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Faurecia Beaulieu Structures

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 09:10

Plus de mille personnes rassemblées pour huer les parrains du capitalisme, on s’est dit : « Bon, les journaux vont en parler. » Mais non. Une semaine s’est écoulée, et rien. Pas un mini-papier. Pas une ligne nulle part. Donc, bon, il faut bien qu’on se charge de saluer notre propre triomphe…

« Ouh ! Ouh ! Ouh ! »

http://www.fakirpresse.info/IMG/jpg/public.jpgC’est bien difficile de les départager, nos douze Gens Pires, livrés à la vindicte populaire lors de notre Nuit des Rapaces. Plus de mille personnes (« 1 035 », très précisément, d’après le gardien, plus deux cents refoulés à l’entrée – de peur que la salle Olympe de Gouges ne devienne aussi célèbre que le stade du Heysel) huent tour à tour les Michel Pébereau, Mario Draghi, Bernard Arnault, Jeffrey Smith, Maurice Lévy, Michel Destot, Manuel Barroso, Maurice Lévy, Marc Ladreit de Lacharrière…

Jusqu’au verdict : « Pour chacun de ces personnages, nous avons mesuré le taux de mécontentement en décibels, résume Antoine Chao – l’huissier en charge du ouhouhmètre. Rassurez-vous, tous dépassent le seuil de tolérance. Mais il y en a trois qui, d’après mes chiffres, sont dans un mouchoir de poche. Il s’agit de Carlos Ghosn, de Laurence Parisot, et d’Arnaud Lagardère. Comme avec la machine il y a une marge d’erreur, je vais vous demander de revoter… » Les rangs bondés ne demandent pas mieux : « Ouuuuuuuuuh ! » Manifestement, c’est Laurence Parisot qui est la plus haïe : pour une fois qu’une femme remporte une élection en France !

C’est Gérard Filoche qui a choisi la patronne des patrons. C’est donc lui qui monte sur le podium pour recevoir le trophée – un vautour à haut de forme et cigare dans le bec, cerné par des billets de Monopoly. L’inspecteur du travail la range dans sa valise à roulettes. « C’est de l’ironie, quand même, je lance au micro : on est poursuivis par Jean-Charles Naouri, un ancien directeur de cabinet PS, et voilà que c’est le représentant du PS, aujourd’hui, qui rafle le prix… » C’est un cadeau empoisonné, en même temps : le vainqueur vient de signer un engagement, il est condamné à aller remettre cette coupe, en mains propres, à sa rapace préférée...

Ça me rappelle la première fois qu’on l’a rencontré, Gérard Filoche.

Fakir était au creux de la vague, presque au fond du trou, à l’hiver 2008. Je me coltinais un procès, encore, à titre personnel - et moins marrant que contre le PDG de Casino. Les ventes du journal reculaient. Souchon était retourné dans son Ardèche, en Bretagne, à Paris, partout dans le monde sauf en Picardie. On faisait tourner la boutique à trois, Aline, Fabian et moi, contre vents et marées, lassés, épuisés : qu’est-ce qu’on fait ? On arrête ?

Il faut ici citer deux copains, Antoine et Liévin, qui ont depuis vogué vers d’autres horizons - une école d’ingénieur pour l’un, du conseil auprès de sociétés coopératives pour l’autre. Mais pendant une semaine, ils ont diffé des tracts au campus, au centre-ville, au resto-U, etc. Il faisait froid. Et nous avions froid à l’âme, surtout, sans trop d’espoir. Le samedi 12 janvier est arrivé, et grâce aux cuivres de l’Arrache-Fanfare, grâce à la faconde de Gérard, grâce au punch et à la sangria qui réchauffent, grâce aux centaines de camarades présents, ça nous a remis du baume au cœur - et nous sommes repartis pour un tour, d’attaque, lançant notre victorieuse campagne « anti-de Robien ».

