Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Faurecia Beaulieu Structures

  • : La CGT de Faurecia Clean Mobility (Beaulieu Structures)
  • : C'est le blog de la CGT de Faurecia Systèmes d’Échappement (Faurecia Clean Mobility) à Beaulieu Protos, Seloncourt, Bavans et R&D Moteurs à Etupes
  • Contact

 faurecialogo

Recherche

Archives

Catégories

12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 09:33

NOTRE USINE, UN ESPACE DE LIBERTE, DE FRATERNITE ET DE TRAVAIL

Bonjour à tous,

Depuis plusieurs jours, la direction de Fralib a multiplié les provocations, installant une milice privée, de véritables mercenaires entraînés au combat pour exaspérer les salariés, les intimider : contrôle d’identité à l’entrée de l’usine, tentative d’interdire l’entrée des délégués dans l’usine, pressions à l’encontre des travailleurs, coupures d’électricité dans le local syndical ….

La visite, la semaine dernière, d’une société de déménagement industriel, a été confirmée par un courrier envoyé hier par la direction de Fralib aux représentants du personnel annonçant la mise en œuvre du démontage de l’outil de production. De plus, elle annonce dans ce courrier la mise en place d’un « barrage physique » entre l’usine et le local syndical interdisant toute possibilité aux salariés de venir consulter leurs représentants. Un nouveau mur de la honte en quelque sorte. Cette situation est d’autant plus intolérable qu’elle s’accompagne depuis plusieurs semaines d’une mise sous surveillance constante des salariés et de leurs élus portant atteinte à la liberté syndicale dans la droite ligne de la politique liberticide d’extrême droite de Sarkozy, président des riches mis au rencart. Si, par ces mesures, la direction croyait impressionner les salariés, c’est un nouvel échec. Si elle croit élever ainsi des digues contre le nouveau cours politique, nous agirons pour que la justice, le droit au travail, l’avenir industriel de notre pays soient les éléments centraux du progrès économique et social.

Cette situation totalement intolérable place les travailleurs de Fralib et leurs élus syndicaux, en situation de légitime défense pour sauvegarder leur usine. Ils ont décidé de reprendre leur entreprise et de mettre dehors les miliciens. Cela s’est passé calmement, sans heurt ni violence en contradiction flagrante avec les élucubrations de Bruno Witvoet, PDG d’Unilever France. La présence nombreuse des militants CGT du département, de la profession et des salariés de l’usine montre la forte mobilisation et la puissante solidarité autour des Fralibiens. La venue spontanée de nombreux responsables des partis de gauche, de personnalités et représentants des collectivités territoriales a confirmé leur soutien à la lutte des salariés.

Aujourd’hui, au petit matin, les salariés de Fralib ont repris pleine possession de leur usine et de leur outil de travail, outil que nous avons toujours affirmé protéger pour permettre la mise en œuvre de notre solution alternative. Si des dérapages pouvant conduire à des drames humains se produisaient, ils seraient de la seule responsabilité de la direction de Fralib du groupe Unilever et du gouvernement encore en place avant le passage de responsabilité au nouveau Président de la République et son gouvernement.

Cette usine que Fralib voulait transformer en camp retranché gardé par la milice et des maîtres-chiens est redevenue ce matin, à l’aube, un espace de liberté, de fraternité, de lutte collective pour le droit de travailler et de vivre dignement ici à Gémenos. Depuis septembre 2010, nous affirmons qu’aucun boulon ne sortira de notre usine. On ne lâchera rien !!!

Maintenant, l’heure est à la prise en compte réelle de notre projet alternatif. Nous sommes disponibles à tous moments pour engager les négociations nécessaires. Toutes les forces, et notamment François Hollande, Président de la République, qui soutiennent notre projet, doivent concrétiser leurs engagements dans la plus grande cohérence pour imposer au groupe Unilever qu’il assume ses responsabilités.

Encore et toujours :

continuons le Boycott de LIPTON

NOUS NE LAISSERONS PAS PARTIR LE THE DE L’ELEPHANT DE PROVENCE

Le thé de l’Eléphant est né  il y a  120 ans à MARSEILLE,

L’Eléphant est Français en Provence il doit rester.

 

http://www.autogestion.asso.fr/email/flash20120511.html

Partager cet article
Repost0
11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 14:59

logo-FSCDÉCLARATION FINALE

2ème CONFÉRENCE INTERNATIONALE DE LA JEUNESSE OUVRIERE DE LA FSM

 

Aujourd'hui s'est achevée la 2ème Conférence Internationale de la Jeunesse Ouvrière de la FSM organisée par la FSM, la CTC et la Jeunesse Communiste Cubaine à la Havane, Cuba les 29 et 30 avril 2012 sur la question de la " Jeunesse sans emploi".

