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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 10:38

La CGT qui revendique depuis 2008 que le Smic soit porté à 1.600 euros bruts a réactualisé cette revendication lors de la réunion de son Comité confédéral national des 15 et 16 juin. Compte tenu de l’inflation ( +4% depuis 2008) et du poids des dépenses contraintes (chauffage, carburants, loyer...), la CGT revendique désormais un Smic à 1.700 euros bruts.

La particularité des dépenses dites "contraintes, pré-engagées ou incompressibles" c’est qu’on ne peut y échapper sans subir de pénalités et que pour la plupart, elles sont honorées par les ménages par prélèvement direct sur leur compte avant toute autre dépense. Si en 2006 on estimait que ces dépenses représentaient 45% du budget des ménages, elles ne représentaient que 41% en 2001. Ces dépenses incompressibles augmentent beaucoup plus vite que les revenus. Pour les ménages à revenu modeste, les dépenses de logement, d’énergie, d’eau représentent ensemble plus de 46% du budget mensuel contre 22% en 1979.

 

 

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 10:41

Communiqué commun CFDT, UNSA, CGT

La CFDT, la CGT, l’UNSA, membres de la Confédération européenne des syndicats (CES), s’inscrivent dans la journée de mobilisation et d’information européenne et nationale, du 21 juin prochain, décidée par la CES. Le but de cette journée est de réaffirmer, à la veille du Conseil européen du 24 juin, que nous sommes « Contre l’austérité et contre le type de gouvernance économique que l’Union européenne veut imposer aux travailleuses et aux travailleurs en Europe ». Le message des syndicats européens est clair : Gouverner l’Europe, c’est renforcer son modèle social et non l’attaquer.

Le 12ème congrès de la CES qui s’est tenu à Athènes du 16 au 19 mai dernier, a condamné fermement les décisions prises par les Etats membres et les institutions européennes en matière de gouvernance économique et, plus particulièrement le Pacte euro-plus. Ce dernier ouvre la porte à des attaques sur les salaires, la protection sociale et l’autonomie de négociation des partenaires sociaux.

La CFDT, la CGT, l’UNSA décident d’interpeller les autorités françaises et les eurodéputés français sur les risques que les orientations actuelles en matière de gouvernance économique font courir à la cohésion économique et sociale. Elles vont diffuser à cette occasion un tract aux salariés sur le territoire national et leurs organisations régionales seront présentes le 21 juin à Luxembourg.

Avec la CES, nous militons pour une gouvernance européenne qui œuvre en faveur d’une Europe plus sociale et solidaire pour tous les citoyens, les jeunes en particulier. La coordination des politiques économiques des différents états membres est indispensable, notamment au sein de la zone euro. Aussi, la gouvernance économique responsable, que nous préconisons, doit être axée sur un développement économique créateur d’emplois stables et de qualité, la promotion de la formation pour tous, des salaires décents, ainsi qu’une protection sociale forte. Le pouvoir d’achat, le niveau des salaires et l’accès à des services sociaux de qualité doivent être défendus et assurés.

Avec la CES, la CFDT, la CGT, l’UNSA revendiquent :
• l’autonomie des partenaires sociaux dans le champ de la négociation collective et particulièrement en ce qui concerne les salaires et la négociation salariale ;
• le développement du dialogue social notamment dans l’élaboration des politiques économiques européennes ;
• une réduction graduelle des déficits publics respectant les capacités d’investissement en faveur d’un développement économique durable ;
• une gouvernance économique européenne incluant une harmonisation de l’assiette fiscale avec un taux d’imposition minimum pour les entreprises ;
• la mise en place d’euro-obligations (Eurobonds) pour financer des investissements dans les projets et les réseaux d’infrastructures et de développement européen ;

 

 

 

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 10:37

La première réunion du Comité de pilotage des régimes de retraite s’est tenue ce mardi 31 mai. Après une introduction du ministre Xavier Bertrand, en charge de la présidence du Comité, chaque organisation syndicale a présenté une déclaration (déclaration CGT ci-dessous).

