Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Faurecia Beaulieu Structures

  • : La CGT de Faurecia Clean Mobility (Beaulieu Structures)
  • : C'est le blog de la CGT de Faurecia Systèmes d’Échappement (Faurecia Clean Mobility) à Beaulieu Protos, Seloncourt, Bavans et R&D Moteurs à Etupes
  • Contact

 faurecialogo

Recherche

Archives

Catégories

5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 20:20
Thierry noir et blanc
 Communiqué de la fédération CGT
 
La fédération nationale des personnels des organismes sociaux CGT a été destinataire d’un courrier émanant d’un cadre niveau 9 de la CPAM de l’Hérault annonçant son intention de mettre fin à ses jours. Celui-ci est passé à l’acte, sur son lieu de travail le mercredi 29 février à 20h30.
Le contenu du courrier ne laisse aucun doute sur le lien entre la vie professionnelle et le geste fatal de notre collègue.
Le contexte général dans toute l’Institution Sécurité sociale : dégradation des conditions de travail, restructuration permanente, suppression massive de postes, réduction budgétaire ne peuvent être ignorés.
Les bilans sociaux annuels et le diagnostique sur les risques psychosociaux diligentés par l’employeur dressent tous un constat alarmant de la situation du personnel.
Pour autant la fédération CGT considère qu’il est prématuré de s’exprimer et respecte la douleur profonde qui envahit tout un chacun au regard d’une situation dramatique.
Ce drame est avant tout un drame humain, nous pensons en premier lieu à sa famille, à ses collègues.
La fédération CGT tient à leur exprimer toute sa solidarité dans ces moments difficiles.
Montreuil, le 2 mars 2012

Bonsoir,

Nous sommes le 29 février 2012. Il est 20 heures 15.


Si vous lisez ce mail, c'est que je vous ai quittés, définitivement.

Certains des destinataires de ce mail me connaissaient, d'autres pas.


J'ai tenu à vous informer de mon geste, car il est la conséquence directe de l'enfer psychologique que je vis au quotidien depuis 2 ans, que j'ai pourtant essayé de surmonter, de toutes mes forces, pour mon épouse et mes enfants, mais qu'aujourd'hui je n'arrive plus à assumer.


Certes, en mettant fin ce soir à mes tortures et angoisses de chaque jour, je règle mon problème. Mais il était de mon devoir de faire en sorte que cela puisse servir (peut-être …) à toutes celles et à tous ceux qui pourraient être dans ma situation, pour leur éviter d'en arriver là où je suis. C'est la raison de ce message.

Ma vie professionnelle m'a beaucoup gâté. Ayant commencé à travailler à la CPAM de Béziers en 1980 comme fichiste, j'ai eu la chance de pouvoir montrer que j'étais capable de faire des choses a priori intéressantes, puisque j'ai gravi un à un les échelons jusqu'au poste de cadre niveau 9 au bout de 29 ans de carrière.

Et puis il y a eu cette fusion des CPAM de Béziers et de Montpellier, qui a fait que depuis deux ans, je me traîne misérablement dans ce qu'on appelle communément un « placard ».

Je ne peux plus supporter qu'on me laisse crever lentement sans même avoir pris la peine d'écouter mes appels au secours ni de m'expliquer pourquoi.


C'est pourquoi j'accuse Claude Humbert, directeur de la CPAM de l'Hérault :


  • de m'avoir mis dans un placard dès son arrivée, et de m'y avoir laissé pourrir en ne me confiant que quelques très rares tâches qui auraient pu être prises en charge par des cadres de « premier niveau », sans que ce terme soit péjoratif pour eux
     
  • de n'avoir rien fait pour au moins essayer de trouver une solution à ma situation, alors qu'il en était informé
     
  • de ne même pas avoir lu les compte rendus de mes EAEA 2010 et 2011, et les lettres que j'ai remises en ces occasions en demandant qu'elles figurent à mon dossier personnel, alors que son attention avait été attirée sur mon état à plusieurs reprises par mon responsable hiérarchique direct. S'il les a lus et qu'il n'a rien fait, c'est encore plus grave.
     