 

Pendant deux jours, 35 jeunes ouvriers travailleurs syndiqués dans des organisations affiliées ou amies de la FSM venant de 35 pays du monde entier ont discuté avec maturité, enthousiasme et inspirés par les principes et les valeurs du mouvement syndical international de classe.

 

La 2ème conférence de la Jeunesse Ouvrière de la FSM s'est déroulée dans une période d'approfondissement de la crise capitaliste d'ensemble. La crise est arrivée synchroniquement dans les centres impérialistes, aux Etats-Unis, dans l'Union européenne, au Japon et elle embrasse un grand nombre de pays capitalistes. Elle est profonde et durable. C'est une crise qui intensifie encore plus l'aiguisement de la contradiction de base entre le caractère social de la production et du travail et la propriété privée, capitaliste de ses résultats.

 

Les monopoles se battent entre eux sur ce qui doit leur assurer une part plus grande du marché mondial.

 

Il est confirmé par le cours du développement capitaliste que les intérêts des employeurs et des ouvriers ne peuvent pas coexister. À cause de ce développement existe le chômage et il augmente continuellement, de même que le travail des enfants, la propagation et l'addiction à la drogue, l'abolition des droits du travail, l'exploitation des ressources naturelles aux mains de monopoles et l'agression impérialiste, qui, aussi dans le cas de la crise capitaliste peut mener à la guerre.

 

Dans cette attaque les monopoles, le capital et ses instruments ont à leur côté les grands médias et ils mènent une guerre médiatique contre la classe ouvrière et la jeunesse en cachant et calomniant leurs luttes et leurs demandes. Contre cette attaque, il est de notre devoir indispensable d'assurer :

 

1. L'intégration de jeunes ouvriers dans la lutte, pour qu'ils organisent leur lutte dans les syndicats selon une ligne de conflit contre les forces du capital, les monopoles et les forces des employeurs.

 

2. Le renforcement de l'éducation idéologique, politique et syndicale, sur les valeurs de la lutte des classes pour élever la conscience de classe de jeunes travailleurs. Dans cet effort nous promouvrons et ferons circuler le Pacte d'Athènes et d'autres documents de la FSM qui reflètent les positions du mouvement syndical international de classe.

Pour la mise en oeuvre de ces objectifs, la conférence promouvra le plan d'action approuvé par les délégués. Le nouveau Secrétariat de la Jeunesse de la FSM sera responsable de la réalisation de ce plan d'action. Entre d'autres initiatives, il y a la promotion et la participation à la Journée d'Action Internationale de la FSM le 3 octobre comme la tâche primaire de toutes nos forces militantes pour promouvoir la participation de jeunes ouvriers à cet événement.

 

Notre travail crée toute la richesse produite de nos mains dans les usines et dans les champs, dans les rues et dans les magasins, dans les écoles, les laboratoires, les centres de recherches et dans le transport dans le monde entier. Nous allons de l'avant le Premier Mai à la Havane, pour apprendre des leçons de la Fédération Syndicale Mondiale et aussi pour contribuer avec nos idées et expériences à voir comment nous pouvons faire que la jeunesse lutte pour l'avenir.

 

Nous continuerons à renforcer la FSM.

 

Nous continuerons la lutte anti-impérialiste sans compromis contre le capital et son pouvoir dans chaque lieu de travail des jeunes travailleurs. Jusqu'à la victoire de notre classe, dans tous les pays, pour la construction du Socialisme. Parce que le Socialisme est l'avenir de la jeunesse.

 

Nous remercions Cuba pour son hospitalité, pour sa solidarité avec les jeunes travailleurs du Monde. La FSM et sa jeunesse ouvrière soutiennent la résistance de la Révolution Cubaine dans ces plus de 50 ans de cruel blocus des U.S.A et nous exigeons la libération des cinq héros cubains prisonniers de l'Empire.

 

Les délégués de la 2ème Conférence Internationale de la Jeunesse Ouvrière de la FSM

La Havane, le 30 avril 2012

Partager cet article
Repost0
9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 15:07

« Dans l’incroyable "décor" de leur usine liquidée, les ouvriers de Legré-Mante à Marseille, s’expriment comme les derniers survivants d’un monde que les spéculateurs voudraient voir disparaître ». Mercredi 9 mai, c’est la sortie nationale de Disparaissez les ouvriers, de Christine Thépénier et Jean-François Priester, un vrai film qui parle vraiment de la condition ouvrière en France au début du XXIe siècle. Regards est partenaire, courrez-y !