A l’exception de la CFE-CGC, toutes les organisations ont réaffirmé leur hostilité à une réforme injuste et inefficace.

Côté patronal, le Medef a exprimé sa satisfaction quant à la mise en œuvre d’une réforme qu’il appelait de ses vœux. Il a rendu hommage au courage du gouvernement…

Une discussion s’est ensuite engagée sur l’adoption d’un avis, conformément à la loi, portant sur la situation financière des régimes et sur la réalisation de l’objectif d’équilibre en 2018.

Visiblement, le ministre chargé de la Sécurité sociale escomptait un accord unanime sur le projet d’avis présenté. La CGT a fait savoir qu’elle se prononcerait contre ainsi que la CFDT.

Le Directeur de la Sécurité sociale, prenant le relais de Xavier Bertrand, appelé à d’autres occupations, renonçait finalement à faire adopter l’avis et indiquait que faute ce celui-ci, un communiqué du ministre serait envoyé à la presse.

Représentants CGT  : Eric Aubin, Gérard Rodriguez

Montreuil, le 31 mai 2011

 

Déclaration Cgt :

Comité de pilotage des régimes de retraite «COPILOR» du 31 mai 2011

  

La loi du 9 novembre 2010 portant réforme des retraites instaure donc la mise en place d’un comité de pilotage.

Il faut se souvenir que dans la première mouture du projet de loi présentée en juin 2010, ce comité avait pour mission essentielle de veiller à l’équilibre financier des régimes. Nous avions dénoncé à l’époque cette approche principalement comptable. 

La mobilisation aidant, la version définitive de la loi définit des attributions beaucoup plus larges, et plus ouvertes, pour ce comité, et nous nous en félicitons.

Ainsi, le Comité de pilotage des régimes de retraite devra s’assurer du respect, des « objectifs de maintien d’un niveau de vie satisfaisant des retraités, de lisibilité, de transparence, d’équité intergénérationnelle, de solidarité intragénérationnelle, de pérennité financière, de progression du taux d’emploi des personnes de plus de 55 ans et de réduction des écarts de pension entre les hommes et les femmes ». 

Autant de points sur lesquels la CGT est évidemment très attentive. Elle ne manquera pas de formuler ses analyses et ses propositions, qui rappelons-le, portent également sur le dossier essentiel à nos yeux du financement sur le court, le moyen et le long terme.

La CGT s’impliquera dans les travaux du Comité de pilotage des régimes de retraite en s’appuyant sur les attentes et les aspirations exprimées par des millions de salariés tout au long de l’année 2010.

Elle le fera également dans le but de favoriser et d’impulser un grand débat public sur la question des retraites, permettant enfin à chacune et chacun de se forger sa propre opinion et de participer en toute connaissance de cause aux futurs choix quant aux évolutions de notre système de retraite. 

Nous en venons maintenant à la question des indicateurs de suivi. La CGT considère que ces indicateurs doivent se situer au plus près de la situation réelle des retraités actuels et futurs. Ainsi, pour ce qui est du niveau de vie, et cela vaut également pour « l’équité » intergénérationnelle, nous souhaitons que soient mis à disposition du Comité les taux de remplacement du salaire d’activité par la pension de retraite et leurs évolutions. Nous contestons une approche par la moyenne des revenus, y compris les revenus patrimoniaux, qui masque l’existence de très faibles pensions pour une majorité de retraités, ce dont témoigne par exemple le taux d’attribution du minimum contributif dans les régimes de base du privé.

La lisibilité et la transparence nécessitent une information de qualité aux salariés avant leur départ de l’entreprise sur notamment le parcours restant à effectuer pour prétendre à une retraite pleine et entière. 