  • d'avoir ainsi pourri mes deux dernières années sans me laisser la moindre chance de survie

J'ai été :
  • tué professionnellement
     
  • détruit psychologiquement
     
Je croyais que le management consistait à travailler ensemble, en bonne intelligence, à déléguer, écouter, réunir, fédérer et valoriser les compétences de chacun.

Mais, telle une pièce de monnaie, la réalité de terrain à la CPAM de l'Hérault a deux faces :
 
  • celle qui est affichée officiellement, bien cohérente et bien propre, avec projet d'entreprise et « prise en compte » des risques psycho sociaux
     
  • celle de la réalité du terrain, pavée d'infantilisation, de changements de cap, d'actions sans intérêt, d'incohérences multiples et variées, d'ajouts de strates hiérarchiques, de solitudes et de mises en concurrence, de stress, de harcèlement, de désinformation, de destruction des formes de solidarité collective …
 
Je remercie infiniment :
 
  • Messieurs Lionel Vergnes, directeur adjoint, mon responsable hiérarchique direct, Sébastien Jamois, Agent Comptable, et d'autres qui se reconnaîtront, de leur amitié indéfectible et de leur soutien moral permanent
     
  • Tous mes collègues, cadres et agents, qui ont su, par leurs mots et par leurs sourires amicaux, m'aider à traverser ces deux dernières années, sans même quelquefois mesurer l'étendue et la profondeur de la détresse psychologique qui était la mienne.
     
  • Mes amis du SNADEOS-CFTC et de la CFTC de la CPAM de l’Hérault, grâce à qui, pendant deux ans, j'ai pu entretenir l'illusion à mes propres yeux que j'existais encore un peu
     

J'ai essayé de tenir bon, mais jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, c'était devenu vraiment trop dur, et je vois bien que je n'arrive plus à donner le change, au travail, et dans ma famille.

 

Je demande pardon à celles et ceux à qui je vais faire de la peine, et à qui je manquerai, au moins un peu.


Voilà, j'ai terminé mon chemin. Je souhaite surtout que, tant à la CPAM de l’Hérault, que dans les autres organismes de l'Institution, on se rende compte qu'il y a des gens qui sont malheureux du sort qui leur est fait, sans même qu'ils comprennent ce qui leur arrive, et qu'il ne s'agit pas forcément d'une affaire de salaire.


"La Gestion des Ressources Humaines doit d'abord passer par de la Gestion Humaine des Ressources". Merci Maryse. Tu vois, j'ai retenu … Tu avais bien raison.


Si je ne devais pas être le premier, que surtout je sois, le dernier !


J'envoie notamment ce mail :

 
  • A tout le Personnel de la CPAM de l’Hérault
     
  • Aux retraités de la CPAM de Béziers
     
  • A beaucoup d’Agents de Direction et de Cadres de l'Institution
     
  • A Monsieur Pierre Mayeur, Président du COMEX
     
  • A Monsieur Frédéric Van Rockegheim, Directeur de la CNAMTS
     
  • A Monsieur Philippe Renard, Directeur de l’UCANSS
     
  • Aux Conseillers de la CPAM de l’Hérault
     
  • A quelques amis et membres de ma famille
     
  • A Midi Libre
     
  • A Monsieur Elie Aboud, Député
     

Je pars sans haine vis-à-vis de qui que ce soit. J'ai seulement d'immenses regrets pour mon épouse et mes enfants de les abandonner. Je crois qu'ils avaient encore besoin de moi. Puissent-ils un jour me pardonner … 


Je vous les confie, à vous, celles et ceux qui m'ont apprécié seulement pour ce que je pense avoir été : un homme droit, honnête et sincère, avec tous mes défauts et mes quelques qualités, mais avec des convictions, certes pas toujours dans le « politiquement correct », mais qui était capable de les assumer sans avoir à baisser les yeux.


Adieu. Nous nous reverrons peut-être un jour .... Mais que ce soit le plus tard possible.

 

Je m'appelais Thierry Hainaut, et j'aurais eu 52 ans le 31 mai 2012.

