Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Faurecia Beaulieu Structures

  • : La CGT de Faurecia Clean Mobility (Beaulieu Structures)
  • : C'est le blog de la CGT de Faurecia Systèmes d’Échappement (Faurecia Clean Mobility) à Beaulieu Protos, Seloncourt, Bavans et R&D Moteurs à Etupes
  • Contact

 faurecialogo

Recherche

Archives

Catégories

3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 18:04

Le Chant de Florange*

 

C’est joli mot Florange
c’est un joli mot tu sais
qui marie flammes et anges
ellipses aux larmes en feu
 
Les charlatants en politique
ont vendu tes bras ouvriers
les fourneaux sidérurgiques
au plus offrant des enfoirés
 
Que t-ont-ils fait Florange
depuis des années rouée
comme une putain mange
dans la main des banquiers
 
C’est un joli mot Florange
c’est un joli mot qui danse
sur des usines en franges
au nom du fric sacré
 
Ceux qui les mains fertiles
créent les richesses en France
fleuron de l’acier faudrait-il
que leur vie soit sacrifiée
 
C’est un joli mot Florange
c’est un joli mot tu sais
qui murmure Résistance
il faut que cela change
 
Faut remettre sur les rails
le train de la fraternité
que partout on mitraille
les prédateurs d’humanité
 

Patrick Pérez Sécheret
Poète-écrivain
 

 * sur la musique de Jean Ferrat : Camarade.

Partager cet article
Repost0
3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 11:21

Front Syndical de Classe

« Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l'unité, son motif le plus puissant. C'est pour la mener avec succès en rassemblant l'ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n'est pas une invention, c'est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu'elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l'exploitation et à l'écrasement. »
H. Krasucki
Déclaration du Front Syndical de Classe

 

 

Renault, Arcelor, produire en France... : une mort programmée



La désindustrialisation de la France, amorcée dès les années 1970 s'est accélérée en France après les accords Mittterrand-Kohl de 1984, socialistes et libéraux main dans la main, et la mise en route de l'Acte unique européen préfigurant le traité de Maastricht et l'Euro. Il s'agissait pour les grands monopoles capitalistes, hier comme aujourd'hui, de formater plus fermement l’Europe dont ils ont besoin pour écraser les peuples et maximiser leurs profits. Capitaux Français et allemands se partagent alors explicitement les tâches et les profits : industrie mécanique pour l'Allemagne, tourisme et agriculture pour la France dans le cadre d'une Politique Agricole Commune remaniée.

 

La litanie des secteurs industriels et des populations régionales sacrifiées s'allonge en France : textile, charbonnages, sidérurgie, construction navale... et bientôt tout le secteur machine-outils avec en particulier le puissant secteur Renault liquidé en quelques mois.

Le capital monopoliste ayant déserté pour des secteurs et des pays plus rentables, arrivèrent les fonds de pension spécialisés dans le démantèlement industriel, accaparant de nombreux secteurs de pointe de leur technologie pour partir s'installer ailleurs dès la rapine faite, notamment dans les pays de l’ancienne Europe de l'est.

 

La sidérurgie, dont aucun pays voulant avoir un avenir industriel ne peut se passer, a été définitivement affaiblie et il est clair que lorsque l’État a bradé ce qu'il en restait à Mittal, c’était avec l'objectif qu'il finisse le boulot d'extermination de la filière. On voit où on en est aujourd'hui avec le gouvernement socialiste qui se couche dès que Parisot hausse la voix...

 

Parallèlement, c'est la filière auto qui est en cause au nom d'une rentabilité jugée insuffisante par le capital monopoliste : il a été décidé qu'en 2020 plus aucune unité de montage ne devait être présente sur notre sol. Et pour faire le sale boulot, pas besoin de faire appel à des fond de pension : la casse s'organise de l’intérieur avec la nomination de directions de combat chez Renault et Peugeot, l’arrivée de Carlos Ghosn se situant dans ce schéma.

 

C'est pourquoi les mobilisations chez Renault, Peugeot, Florange et toutes les entreprises menacées doivent être appuyées par la mise en avant, auprès des travailleurs et de la population dans son ensemble, des idées qui ont fait la force du mouvement ouvrier : l'enjeu est national et la lutte doit être nationale. Le capital qui dirige la vie économique, sociale, politique de notre pays est incapable d’œuvrer pour l'intérêt collectif : avec ses serviteurs politiques et médiatiques, il œuvre et manœuvre pour son strict intérêt de classe, pour ses privilèges et profits immenses ; il n'a aucun état d'âme à rayer des usines d'un trait de plume, à réduire des milliers de travailleurs au chômage, à planifier froidement l'affaiblissement1 puis la disparition de secteurs entiers, vouant des régions au recul à et à la misère.