Pour l’emploi des personnes de plus de 54 ans, il nous semble important de considérer le taux d’emploi de 55 ans jusqu’à l’âge légal de la retraite afin de pouvoir effectuer des comparaisons pertinentes avec par exemple les autres pays européens. Certains écarts sont en effet directement liés à la diversité de situations concernant l’âge d’ouverture du droit à retraite. D’autre part, nous considérons que la priorité des priorités réside bien dans la possibilité pour les salariés de plus de 50 ans et n’ayant pas atteint l’âge de la retraite, de disposer d’un véritable emploi, correctement rémunéré ainsi que dans la nécessité d’améliorer le taux d’emploi des jeunes générations.

Enfin, la question de la reconnaissance de la pénibilité doit trouver une réponse adaptée à la situation vécue par des dizaines de milliers de salariés. 

Concernant la réduction des écarts de pension entre les hommes et les femmes, il conviendra de reprendre à notre compte les travaux du COR (Conseil d’orientation des retraites) qui a la responsabilité de mesurer les conséquences des réformes successives des retraites dont la dernière.

Comme vous le constatez, c’est dans un esprit constructif et forts des mobilisations qui ont émaillé l’année 2010 que nous entendons participer aux travaux du Comité de pilotage des régimes de retraite.

 

 

 

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 10:01

Le gouvernement adopte un texte « prime dividendes » en conseil des ministres qui ne répond en rien à l’urgence d’augmenter véritablement les salaires.

Ce gouvernement prend des initiatives sans aucune forme de concertation et ne répond en rien aux attentes des salariés. Même si la négociation sur la prime est obligatoire, le résultat lui ne l’est pas. En cas d’échec, l’employeur pourra appliquer une décision unilatérale. D’autant que les règles pour attribuer cette prime sont telles que très peu de salariés seront concernés.

Au final, entre l’annonce du gouvernement au départ de la prime 1 000 €, et la réalité de ce qui sera sur la fiche de paye, le mécontentement sera de mise pour le plus grand nombre.

Pour la Cgt, il est plus gagnant d’agir pour de véritables augmentations de salaire dans le public et le privé.

Les entreprises annoncent des profits records, des dividendes en nette hausse, alors oui, il est temps que les salariés puissent en bénéficier.

Montreuil, le 26 mai 2011

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 08:20

« Pour le gouvernement, le sous-emploi est une valeur sûre pour la baisse du chômage ! »

Arrêtons de parler de sortie de crise ! Une fois de plus, le gouvernement veut nous faire croire à la baisse du chômage. En avril 2011, le nombre de chômeurs de catégorie A, (les personnes sans emploi et tenues d’en chercher un activement), a en effet baissé le chiffre d’avril (-0,4% sur un mois), pour la quatrième fois consécutive. A l’inverse, personne ne parle des victimes de la crise, qui s’enlisent aujourd’hui dans le chômage de longue durée (+20,8% sur la seule année 2010).

Il se garde bien d’évoquer le nombre de chômeurs en catégorie B, (personnes ayant exercé une activité réduite de 78 heures maximum par mois), qui lui, ne cesse de s’accroître : + 6 000 pour le mois d’avril (+0,9% sur un mois).

En effet, de quels types d’embauches nous parle-t-on ? Des embauches à durée déterminée qui se généralisent et qui recouvrent des contrats de travail de plus en plus courts (9 jours en moyenne en 2010) ? En France, les « miettes d’emploi » deviennent une réalité, l’emploi durable une exception.

Enfin, silence sur les 48 000 radiations !

Les chiffres publiés depuis plusieurs mois montrent que les chômeurs passent d’une recherche d’emploi à un emploi précaire !

Par ailleurs, le chômage des plus de 50 ans continue son inlassable progression. Qu’en est-il du maintien dans l’emploi des seniors ? En dépit des annonces, cette catégorie de chômeurs connaît de plus en plus l’exclusion du marché du travail, la précarité et la pauvreté. Et le recul de l’âge de départ à la retraite ne fera qu’accentuer ce phénomène.

Une part croissante de la population se fragilise et les chômeurs sont naturellement les premiers à tomber durablement dans les trappes de la pauvreté.