Partager cet article
Repost0
2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 10:14

La CGT de Faurecia Systèmes d'Echappement a revendiqué:

  • SMIC à 1.700 €
  • Augmentation de 300 € pour toutes et tous
  • Augmentation de 10 % sur les primes

 

 

Propositions de la direction :

                  Non forfaités :                  AG de 2% : 1.1% en avril  et 0.9% en septembre.

                                                                 AI+budget spécifique : 0.4% (0.2%+0.2%)

 

                  Forfaités :                         AG de 1.9% : 1.1% en avril et 0.8% en septembre.

                                                                AI+budget spécifique : 0.5% (0.3%+0.2%)

Budget spécifique :

 

·      Prime de transport

·      AI de 23€ pour tout volontaire désireux de faire du tutorat (ouvriers, techniciens de plus de 40 ans). Ceci concernerait 53 personnes : 15 personnes à Messei, 25 personnes à Beaulieu et 13 à Bavans.

                                                               

Autre possibilité : si aucune organisation syndicale n’est d’accord pour le budget tutorat, tout serait concentré sur la prime de transport. (Ceci porterait la prime à 21.88€)

Autres primes :

·      Prime de rentrée portée à 1210€ avec acompte le mois de Mars

·      Prime volontariat 13,87 €

·      Prime volontariat  samedi 16,65 €

·      Prime soudure: 5,12 €

·      Prime de vacances à 450 €

·      Prime soudure niveau 1 : 55,79 €

·      Prime soudure niveau 2 : 111,59 €

·      Prime astreinte 4j continus : 108,64 €

·      Prime astreinte dimanche ou jour férié : 29,40 €

·      Prime astreinte jour semaine : 11,29 €

·      Panier de jour : 5,32 €

·      Panier de nuit : 7,18 €

·      Prime de transport (sans mesure spécifique) :17,17 €

 

A noter que la direction a insisté, et ce malgré notre intervention, pour parler de la prime de partage et profits.

Elle compte, en effet, verser 200 € de supplément d’intéressement  en juin.

Suite à nos remarques sur les évolutions en termes de coefficients, la direction nous a annoncé une rencontre pour revoir la grille sur les classifications vers avril-mai.    

 

Partager cet article
Repost0
21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 16:03

Toujours le mirage de l’Europe sociale

 

Le texte intersyndical d'appel à la journée du 29 février indique : "Pour une Europe sociale fondée sur la solidarité, la justice et la cohésion sociale, les organisations syndicales CGT, FSU, Solidaires, UNSA s’engagent dans cette mobilisation en y impliquant largement tous les salariés, partout dans les entreprises et les administrations. Elles appellent à faire du 29 février une puissante journée d’actions passant notamment par des rassemblements et des manifestations interprofessionnelles. "

 

La CFDT quant à elle, « refusant une mobilisation à caractère politique sur les enjeux nationaux, n’appelle pas, au niveau national, à des arrêts de travail (...) préférant mener des initiatives dans les régions en s’adressant massivement aux salariés sur les problématiques européennes ».

 

Pas d'appel donc à la grève de l'intersyndicale et un positionnement des uns et des autres finalement peu mobilisateur. Et toujours la révérence affirmée envers la Confédération Européenne des Syndicats et « l'Europe sociale ». Faut-il rappeler que l'UE depuis son origine est construite par et pour les grands groupes capitalistes ? Que la CES a soutenu le projet de constitution européenne en 2005, puis le traité de Lisbonne et qu'elle est pour le moins ambiguë sur le gravissime projet de Mécanisme Européen de Stabilité (MES), appelant seulement comme d'habitude à y joindre un « volet social » ? Et que l’accompagnement syndical des régressions au nom de la négociation du moindre mal débouche toujours sur le pire pour les peuples comme la situation en Grèce et bientôt dans toute l'Europe le démontre une fois de plus ?

 

Mais la violence des politiques anti-sociales est telle que malgré tout, de nombreuses structures de base de nombreux militants de la CGT, contournant le mièvre appel intersyndical national, ont fait état de leur volonté de s’adresser directement aux salariés et aux adhérents de base des autres organisations à partir d’appels fermes à la grève et que cela a trouvé un reflet dans les structures de direction de la CGT (CCN et Union régionale d’Ile de France par exemple). Il s’agit là d’une toute autre démarche que celle du "syndicalisme rassemblé" au sommet facteur de paralysie et d’inaction, d’alignement sur les dirigeants CFDT et de la CES. La CGT animée par ses militants et structures de base renoue ainsi avec son indépendance d’expression et sa capacité de mobilisation et d’entraînement !