 

Où et quand voir Disparaissez les ouvriers

A Paris, en exclusivité au Cinéma Saint André des Arts 30, rue Saint André des Arts 75006 – Métro Saint-Michel et Odéon

Mercredi 9 mai à 20h40, séance exceptionnelle avec en ouverture le film de Bruno Muel AVEC LE SANG DES AUTRES, Groupe Medvedkine 1974, et débat en présence des réalisateurs Bruno Muel et Christine Thépénier.

Jeudi 10 et samedi 12 mai à 20h40 (débat en présence de la réalisatrice Christine Thépénier).

Vendredi 11 mai à 20h40, débat en présence de Gérard Filoche, retraité après 30 ans d’inspection du travail, auteur.

Dimanche13, lundi 14 & mardi 15 mai. Séances à 20H40 et 22h15 (horaires des séances suivantes sur le site du cinéma).

A Blois, Cinéma Les Lobis - 12 avenue Maunoury - 41000 Blois dans le cadre de "A LA MARGE... EXPÉRIENCE(S) CINEMATOGRAPHIQUE(S) un cycle organisé par Ciné’fil du 9 au 15 mai 2012 http://www.cinefil-blois.fr

Vendredi 11 mai à 21 heures (séance présentée par Christine Thépénier et Patrick Leboutte)

Dimanche 13 Mai à 16 heures & lundi 15 mai à 18 heures.

A Marseille, Cinéma Les Variétés - 37, rue Vincent-Scotto (angle Canebiere) - 13001 Marseille. Programmé à partir du mercredi 9 mai (horaires des séances sur le site du cinéma).

Mercredi 16 mai projection suivie d’un débat en présence des réalisateurs et des ouvriers, modéré par Emmanuel Riondé, journaliste au mensuel Regards .

A Nantes, Cinéma Le Concorde. 79, Bd de l’Egalité. 44100 Nantes. Répondeur programme Tel : 02.40.46.25.29. http://www.leconcorde.fr/

Mardi 5 juin, séance suivie d’un débat en présence de Christine Thépénier, Christian Corouge, ex ouvrier chez Peugeot, auteur de "résister à la chaîne" (Éd. Agone - 2010) & Hubert Truxler (pseudo Marcel Durand) ex-ouvrier chez Peugeot, auteur de Grain de sable sous le capot (Éd. Agone- 2006).

A Montbéliard, Cinéma le Colisée. 8 Rue Henri Mouhot 25200 Montbéliard ; programmation "lecinémaetriend’autre". http://www.lecinemaetriendautre.fr

A Avignon, Cinéma Utopia (horaires des séances dans la gazette http://www.cinemas-utopia.org)

Vendredi 15 juin, séance suivie d’un débat en présence de Christine Thépénier et Jean-François Priester.

A Montpellier, Cinéma Utopia (horaires des séances dans la gazette http://www.cinemas-utopia.org).

Vendredi 22 juin, séance suivie d’un débat en présence de Christine Thépénier et Jean-François Priester.

 

Bande annonce Officielle DISPARAISSEZ LES... par Iskrafilms

 

toutes les infos sur https://www.disparaissezlesouvriers.fr/

Partager cet article
Repost0
17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 13:46
Pour signer la pétition en ligne

300 syndicalistes CGT ont décidé de s’exprimer ensemble pour s’opposer au démantèlement orchestré de la Sécurité sociale.

Ils font cette démarche en tant que femmes et hommes engagés quotidiennement pour la défense des droits des salariés, étudiants, retraités, privés d’emploi et précaires. Ils se battent au quotidien pour un monde plus juste et plus solidaire.

Depuis sa création, par le Conseil National de la Résistance, en 1945, la Sécurité sociale, pilier de la Protection sociale, subit les attaques incessantes des chantres du libéralisme qui n’ont de cesse de s’attaquer à cette grande conquête du monde du travail.

Avec la complicité des gouvernements successifs, le patronat transfère sa responsabilité du financement de la Sécu sur les malades, allocataires, salariés, retraités, précaires, chômeur, au prétexte de sauver l’emploi.

Au nom de cette sauvegarde de l’emploi il faut, selon les patrons, réduire impérativement le coût du travail.

Ainsi depuis des années, les exonérations des cotisations patronales se sont multipliées encourageant au passage les politiques de bas salaire et d’absence d’emplois qualifiés. Ces mesures, additionnées à la forte progression du chômage, ont favorisé l’assèchement des ressources de la Sécurité sociale.

