donc ne seront pas payées plus !

 

Le pompon de ces « avancées », c’est qu’aucune ne s’applique tout de suite. Il va falloir que de nouvelles négociations s’ouvrent, en particulier dans les branches professionnelles.

 

Le « nouveau modèle économique et social » que cet accord veut imposer, n’a rien de neuf : c’est le règne du « gré à gré », la destruction des socles de garanties collectives, comme si le salarié était à égalité face à son patron. C’est le libéralisme et sa loi de la jungle ! Les Français l’ont rejeté en mai dernier.  

Le MEDEF, qui tient là sa revanche, appelle à transposer l’accord « tel quel » dans la loi. Il n’y a aucune raison pour lui faire ce cadeau : Mobilisons nous partout pour que la loi à venir rompe avec la politique précédente et construise réellement de la sécurité pour l’emploi des salariés.   

 

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 11:52

 

Le texte signé avec le patronat, concernant les nouvelles règles du travail, au prétexte de la crise est INACCEPTABLE !

Ce serait tout d’abord une grave régression des droits sociaux pour les salariés. Il s’agit de donner le feu vert aux patrons pour

baisser les salaires, augmenter ou baisser le temps du travail, licencier plus facilement et à moindre prix, obliger à la mobilité, n’avoir plus de compte à rendre à la justice,…  

De plus, nous assistons à un déni de démocratie par le fait que les organisations syndicales signataires sont minoritaires. Dans quelques semaines lorsque les comptes seront établis, concernant la représentativité, il est probable que la CFTC par exemple n’entre plus dans les critères requis. Le fait que la CGT et FO ne paraphent pas le texte amoindrit donc sa validité.

Le respect de la démocratie sociale par le politique va se mesurer à la façon dont les députés vont prendre le débat sur le sujet. Si le texte du MEDEF n’est pas bon, sa transcription intégrale en loi ne le rendra pas plus acceptable.

La CGT, en s’appuyant sur le vécu des salariés dans les entreprises, va travailler la mobilisation pour obtenir une véritable sécurité de l’emploi pour tous !

Le premier acte va se traduire par la sortie d’un journal à 2 millions d’exemplaires à distribuer.

Ensemble pour de nouvelles conquêtes

 

Alain PREVOST

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 09:27

Communiqué du Bureau confédéral de la CGT

Le Bureau confédéral de la CGT confirme l’avis négatif de la délégation CGT sur l’accord national interprofessionnel du 11 janvier 2013 qui modifierait profondément le Code du Travail.

Ce texte marque une grave régression des droits sociaux des salariés et va a contrario des objectifs fixés par la « Grande Conférence sociale » et celle de la « lutte contre la pauvreté ». Il contient de multiples dispositions pour faciliter les licenciements et accentuer la flexibilité.

Le chantage à l’emploi est généralisé par des accords permettant la baisse des salaires et l’augmentation du temps de travail, ce sont les accords de « compétitivité/emploi » voulus par Nicolas SARKOZY.

La thèse du MEDEF est le principal fil conducteur de cet accord : « les licenciements d’aujourd’hui feront les emplois de demain ».

Il serait inconcevable que la majorité parlementaire et le Gouvernement, issus des élections de mai 2012, entérinent dans la loi les reculs sociaux dictés par le MEDEF.

Le Gouvernement, qui se dit attaché au Dialogue social, doit prendre en compte le rejet de cet accord par les syndicats représentant bien plus de salariés que les syndicats potentiellement signataires.

La CGT attend du gouvernement un projet de loi d’une toute autre nature, qui protège les salariés contre les licenciements et la précarité.

La CGT va amplifier sa campagne d’information par l’édition d’un journal tiré à deux millions d’exemplaires à destination des salariés pour favoriser leur mobilisation dans les semaines à venir.

Montreuil, le 14 janvier 2013

http://www.cgt.fr/Une-grave-regression-des-droits.html

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 09:29

La Direction confédérale de la CGT réunie le 18 décembre 2012 alerte tous les salariés.