Il reste d’ailleurs à tirer les enseignements de l’échec de la stratégie actée depuis plus de 10 ans et à changer durablement d’orientation !

 

Le peuple grec et nous

 

Tandis que la CES remarque sans rire que « les conditions économiquement insupportables et socialement insoutenables imposées à la Grèce soulèvent également de graves questions quant au respect des principes et valeurs fondamentaux de l’UE », le peuple grec expérimente dans sa chair le contenu de « l'Europe sociale » !

Tandis que la misère et la catastrophe sociale s’installent après x plans d’austérité, ce n’est toujours pas assez, l’Union européenne, le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, les ministres des finances de l’Union monétaire, mettent le pays sous tutelle directe des grandes banques et exigent encore plus de sacrifices, moins de salaires (jusqu’à 50% de baisse !!!), moins d’hôpitaux, moins de retraites… !

 

Tandis que des enfants perdent connaissance en classe par inanition !

Et qu’un immense cinéaste meurt dans la rue parce que des ambulances sont successivement tombées en panne !

 

Courir après l’Europe sociale, c’est au pire camoufler, au mieux ne pas comprendre que les classes dirigeantes ont décidé de faire payer aux peuples la crise de leur système, des banques et des marchés financiers ! Elles ont décidé non seulement de revenir sur tous les acquis arrachés de longue lutte par les travailleurs mais d'achever l’œuvre des « pères de l'Europe » : construire un espace anti-démocratique au service du capital à l'abri des peuples et de leur souveraineté.

La Grèce est le terrain d’expérimentation de ce qu'ils peuvent faire subir à un peuple dont on détruit les conditions de vie et le pays.

 

En Grèce comme en France, toutes les jérémiades sur "l’Europe sociale" n’y feront rien : seule la lutte déterminée, coordonnée, rassemblée, unie du peuple dans toutes ses composantes peut mettre fin à cette spirale infernale et ouvrir la voie à une véritable politique sociale et à l’espoir d’une véritable politique alternative !

C’est de cette vérité là qu’il faut partir ! Ce à quoi il faut donc s’atteler, c’est à créer les conditions de ce "TOUS ENSEMBLE EN MEME TEMPS ! ". En en finissant avec les mensonges sur le "dialogue social", la "concertation", la comédie des "partenaires sociaux" et les impasses de l’unité syndicale de sommet privilégiant l’alliance avec les dirigeants de la CFDT qui n’a conduit qu’à des échecs.

 

Et c’est donc encore une fois, l’orientation réformiste prise dans le milieu des années 90 par la direction confédérale de la CGT qui est en cause. La crise du système et son aggravation rendant ces choix totalement obsolètes et tournant le dos aux exigences du moment comme à l’intérêt des travailleurs. Et oui, c’est bien d'orientation qu’il faut changer pour renouer avec la lutte de classe, base de l'unité et des victoires des travailleurs ! Comme l'expliquait Henri Krasucki, ancien secrétaire général de la CGT : « renoncer à mener la lutte de classe équivaudrait pour la classe ouvrière à se livrer pieds et mains liés à l’exploitation et à l’écrasement ! ».

 

Alors participons donc aux mobilisations, aux rassemblements, aux prises de parole, aux grèves de ce 29 février pour que se construisent effectivement les conditions du TOUS ENSEMBLE contre l'euro-dictature du capital financier, contre les banksters et les affameurs !

 

Dès qu'ils le peuvent, les banksters étranglent les peuples.

Aucune avancée sociale n’a été généreusement octroyée à la classe ouvrière et au peuple, c'est par le rapport de force qu'elles ont été arrachées ! En 36, en 45 ou en 68, ce sont les luttes, les grèves et les occupations d’usine qui ont permis de gagner congés payés, retraites, conventions collectives, nationalisations...