Sans le coup de main, en ces semaines de peine, de Antoine, Liévin et d’autres anonymes pour nous sortir du trou, Fakir se conjuguerait au passé.

On danse toujours sur ce fil, incertain, l’abandon qui guette.

En face, les capitalistes et leurs larbins sont moins taraudés par le doute : le moindre effort, dans leur camp, est aussitôt récompensé par du pognon, par des honneurs, par des passages à la télévision, par des postes à pourvoir. De quoi atténuer, effacer, les inquiétudes existentielles…

Et de l’autre côté, néanmoins, le goût de la bagarre.

Ne pas leur laisser cette joie, en plus : notre abandon. La somme de nos abandons individuels, qui font leur victoire historique - et temporaire.

Ces « ouh ouh ouh », c’est un début. Ça reste bon enfant. Et que, bientôt, nous devrons cesser – par étapes, progressivement – d’être bon enfant. Qu’il ne s’agira plus de les conspuer de loin mais, bel et bien, de les effrayer de près. Que nous serons plus mille, mais cent mille. Un million. Et qu’ils trembleront.

À bientôt les amis…

http://www.fakirpresse.info/IMG/jpg/alafin.jpg

Retrouvez toutes les photos de la Nuit des Rapaces en cliquant ici.

Voir la vidéo des Mutins de Pangée :

LA NUIT DES RAPACES par fakirpresse

Et n’oubliez pas de venir nous soutenir lors de notre procès

le 28 novembre à 9h30
&
le 30 novembre à 13h30
à la 17ème Chambre correctionnelle de Paris
4, boulevard du Palais, métro Cité

 http://www.fakirpresse.info/Bientot-nous-ne-serons-plus-bon,285.html

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 10:24

Deux mois après le début du mouvement Occupy Wall Street, les Indignés américains ont manifesté ce jeudi dans tout le pays. A New York, des heurts avec les policiers ont cristalisé la journée de contestation. 

La contestation aux Etats-Unis avait démarré le 17 septembre dernier à New York. Quelques dizaines de personnes avaient alors décidé d'occuper sur le square Zuccotti.

 

Deux mois après le début du mouvement Occupy Wall Street, des milliers de manifestants se sont réunis dans le sud de Manhattan, à New York. Les organisateurs parlent de 30 000 personnes, alors que la police s’est refusée à toute estimation.

Des centaines d’entre eux ont été arrêtés jeudi aux Etats-Unis, dont la plupart à New York, où des escarmouches parfois violentes dans la journée ont provoqué l’arrestation de 250 personnes. Plusieurs incidents ont opposé police et environ un millier de manifestants dans le quartier de Wall Street. La police avait barricadé de nombreuses rues pour empêcher les manifestants de se rapprocher de la Bourse. La police a fait état de sept policiers blessés et de dix manifestants.

Le mouvement dans le reste des Etats-Unis

A Washington, la capitale, plus de 300 personnes ont manifesté sans incident. A Chicago, des milliers de manifestants ont bloqué le trafic à l’heure de pointe. La police a verbalisé 46 personnes. Des manifestations ont également eu lieu à Seattle et Dallas.

Sur la côte ouest, 73 personnes ont été arrêtées à Los Angeles, dont une infirmière retraitée de 81 ans. Sur le campus de l’université de Berkeley, près de San Francisco, une vingtaine de tentes ont été enlevées par les forces de l’ordre. A Portland, 34 personnes ont également été arrêtés lors d’incidents avec la police qui a utilisé des gaz lacrymogènes contre les manifestants.

Deux mois de mouvement

Cette journée d’action est intervenue 48 heures après une opération surprise de la police qui a demantelé en pleine nuit le campement d’Occupy Wall Street sur le square Zuccotti.

