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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 09:48

Rapport introductif à l’Assemblée Générale

Samedi, 30 novembre 2013

Depuis 2009 les patrons, les médias, le gouvernement, bref, la classe dominante, nous parlent de crise, de récession, de rigueur, cela engendre inévitablement une baisse de pouvoir d’achat. Mais ce qu’ils ne nous disent pas c’est que cette crise n’est pas accidentelle, qu’elle n’est pas une catastrophe naturelle, qu’elle n’est pas indépendante de la volonté humaine. Cette crise est le résultat des décisions prises par une oligarchie, par une minorité de milliardaires, banquiers, industriels et financiers. Et il s’agit d’une crise de surproduction. Ça veut dire, que les travailleurs ne peuvent pas acheter tout ce qu’ils produisent parce qu’une partie importante de la richesse va aux capitalistes. C’est le profit. Ou comme disait Marx, c’est le salaire impayé aux ouvriers, du salaire volé. Les patrons ne veulent pas comprendre que dans ce système nous sommes en même temps des salariés et des consommateurs. Le rêve d’un patron c’est que les autres patrons payent très bien leurs salariés afin que ces derniers puissent acheter ses marchandises. Mais comme tous les patrons font la même chose (attendre que les autres patrons augmentent les salaires de leurs travailleurs) alors il n’y a pas d'augmentation réelle du pouvoir d’achat mais plutôt un ralentissement de la consommation. C’est ça une crise de surproduction !

 

Mais contrairement à la crise globale de 1929, où les banques se sont écroulées les unes après les autres telles des dominos, victimes de leurs erreurs de spéculation, il semblerait désormais que les banques soient plus lucides et protégées par les États, car cette crise qui dure, et perdure, ne voit aucune banque passer et trépasser, alors que leurs clients (quel travailleur, et même chômeur, n’a pas un compte bancaire ?), partent eux en déroute totale, aujourd’hui, victimes des erreurs de leurs bailleurs.

Au début des années 30 la famine et la pauvreté s'imposent partout aux États-Unis et en Europe, et en Allemagne c’est le parti nazi qui a su attirer l’attention des ouvriers sous un discours socialiste, protecteur et en même temps nationaliste, d’identité de race, qui est devenu un parti fasciste.

Et comment le système capitaliste est sorti de la crise de 1929?

Il en est sorti grâce à la seconde guerre mondiale. Ce ne sont  pas les idées de l’économiste Keynes mais la boucherie et la massacre entre travailleurs qui a sauvé le capitalisme parce qu’il a besoin de destruction pour construire de nouveau. L’Europe a été dévastée et il a fallu la reconstruire. A la fin de la guerre, l’oligarchie américaine en a profité pour créer le FMI, la Banque Mondiale et les accords de Breton Woods où le dollar a été choisi pour être la devise internationale.

Dans les années 70, après les 30 glorieuses, on arrive au même problème, une nouvelle crise de surproduction. Mais le développement des armes nucléaires et la guerre froide ne permettent pas une nouvelle guerre militaire pour détruire nos villes alors les capitalistes sortent une nouvelle idéologie, le néo-libéralisme. Mais, c’est quoi le néo-libéralisme? Ce n'est pas une guerre militaire mais une guerre économique contre la population. Il s’agit d’un courant idéologique où l'état ne doit pas intervenir, il n’y a pas de régulation sur l’économie. Il faut laisser les marchés s’autoréguler par eux-mêmes. Ronald Reagan aux États-Unis et Margaret Thatcher en Angleterre en sont les plus importants représentants. Le but de cette idéologie est de privatiser les principaux leviers de l’économie comme les mines, le transport, l’énergie, les chemins de fer,  etc. et aussi briser la protection sociale et affaiblir les syndicats.

Le premier pays à subir cette expérience a été le Chili après le coup d‘état de Pinochet orchestré par la CIA. Le peuple chilien avait choisi démocratiquement comme président Salvador Allende, un vrai socialiste qui pensait que la richesse du pays devait appartenir au peuple et non pas a une minorité de milliardaires.