La négociation en cours sur la « sécurisation de l’emploi » s’oriente de plus en plus vers une plus grande flexibilité telle que l’exige le MEDEF. Elle ne répond pas à la situation d’urgence sociale, de précarité galopante et d’explosion du chômage.

Cette négociation s’est ouverte à l’initiative du gouvernement avec pour objectifs : lutter contre la précarité, sécuriser l’emploi, améliorer les procédures de licenciement collectif et les dispositifs de chômage partiel.

Or, malgré les propositions de la CGT, le MEDEF persiste à utiliser cette négociation et la crise économique, pour tenter d’obtenir une régression du droit du travail sans précédent.

Tous les salariés doivent connaître les conséquences gravissimes qui pèseraient sur eux si les projets du MEDEF étaient validés. Les droits liés au CDI seraient contournés par l’instauration d’un nouveau type de contrat de travail, le contrat intermittent ; possibilité pour l’employeur de licencier sans avoir de justification à présenter ; réduction des recours en justice et des peines encourues par les employeurs. Le patronat va jusqu’à exercer un chantage en suggérant une hypothétique complémentaire santé pour tous les salariés contre des procédures de licenciement accélérées !

Bref, pour le MEDEF, le changement c’est maintenant !

A quelques jours des fêtes de fin d’année, ces dispositions seraient un cadeau empoisonné, inacceptable pour tous les salariés.

La CGT est décidée à combattre de telles régressions.

Unanimement, la Direction confédérale de la CGT a confirmé le mandat donné à ses négociateurs qui participeront aux réunions des 19 et 20 décembre, pour améliorer l’emploi par des droits et des garanties assurés aux salariés.

La Commission Exécutive de la CGT a décidé d’une campagne d’information et de mobilisation des salariés dès les premiers jours de janvier.

Dans le même temps et jusqu’en mars 2013, des négociations se tiennent sur l’évolution des régimes de retraites complémentaires ARRCO – AGIRC. Le MEDEF vise des mesures conservatoires représentant 5,7 milliards d’euros d’économies sur les pensions. La CGT a fait des propositions qui peuvent apporter aux régimes de retraite de nouvelles ressources pour garantir la pérennité de nos régimes ARRCO – AGIRC sans paupériser un peu plus les retraités.

La Commission Exécutive de la CGT appelle aussi ses organisations à prendre des initiatives locales courant janvier, pour la défense de l’action et des libertés syndicales, et pour l’accès à la justice prud’homale pour tous.

La Commission Exécutive de la CGT

Montreuil, le 18 décembre 2012.

http://www.cgt.fr/Alerte-a-la-dereglementation-du

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 09:20

La rémunération des grands patrons du CAC 40 (salaire fixe, bonus, actions gratuites, stock options et indemnités de départ versés au dirigeant, hors régimes de retraite supplémentaire), qui s’était déjà envolée en 2010 a continué à progresser en 2011 pour atteindre en moyenne 4,2 millions d’euros l’année dernière contre 4 millions en 2010.

Quatorze dirigeants français ont crevé en 2011 un plafond de 240 Smic annuel soit actuellement 4,6 millions d’euros. Pour la première fois en 2011 le salaire fixe moyen des dirigeants du CAC 40 a franchi le million d’euros.
Les bonus annuels ont pour leur part baissé de 8,6%, mais ils se maintiennent à un niveau élevé (124% du salaire fixe en moyenne).

http://www.cgt.fr/Les-patrons-du-cac-40-continuent.html

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 11:51

Dans une enquête réalisée par OpinionWay pour les Editions Tissot, publiée ce lundi, 43% des salariés citent la surcharge de travail, devant la pression de la hiérarchie (41%) comme premier facteur de stress au travail.

Les salariés citent ensuite la situation économique de l’entreprise ou de la France, assimilée par les auteurs à la peur de perdre leur emploi (32%) et l’ambiguïté des rôles et responsabilités de chacun (30%).

Viennent ensuite la pression des résultats (29%), les contraintes organisationnelles (27%), la pression des clients (20%), les relations avec les collègues (18%) et le confort de travail (16%).

http://www.cgt.fr/La-surcharge-vecue-comme-premier.html

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