La contestation avait démarré le 17 septembre dernier à New York. Quelques dizaines de personnes avaient alors décidé d’occuper sur le square Zuccotti. Depuis le mouvement a essaimé dans au moins une vingtaine de villes américaines, et s’est récemment installé sur plusieurs campus. Ce mouvement sans leader dénonce le trop grand pouvoir de la finance et les inégalités en général.

http://actualutte.info/2011/11/18/occupy-wall-street-30-000-manifestants-et-des-centaines-darrestations-pour-le-second-mois-doccupation/

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 08:51

1,3 million de personnes sont fichées génétiquement en France, qu’elles aient été reconnues coupables ou pas. Un fichage généralisé à presque tous les délits – sauf financiers... – mais rendu illégal par de nouvelles découvertes scientifiques. Désormais, grâce à quelques segments d’ADN, on peut connaître certains détails privés sur une personne : son origine géographique par exemple. Une possibilité censée être interdite. Entretien avec Catherine Bourgain, chercheuse de l’Inserm.

Basta ! : Quelles informations les autorités judiciaires et la police peuvent-elles obtenir par un prélèvement ADN ?

Catherine Bourgain [1] : Pour le fichier des empreintes génétiques, on ne garde pas l’intégralité du prélèvement d’ADN, mais seulement des segments. En France, sept segments sont sélectionnés initialement, situés un peu partout dans notre ADN. Depuis 2006, on prend 16 à 18 segments, car plus on fait de prélèvements sur une population, plus il faut un nombre important de segments pour réduire au minimum les marges d’erreur [2]. Ces segments ADN ont deux caractéristiques : ils sont différents d’une personne à l’autre, et ils sont censés être « non codants », c’est-à-dire qu’ils doivent permettre d’identifier les personnes mais n’apporter aucune autre information.

C’est ce que vous remettez en cause aujourd’hui ?

On revient actuellement sur cette description de l’ADN. On pensait que certains segments ne servaient à rien, c’est-à-dire étaient « non codants », et on se rend compte aujourd’hui qu’on ignorait simplement à quoi ils servaient, et qu’ils peuvent avoir un rôle particulier. Une équipe de chercheurs italiens qui travaillaient sur une maladie génétique rare a fait une découverte par hasard : le segment codant de cette maladie est un de ceux choisis pour le Fichier français des empreintes génétiques (Fnaeg). Donc, en analysant ce segment, on peut définir si la personne est atteinte – ou peut être atteinte – par cette maladie.

Quelles autres informations ces segments ADN du fichier français des empreintes génétiques peuvent-ils contenir ?

Des chercheurs européens ont mis au point un logiciel qui permet de déterminer, à partir des segments ADN prélevés pour le Fnaeg, l’origine géographique de la personne. Car les segments n’ont pas exactement la même forme selon que l’on est d’origine européenne, africaine ou asiatique. Avec 7 segments, on n’avait pas assez d’informations pour obtenir ce résultat. Mais avec 17 segments, c’est possible. Quand les parlementaires ont voté la création du fichier en 1998, il ne devait servir qu’à identifier les gens. Mais il est aujourd’hui illusoire de penser qu’on ne peut faire que ça avec ces prélèvements. Et on peut très bien découvrir prochainement que les segments fichés dans le Fnaeg donnent accès à de nouvelles informations.

Qui peut aujourd’hui être amené à subir un prélèvement d’ADN ?

En France, environ 1,3 million de personnes sont inscrites dans le Fnaeg. Il a été créé en 1998, par le gouvernement Jospin, à la suite de l’arrestation du tueur en série parisien Guy Georges. Il était au départ destiné aux infractions sexuelles et a ensuite été étendu, notamment en 2003. Tous les délits peuvent aujourd’hui justifier un prélèvement d’ADN, sauf les délits routiers, ceux liés aux droits des étrangers et les délits financiers. Depuis 2003, les personnes simplement « mises en cause » dans une affaire, mais encore non condamnées, peuvent être inscrites au fichier. Les données sont conservées pendant quarante ans pour les personnes condamnées, et vingt-cinq ans pour les autres.

D’où l’augmentation exponentielle du nombre de personnes fichées ?