Dans les années 90, les capitalistes ont trouvé une nouvelle façon de relancer l’économie sans augmenter les salaires; l’achat à crédit, s’endetter pour pouvoir vivre. Cela a très bien fonctionné pour les patrons et surtout pour les banques pendant 10 ans mais l’économie commence à nouveau à ralentir et les actionnaires ne veulent pas investir dans l’industrie parce qu’il n’a pas de rentabilité à cause de la perte de la consommation et du pouvoir d’achat, en général. Alors les actionnaires et les investisseurs vont chercher ailleurs, dans l’immobilier, la spéculation,  les fonds d’investissement.

Depuis les années 2000 une grande partie de la richesse crée par les travailleurs ne revient pas dans l’industrie sous  forme d’investissement mais dans les produits financiers, dans la financiarisation et l’immobilier jusqu’à l’explosion de la bulle du crédit.

 

(Fable de La Laitière et le pot au lait)

 

Malgré l'idéologie néolibérale, l’état, contrairement à 1929 a sauvé les banques en faillite en leur donnant des milliards d’euros. En théorie, cet argent devait être utilisé pour relancer l’économie et donner des prêts aux petits industriels, commerçants, artisans et petits patrons. Mais les banques ont utilisé cet argent pour augmenter les salaires de ses conseillers et nettoyer les comptes. C’est pour cette raison que la dette privée des banques est devenu une dette publique.

Dans le système capitaliste s’il n’y a pas de crédit le système s’effondre. Avant cette crise les comptes des états étaient équilibrés et après avoir versé des milliers d’euros aux banques ces états se sont trop endettés et ils sont maintenant presque en faillite.

Et qui va payer la dette? Selon la Troika (Commission Européenne, la Banque Centrale Européenne et le FMI) c’est au peuple de payer mais le montant de cette dette est impayable et elle ne sera jamais remboursée. Les États perdent leurs souverainetés et peu importe pour qui voter parce que les décisions sont prises ailleurs, à Bruxelles.

Pour payer cette dette faramineuse la stratégie de la classe dominante est facile à deviner: augmentations de la TVA, réduction de la protection sociale (chômage, retraite) et privatisations des hôpitaux, de l’éducation, de l’énergie, de la sécurité sociale, etc. Tout ça va contre les intérêts des travailleurs, parallèlement, les entreprises du CAC40 continuent à faire de profits record et ni le combat contre la fraude fiscal ni l'abolition des paradis fiscaux ne sont abordés et encore moins  étudiés par les gouvernements.

Alors, l’avenir se présente noir. Il n’y a pas d’issue dans le système capitaliste sans avoir des dégâts irréparables pour les travailleurs, les chômeurs et les retraités. Le propre FMI a fait il y a quelques mois un communiqué disant qu’il est possible que les mesures d’austérité imposées en Grèce, au Portugal et en Espagne n’aient pas été la meilleure solution parce que la situation actuelle est encore pire qu’avant la mise en place de ces mesures.

Tout le monde le savait sauf eux !

Et dans cette spirale de récession les petits industriels, les commerçants, les artisans et les petits patrons sont obligés de fermer leurs entreprises et licencier leurs salariés alors que les grands industriels et les multinationales délocalisent dans une recherche de profits sans fin  ou bien elles restent en Europe et mettent en place des accords de compétitivité.

(Concentration du capital)

Alors, que faire? Quel est notre rôle en tant que militants? On n’a pas le choix. Si on veut changer le cap, il faut être efficaces, comme l’ont été nos aînés en 36, 45, 68, etc.

Et pour être efficaces dans le syndicalisme il y a deux piliers fondamentaux qu'il nous faut développer: L'IDEOLOGIE et l'ORGANISATION.

1.-        Concernant l'IDEOLOGIE il faut choisir entre un syndicalisme de lutte de classes ou un syndicalisme d’accompagnement. Si on n’est pas à la CFTC ou à la CFDT mais à la CGT c'est parce que nous sommes d'accord avec un syndicalisme de classe et de masse, plutôt qu'un syndicalisme jaune qui ne remet pas en question ni l’exploitation des travailleurs ni le changement de système. Mais dans cette lutte de classes qui a toujours existé dans toutes les sociétés en ce moment on est à la défensive et le patronat à l’offensive pour nous enlever tous nos acquis durement conquis par nos aînés. Une des raisons de l’affaiblissement du rapport de force est le développement de l’individualisme soutenu par le propre système capitaliste à l’origine de la démotivation générale des travailleurs.