 

Les grands capitalistes sont incapables d'assurer le développement du pays et le bien-être de la population. Le sauvetage de l’industrie et au-delà le développement du pays passe par l'expropriation des capitalistes : c'est aux travailleurs, c’est au peuple de décider souverainement de ce qui est produit, où, dans quelle conditions. Cette revendication ancienne du mouvement ouvrier, reprise par le programme du Conseil National de la Résistance est plus que jamais d'actualité. Contre les féodalités financières, contre leurs lois favorables aux grands capitalistes, contre leurs institutions, Union européenne en tête, destinées à priver les peuples de leurs droits, c'est aux ouvriers, aux employés, aux techniciens, aux intellectuels, c'est au peuple travailleur qu’il revient d'imposer la souveraineté populaire et le développement dans l’intérêt du plus grand nombre.

1Comment expliquer que les stocks de véhicules Renault en attente de retouche sur les parcs soit considérable et que dans le même temps il faille des mois pour obtenir une renault alors que les marques étrangères notamment Volkswagen livrent en quelque jours ?

http://www.frontsyndical-classe.org/article-renault-arcelor-produire-en-france-une-mort-programmee-113075063.html

Partager cet article
Repost0
29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 12:19

Le juge des référés du tribunal de grande instance de Paris a condamné mardi l'équipementier Faurecia, filiale de PSA, à communiquer des pièces au cabinet d'expertise Alter désigné par le comité d'établissement d'un des sites qui conteste la restructuration du constructeur.

Selon l'ordonnance, l'équipementier doit communiquer le nombre de produits, par type de pièce/équipement et par site concerné de Faurecia, vendus (directement ou indirectement) aux usines PSA de Poissy, d'Aulnay (vouée à la fermeture en 2014, ndlr) et Rennes, pour 2011, ainsi que les estimations 2012 et les prévisions 2013. Faurecia doit également fournir la valeur des produits vendus à ces usines.

Le comité d'établissement (CE) du site Auchel de Faurecia avait assigné le 9 octobre Faurecia et la maison mère, Peugeot SA (PSA), pour réclamer que ces pièces soient livrées à son expert comptable, le cabinet Alter qui s'est joint à la procédure. "C'est une première victoire", s'est réjoui Fiodor Rilov, avocat des demandeurs.

Selon lui, la restructuration prévue par PSA Peugeot Citroën dans sa division automobile (8.000 suppressions de postes et fermeture d'Aulnay en 2014) aura des répercussions sur le secteur équipement automobile de PSA, à savoir Faurecia. Or, les effets de cette réorganisation sur Faurecia n'ont pas été abordés, et seule la partie automobile de la restructuration du groupe PSA a fait l'objet d'une information/consultation des élus du personnel.

Par ailleurs, certains syndicats CGT de différents sites Faurecia ont fait appel à la décision du TGI de Paris du 25 juillet qui avait décidé que le plan social de PSA Peugeot Citroën n'avait pas à être suspendu pour vice de forme. La Cour d'appel de Paris rendra sa décision le 28 janvier.

Un autre front a été ouvert devant le TGI de Nanterre: le CE Auchel de Faurecia a assigné l'équipementier en référé pour exiger que la société informe de manière complète et donne des précisions au CE d'Auchel sur le nombre de suppressions d'emplois envisagé au sein d'Auchel ainsi que sur la restructuration du groupe Peugeot dans son ensemble. Une audience est prévue le 21 décembre.

http://cgtfaureciaflers.over-blog.com/article-faurecia-condamne-112947535.html

Partager cet article
Repost0
29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 08:23

 

Front Syndical de Classe
 « Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l'unité, son motif le plus puissant. C'est pour la mener avec succès en rassemblant l'ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n'est pas une invention, c'est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu'elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l'exploitation et à l'écrasement. »
H. Krasucki
Le Front Syndical de Classe est affilié à la FSM

Déclaration du Front Syndical de Classe

 Gouvernement, pouvoir financier,

MEDEF, CFDT :

convergences réactionnaires !

 

Côté gouvernemental

 

Le gouvernement socialiste vient de faire un cadeau de 20 milliards au patronat, il promet une réforme du marché du travail centrée sur la flexibilité des travailleurs en comptant sur l’accord des directions syndicales à cette régression "historique ".

 

Et pour Michel Sapin "La seule variable d’adaptation c’est le nombre de salariés dans l’entreprise " (sur LCP, le mardi 20 novembre 2012).