L’unique objectif du patronat et des spéculateurs : s’acharner à détruire les cotisations sociales assises sur les salaires pour les transférer vers l’impôt et ainsi, remettre en question le système solidaire au profit des assurances privées.

L’instauration de la TVA sociale va dans ce sens. C’est une attaque sans précédent sur le financement de la Sécurité sociale. Véritable hold-up sur les cotisations sociales, elle transfère les ressources de la Sécurité sociale sur les ménages, à travers l’impôt le plus injuste qui soit. La volonté de fusionner la CSG avec l’impôt sur le revenu, est dans cette même philosophie.

Ces dernières décennies les mauvais coups se sont multipliés : déremboursements, forfaits et franchises médicales, dépassements d’honoraires…

Ces offensives, ont pour but de livrer des pans entiers de la Protection sociale aux assurances privées et au système financier avec notamment, de graves conséquences pour les malades qui n’ont pas les moyens de se soigner.

Cette casse s’organise aussi de l’intérieur de la Sécurité sociale par une réduction drastique des coûts de gestion.

Ainsi, les Conventions d’Objectifs et de Gestion, instaurées par le plan Juppé en 1996, mènent dans l’institution à des politiques d’emploi dogmatiques et dangereuses. L’application de la Révision Générale des Politiques Publiques impose aussi des réductions d’effectifs.

Si nous laissons faire, cette saignée va s’amplifier. Alors que plus de 10 000 emplois ont déjà été supprimés ces dix dernières années dans la Sécurité sociale, la cour des comptes préconise d’en supprimer 15 000 supplémentaires d’ici 4 ans.

D’années en années, les économies budgétaires deviennent « la règle d’or ». Les réorganisations s’accentuent : départementalisation, mutualisations, fusions, régionalisation, externalisations de missions…et remettent en cause la proximité des usagers.

Les fermetures de centres, d’accueils, et les suppressions massives d’emplois, accentuent la dégradation des conditions de travail et nuisent à la qualité du service rendu au public.

Dans ces conditions, le personnel de la Sécurité sociale, subit une pression importante avec une surcharge quotidienne de travail, un débordement des accueils et ne peut pas rendre un service public de qualité.

La maladie, la famille, la vieillesse, le recouvrement, les maladies professionnelles et accidents du travail, les services sociaux et médicaux, aucun secteur de la Sécu n’est épargné !

Assurés sociaux et allocataires plus que jamais,

l’heure est à la mobilisation pour la reconquête de la Sécurité sociale !

L’inaction conduirait à mettre la Sécurité sociale en grave danger. L’institution n’est plus en capacité d’assumer correctement l’intégralité de ses services. Les plus pauvres, les plus précaires sont particulièrement touchés.

Par leur appel, les 300 syndicalistes CGT invitent au sursaut républicain de la population, pour tous ensemble défendre et moderniser la Sécurité sociale.

Les 300 syndicalistes appellent l’ensemble des salariés de la Sécurité sociale à se mobiliser pour faire obstacle aux politiques du gouvernement et du patronat, pour exiger une Sécurité sociale basée sur les fondements bâtis par le Conseil National de la Résistance en 1945, chacun paye selon ses moyens et reçoit selon de ses besoins.

L’être humain n’est pas une marchandise !

Tous ensemble, imposons une Sécurité sociale au service de la population et qui réponde aux besoins du 21ème siècle.

Partager cet article
Repost0
5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 13:47

Dans cette période électorale, s’affirme fortement la volonté d’en finir avec le « Sarkozysme », la véritable guerre sociale menée contre les travailleurs et la mise en cause de la démocratie.

Dans le mouvement syndical et chez les travailleurs, l’aspiration à un réel changement se manifeste avec force en opposition aux "réformes" mises en avant par un parti socialiste plus soucieux de rassurer « les marchés » que d’engager le fer contre eux et qui donc ne feraient que conforter les politiques d’austérité ! Comme on peut le voir en Grèce et on a pu le voir en Espagne avec les partis socialistes aux commandes.

Comment rompre avec la régression sociale, avec la précarité, avec le chômage, en revenir à la retraité à 60 ans pour tous, regagner sur les salaires (les 180 milliards d’euros par an dérobés aux salariés au profit des actionnaires), reconquérir les droits à la santé, en finir avec le démantèlement de l’école, de l’hôpital … ?

Comment réellement rompre avec les politiques d’austérité que le capital financier, mais aussi l’Union européenne entendent nous imposer ?

A ce propos les récentes décisions concernant la modification du Traité de Lisbonne et la mise en place du Mécanisme Européen de Stabilité vont déposséder les peuples européens de tout droit et tout contrôle des budgets publics et institutionnaliser les politiques d’austérité.