Dans les entreprises on constate chaque année une augmentation de la part individuelle des salaires au détriment des augmentations générales, une généralisation des entretiens individuels et non pas des entretiens d'équipe, bref, une compétitivité entre travailleurs. Être bon ce n'est pas assez, il faut être meilleur que ses collègues.

Et dans la société on trouve la même dynamique: concours à la télé avec pour seul but d'être aussi le meilleur (et peu importe les moyens pour y arriver), compétitivité à l’école depuis la maternelle, etc. (sans parler du foot, des JJOO, de la Formula1, etc)

C'est dans cet esprit de renforcement de notre idée d'un syndicalisme de classe que le syndicat de Beaulieu a décidé lors de notre dernier congrès, il y a exactement un an, d’adhérer au Front Syndical de Classe. (Débat sur la continuité ou pas)

Mais je vous rappelle que cette idéologie révolutionnaire se retrouve aussi dans notre propre Fédération de Travailleurs de la Métallurgie de la CGT dans le 6ème article de ses statuts:

« Article 6 »

La Fédération s’appuie dans son orientation et son action sur des conceptions de classe, de masse, démocratiques, indépendantes et unitaires.

Elle fonde son identité à partir d’un syndicalisme de lutte pour les revendications et pour la transformation sociale de la société.

A partir de l’histoire de notre pays, de l’analyse de la situation, en France et au plan international, de son expérience syndicale, elle a la conviction que le capitalisme n’est pas la solution pour l’épanouissement de l’homme et le développement de la société.

La Fédération et ses syndicats agissent pour que chaque individu, par son intervention, soit l’élément moteur de la transformation de la société pour la réponse aux besoins des hommes.

Dans le cadre de ce processus autogestionnaire, elle se prononce pour l’abolition de l’exploitation de l’homme par l’homme, la socialisation des moyens de production et d’échange, pour une société de justice, de liberté, de paix. »

Et dans ce pilier de l'idéologie je voudrais aussi ajouter nos responsabilités qui sont très bien expliqués dans la charte de l'élu et mandaté. Quand un camarade est élu il doit rendre compte aux salariés parce que se sont eux qui ont voté pour lui et quand un camarade et mandaté ou désigné, soit DS ou RS, il doit rendre compte au syndicat et à la CGT. Et tous les élus et mandatés ont une obligation étique d'un bon usage des ses heures de délégation, ainsi que de ne pas mettre en priorité ses intérêts personnels devant les intérêts collectifs.

 

2.-        L'autre pilier d'un syndicalisme efficace c'est l'ORGANISATION. Comment devons nous nous organiser pour arriver à nos objectifs idéologiques?

Je pense qu'une organisation syndicale de classe et de masse doit passer par une démocratie participative, horizontale, où l'avis de chaque syndiqué compte et les décisions doivent sortir d'un débat et être l'expression de la majorité. C'est pour cette raison que lors de notre dernier congrès on avait décidé de supprimer la Commission Exécutive et que les réunions du syndicat soient ouvertes à toutes et à tous. Chaque réunion est comme une assemblée générale où tous les syndiqués sont invités à venir, à débattre et à décider. Comme dit la  CGT, « le syndiqué est acteur et décideur » dans son syndicat. Après, les  membres du bureau doivent faire le maximum pour que les décisions prises soient mis en place.

Une autre décision prise lors de notre dernier congrès est le fait de faire nos réunions syndicales toutes les trois semaines en début d’après-midi pour que les travailleurs de la tournée du matin ou les élus et mandatés de l'après midi qui ont des heures de délégation puissent venir. Qu’en pensez-vous ? On continue comme ça ? C'est positif ?

Un autre aspect important de l'organisation c'est la communication dans tous les sens. Par exemple, quand je vous envoi le compte rendu de chaque réunion et je mets à la fin de mon courriel : « Merci aux secrétaires de section de faire suivre le CR aux camarades qui n'ont pas de boîte email. ». Est-ce que c'est fait ? Est-ce que tous les syndiqués sont informés de nos réunions, de nos actions, de nos débrayages, de nos problèmes et de nos victoires ?

L'organisation est très importante. Le patron est très bien organisé et il est très efficace. Il y a aussi des petites choses qui peuvent sembler sans importance mais qui montrent un manque flagrant d'organisation comme par exemple ne pas informer que vous avez mis la dernière cartouche d'encre dans l’imprimante et quelque jours après quand on veut faire un nouveau tirage de tracts... mince, il n'a plus d'encre !! Etc.