 

Sur le terrain

 

Les "plans sociaux" en vérité les plans de licenciements s’amoncellent (PSA, Faurecia, Doux, Petroplus, Carrefour, Arcelor, EON France …) et Hollande promet une montée du chômage au moins pour une année (Angela Merkel plus sincère promet elle des sacrifices aux salariés pour au moins dix ans !).

 

Tandis que pour ceux qui gardent leur emploi, le chantage fait rage ("Soit vous acceptez la flexibilité, les réductions de salaire, les reculs sociaux soit on ferme le site !") comme c’est le cas chez PSA (Sevelnord) ou chez Renault !

 

Côté marchés financiers

 

Les multinationales, les marchés financiers et leurs agences de notation prennent aussi leur part dans l’offensive actuelle.

C’est ainsi que dans ses motivations de dégradation de la France, l’agence Moody's évoque entre autres : " la rigidité du marché du travail et le faible niveau d’innovation qui entraîne une perte durable de compétitivité pour les industries notamment à l’exportation".

Et Standard & Poors en rajoute en menaçant de nouvelles dégradations la France si un accord des "partenaires sociaux" n’est pas trouvé !!!

 

Côté MEDEF

 

Le MEDEF souhaite profiter de la période pour en finir avec "l'exception française" et rendre encore plus précaire les travailleurs.

Pour la représentante des entreprises, la solution est à chercher dans l’accélération de l’adoption des réformes : "Nous devons engager toutes les réformes qui permettent de rétablir notre compétitivité" martèle Parisot !

Ainsi, est-elle favorable à la mise en place du pacte de compétitivité proposé par le gouvernement dès janvier 2013. "A condition qu’il soit mis en œuvre d’une manière simple, opérationnelle, efficace et lisible par tout le monde (…) Il faut réussir la négociation emploi, en acceptant que celle-ci traite non seulement la sécurité pour les salariés mais aussi la flexibilité. Il faut arrêter d’avoir peur de ce mot."

 

Côté CFDT

 

Les dirigeants de la CFDT, fidèles en cela à leur orientation de "dialogue social" sous contrôle patronal, y sont prêts et appellent de tous leurs vœux à ce "compromis historique" ; pour Chérèque, "la France souffrait d’un problème de compétitivité qui portait, entre autres, sur le coût du travail. Plutôt qu’un crédit d’impôt, nous étions favorables à un transfert sur la CSG des charges patronales." Les travailleurs devant être "raisonnables" et consentir à des sacrifices pour d’hypothétiques retours demain, "quand ça ira mieux pour les entreprises" !

 

Chantage et matraquage pour le consensus social !

 

Les travailleurs, l’opinion publique sont donc soumis à un matraquage convergent selon lequel il n’y a pas d’autre solution que la régression sociale pour "garder son emploi" et redevenir "compétitif" afin de faire reculer le chômage.

Et c’est pour se prévaloir d’un consensus social que la pression maximum est mise sur la conférence sociale afin d’arracher le consentement syndical !

 

Le gouvernement brandissant le bâton : "Si vous ne vous mettez pas d’accord d’ici fin décembre, nous procéderons par la voie législative".

 

Or le problème n'est pas la compétitivité des travailleurs de France, l'une des plus élevée au monde (supérieure à l'Allemagne !). Il doit bien falloir d'ailleurs que les travailleurs français soient compétitifs pour que la France soit un des principaux pays pour l'accueil des investissements étrangers.

Le véritable problème est que le capital ne peut plus se reproduire sans écraser toujours plus les salaires, les conditions de travail et de vie des peuples. Il est que le capital dispose du pouvoir et qu'il s'en sert, dès qu'il en a l'occasion, pour avancer ses pions et accroître son racket sur la production de richesses par les travailleurs.

 

Ce qu’ils veulent ce sont des travailleurs en emploi ou sans emploi, en CDI ou en précarité, français ou étrangers, à genoux ! Ce qu’ils veulent, c'est la fin des garanties collectives, de la protection sociale solidaire, c'est la baisse des salaires pendant que les monopoles privés s'engraissent en augmentant les prix (transports, électricité, essence, alimentation...). Ce qu'ils font, c'est mettre les peuples à genoux en Espagne, en Grèce, au Portugal, en Italie en se servant de LEUR crise comme d'un prétexte et en mettant les peuples en concurrence, d'abord à l'intérieur de leur Union européenne.