Le gouvernement fixe des objectifs chiffrés, dans les Indicateurs de performance des politiques publiques, annexés à la Loi de finances. En 2011, plus de 50 % des personnes simplement mises en cause (avant condamnation éventuelle) dans des affaires judiciaires doivent faire l’objet d’un prélèvement d’ADN. Ces objectifs sont en augmentation constante. Il y a une volonté claire de remplir le fichier.

Ce fichier d’empreintes génétiques permet-il de résoudre beaucoup d’enquêtes policières ?

Il y a deux utilisations différentes de l’ADN : lors d’enquêtes policières comme, par exemple, après un homicide, on peut comparer les traces d’ADN sur la victime et les prélèvements d’ADN des suspects. L’ADN sert alors ponctuellement à innocenter ou à prouver la culpabilité de quelqu’un. Ce n’est pas la même chose que de construire un fichier. L’utilisation ponctuelle a servi à légitimer l’enrichissement du fichier. Aujourd’hui, quand on a des suspects et une victime, la police entre les échantillons dans le fichier. Cela permet de justifier que c’est grâce au fichier que l’affaire a été résolue. Alors que si on avait comparé l’ADN prélevé sur la victime à celui des suspects, sans passer par le fichier, on aurait également établi la correspondance. On biaise ainsi les statistiques sur le nombre de cas résolus grâce au fichier Fnaeg.

La situation est-elle la même hors de France ?

En Grande-Bretagne, le fichier génétique comprend 5 millions de personnes. Des associations britanniques ont montré qu’on ne peut pas avoir des statistiques valables sur l’utilité de ces fichiers : on ne peut pas identifier les cas qui ont été résolus grâce à eux. Une cinquantaine de pays dans le monde opèrent ce type de prélèvements. Il existe une interconnexion des fichiers via Interpol. L’argument des policiers qui font le prélèvement est : « Si tu n’as rien à cacher, tu n’as rien à craindre. » Mais ce n’est pas anodin de ficher de façon massive l’ADN d’une population. On est quand même passé par Vichy, on ne doit pas faire n’importe quoi avec des fichiers.

Les pratiques actuelles sont donc contraires à la loi, puisque le fichier ne devait servir qu’à identifier les personnes, et il est démontré qu’on peut déjà collecter plus d’informations. Comment réagit la justice face à cette illégalité ?

J’ai témoigné pour le procès du syndicaliste Xavier Mathieu, qui a été relaxé pour son refus de prélèvement ADN. Le jugement n’a pas fait explicitement mention de ces éléments scientifiques, mais les termes utilisés par le juge montrent que notre argumentaire a eu un impact sur le jugement. Cette preuve que l’on peut avoir accès à des informations sur les personnes via ce prélèvement d’ADN le rend illégal, puisque contraire à ce qui a été voté par la loi. Mais il est nécessaire de développer un argumentaire scientifique et juridique pour que les juges puissent s’appuyer dessus lors des procès, car ils ne sont pas en mesure de le construire eux-mêmes.

Propos recueillis par Agnès Rousseaux

Notes

[1] Catherine Bourgain est chercheuse en génétique à l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) et secrétaire de la Fondation Sciences citoyennes.

[2] Ces segments d’ADN ont une longueur variable selon les individus. C’est cette longueur qui permet de déterminer les différences entre individus. La probabilité d’avoir deux personnes avec les mêmes séquences est de 1 sur 3 milliards de milliards avec 16 à 18 segments pris en compte.

http://www.bastamag.net/article1896.html

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 17:26

syndique-CGT 

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 09:00

Social. A l’issue d’une nouvelle journée de négociations, hier, mardi 20 septembre, et après une semaine de grève, un accord de sortie de conflit a été trouvé entre la direction du groupe Faurecia et les salariés de l’usine de Nompatelize dans les Vosges.
Le travail a repris ce matin dès 5 heures sur ce site, spécialisé dans les armatures de sièges pour automobiles, qui emploie 270 salariés.