Et il existe aussi d'autres piliers pour être efficaces qui sont aussi importants comme par exemple la FORMATION. Comme dit Eric « sa force et notre ignorance ». Mieux on est formé mieux nous pourrons défendre les salariés. Mais il n'y a pas seulement les formations officielles de la CGT à faire comme le niveau 1 ou formation CHSCT, ECO-CE, etc. Il y a aussi des journées d'études sur dessujets d'actualité à l'Union Locale ou à l'UD, très intéressants. Il y a aussi des réunions à l’UL, du collectif métallurgie et la lecture du mensuel « ensemble » que vous devez recevoir chez vous ou la NVO, etc. La participation aux congrès ou à nos propres réunions du syndicat peuvent aussi être très formatrices. Le fait de partager nos avis avec les camarades c'est aussi de la formation, le débat nous enrichi et il faut tenir compte de l’avis des autres.

Et le dernier pilier que je voudrais citer c'est la SOLIDARITE ENTRE TRAVAILLEURS. Si aujourd’hui il y a 12.000 salariés à PSA Sochaux et quelques milliers dans la sous-traitance ce n'est pas notre décision mais la décision du patron de PSA d'externaliser quelques activités pour qu'il soit plus compétitif en mettant en concurrence les différents fournisseurs pour avoir un meilleur prix sans les contraintes d'avoir beaucoup de salariés en CDI. C'est diviser pour mieux régner. Alors je pense que nous ne devons pas entrer dans le jeu du patron et devons être solidaires avec nos camarades des autres entreprises. Quand ils sont en difficulté il faut y aller, il faut être là pour les soutenir.  Dans cette dynamique de solidarité il y a aussi nos engagement à l'Union Locale, l'Union Départementale, les conseillers des salariés, le Collectif métallurgie Aire Urbaine, l'interpro, etc.

Si nous travaillons activement à développer ces quatre piliers, notre idéologie, notre organisation, notre formation et notre solidarité alors dans ce cas là nous serons prêts à réclamer haut et fort une société plus juste et plus égalitaire et changer le rapport de force pour être de nouveau à l’offensive.

Merci,  à vous la parole.

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 17:12
La presse fait état ce matin d'une annonce à venir de la direction PSA sur la fermeture d'une des deux lignes de production des usines de Mulhouse et, peut-être, de Poissy.
Comme souvent, c'est par la presse que les salariés, les premiers concernés, apprennent ce genre d'information.
Même si rien n'est pour l'heure confirmé, ce genre de "rumeur" circule dans l'usine depuis quelques semaines, avec plusieurs scénarios possibles. L'un d'eux envisagerait l'arrêt - pour un temps indéterminé - de la ligne du système 1 (C4/DS4) en vue de travaux (d'investissements) avant le lancement prévu à Mulhouse d'un nouveau modèle de la plateforme EMP2 (plateforme DS4).

Lors des discussions dans le cadre du "nouveau contrat social" (accord de compétitivité) signé par 4 syndicats le 24 octobre dernier, M. Varin n'avait pas caché qu'en-deçà de 250.000 véhicules/an, le maintien de 2 lignes de montage serait posé (pour Mulhouse et Poissy).
Rappelons que cet accord de compétitivité se traduit par de nombreux sacrifices pour les salariés - blocage des salaires pour plusieurs années, baisses de primes, flexibilité à outrance et mobilités obligatoires entre sites du groupe.
Moins d'un mois après cette signature, on constate qu'en échange de ces sacrifices bien réels, les prétendus engagements de la direction ne sont que du vent au regard de ce projet d'arrêt d'une ligne de montage.
Si cela devait se confirmer, cela aurait des conséquences sur l'emploi de milliers de salariés à Mulhouse, qui a déjà vu ses effectifs diminuer d'un millier en 1 an, mais également chez les sous-traitants.