 

Ainsi, l’État, principal actionnaire de l’ancienne Régie Renault, ne réagit pas au chantage de la direction qui annonce vouloir conserver ses usines en France à condition- comme en Espagne- d’obtenir des concessions syndicales. Là-bas, au nom de la flexibilité et de la compétitivité, les travailleurs subiront une baisse générale des salaires de 27,5% (nouveaux embauchés) et une généralisation de la flexibilité !

 

C’est avec cette logique infernale de concurrence entre les salariés qu’il faut rompre !

Car dans la mondialisation actuelle, pour les capitalistes il y aura toujours un ailleurs où c’est plus rentable (chez lesdits émergents, mais aussi de plus en plus à l’intérieur même de l’Europe : Espagne, Turquie, Slovaquie comme on peut le constater dans l’automobile…).

 

Face à cette sainte alliance réactionnaire, pour les travailleurs et les organisations syndicales de base fidèles aux traditions de lutte de classes qui seules ont donné des résultats favorables aux travailleurs, pas d’autre issue que la lutte collective :

 

  • NON à la flexibilité du travail !

  • NON aux reculs sociaux

  • NON à la "compromission historique" !

  • NON au consensus syndicats-patronat-gouvernement !

 

Aujourd'hui comme hier, ils ne donneront rien aux travailleurs, tout devra leur être arraché !

 

Les reconquêtes sociales, le redressement économique et la réindustrialisation passent par les luttes, par la résistance "TOUS ENSEMBLE" qui fasse échec aux divisions et au dumping social.

 

Et au-delà la solution passe par les nationalisations des secteurs stratégiques et par la réappropriation par les travailleurs des principaux moyens financiers et de production !

 

Le Front Syndical de Classe, 28 novembre 2012

Partager cet article
Repost0
17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 09:58

Renault : aux salariés de payer la note 

    Des ‘’ négociations’’ viennent de s’ouvrir entre la direction de Renault et les syndicats sur la compétitivité des usines françaises. Le patron fait du chantage à l’emploi  pour tenter de faire accepter des régressions. Il faut réduire en France «  le coût du travail ».

 

Renault est un poisson pilote du MEDEF.

En France, il dispose des sites de montage à Flins, Douai, Sandouville, Maubeuge, Batilly.

En Europe il dispose de deux sites en Espagne, un en Roumanie, un en Slovénie. Le  Maroc

qui produit pour l’exportation vers la France en possède deux, et un en Turquie. Les voitures produites dans ces pays sont largement vendues en France, par exemple les Twingo viennent toutes de Slovaquie, la majorité des Clio de Turquie, avec en prime une balance commerciale qui ne cesse de se creuser.

Renault veut mettre en concurrence ces sites situés dans des pays ou les salaires, les avantages sociaux, les horaires de travail non rien de  commun.

En septembre, le directeur général C. Tavares n’a pas caché le but de ces ‘’négociations’’. Il déclareLa gravité de la situation suffira à rappeler à chacun qu’il doit faire des compromis. Et pour sur d’être bien compris il ajoute la richesse crée est en diminution, il est temps de  ne plus s’opposer.

Aux syndicats, au nom de la sauvegarde des profits de Renault d’accepter de passer la corde aux cous des salariés. S’ils n’acceptent pas la menace de fermeture d’usines est brandie.

Il met en avant l’exemple espagnol : les syndicats espagnols de Renault ont signé le 12 novembre un accord prévoyant l’allongement de la durée du travail de 1 à 3 jours par an pour un même salaire, la hausse des salaires plafonnée à la moitié de la hausse des prix, une grille de salaire pour les nouveaux embauchés à 72,5% du salaire d’un agent qualifié.

Renault peut dire merci à des syndicats aussi compréhensifs.

Les salariés de Renault ont déjà été durement touchés. Si Renault n’a pas eu les honneurs de la presse comme Peugeot, il fait durement payer aux salariées la baisse de la production automobile. Jours chômés qui se multiplient  pendant que les chaînes continuent à cracher à la même cadence, mutation d’une usine à une autre en fonction des besoins,  départs non remplacés, prime dite d’intéressement supprimée, 0,7% d’augmentation de salaires en 2012..

Renault a de l’argent : 786 millions de profits ont été réalisés au premier semestre 2012.  Il dispose d’une trésorerie de 11 milliards. Chaque année il verse en priorité des dividendes aux actionnaires. Plus de 300 millions en 2011. Sans compter les aides de l’Etat : crédit d’impôts, allègement Fillon sur les bas salaires, suppression de la taxe professionnelle, prime à la casse. Oui, Renault a les moyens de faire face mais il veut toujours plus de profits et pour cela exploiter encore plus les salariés.