La CGT réitère avec force le besoin d’une politique qui permette réellement de créer de l’emploi. Elle suggère de supprimer les heures supplémentaires défiscalisées qui sont un frein à l’embauche. De même, il s’agit de conditionner les milliards d’aides publiques à l’obligation de créer de l’emploi durable. Assez d’exonérations ou d’aides aux patrons sans contrepartie !

Enfin, la CGT continue de penser que revaloriser les salaires permettra de soutenir la consommation, donc l’emploi.

Montreuil, le 25 mai 2011

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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 11:28

12e Congrès de la CES, Athènes

Les syndicats européens contre la modération salariale
vendredi 20 mai 2011, par Alessandro Vitagliano

La Confédération européenne des syndicats (CES) a demandé jeudi l’abandon des politiques d’austérité appliquées en Europe dans les pays touchés par la crise de la dette, et a jugé inacceptable que la modération salariale devienne un facteur de convergence.

A la clôture de son 12e congrès, le CES a adopté le "Manifeste d’Athènes" dénonçant la pression à la baisse sur les salaires, les services publics, la sécurité sociale, les pensions et les conditions de travail et de vie qui affecte les pays touchés par la crise financière en Europe, à commencer par la Grèce, l’Irlande et le Portugal.

Les syndicats se sont inquiétés des conséquences jusqu’à présent négatives du renflouement des économies en détresse organisé par l’UE et le Fonds monétaire international. L’austérité imposée a aggravé la situation des pays concernés plongés dans une période prolongée de récession.

Ils ont particulièrement dénoncé le pacte Euro-plus en préparation pour la zone euro et six autres pays. Cet accord aura d’importantes implications en matière de salaires.

Le congrès a aussi adopté une résolution demandant aux ministres des Finances de la zone euro d’immédiatement changer d’orientation politique envers les pays en difficulté. La CES veut que leur soient accordés des prêts à taux réduits et d’une durée plus longue, sans conditionnement à des mesures antisociales.

La CES réunit 82 confédérations syndicales de 36 pays et 12 fédérations européennes.

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 07:46

« If a bullet should enter my brain, let that bullet destroy every closet door » (Si une balle devait traverser mon cerveau, laissez-la briser toutes les portes de placard). Cette phrase a été prononcée par Harvey Milk, en référence aux homosexuel(le)s qui craignaient de faire leur coming-out (sortie de placard).

Les Marches des fiertés sont justement l’occasion de sortir de ces placards et de soutenir les revendications des Lesbiennes, Gays, Bi et Trans (LGBT). Ce sont des expressions revendicatives tout en restant festives pour gagner la liberté pour tous et toutes d’être ce qu’il est.

La CGT- combat toutes les discriminations dont celles liées à l’orientation sexuelle et l’identité de genre
Le « 17 mai », devenu la Journée mondiale contre l’Homophobie, la Lesbophobie et la Transphobie, est l’occasion de marquer notre engagement pour gagner l’égalité pour les Lesbiennes, Gays, Bisexuel-le-s et Trans (communément appelés LGBT).

Insultes, blagues, moqueries, discriminations sont autant d’attaques à l’encontre des Lesbiennes, Gays, Bisexuel-le-s et Transgenres (LGBT). Il est vrai, chacun-e est amené-e à remettre en cause ses propres préjugés, attitudes ou propos parfois équivoques … Autour de nous, il nous arrive de laisser dire certaines expressions qui sont pourtant signes d’intolérance et sont blessantes. Elles peuvent avoir des conséquences graves pour les personnes, qui souvent préfèrent les taire.

Les « politiques diversités » des entreprises ignorent très souvent les questions de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre. La « Charte égalité » de la Fonction publique n’est pas déclinée dans certains ministères et reste lettre morte.

En cette période troublée, où on constate malheureusement une montée de la pensée fascisante de l’extrême droite, il est important de rappeler les valeurs républicaines : Liberté, égalité, Fraternité. Il est nécessaire de ne pas diviser les salarié-e-s, de ne pas stigmatiser certaines personnes du seul fait de leur identité de genre ou de leur orientation sexuelle.