L'annonce par la direction PSA du "maintien des sites" est une coquille vide : elle continue de plus belle à vider les usines de ses effectifs.
Au passage, il faut noter que c'est M. Varin qui fixe ce seuil de 250.000 v/an en-deçà duquel la question du maintien de 2 lignes de montage est posée. Mais qui décide de la production annuelle d'un site, si ce n'est la direction ? Qui décide des modèles attribués, si ce n'est la direction ? Et d'où sort ce chiffre de 250.000 ? Il y a 13 ans, la production annuelle du site de Mulhouse était de 450.000 v/an, et l'usine employait 14 700 salariés. Les moyens industriels existent toujours pour une telle production. Les emplois, eux, ont été massacrés.
Cet accord de compétitivité, suivi de cette offensive contre l'emploi démontre que les salariés ne peuvent avoir aucune confiance dans le discours de la direction PSA qui tente de faire croire à toute l'opinion que le niveau de l'emploi et le maintien des sites sont sa préoccupation.
La compétitivité qu'on nous sert à toutes les sauces est un poison pour les salariés, qui se traduit par moins d'emplois, moins de salaire, et plus de travail pour chacun. En réalité, seul compte l'appétit des actionnaires.

Pour la CGT PSA Mulhouse,
Julien Wostyn
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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 18:54

 

Si les requins étaient des hommes

Bertolt Brecht

 

Si les requins étaient des hommes, demanda à Monsieur K... la petite fille de son hôtesse, est-ce qu'ils seraient plus gentils avec les petits poissons ?

 

Bien sûr, répondit-il, si les requins étaient des hommes, ils feraient construire dans la mer pour les petits poissons d'énormes boîtes remplies de toutes sortes de nourriture, des plantes et de la viande. Ils veilleraient à ce que les boites aient toujours de l'eau fraîche et ils prendraient toutes sortes de mesures d'hygiène. Si par exemple un petit poisson se blessait à la nageoire, on lui ferait tout de suite un pansement, pour qu'il ne meure pas prématurément. Pour que les petits poissons ne deviennent pas moroses, il y aurait de temps en temps des fêtes nautiques fastueuses, car les petits poissons lorsqu'ils sont de bonne humeur, ont meilleur goût que lorsqu'ils sont moroses.

 

Naturellement, il y aurait aussi des écoles dans ces grandes boîtes. Dans ces écoles, les petits poissons apprendraient comment s'y prendre pour entrer dans la gueule des requins. Ils auraient besoin, par exemple, de savoir de la géographie pour pouvoir trouver les requins qui paressent ça et là. Mais l'essentiel serait bien évidemment l'éducation morale des petits poissons. On leur apprendrait que ce qu'il y a de plus grand et de plus beau, c'est qu'un petit poisson sache se sacrifier avec le sourire et de croire les requins, surtout lorsque ceux-ci affirment qu'ils vous préparent des lendemains qui chantent. On apprendrait aux petits poissons que ces lendemains qui chantent ne sont possibles qu'à la condition qu'ils apprennent à obéir. Il faudrait aussi que les petits poissons se gardent de toutes tendances matérialistes, égoïstes et marxistes et qu'ils informent les requins sur-le-champ si l'un d'entre eux semblait céder à ces penchants.

 

Si les requins étaient des hommes, ils feraient naturellement la guerre entre eux pour conquérir des bottes à poissons étrangères et des petits poissons étrangers. Ils feraient la guerre par petits poissons interposés. Ils apprendraient aux petits poissons qu'entre eux et les petits poissons d'autres requins il y a une différence. Comme chacun sait, diraient-ils, les petits poissons sont muets mais ils se taisent dans des langues tout à fait différentes et c'est pourquoi il leur est impossible de se comprendre. Ils accrocheraient une médaille sur la nageoire de tout petits poissons qui pendant la guerre tueraient quelques autres petits poissons, des petits poissons ennemis, des petits poissons qui se taisent dans une langue étrangère et ils leur donneraient le titre de héros.

requins-hommes.jpg Naturellement, si les requins étaient des hommes, ils pratiqueraient les arts. Il y aurait de beaux tableaux représentant dans des couleurs magnifiques des dents de requins, leurs gueules seraient représentées comme d'admirables jardins dans lesquels il fait bon s'ébattre. Au fond de la mer, les théâtres montreraient d'héroïques petits poissons entrant avec enthousiasme dans la gueule des requins, et la petite musique serait si belle que, bercés par ses accents, les petits poissons, musique en tête, plongés dans les rêves et les pensées les plus suaves, se précipiteraient dans la gueule des requins.