 

Le Front Syndical de Classe, 21 février 2012

http://www.frontsyndical-classe.org/article-29-fevrier-rassemblements-manifestations-et-greves-99815352.html

Partager cet article
Repost0
20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 08:55

L’usine Faurecia-Siebret de Redon va-t-elle suivre le même chemin que celle de Saint-Nicolas-de-Redon, qui a fermé ses portes en juillet dernier ? La question est posée par la CGT, syndicat majoritaire de cette usine qui fabrique des sièges pour les Citroën C5 et Peugeot 508. « Une dizaine de salariés quitteront le site redonnais en mars pour rejoindre d’autres usines du groupe, indique Christian Bisson, élu au comité d’entreprise. Depuis 2005, nous avons perdu plus de 50 % de nos employés en CDI. »

 

Nouveaux marchés

 

Aujourd’hui, le site emploie, selon les syndicats, 63 salariés en CDI. « Pour nous, il n’y a aucune raison de fermer Siebret, estime Philippe Pussat, représentant de l’Union départementale CGT 35. Il suffit de trouver d’autres marchés que PSA. Ici, à Redon, nous avons les compétences, le site et l’expérience. » Contactée ce vendredi après-midi, la direction de Faurecia n’a pas répondu à nos appels.

 

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-L-usine-Faurecia-de-Redon-est-elle-menacee-de-fermeture-_40771-2045795-pere-bre_filDMA.Htm

 

 

L'usine Siebret de Redon menacée de fermeture ?

C'est la question que pose le syndicat CGT, majoritaire dans cette usine redonnaise, filiale de Faurecia. De 140 salariés en CDI en 2005, ils ne sont, selon eux, plus que 63 sur le site de Redon.

Les affiches colorées aux murs contrastent avec l'inquiétude ambiante. Celle de salariés attachés à leur usine, bourrées d'interrogations concernant son avenir.

 

Autour de la table en ce vendredi matin, Christian Bisson, élu au comité d'entreprise. Il dégaine des chiffres qui traduisent, selon lui, le manque d'ambition de la direction pour l'usine Faurecia-Siebret, située dans la zone de Briangaud. « Nous sommes passés de 140 salariés en CDI, en 2005, à 63 aujourd'hui, sans parler de tous les emplois d'intérimaires qui ont été supprimés », lance-t-il.

Dans cette usine, les employés injectent, de 5 h 30 à 20 h 30, une mousse liquide dans les sièges des Citroën C5 et Peugeot 508. C'est la seule activité qu'il reste. Depuis sa création, dans les années 70, les salariés ont vu disparaître le travail du métal, utilisé pour fabriquer l'armature des sièges, la fabrication des cabines de tracteurs ou encore l'atelier couture, qui donnait du travail à plus d'une centaine de salariés au plus fort de l'activité. « L'atelier a été démantelé en 2005, délocalisé au Portugal », glisse Christian Bisson dans un soupir.

Activité en baisse

Ce qui fait sortir les délégués syndicaux du silence ? Le départ prévu d'une dizaine de salariés vers d'autres usines du groupe, en mars. « Ces salariés sont aujourd'hui en production chez nous, indique Christian Bisson. Avec ces départs, il ne restera qu'une trentaine d'employés en production. L'usine ne sera plus viable ! »

Et au militant syndicaliste de sortir de sa pochette des données chiffrées. « De 585 véhicules par jour en janvier 2012, nous passerons à 423 en mars. » En cause, bien sûr, la baisse du marché automobile. Mais comme Christian Bisson, Philippe Pussat, représentant de l'Union départementale CGT 35, refuse de croire que la situation est irréversible. « Faurecia enregistre en 2011 un résultat net en hausse de 84 %, les actionnaires verront augmenter leurs dividendes de 40 %. Aujourd'hui, il y a des marchés qui fonctionnent, en Allemagne par exemple. Est-ce impossible de réaliser des sièges de BMW ou de Audi à Redon ? »

Pour ces représentants syndicaux, rien n'est fait pour maintenir l'usine Siebret. Et se pose, en filigrane, la question de l'emploi industriel dans le pays de Redon. Après la fermeture de l'usine Faurecia de Saint-Nicolas-de-Redon, en juillet dernier, celle de la zone de Briangaud est-elle la prochaine sur la liste ? La direction, contactée hier, n'a pas répondu à nos questions.