Comment donc dans ces conditions respecter l’aspiration du peuple au changement ?

Comment restaurer la souveraineté du peuple SANS remettre en cause l’Union européenne elle-même ? SANS remettre en cause la dictature de l’Euro dont la défense sert précisément d’argument pour la mise en place des politiques d’austérité budgétaire et d’austérité tout court ?

SANS remettre en cause la dette elle-même qui constitue un chantage permanent pour accuser les peuples et les états "d’avoir vécu au-dessus de leurs moyens", alors que fondamentalement la dette résulte d’une privatisation sans précédent des responsabilités de la puissance publique en matière économique, sociale et monétaire ?

SANS remettre en cause les politiques guerrières d’ingérence (Afghanistan, Irak, Libye, Syrie) et les dépenses militaires inconsidérées au profit de la seule oligarchie ?

Pas de véritable politique de gauche, pas de politique sociale, pas de rupture avec les politiques d’austérité sans récupération de la souveraineté nationale et populaire.

Sans récupération du pouvoir monétaire privatisé au seul profit de l’oligarchie et des marchés financiers !

Sans décisions unilatérales parce qu’il n’y a rien à attendre d’un impossible consensus européen !

Faut-il donc s’en remettre aux seules élections alors qu’à gauche ces questions ne sont pas tranchées et qu’un risque réel de nouvelle expérience d’une gauche plurielle bis pourrait conduire à des désillusions dévastatrices faute de se donner les moyens d’une véritable alternative à la politique du capital et à sa domination?

C’est pourquoi, parallèlement au débat sur les moyens d’en sortir les luttes, l’intervention des travailleurs est plus que jamais nécessaire, dès à présent et après les résultats électoraux, quels qu’ils soient!

D’ailleurs de nombreuses luttes actuelles pour les salaires, pour l’emploi et les libertés syndicales (Renault, PSA Aulnay, Florange, les Dentresangle appuyés par les Goodyear d’Amiens…) montrent que les travailleurs comptent en premier lieu sur leur propre action !

Et ne perdons pas de vue,

Que l’Union européenne, ses institutions, l’euro constituent les outils de la guerre sociale menée contre les peuples.

Que cultiver l’illusion d’une Europe sociale ou d’une banque centrale mise au service de l’emploi serait mortifère 

Souvenons nous,

Que dès qu'ils le peuvent, les banksters et leur dette étranglent les peuples.

Qu’aucune avancée sociale n’a été généreusement octroyée à la classe ouvrière et au peuple, et que c'est par le rapport de force qu'elles ont été arrachées !

Qu’en 36, en 45 ou en 68, ce sont les luttes, grèves et les occupations d’usine qui ont permis d'obtenir congés payés, retraites, conventions collectives, nationalisations...

 

Le Front Syndical de Classe, Avril 2012

Partager cet article
Repost0
2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 12:24

Quelle est la légitimité de Florent Pagny pour dire à Philippe Poutou lors de l’émission « on n’est pas couché » : « travailler 32H, ce n’est pas possible pour tout le monde, moi je fais beaucoup plus ! » Ce monsieur fait donc plus que 32H par semaine, mais 32H de quoi ? D’écrire des chansons, de jouer avec des musiciens, de passer à la télévision ou de donner des concerts ? Bref de faire sa passion, de nombreux français s’ils pouvaient vivre grassement de leur passion feraient plus de 35H par semaine. Mais est-ce que Florent Pagny sait ce que c’est de travailler pour un salaire qui permet juste de survivre comme des millions de français ? Est-ce qu’il sait ce que c’est que d’avoir des horaires imposés par un patron, d’avoir derrière son dos un chefaillon toute la journée, d’être obligé de fermer sa gueule parce que l’on a peur d’être licencié. De ne pouvoir prendre des congés seulement aux dates imposées par l’entreprise. Ce monsieur devrait au moins avoir la décence de se taire.

Lorsque Hélène Ségara se permet de dire qu’elle sait ce que c’est que la galère alors qu’a 23 ans elle enregistrait son premier disque et connaissait le succès à 25. Elle se la joue en disant « je fais travailler du monde », elle ne se rend pas compte que c’est surtout les français qui la font travailler ! Directement en achetant ses CD et en allant l’écouter et indirectement en mettant à sa disposition les infrastructures qu’ils payent avec leurs impôts ! Elle a réussi, tant mieux pour elle, elle a du talent, c’est bien, mais elle doit comprendre que ce n’est pas pour cela que d’autres méritent la galère dans laquelle ils se trouvent. Pour réussir il faut aussi une bonne dose de chance et nombres de personnes pétris de talents n’ont pas percé parce qu’ils n’ont pas rencontré les bonnes personnes ou ne se sont pas trouvé au bon endroit au bon moment, alors elle ne peut pas se poser en donneuse de leçons !