Le capital en veut toujours plus, chez Renault comme ailleurs. Le MEDEF et les syndicats ont entamé la négociation sur le marché du travail. Le document du patronat, sans surprise  demande plus de flexibilité, il veut casser le code du travail pour exploiter à sa guise.

Il ne faut pas lui céder un pouce du droit des salariés, pour bloquer ses visées, une seule solution : la lutte.

 

Partager cet article
Repost0
11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 18:57

En 1967, une grève éclate à l'usine Rhodiaceta à Besançon. Chris Marker est venu filmer les ouvriers. A noter que ce film a été a l'origine des Groupes Medvedkine de Besançon et de Sochaux

 

Partager cet article
Repost0
10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 10:58

Pour parvenir à ses fins (l’accumulation de profits), le capital a toujoursutilisé les mêmes recettes : diviser la classe ouvrière, l’empêcher de s’organiser, l’intégrer dans la gestion de ses objectifs.
Les luttes sociales ont permis aux travailleurs de faire face, de s’unir et s’organiser en syndicats, d’arracher des acquis sociaux considérables.
Mais le capitalisme est resté, il n’a jamais été chassé, ses objectifs n’ont pas changés, ce qui a été cédé par les luttes, il tente de le récupérer le plus vite possible en fonction des rapports de force.
En 30 ans, la situation de la classe ouvrière s’est fortement dégradée, le capital s’est mondialisé, les profits ont explosé au prix de graves conséquences sociales.
Pauvreté, précarité, chômage, bas salaires, pénibilité du travail, services publics détruits, entreprises publiques aujourd’hui aux mains de multinationales, l’antagonisme entre capital et travail prend tout son sens.
Le capitalisme est en crise, confronté à la recherche de nouvelles sources de profits et vite, il a besoin d’un état à sa botte (c’est fait), et de paix sociale pour accentuer l’exploitation du peuple. Il a la hantise des luttes, seul moyen pour les travailleurs pour le faire reculer. Les partis politiques et les syndicats sont donc au centre des rapports de force à construire.
Pour ce qui concerne les partis politiques, nous savons depuis longtemps qu’aucun ne remet en cause le système économique existant. Le capitalisme est leur système, leurs « différences » ne concernent que le rythme de son développement.
Les dernières mesures d’austérité prises par le gouvernement Hollande sont partagées par le MEDEF et la droite et aucun parti politique ne cible le capitalisme comme étant la cause fondamentale responsable de la situation économique et sociale.
Les centrales syndicales qui ont pour rôle (théoriquement) la défense des intérêts des travailleurs, ont depuis longtemps délaissé le terrain des luttes pour celui des « négociations permanentes» avec le patronat et le gouvernement. Ce qui a pour conséquences d’importants reculs sociaux comme la retraite, la flexibilité du travail, l’emploi, le droit du travail, la
formation...
La CFDT comme toujours, est à la pointe de cette démarche, elle approuve toutes les décisions du MEDEF et se dit « satisfaite » du plan d’austérité du gouvernement : « Le crédit d’impôts est une bonne idée » déclare-t-elle, le « coût du travail est un problème pour la compétitivité des entreprises », on ne peut pas être plus clair.
J.-C. Mailly de Force Ouvrière n’en pense pas moins, il est également « plutôt satisfait », et il ajoute que la hausse de la TVA lui semble « raisonnable ».
La CGT, réunie les 6 et 7 Novembre en Conseil National a consacré essentiellement les deux jours de ses débats à la préparation de son futur congrès.
Dans un communiqué, publié après sa réunion, elle « conteste fortement les volets essentiels du dispositif du gouvernement » Soit !!
« C’est inacceptable » dit-elle en dénonçant avec juste raison la baisse du pouvoir d’achat due à la hausse de la TVA, la dégradation de la qualité des services publics, les nouvelles aides aux entreprises, les dividendes versés aux actionnaires...Très bien !!
Mais lorsqu’il s’agit d’en tirer les conclusions, elle ne dit rien sur les causes de ces mesures.
Au contraire, elle appelle à « lutter contre la spéculation en mettant à contribution les revenus financiers des entreprises et des particuliers ».
Elle appelle également à manifester le 14 Novembre pour une « Europe sociale », contre les plans d’austérité en Europe, elle n’appelle pas à la lutte de classe contre les objectifs du capital et du gouvernement partout tous ensemble. On est loin du niveau des luttes nécessaires et de leur développement pour leur faire échec.
La classe ouvrière a besoin d’un syndicalisme de lutte de classe Il n’y a pas de social sans luttes. Développer les luttes de plus en plus fortes tous ensemble est urgent.
Le syndicalisme français a fait le choix politique du « dialogue social » avec les patrons et le gouvernement à leur service.
Les luttes peuvent changer la donne, construire un syndicalisme de classe va dépendre de leur niveau partout dans les entreprises.
www.sitecommunistes.org

Partager cet article
Repost0
9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 15:42

L'Europe traverse une crise profonde et les leaders européens restent fidèles à la politique néolibérale alors que seulement une Europe sociale et solidaire a un futur.