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-L-usine-Siebret-de-Redon-menacee-de-fermeture-_-2045893------35236-aud_actu.Htm

Partager cet article
Repost0
11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 09:01

http://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L125xH93/breveon2278-f6f06.jpgVous connaissez peut-être cette histoire vraie : un violoniste joue dans le métro de Washington. Dans la foule nombreuse qui passe, sept personnes s’arrêtent pour l’écouter un temps, une vingtaine environ lui donne de l’argent sans trop s’attarder. Il récolte 32 dollars.

Le musicien est Joshua Bell, un des meilleurs du monde. Il interprétait là, sur un Stradivarius de 1713 valant 3,5 millions de dollars, des partitions les plus difficiles jamais écrites. Quelques jours plus tôt, il se produisait à guichets fermés dans un théâtre de Boston. Le prix moyen des places était de 100 dollars.

Le Washington Post qui avait organisé cette expérience et qui la raconte le 12 janvier 2007 en tire les conclusions qu’il veut. Voici les miennes : devant un inconnu qui s’exprime, le gros de la foule passe sans même chercher à entendre. Mis sur l’estrade d’un théâtre, loué par les critiques, le même homme est, au moins, écouté. Voire ovationné.

Transposez cette histoire avec un intellectuel, un comédien, un homme politique boudés par l’intelligentzia qui fait l’opinion. Ils peuvent avoir du génie mais, hors des grands médias qui réunissent des millions de badauds pour entendre surtout des imbéciles, ils resteront des joueurs de rue pour maigre public. Sauf si ce dernier rameute amis et connaissances et si leurs vivats font trembler les vitres du siège du Parti de la Presse et de l’Argent.

C’est là qu’Internet peut contribuer à changer les choses. Cela s’est déjà vu.

Théophraste R. (Chef du service « On connaît la musique » au Grand Soir, bureau : « Repérage des joueurs de pipeau »).

Sources : http://www.washingtonpost.com/­wp-dyn/content/article/2007/­04...

Pour écouter le concert http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=jOSHUA+BELLE+M...

Partager cet article
Repost0
24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 16:22

Vous êtes un militant écoutez vous sur la radio CGT Drancy

 

http://radio-cgt.e-monsite.com/

 

Partager cet article
Repost0
20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 19:35

cAmArAde
cAmArAde
par cgt-beaulieu-structures

Partager cet article
Repost0
2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 10:17

Ce n’est pas une bonne nouvelle pour les fabricants de pesticides : à partir de décembre, la maladie de Parkinson pourra être reconnue comme maladie professionnelle chez les agriculteurs. La Commission supérieure des maladies professionnelles en agriculture (Cosmap) a en effet donné son accord, le 1er juin dernier, pour la création d’un nouveau tableau portant sur les « maladies neurodégénératives liées aux produits phytosanitaires ».

Cette avancée importante ouvre le nécessaire et urgent débat sur les conséquences de l’usage des produits chimiques et agents cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques sur la santé des paysans. On peut dire merci à la Fédération nationale agroalimentaire et forestière de la CGT d’avoir porté le fer sur cette question. Car, tout à nos angoisses (légitimes) de bien faire manger bio nos petits zenfants, les citoyens-responsables-indignés- amapistes que nous sommes avaient presque oublié que les premiers exposés aux saloperies pulvérisées dans les champs français sont les paysans et notamment ceux qui sont sur le terrain : salariés agricoles, petits exploitants, saisonniers, etc.

Leurs employeurs « agromanagers  », eux, sont un poil moins concernés. D’ailleurs, le syndicat qui les représente le mieux, la FNSEA, a voté contre la création de ce tableau… Raté pour cette fois, messieurs.

 

http://www.regards.fr/environnement/sante-au-travail-les-pesticides

Partager cet article
Repost0
30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 11:39

Un jour, un homme revenant du travail très tard, fatigué et agacé trouva son fils de 5 ans, à l’entrée de la porte.

"Papa, je peux te poser une question ?"