Lors d’une émission, j’ai même entendu un représentant de cette « classe laborieuse » déclarer qu’il ne comprenait pas cette polémique sur le travail dominical et au nom de quoi l’on empêcherait les gens de travailler le dimanche, lui-même travaillait le dimanche et ne comprenait pas le problème ! Cet idiot ne s’est même pas dit que si les gens travaillaient le dimanche, ils ne seraient pas à ses spectacles ! Et lui aussi confond travail obligatoire et subi avec passion choisie et lucrative.

Lorsque des humoristes « Les Lascars Gays » à une émission sur une chaine du service public, donc financé en partie par nos impôts, trouvent facile de faire des gags sur le personnel de la poste, on se dit qu’ils ont choisi leur « camp » ! Est-ce qu’ils savent que des personnels de la poste, et de France télécom se suicident ? Que savent-ils des conditions de travail de ces gens dont ils se moquent ? Ce rendent-ils compte que ce dénigrement perpétuel des salariés des entreprises publiques fait le jeu des capitalistes qui ont entrepris de détruire toutes les solidarités afin de les remplacer par des services payants et lucratifs. Evidement une bonne blague sur les fonctionnaires ne coute pas cher et fait toujours plaisir à des gens bien placés, ça peut toujours servir ! D’ailleurs, tout le monde se souvient des bons mots de Coluche sur les fonctionnaires, mais est-ce que quelqu’un se rappelle de ses blagues sur le Medef par exemple ? On fait toujours plus de mal en se moquant des pauvres qu’en vilipendant les riches !

Les Réno, Depardieu, Clavier, Johnny ou autres vénèrent le fric, caressent la main qui protège leurs intérêts, en oubliant que ce sont les pauvres qui les nourrissent. . Ils ont remplacé la petite noblesse qui vivait sur le dos du peuple. Cette classe de privilégiés perpétue le système en se cooptant ou en plaçant leurs proches et leurs familles dans un système très lucratif. L’on ne verra bientôt plus que les fils de, les cousins de, les frères ou sœur de…si le métier était si pénible et mal payé, ils seraient moins pressés d’y trouver une place pour leurs rejetons. Nombres d’entre eux en plus de profiter du système, de faire un maximum d’argent en France, vont tranquillement ensuite s’installer à l’étranger pour échapper au fisc. Alors messieurs continuez à nous amuser mais ne parlez pas de ce que vous ne connaissez pas, et cesser de vous comporter en parasites.

Il est loin le temps ou des acteurs comme Mastroiani reconnaissaient qu’ils vivaient de leur passion et que ce n’était pas un travail. Mastroiani disait qu’il avait de la chance et ne comprenait pas ces jeunes acteurs qui se la jouaient en déclarant que le métier était dur, le tournage de tel film épuisant, ou qu’il faut beaucoup travailler : ils n’ont qu’à aller à l’usine et ensuite on en rediscute !

http://2ccr.unblog.fr/2012/03/28/l%E2%80%99arrogance-du-show...

Partager cet article
Repost0
2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 09:43

Renault a été sommé de mettre en place un système assurant onze heures de repos pour les ingénieurs et cadres.


D'ici le mois de mai, un système de pointage actuellement en test devrait obliger cadres et ingénieurs du Technocentre de Guyancourt (Yvelines) à respecter une période minimum de onze heures entre deux séances de travail. Une garantie qui peut sembler infime, puisqu'elle ne prend pas en compte la durée de temps de travail, mais qui se montre révélatrice des cadences infernales subies par ces catégories de travailleurs. « Cette mesure était devenue indispensable », juge Jean-François Nanda, délégué CFDT, qui explique qu'un e-mail sera envoyé au salarié concerné comme à la direction à chaque infraction au temps de repos constatée, avant convocation pour un entretien. L'adoption de ce dispositif fait suite à la vague de suicides de salariés qu'avait connu le Technocentre en 2006 et 2007, dont un pour lequel la « faute inexcusable » de l'employeur avait été reconnue par la justice, Renault s'étant montré « dans l'incapacité totale de pouvoir préciser quel était le volume précis de travail fourni par ce salarié » en « l'absence tout dispositif dans l'entreprise pour évaluer la charge de travail, notamment des cadres », d'après l'arrêt de la Cour d'appel de Versailles. « Il va falloir qu'on fasse attention à être plus raisonnables », admet Antoine (prénom modifié), ingénieur au Technocentre, qui juge que ce dispositif aura la vertu d'un « garde-fou » pour ces cadres surmenés. Mais pour la CGT, non-signataire de l'accord, ce dispositif ne fait que créer des « lourdeurs » et « ne prend pas en compte de nombreuses situations de travail en-dehors du site », explique Cécile Thomas, déléguée CGT à Guyancourt. « Il faut aller beaucoup plus loin dans l'analyse : il y a un sous-effectif chronique qui rend les charges de travail beaucoup trop lourdes », estime-t-elle.