La CGT mettra tout en œuvre pour aider les victimes de cette discrimination au sein même de l’entreprise et en les accompagnant devant le Conseil des Prud’hommes ou le tribunal administratif.

Dans ses propositions revendicatives, la CGT met en avant l’égalité de droits. Mais sans engagement collectif, ces propositions risquent de rester « dans le placard ». Toutes contributions sont les bienvenues. Faire respecter l’égalité de traitement de tous les salariés, c’est aussi intervenir dans les comités d’entreprises pour obtenir de nouveaux droits pour les Lesbiennes, Gays, Bisexuel-le-s et Transgenres (LGBT). C’est aussi cela faire évoluer les mentalités…

Toute personne qui s’estime discriminée du fait de son orientation sexuelle ou de son identité de genre ne doit pas hésiter à saisir des élus CGT qui mettront tout en œuvre pour lui venir en aide. Le combat pour l’égalité fait avancer des droits pour toutes et tous. C’est par l’engagement de chacun-e que nous la gagnerons. Le Collectif confédéral CGT de lutte contre l’Homophobie qui se bat pour l’égalité et la non-discrimination des Lesbiennes, Gays, Bi et Trans (LGBT) se tient à votre disposition.

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 14:08

Les salariés d’EUROPCAR Roissy se sont mis en grève le 2 mai pour défendre leur pouvoir d’achat. En effet, non contente de ne pas répondre à une revendication de hausse des salaires, la direction prévoyait de revenir sur le versement de deux primes mensuelles de 140 euros, en les soumettant à des conditions drastiques.

Il aura fallu 8 jours d’arrêt de travail pour que les salariés obtiennent l’abandon de cette sinistre mesure et gagnent la revalorisation d’une prime et des embauches.
- Les deux primes mensuelles de 140 euros accordées en lien avec des objectifs de chiffre d’affaire sont maintenues ;
- La prime d’aéroport et réévaluée de 15%
- Le site de Roissy procédera à l’embauche de 3 salariés supplémentaires.

C’est la première fois que les salariés d’EUROPCAR Roissy, confronté à une direction de plus en plus sourde à leurs exigences, s’engageaient dans un mouvement de grève.
Au-delà des gains revendicatifs, ils ont réussi à fortifier un collectif combattif, solidaire et déterminé à ne plus subir les injonctions régressives de leur direction.
Le syndicat CGT enregistre, suite à ce conflit, l’adhésion de 90% des effectifs ! Ce renforcement ne manquera pas de compter pour porter les prochaines revendications des salariés, et gagner !

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 12:02

Le Conseil des ministres a arrêté ses derniers ajustements concernant la suppression du bouclier fiscal et l’allègement de l’Impôt Sur la Fortune (ISF). Le Gouvernement confirme la suppression du bouclier fiscal.

Cela acte l’échec de ce choix aberrant, mesure phare du quinquennat Sarkozy et de sa conception « du travailler plus, pour gagner plus ». Pour autant, la philosophie du Chef de l’Etat et du gouvernement reste la même : réduire la pression fiscale sur les riches.

En effet, en conditionnant la suppression du bouclier fiscal à l’aménagement de l’ISF, il réalise une tour de prestidigitation fiscale, qui consiste à leur donner d’une main ce que l’on prend de l’autre.

Encore des cadeaux pour ceux possédant un patrimoine supérieur à 3 millions d’euros, par une moindre progressivité de l’impôt sur la fortune, logique qui prédomine déjà pour l’impôt sur le revenu. Au bout du compte, aux dires de Christine Lagarde, 500 000 contribuables de l’ISF seront exonérés grâce à cette réforme, une nouvelle fois injuste socialement et inefficace économiquement.

Encore un désengagement des plus riches au détriment de l’intérêt général, c’est, en effet, une réforme dont le coût est estimé par la CGT à environ 1,5 milliards d’euros : manque à gagner pour les finances publiques.

Dans le même temps :

• Le Président de la République tente de leurrer les salariés avec l’annonce d’une hypothétique prime de 1000 euros destinée à masquer l’impact de réforme fiscale.