"Qu’est-ce que c’est ?" répondit l’homme.

"Papa, combien tu gagnes par heure ? "

"Ce n’est pas ton problème ... Pourquoi une question pareille ?" répondit l’homme, d’une façon agressive.

"Je veux juste savoir. S’il te plaît combien tu gagnes par heure ?"

"Tu sais quoi ? .. Je gagne 12 € par heure !"

"Ah ! ..." répondit le garçon, avec sa tête vers le bas. "Papa, prête-moi seulement 6 € ..."

Le père était furieux, "C ’est pour cette raison que tu demandais cela ? .... Penses-tu que c’est comme ça que tu peux obtenir de l’argent pour acheter des jouets ? Vite au lit dans ta chambre.

Je travaille durement chaque jour pour de tels enfantillages ?"

Le garçon restant silencieux, entre dans sa chambre et ferme la porte..

L’homme assis devient de plus en plus nerveux sur les questions de l’enfant.

Comment ose-t-il poser ce genre de questions juste pour gagner de l’argent ?

Une heure plus tard, l’homme se ressaisit et se dit : Peut-être qu’il avait vraiment besoin d’acheter quelque chose avec ces 6 € et après tout ce n’est pas dans ses habitudes. L’homme alla à la chambre du gamin et ouvrit la porte.

"Tu dors, mon fils ?" demanda l’homme ...

"Non papa, je suis éveillé" , répondit le gamin ...

"Je pense que j ’ai été trop dur avec toi mon fils...

J ’ai eu une journée très dure, à tel enseigne que je me suis déchargé sur toi. Voici les 6 € que tu as demandé."

Le petit tout souriant s’écria ... "Oh, merci papa !"

L’homme a vu que le gamin avait déjà de l’argent, et commença à se fâcher de nouveau.

Le garçon comptait son argent doucement, puis regarda son père.

"Pourquoi voulais-tu plus d’argent si tu en avais déjà ?"

"Papa, c’est parce que je n’en avais pas assez.", répondit le gamin.

"Papa, maintenant j’ai 12 €. Puis-je acheter une heure de ton temps ? ... S’il te plaît, arrive demain une heure avant à la maison .. J ’aimerais dîner avec toi."

Le père a été brisé. Il a mis ses bras autour de l’enfant et a demandé pardon...

C’est juste un petit rappel à tous ceux qui travaillent dur dans la vie. Nous ne devons pas la laisser filer entre les doigts sans avoir passé un temps, ou une partie de ce temps avec ceux qui en ont vraiment le besoin, ceux qui sont proches de notre cœur.

N’oubliez pas de partager ces 12 € (la valeur de votre temps) avec quelqu’un que vous aimez.

Si on meurt demain, la société pour laquelle nous travaillons, pourrait facilement nous remplacer dans les prochaines heures.

Mais la famille et les amis que nous avons laissés derrière sentiront la perte pour le reste de leur vie ....

 

Cette histoire touchante, dont j’ignore l’auteur, m’inspire la réflexion suivante : les forcenés du « travailler plus pour gagner plus » et ceux qui n’ont jamais de mots assez durs pour stigmatiser les 35 heures … me font tout simplement pitié. Ils sont malheureusement très nombreux … et ce sont des millions d’enfants qui trinquent.

 

Espérons que cette histoire simple ouvrira les yeux de certains d’entre eux. De combien … ??

http://www.retraites-enjeux-debats.org/spip.php?article729

Partager cet article
Repost0
23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 14:39

 

Nous sommes en état de légitime défense !

Les travailleurs sont en état de légitime défense !

Les peuples d’Europe sont en état de légitimes défense !

 

Parce qu’il s’agit d’une véritable agression

 

Licenciements massifs et fermetures d’entreprise, menaces de fermeture de licenciements et répression syndicale : PSA dans l’automobile, Sealink de Calais , Goodyear d’Amiens, BNP Paribas et Société Générale, amendes sur les arrêts maladie contre les salariés du privé comme du public, l’accélération des fermetures de services dans les centres hospitaliers dans de nombreuses villes, prélude à la fermeture d’hôpitaux eux-mêmes etc. etc….  on n’en finirait pas d’énumérer les attaques contre nos droits, contre le droit à la retraite, à la santé…

 

Les coups d’état des marchés et leur dictature

 

En Italie et en Grèce les marchés, les banques, Le FMI, la BCE et l’union Européenne décident par-dessus la tête des peuples de qui doit appliquer les politiques de rigueur, les hommes en place n’offrant plus la garantie qu’ils soient en mesure de faire accepter … les mêmes politiques de rigueur !