 

L'Humanité

Partager cet article
Repost0
25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 10:54
Communiqué de presse de la CGT PSA Aulnay
23/03/2012

A l’appel de la CGT du SIA et de la CFDT, près de 400 salariés se sont rassemblés devant Bercy pour accompagner la délégation qui était reçue par un représentant du Ministère de l'Industrie et de l'Élysée.

La revendication principale était la tenue au plus vite d'une réunion avec l'État, PSA et les syndicats de PSA Aulnay.

Les représentants du Ministère et de l'Élysée se sont engagés à organiser cette réunion, peu importe sous quel nom (table ronde, tripartite ou cellule) avant le 6 avril prochain.

Elle se tiendra donc avec des représentants de l'État, la direction centrale de PSA, les syndicats de PSA d'Aulnay et les élus locaux.

Elle se réunira sous l'égide du Préfet Lambert à la Préfecture de Seine Saint Denis, à Bobigny.

Lors de cette réunion, les salariés demanderont à PSA de s'engager par écrit à maintenir tous les emplois de l'usine de PSA Aulnay au moins jusqu'à la fin 2016, date de la fin de la C3, et d'attribuer un nouveau véhicule.

C'est en menaçant d'aller se rassembler devant le QG de N. Sarkozy, que le gouvernement a reculé en organisant cette réunion ce 23 mars au Ministère de l'Industrie. Et c'est en se rassemblant à près de 400, que les salariés ont obtenu la tenue avant le 6 avril d'une réunion où participeront le Gouvernement, PSA et les syndicats de PSA Aulnay.

Pour la CGT, ce succès est important car il démontre que c'est uniquement par des actions collectives que les salariés peuvent peser sur le Gouvernement et la direction de PSA.

Il a été décidé par les syndicats qui ont été reçu ce matin, que des actions sont déjà programmées si jamais le Ministère ne tenait pas son engagement et si il ne sortait rien de cette future réunion.

Partager cet article
Repost0
8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 17:16

http://idata.over-blog.com/3/06/23/69/logo-FSC.jpgLe capitalisme en crise et ses institutions attaquent brutalement tous les acquis sociaux et démocratiques depuis plus de 30 ans. Aujourd'hui, l'Union Européenne expérimente en Grèce la destruction totale des conditions de vie du peuple et se prépare à imposer la même chose dans toute l'Europe (à travers par exemple le « Mécanisme Européen de Stabilité » destiné à « sauver l’euro » en sacrifiant les peuples) .

Face à cette offensive sans limite, les travailleurs ont besoin pour se défendre d'organisations qui les regroupent sur la base de leurs intérêts. Mais la Confédération Européenne des Syndicats, directement financée par l'UE, se veut un « partenaire social » et a soutenu toutes les régressions et tous les projets européens imposant la « concurrence libre et non faussée » » entre les travailleurs.
En France, la CFDT est la tête de pont de ce syndicalisme jaunissant : soutien à la casse des retraites en 2003, à la constitution européenne en 2005, condamnation des grèves dures à la SNCF, dans les raffineries, dans les transports, intrigues avec Sarkozy contre le statut de la Fonction publique, manœuvres tous azimuts pour morceler les luttes et éviter qu'elles ne cristallisent dans un « tous ensemble en même temps »...
Malheureusement, les organisations majeures du mouvement syndical (CGT, FSU) ont subi peu à peu une dérive similaire de leurs directions qui ont privilégié l'ancrage dans la CES et la stratégie du syndicalisme rassemblé au sommet avec la CFDT.

Ce syndicalisme d'accompagnement n'a pas été capable de résister au rouleau compresseur anti-social, débouchant depuis 1995 sur des échecs et des reculs majeurs en dépit de luttes à la base de très grande ampleur (2003 ou 2010). Il ne résistera pas plus à la guerre sociale qui s'annonce.