Bruxelles : le cœur de l'Europe

J'écris ce texte à Bruxelles, la capitale européenne. Bruxelles est atteinte par la crise comme beaucoup de pays et villes européens. La réalité bruxelloise est comparable à celle du reste de l'Europe. Un Bruxellois sur trois vit dans la pauvreté. Le chômage est au-delà des 20% et dans plusieurs quartiers de la capitale le chômage atteint 50% des jeunes. Le décrochage scolaire est de 25% et les problèmes de logement et de santé ne font qu’augmenter. Même dans son cœur, l'Europe est fragile et malade.


Chiffres en rouge ardent

L'Europe connaît l'une des plus graves crises depuis un siècle. Ce qui commençait par une crise financière est devenu une crise économique et sociale. On prévoit une crise alimentaire en 2013 et une crise énergétique pourrait suivre. Sans oublier la crise climatique, car les dégâts causés par l'ouragan Sandy sont un signal de la nature. Notre planète ne nous supporte plus et on continue à le nier.


Les chiffres parlent de soi. Depuis qu'on mesure l'inégalité sociale, elle n'a jamais été aussi grande. Selon les chiffres les plus récents d'Eurostat, la zone de l'euro compte plus de 18 millions de chômeurs. Le chiffre le plus élevé depuis 1995. Le chômage est catastrophique dans le sud de l'Europe. La pauvreté ne fait qu’accroître. Presque 25% de la population européenne vit en dessous du seuil de pauvreté.


Partout en Europe, des milliers de personnes perdent leur emploi quotidiennement. Tous ces gens ne feront désormais plus partie de la classe moyenne ni de la classe ouvrière. Ils tombent dans les pièges de la pauvreté, ne pouvant plus payer leurs factures et s’endettant pour des besoins vitaux. La quantité de médiations de dette augmente spectaculairement.


Mais ce ne sont pas que les ouvriers qui souffrent. Si cette évolution continue la classe moyenne, qui est de plus en plus réduite, risque de disparaître. On évolue vers une société à deux vitesses : une petite élite riche et une énorme sous-classe pauvre.


Prenons l'exemple du pays que toute l'Europe veut suivre : l'Allemagne. Les Allemands possèdent un capital grandissant mais ce sont surtout les plus riches qui en profitent. 10% des plus riches sont en possession de plus de la moitié du capital allemand, alors que la moitié la plus pauvre (50% de la population) ne possède qu'un pourcentage.


La réalité humaine

N'oublions pas que ces chiffres représentent des êtres humains. En temps de crise, les plus faibles de la société souffrent le plus. Regardons la situation des pauvres, des sans-abri, des personnes âgées, des jeunes et des immigrés dans les pays où la crise bat le plus fort. L'impasse règne.


La crise fut provoquée par une petite élite, sans scrupules, qui voulait augmenter ses profits sans cesse, a eu recours à des spéculations irresponsables et a commis d’autres faits criminels. Ce sont les actionnaires, leurs 'top managers', les banques, les institutions néolibérales et les politiciens qui sont responsables. Mais jusqu’à présent aucun d'eux n’est censé prendre ses responsabilités.


Ce sont les salariés qui doivent payer la crise. En Belgique, chaque mois 1000 personnes perdent leur emploi. Récemment, 10.000 se trouvaient sans emploi lors de la fermeture du constructeur automobile multinational Ford Motor Company. Ceux qui ne perdent pas leur emploi se voient obligés d'accepter une baisse salariale, les poussant à vire dans des conditions indignes. Regardez les salaires des ouvriers et fonctionnaires en Grèce, en Espagne ou au Portugal. En Allemagne les classes sociales inférieures paient la crise. En Italie, la troïka (FMI, CE, BCE) a commis un coup d'état en nommant un premier ministre qui devra exécuter leur agenda. La chef du FMI, Christine Lagarde, a exigé une réforme du marché de l'emploi belge car celui-ci ne serait pas assez néolibéral à son goût. Elle a pourtant constaté que les chiffres du chômage sont 'plutôt bas'.


Nos politiciens disent qu'ils n'ont pas le choix. Leur choix est clair : ceux qui n'ont pas causé la crise devront payer pour que l'élite puisse augmenter sa richesse et sa puissance.