 

Il n’y aura pas d’autre barrage à cette agression permanente que la résistance et les luttes, dans chaque entreprise, dans chaque profession mais avec l’objectif fondamental du "TOUS ENSEMBLE".

Les tenants du système prétendent que le peuple français, sa jeunesse ne se révoltent pas, que le mouvement des Indignés ne prend pas en France parce qu’ils attendent le changement de la présidentielle de 2012.

 

Rien ne serait plus mortel !

 

Parce que la droite, le pouvoir sarkosyien et les partis candidats à l’alternance sont quant au fond d’accord pour appliquer une politique d’austérité draconienne pour le peuple au nom "de la nécessaire réduction des déficits publics et du remboursement de la dette." Comme la droite qui en Espagne succède aux socialistes va infliger les mêmes potions !

 

Parce que ce sont les marchés financiers qui dictent leurs exigences !

 

Or ce que ne disent pas ces forces c’est que les politiques d’austérité vont non seulement aggraver la situation des classes populaires notamment, mais qu’elles vont aussi aggraver la dette et les déficits de l’état.

Par conséquent ils mentent lorsqu’ils prétendent vouloir réduire les déficits et la dette et nous accusent d’avoir vécu au-dessus de nos moyens !

C’est le contraire, parce que la dette est un moyen pour imposer l’austérité et les régressions sociales en les faisant accepter par les travailleurs et la population soit disant au nom des intérêts des générations futures, dans le même temps où ils précarisent massivement la jeunesse !


Voilà leur objectif : faire capituler les travailleurs, nous conduire à courber l’échine, à considérer qu’il n’y a pas d’autre solution que le recul des salaires, la casse des services publics et de l’industrie … seraient inéluctables !

 

L’appel intersyndical pour une action le 13 décembre prochain est totalement insuffisant.

Il suggère de s’adresser "aux salariés pour interpeller le gouvernement, les élus et les responsables d’entreprises dans la période du 1er au 15 décembre. Dans ce cadre, le 13 décembre sera un temps fort de mobilisations interprofessionnelles, notamment avec des rassemblements. "

Il ne s’agit pas seulement d’interpeller les responsables, d’autant que les directions syndicales et en particulier la CFDT insistent elles aussi sur la nécessité de réduire les dépenses publiques, ce qui revient à acquiescer aux politiques d’austérité comme on voit que les partis socialistes y acquiescent en Grèce et en Espagne par exemple.

 

Ce dont il convient de débattre avec les travailleurs du 1er au 15 décembre c’est :

 

-          des mensonges sur la dette, la manière dont elle a été construite par une fiscalité au service des riches et des grandes entreprises, l’abandon par l’état de la gestion de la monnaie … son utilisation contre les droits des travailleurs

 

-          de la dictature des marchés financiers relayée par le personnel politique à son service et les institutions européennes.

 

-          de la nécessité de construire un puissant mouvement "TOUS ENSEMBLE" pour contrer cette régression et commencer au contraire à conquérir de nouveaux droits

 

-          de la nécessité pour s’opposer aux politiques de rigueur de contester le remboursement de la dette et de débattre des moyens à mettre en œuvre pour se dégager de la domination des marchés, de l’Union européenne servile agent de leur domination.

 

Tout cela sans s’en remettre aux résultats des élections en ne perdant pas de vue que dans notre pays les résultats sociaux ont toujours résulté presque exclusivement des luttes sociales comme en 36, les congés payés ou en 1968, 1995 …

  Oui, Banksters nous ne vous devons rien !

Comme en 36 pour les congés payés ne comptons que sur nos propres forces !

http://www.frontsyndical-classe.org/article-legitime-defense-89577431.html

Partager cet article
Repost0