Tandis que les congrès de la CGT et de la FSU sont prévus pour 2013, une question centrale se pose donc au mouvement syndical et à ses bases combatives : les travailleurs peuvent-ils faire l'économie d'organisations syndicales retournant à leurs fondamentaux de classe, exprimés pendant une longue période par les statuts confédéraux de la CGT (résistance aux empiétements quotidiens du capital et volonté de renversement du système capitaliste pour une nouvelle société dans laquelle les travailleurs s’approprieraient les moyens de production et d'échanges) ?

Ce qui est en jeu dans les congrès qui viennent n’est pas le remplacement de tel ou tel dirigeant par tel ou tel autre mais le type d’orientation, de militants et de dirigeants dont le mouvement syndical doit se doter pour mener victorieusement les combats qui viennent. Nous affirmons la nécessité pour nos organisations de renouer avec la lutte de classe, base de l'unité et des victoires des travailleurs, et à sortir de la fausse unité que représente le syndicalisme rassemblé pour revenir à la seule unité qui vaille : celle réalisée d’abord en bas et surtout dans la lutte !

C’est pourquoi nous lançons à tous les militants, à tous les syndiqués et au-delà à tous les salariés un appel pour que ce débat s’impose dans nos organisations, à tous les niveaux et pour toute la période qui vient !

Front Syndical de Classe, mars 2012

Partager cet article
Repost0
8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 09:57

La grève massive et sanglante des femmes qui travaillent dans l’industrie textile de New York,  le 8 Mars 1857- qui exigent l’approbation des 10 heures de travail par jour, salaire égal pour  hommes et femmes et des conditions de santé et de sécurité dans les lieux de travail- a été brutalement attaquée par le gouvernement et les employeurs et a motivé la 2ieme Conférence internationale des femmes socialistes à Copenhague en 1910, avec l’initiative de la grande communiste allemande Clara Zetkin- pour appeler à la célébration du 8 Mars, comme Journée internationale des Femmes.

Cette année, nous célébrons cette Journée internationale des femmes lors d’une crise profonde du capitalisme mondial, qui a de multiples facettes au niveau financier, économique, social, travail, environnement et politique. Cette crise capitaliste approfondie est combinée avec l’effort de la bourgeoisie afin de minimiser ses pertes en transférant le plus grand fardeau a la classe ouvrière et aux couches populaires.

Le chômage des femmes atteint plus de 81 millions de femmes. Plus de femmes, sont employées sous des relations de travail «flexibles», travail à temps partiel, le travail  par agences intermédiaires. Aujourd’hui, les femmes représentent la majorité de la population pauvre et analphabète, millions d’entre elles n’ont pas accès à l’éducation, la santé, la nourriture, l’eau potable et d’autres besoins fondamentaux. Des millions de femmes manquent de protection de maternité, des milliers de femmes meurent de la grossesse et manque de soins médicaux, des millions de femmes sont forcées à émigrer; millions sont victimes de violence, d’abus, trafic d’êtres humains et l’exploitation sexuelle pendant les conflits armés et des interventions militaires. Une pression supplémentaire sur les femmes porte sur les conséquences de la réduction, l’élimination et la privatisation des services sociaux publics. Cela a un impact sur la qualité de services de crèche et le soin des personnes âgées.

Les syndicats ont une responsabilité et un rôle fondamental dans le développement des efforts pour promouvoir l’égalité entre les sexes dans le lieu de travail, dans nos propres syndicats, dans nos pays respectifs et dans le monde,  non pour le massacre d’égalité des droits, mais pour la pleine satisfaction des besoins actuels de l’homme et les femmes,  de la classe ouvrière et les couches populaires.

La FSM soutien tous ceux qui luttent pour: un travail stable pour tous avec des salaires décents, des mesures de protection pour les chômeurs, la sécurité sociale et des pensions pour tous, le congé de maternité et parental pour toutes les mères ou les pères avec plein salaire et les droits de sécurité sociale, un système d’éducation et sante exclusivement public et gratuité, sans privatisations et sans l’activité de monopole. Crèches publiques et libres, centres de loisirs et recréations et camps d’été pour enfants.
La FSM réaffirme son engagement à soutenir ces luttes qui ne finiront pas jusque l’élimination des conditions qui permettent la pauvreté, l’inégalité et l’exploitation de l’homme par l’homme dans le système capitaliste. Nous appelons au renforcement de la lutte, l’unité de la classe et la solidarité internationale. Nous appelons toutes les femmes travailleuses d’être à la avant garde de la lutte des classes. Nous lançons un appel à tous les syndicats de classe a soutenir les initiatives prises par le FSM pour la formation d’un Comité internationale de la femme avec une action riche en faveur des droits des femmes travailleuses internationalement.

Partager cet article
Repost0