En juillet dernier, l'équipementier (13,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2010, 75 000 salariés) présentait un programme visant à assurer la pérennité de ce site vosgien qui, faute d’avoir été retenu dans le cadre de nouveaux modèles chez les constructeurs, et restant fournisseurs d’éléments pour des véhicules en fin de carrière, voit sa charge de travail diminuer régulièrement.

La majorité de ses programmes arrivera à échéance en 2013. « C’est pourquoi le groupe anticipe et trouve des solutions susceptibles de pérenniser l’activité industrielle et de maintenir un maximum d’emplois sur ce site vosgien», expliquait alors la direction de la communication du groupe.

Deux projets ont été présentés aux représentants du personnel. Le premier émane de la société Luménéo. Cette jeune entreprise innovante, basée dans les Yvelines, prévoit la fabrication en petite série de véhicules ultra-compacts à moteur électrique. Ces voitures en aluminium à châssis composite ont une capacité de 2 ou 4 places. Les investissements nécessaires, dont le montant n’est pas encore communiqué, seront cofinancés par le groupe Faurecia et la société Luménéo, accompagnés par les fonds d’investissement Ecomobilité Partenaire de la SNCF, Objectif Gazelles 2 et XMP Business Angel.

Le deuxième, encore en cours d’analyse, vise à confier au site vosgien la sous-traitance de composants et sous-ensembles métal pour les petites séries notamment.

Des projets qui suscitaient l’interrogation des salariés « Nous voulons des garanties écrites, et l’assurance que les salariés puissent bénéficier de mesures d’accompagnement adaptées », déclarait il y a quelques jours Philippe Gérardin, délégué CGT.

Au terme de l’accord intervenu, la direction du groupe a confirmé des garanties majeures concernant , des dispositions destinées à préserver la vocation industrielle du site et ses emplois, en favorisant le développement de nouvelles activités industrielles porteuses d’emplois, des mesures sociales visant à accompagner les salariés pendant la transition dans le cadre du projet « Avenir Nompatelize », et enfin, des postes de mobilité interne au sein du groupe, et dans le proche bassin  d’emploi.

C’est ainsi que, au début de la semaine,  dans un communiqué, la direction du groupe assurait la préservation de 160 des 270 emplois actuels, et ce jusqu’en 2014. « A cela s’ajoutent d’ores et déjà 30 emplois proposés sur le site Faurecia de Saint-Michel sur Meurthe, dans les Vosges, distant de seulement 3 kilomètres », rappelait la direction.

 

http://www.usinenouvelle.com/article/fin-de-conflit-chez-faurecia-nompatelize.N159211

 

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 09:58

Reprenons (1) la notion de "petite bourgeoisie". La tendance était à évoquer les couches modestes et moyennes comme composantes du peuple-classe. Le terme de "petite-bourgeoisie" a longtemps fonctionné comme notion stigmatisante, à savoir une accusation portée sur un groupe social qui dans son mode de vie tendait beaucoup à copier le mode de vie "bourgeois". Ce n’est vrai que pour parti. Surtout ce n’est pas ce qu’il faut mettre en avant si l’on veut lui donner une définition sérieuse.

La tentative vaut pour la France de 2010 et les pays à développement économique et social similaire. Ailleurs des adaptations seraient nécessaires.

1) Localisation générale de la petite-bourgoisie.

- La petite-bourgeoisie est une fraction du peuple-classe.
- La petite-bourgeoisie est au-dessus des prolétaires.
- La petite-bourgeoisie est sous la classe dominante, sous la bourgeoisie.

Mais il importe de ne pas s’en tenir à une conception stratificationniste ou "par étage" et d’aller plus loin avec quelques distinctions supplémentaires. Il s’agira alors de croiser une conception verticale et une horizontale.

La première conception dite verticale distingue trois "petites bourgeoisies" en fonction de leur position par rapport au travail salarié mais vient ensuite immédiatement une seconde conception stratificationniste (dite horizontale) qui s’y ajoute. Cette dernière distingue les prolétaires (moins de 3000 euros net) des couches aisées juste au-dessus (plus de 3000 euros net par mois) . Elles sont aisées mais pas riches car loin de la richesse de la classe dominante.