Entretemps les salariés perdent de plus en plus de droits. Ils sont devenus des pions interchangeables, flexibles et sans valeur. Tout comme les entreprises, ils doivent rivaliser constamment avec les travailleurs du monde entier. Ce n'est pas un hasard que l'UE veuille devenir « le marché le plus compétitif du monde  ». La compétition est une des valeurs centrales du capitalisme néolibéral.

 

L’incertitude du travail augmente le malaise. Les salariés et les ouvriers ne sont plus certains de garder leur emploi. Aucun d'entre eux. Ni ceux qui viennent de se lancer dans la vie professionnelle, ni ceux qui sont en pleine carrière et encore moins ceux qui s'approchent de la retraite. Le niveau de sécurité sociale pour lequel les travailleurs ont lutté ensemble et auquel ils ont contribué pendant des années, est en train de se résorber alors que l'on regarde à distance, sans réagir, sans défense.


La grève est un devoir

Vu les faits, les chiffres et la réalité en Europe, il est grand temps de se mettre en action. C'est notre responsabilité envers nos concitoyens et envers les générations futures. Comme par le passé, les syndicats ont un rôle important à jouer. C'est aux syndicats de tous les pays d’Europe de faire leur travail : défendre les droits des salariés et se montrer solidaire par rapport aux autres travailleurs européens et ceux du monde entier.


La compétition est la valeur prépondérante de l'élite capitaliste. La solidarité est la valeur des syndicats, peu importe si leur couleur est rouge, verte ou bleue.


Les syndicats doivent se lever et montrer clairement qu'ils n'acceptent plus la destruction sociale actuelle. Beaucoup de droits sociaux dont nous bénéficions aujourd'hui, en commençant par le droit de grève, ont fait couler le sang, la sueur et les larmes. Les syndicats doivent revendiquer les droits de ceux qui ont travaillé pendant des années et se trouvent dans l’incertitude par rapport à leur pension. Ces gens ont contribué à la sécurité sociale pendant des années et ont le droit d'en porter les fruits. Les syndicats doivent aussi se mettre en action pour les générations futures. Les jeunes ont été trompés par les multinationales et les politiciens qui tiennent à promouvoir le matérialisme et la consommation mais qui n'offrent guère de perspectives en ce qui concerne l’emploi, les soins de santé, la retraite et la mobilité sociale.


Pour une Europe sociale et solidaire

Dans ce monde globalisé, tous les travailleurs sont interconnectés dans leur lutte. Et même si la collaboration n'est pas facile, elle est plus que jamais indispensable. On doit s'unir au niveau national et international (européen) dans la lutte contre la politique néolibérale et asociale. L'unité est notre seule chance de réussir.


Comme le slogan du syndicat socialiste belge le résume en puissace : « Ensemble, on est plus fort. » Les syndicats doivent montrer le bon exemple en faisant entendre leur voix unie à travers l'Europe le 14 novembre. Car on sent quotidiennement la crise et ses conséquences. Faisons résonner la voix des travailleurs et de la résistance pour une Europe sociale et solidaire en force.


Bleri Lleshi est philosophe politique, activiste et réalisateur de documentaires.

 http://blerilleshi.wordpress.com

 https://www.facebook.com/Bleri.Lleshi

Twitter @blerilleshi

Partager cet article
Repost0
8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 08:07

CGT SochauxLa première réunion de négociation sur le plan Varin de suppressions d’emplois chez PSA s’est tenue aujourd’hui.

Il s’agissait d’une réunion de cadrage, visant à définir les conditions de la négociation, les thèmes à aborder et le calendrier.

 

Sur les conditions de la négociation

La Direction fait preuve d’une attitude fermée en refusant l’élargissement des délégations syndicales de 4 à 6 membres, qui aurait permis une meilleure représentation des salariés des sites concernés. Elle cherche un pis-aller en proposant une sous-commission technique de 2 ou 3 membres par syndicat.

De même, elle n’apporte aucune réponse à la demande CGT d’1 heure hebdomadaire d’information syndicale, pour permettre aux salariés de Rennes et d’Aulnay de suivre l’évolution des discussions.

 

Sur le contenu des discussions

Au-delà des discussions sur les alternatives économiques permettant de préserver l’avenir des sites d’Aulnay et de Rennes, qui ne pourront intervenir qu’après le rapport SECAFI, 8 thèmes de négociations sociales ont été identifiées.