• Laurent Wauquiez stigmatise les demandeurs d’emploi, bénéficiaires du RSA, que la politique du gouvernement enfonce chaque jour un peu plus dans la misère et la précarité, en suggérant de les obliger à travailler gratuitement.

• Le Gouvernement reste sourd aux revendications légitimes des salariés réclamant une augmentation du SMIC, une revalorisation générale des salaires et la reconnaissance de leurs qualifications.

• Il refuse d’obliger le Patronat à négocier l’égalité salariale entre les femmes et les hommes.

En matière de justice fiscale, la CGT porte des propositions fondées sur l’efficacité économique et la justice sociale :

• Un impôt sur le revenu élargi à tous les revenus financiers et du patrimoine, une plus grande progressivité et une augmentation des tranches et des taux correspondant aux plus hauts revenus.

• Un taux de TVA réduit sur les produits de nécessité, impôt injuste acquitté par tous indépendamment du niveau de revenu, il pèse aujourd’hui de plus en plus, à la fois sur le pouvoir d’achat et la consommation des salariés et sur la nécessaire relance de l’emploi.

• Une fiscalité patrimoniale fondée sur une plus grande redistribution : progressivité forte des droits de succession, de donation et de l’ISF.

• La suppression de la loi Tepa et un impôt sur les sociétés incitant les entreprises à investir pour la production, la formation et la recherche.

• Une fiscalité locale réduisant les charges des ménages les plus modestes et les inégalités territoriales, favorisant l’autonomie financière des collectivités et le développement de l’implantation d’entreprises en particulier dans le secteur industriel sur l’ensemble du territoire national.

Montreuil, le 11 mai 2011

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 21:58

Retraites complémentaires

Le Medef dévoile ses intentions

Le MEDEF avait demandé à rencontrer la CGT pour évoquer la suite des négociations ARRCO et AGIRC en cours, le 16 février 2011.

 

Pour le MEDEF il n’est pas question d’augmenter les ressources des régimes, comprenez les cotisations, puisqu’il considère que les prélèvements auxquels sont soumises les entreprises sont déjà trop lourds et grèvent leur compétitivité.

Du point de vue du Medef, le maintien de la retraite sans abattement (assuré aujourd’hui par l’AGFF) et le retour à un éventuel rendement constant des régimes supposent des contreparties, en clair de nouveau reculs sur les droits des retraités actuels et futurs. Celles-ci seraient l’alignement sur le régime général de l’âge de la retraite sans abattement qui passerait de 65 à 67 ans, l’alignement par le bas des majorations pour enfants (5 % dans les deux régimes) et ouverture du droit à réversion à 60, voire 62 ans, au lieu de respectivement 55 et 60 ans à l’Arrco et l’Agirc. Autre contrepartie évoquée par le Medef, la « convergence » des régimes Arrco et Agirc permettrait de réaliser des économies de gestion, mais conduirait à la remise en cause du statut cadre.

 

La CGT a indiqué qu’elle s’opposait à ces perspectives et à cette logique de contreparties.

 

• D’abord parce qu’aucune obligation n’était faite aux régimes complémentaires de s’aligner sur les régimes de base. L’âge de la retraite sans abattement peut être maintenu à 65 ans dans les deux régimes Arrco et Agirc.

 

• Ensuite parce que les entreprises avaient les moyens de financer, notamment par le biais d’une augmentation des cotisations, une protection sociale, et donc une retraite, de haut niveau, ainsi que le montre le niveau des dividendes distribués. La CGT a également rappelé que d’autres mesures pouvaient être envisagées, comme par exemple l’élargissement de l’assiette de cotisation à l’intéressement et la participation qui rapporterait immédiatement, selon les services de l’Arrco et de l’Agirc, plus de 2 milliards d’euros…

 

Une fois de plus, il apparaît que le seul élément susceptible de changer la donne et d’entrevoir une issue positive à ces négociations est l’intervention des salariés et des retraités.

 

Montreuil, le 18 février 2011

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