2) Contenu : Trois petites-bourgeoisies.

- Le petit capital dominé par le capital financier ou "la finance" : la taille des entreprises concernées est de plus en plus grosse.

- Les travailleurs indépendants (ni prolétaires ni bourgeois) : les professions libérales aisées mais pas riches.

- Les travailleurs salariés aisés (ni prolétaire ni "salariés" bourgeois) du public ou du privé. Ce sont des travailleurs qualifiés disposant d’un bon salaire supérieur à 3000 euros net par mois.

On notera qu’il existe :
- un petit patronat prolétarisé : moins de 3000 euros net mensuel
- des travailleurs indépendants prolétarisés (même raison)

3) Aspects subjectifs : Distinction politique.

- Le petit capital comme les travailleurs indépendants se disent majoritairement "de droite".

Ils sont en général contre la RTT, l’augmentation des salaires, les grèves et les manifestations des travailleurs salariés. Mais ces catégories sociales dominées pourraient aujourd’hui se retrouver plus massivement en accord avec les travailleurs du rang pour revendiquer des TTF, une réglementation des banques et de la finance, une éradication des paradis fiscaux comme tous les "membres" du peuple-classe.

- Les travailleurs salariés aisés sont pour partie un groupe social solidaire des prolétaires.

Ils défendent les couches, pauvres, modestes et moyennes y compris moyennes supérieures parfois mais contestent la classe dominante. C’est le cas de la fraction aisée des enseignants de l’Education nationale. A distinguer comme le fait JC Milner de la bourgeoisie d’Etat qui "pantoufle" dans le privé et réclame des privatisations, des mécanismes de gestion issus du privé, des dispositifs de "marchandisation", etc... Et qui veulent surtout plus de traitement alors qu’ils sont déjà "pétés de thunes" pour le dire enfin comme je l’entends très souvent ! Les travailleurs qualifiés qui sortent du prolétariat en fin de carrière peuvent se montrer solidaire de leurs semblables ’plus modestes". Cependant le souci de conserver les acquis a eu pour résultat paradoxal de voir certains aller vers le FN pour empêcher la montée des couches inférieures dangereuses françaises ou non.

Christian DELARUE

http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article1835

 

14 sept 2011

La petite-bourgeoisie et le peuple-classe.

http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article1209

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 10:55

Un mouvement de grève, déclenché le 13 septembre 2011, a empêché la tenue de la première réunion du «groupe de concertation» concernant l'avenir du site de Nompatelize (Vosges) du groupe Faurecia.

Malgré cette situation, le groupe tient à rappeler ses engagements et espère pouvoir reprendre rapidement l’étude des différents projets d’avenir du site. C’est pourquoi la direction a invité les partenaires sociaux à entamer des négociations afin de mettre un terme au mouvement social engagé.

« Alors que le temps est compté, Faurecia ne souhaite pas que des situations de ce type puissent compromettre l’avenir  du site en affectant son image et en perturbant les contacts en cours avec certains industriels potentiellement partenaires », insiste le porte-parole du groupe. Il rappelle que déjà les différents projets à l’étude (voir ci-dessous), garantissent plus d’une centaine d’emplois de production sur le site, ainsi que les effectifs de structure nécessaires. « Et s’y ajoutent d’ores et déjà 30 emplois sur le site de Saint-Michel-sur-Meurthe, distant de seulement 3 kilomètres », souligne-t-il.