1)      Seniors et mesures d’âge

2)      Personnes fragiles (handicapées et salariés à restrictions médicales)

3)      Transfert professionnel (convention avec d’autres entreprises pour la reprise de salariés PSA en CDI après formation)

4)      Ré-industrialisation (Installation de nouvelles entreprises sur le site pour la reprise de salariés PSA en CDI)

5)      Mobilité externe (Accompagnement de salariés ayant un projet personnel hors de l’entreprise)

6)      Mobilité interne (conditions de changement de site PSA)

7)      Phase transitoire

8)      Divers : Situation des intérimaires et sous-traitants

 

Sur le calendrier

§         6 réunions seront programmées d’ici la fin de l’année pour aborder les différents thèmes avec l’objectif d’arriver à un accord avant le 3ème CCE, qui devrait se tenir au cours du 1er semestre 2013.

§         La prochaine réunion de négociation se tiendra le 15 novembre et abordera principalement la question des salariés seniors.

 

Avis CGT

La CGT s’est présentée à ces négociations avec la volonté de préserver les emplois et les sites et avec la liste des revendications adoptées en Assemblée Générale par les salariés d’Aulnay.

Nous constatons qu’en l’état des discussions la direction PSA n’a pas répondu et s’est contentée de prendre note.

Nous prenons cependant en positif que, sur notre proposition, la question des seniors soit abordée en premier, parce que cela correspond à une demande des salariés, que cela conditionne les choix de nombreux travailleurs, et que cela nécessitera des aller-retour avec les pouvoirs publics.

La CGT appelle les salariés du groupe à se mobiliser pour peser sur les négociations qui s’ouvrent.

Partager cet article
Repost0
5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 18:48

http://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L214xH250/arton18165-eb001.jpgLes temps sont durs et les agissements des patrons appellent dans ce contexte particulier de crise des déclarations proportionnelles à leur cynisme. Sergio Marchionne, directeur général du groupe Fiat et successeur de la famille Agnelli, n’y va pas par le dos de la cuillère. Il a ainsi annoncé au cours de la présentation des plans du groupe que les usines européennes de la marque Fiat allaient délocaliser à terme 15 % de leurs productions tout en essayant de se tourner vers le haut de gamme. Ce voyou en cravate nous rappelle avec délice ce qu’avait dit Edoardo Sanguinetti, écrivain italien peu connu jusque-là pour ses déclarations tonitruantes, à l’occasion des élections municipales de Gênes, en 2007. Ces déclarations, que nous vous livrons (quasiment) in extenso, avaient fait scandale à l’époque. Elles semblent aujourd’hui parfaitement justifiées.

« Nous ne devons pas avoir peur d’appeler ces bêtes (les capitalistes, NDLR) par leur nom. Elles font partie de la race des patrons, celle qui exploite les travailleurs et tend à les diviser, celle qui leur soutire la plus-value depuis des décennies et qui prend la poudre d’escampette à la première difficulté venue, celle qui souhaite déchirer les contrats de travail et qui méprise ses ouvriers au nom du profit ».

Pris dans son élan : « nous devons restaurer la haine de classe. Parce qu’ils (les patrons, NDLR) nous haïssent, nous devons leur rendre la pareille Ils sont les capitalistes, nous sommes les prolétaires d’aujourd’hui... Plus les travailleurs de Marx ou les paysans de Mao, mais toutes celles et tous ceux qui travaillent pour un capitaliste et qui à ce titre se font exploiter. De nos jours, peu de gens sont enclins à parler de prolétariat. Il n’y a au contraire aucune honte, ni d’en être, ni de s’en réclamer ».

Edoardo Sanguinetti finit par conclure : « c’est un secret de polichinelle : le prolétariat existe. C’est un problème que la conscience de classe soit laissée à la droite pendant que la gauche se dépolitise ou s’embourgeoise. Il faut imposer une politique de lutte des classes, mais pas seulement pour gagner telle ou telle conquête sociale : pour renverser ce système d’exploitation de l’homme par l’homme. Distiller la conscience de classe au prolétariat d’aujourd’hui est une priorité, tout comme il est essentiel de réaffirmer l’existence du prolétariat, composé aujourd’hui d’ouvriers mais aussi d’ingénieurs, d’étudiants, de travailleurs temporaires ou de retraités. Nous devons malheureusement reconnaître l’existence en marge d’un sous-prolétariat qui doit lutter pour sa survie mais que le pouvoir en place maintient à dessein dans le dénuement intellectuel le plus complet de peur qu’il ne se révolte un jour ».

Lisez, pratiquez et luttez : la victoire est au bout du fusil !

Capitaine Martin

http://www.resistance-politique.fr/article-je-hais-les-patro...

Partager cet article
Repost0