 


Le programme « Avenir » du site de Nompatelize

 La direction du groupe équipementier automobile Faurecia (13,8 milliards d’euros, 75 000 salariés dans 33 pays) a présenté, début juillet, un programme visant à assurer la pérennité de son site de Nompatelize dans les Vosges. Ce dernier, qui emploie 270 salariés, est spécialisé dans la fabrication d’armatures de sièges pour les groupes automobiles BMW, PSA et Renault. Faute d’avoir été retenu dans le cadre des nouveaux modèles de ces constructeurs, et restant fournisseurs d’éléments pour des véhicules en fin de carrière, il voit sa charge de travail diminuer régulièrement. La majorité de ces programmes arrivera a échéance en 2013. « C’est pourquoi le groupe a décidé d’anticiper et de trouver des solutions susceptibles de pérenniser l’activité industrielle et de maintenir un maximum d’emplois sur ce site vosgien », explique Olivier Le Friec, responsable des relations presse.

Deux projets ont ainsi été présentés aux représentants du personnel :

> Le premier émane de la société Luménéo et prévoit la fabrication en petite série de véhicules ultra-compacts à moteur électriques (cf photo). Ces voitures en alu à châssis composites ont une capacité de 2 ou 4 places. Les investissements nécessaires, dont le montant n’est pas encore communiqué, seront cofinancés par le groupe Faurecia et la société Luménéo accompagnés par le fonds d’investissement Ecomobilité Partenaire de la SNCF et XMP Business Angel.
> Le deuxième projet, encore en cours d’analyse, vise à confier au site vosgien la sous-traitance de composants et sous-ensembles métal pour les petites séries notamment.

 

http://lemageco.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=510&catid=3&Itemid=2

 

 

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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 08:00

 

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Belle_Verte

 

Bons vacances à tous et à toutes !!

 

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 12:06

C'est ce jeudi 30 juin que l'usine Faurecia de Saint-Nicolas-de-Redon cesse sa production. L'équipementier automobile avait annoncé la fermeture du site en 2008, due à la perte du marché de Toyota. Aujourd'hui, ce sont 165 employés en CDI et plusieurs dizaines d'intérimaires qui sont concernés. Mobilités internes, reconversion, offres de formation : autant de solutions proposées par la direction de Faurecia.

 

Une situation qui ne satisfait pas les deux syndicats du site, CFDT et CGT. « Une offre de formation n'est pas une réponse tant qu'il n'y a pas d'emploi sûr à la clef », clament-ils. Ils appellent à une manifestation, ce jeudi à 10 heures, sur le parking de l'usine. « Tout le monde est invité à nous rejoindre, élus, citoyens, commerçants et anciens salariés.»

 

Dernier jour chahuté à Faurecia, entre tristesse et incompréhension

L’intersyndicale a convié tout le monde sur le parking de Faurecia. Les pancartes sont prêtes, une dernière fois. Des anciens retrouvent leurs collègues qui terminent leur dernière journée de travail. On cause d’autrefois, d’avant Faurecia, du temps de Bertrand Faure dont les salariés parlent avec respect et tendresse. Les élus sont là aussi, Jean-Louis Fougère, Jean-François Guérin, Jean-René Marsac, François Mary et Yvon Mahé. Les médias ont fait le déplacement aussi, télé, presse.

Tous se dirigent vers le petit portail d’accès au site où deux vigils filtrent les entrées. « Laissez rentrer la presse », demandent des salariés. Mais même les élus sont écartés. Jean-François Guérin force le passage. Jean-René Marsac et Jean-Louis Fougère rentrent à sa suite pour discuter avec le directeur qui ne veut pas s’approcher. Sans succès. Les médias doivent rester dehors.

Les salariés décident alors qu’ils ne visiteront pas le site, de même que les élus. Et ressortent pour défiler dans la rue jusqu’au rond-point de Saint-Nicolas devant le passage à niveaux. Dans le cortège, le sentiment d’un grand jeu de dupes.

De retour sur le site, quelques élus parviendront à se glisser parmi les salariés pour participer à la visite d’un unique atelier. Juste quelques minutes, derrière une ligne jaune, devant des machines immobiles, dans un hangar moitié vide.

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 06:36

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=K8ZHgfxNAfs&feature=player_embedded#at=300

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