 

Bien sûr, on pratiquerait une religion, si les requins étaient des hommes. Ils enseigneraient que la vraie vie pour les petits poissons ne commence que dans le ventre des requins. D'ailleurs, si les requins étaient des hommes, l'égalité qui règne présentement chez les petits poissons cesserait. Certains d'entre eux recevraient une fonction et seraient placés au-dessus des autres. Ceux qui sont un peu plus gros auraient même le droit de manger les plus petits. Les requins n'y verraient que des avantages car ainsi ils pourraient manger de temps en temps des morceaux plus gros. Et les poissons plus gros, ceux qui auraient des fonctions, veilleraient à ce que l'ordre règne parmi les petits poissons. En un mot, la civilisation dans la mer ne serait possible que si les requins étaient des hommes.

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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 11:03

L'usine Faurecia de Cercy-la-Tour fabrique des sièges automobiles (armatures brutes et sièges de rechange), essentiellement pour Peugeot.

En 2012, il y a eu 32,8 jours de chômage. Depuis le début de l'année 2013, certains ont fait des semaines entières de chômage, d'autres chôment régulièrement un ou deux jours en début ou en fin de semaine. Par contre, pour certaines productions, il y a du travail de nuit et des heures supplémentaires.

Pour la semaine de la Toussaint, on a atteint des sommets. La plupart des travailleurs étaient en chômage toute la semaine, mais une chaîne de production devait travailler le 1er novembre ! La direction invoque différents prétextes pour expliquer la situation : les fournisseurs ne suivraient pas le rythme et des pièces manqueraient, ou bien la production serait supérieure au PDP (production de pièces produites par heure), ou bien il y aurait des erreurs dans le stock.

En réalité, la direction veut un maximum de flexibilité. Le groupe Faurecia est en train de se réorganiser. Les entités nord et sud Europe vont être regroupées pour les activités sièges automobiles. Elle veut mettre en concurrence toutes les usines européennes, pour accentuer la pression sur tous les travailleurs du groupe.

À l'usine de Cercy-la-Tour, même si la production diminue, les cadences de travail sont maintenues au plus haut. Les salaires, par contre, sont à la baisse. Les jours de chômage peuvent entraîner jusqu'à 200 euros de moins sur la paye.

Les actionnaires, eux, n'ont pas à se plaindre. Faurecia a fait 142 millions d'euros de bénéfices en 2012. La flexibilité, il n'y a qu'à eux que cela rapporte.

Correspondant LO

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2362&id=34

 

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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 17:42

http://www.riposte-syndicale.fr/wp-content/uploads/prefet_0001_NEW-300x119.jpgCommuniqué de l’UL CGT d’Alès (Gard)

Ce 18 octobre vient de nous apporter deux nouvelles qui ne feront que conforter l’Union Locale CGT d’Alès dans sa lutte pour la défense des intérêts des salariés trop facilement traînés dans la boue et invectivés afin de les discréditer et de les empêcher de lutter contre la casse de leurs acquis sociaux.

 

La première concerne le conflit Call-Expert où l’Union Locale CGT d’Alès avait été accusée d’être par son « extrémisme » responsable de la  fermeture du Site de Saint-Christol-les-Alès. L’Union Locale CGT avait aussi lors de ce conflit interrogé les Pouvoirs Publics pour connaître le montant des Aides Publiques versées. Monsieur le Préfet du Gard après avoir tiré à boulets… rouges sur l’Union Locale d’Alès, qui lui demandait des comptes, abondait finalement dans son sens et confirmait les chiffres annoncés par l’Union Locale, a savoir :

- 500 000 euros perçus dans le cadre des Contrats de Professionnalisation.
- 511 000 euros reçus de l’Etat dans le cadre du fonds d’industrialisation des bassins miniers (FIBM – ex FIBA). La somme de 511 000 euros étant versée sous certaines conditions (maintien de 100 CDI pendant 5 ans à/c de 2011). Cette condition n’étant pas remplie, le représentant de l’Etat, suite à la sollicitation de l’Union Locale, s’engageait à demander à M. Delamarre la RESTITUTION des sommes INDUMENT perçues…

Nous venons d’apprendre que M. Delamarre, le PDG de Call-Expert, vient d’être mis en examen jeudi pour abus de biens sociaux et écroué ; il est accusé d’usage de faux et de présentation de faux bilan. On voit bien que l’Union Locale CGT qui avait dénoncé toutes ces manœuvres depuis le  début de ce conflit a été en quelque sorte « visionnaire » et qu’elle ne peut donc en aucune manière être accusée, comme cela avait été prétendu, d’être responsable de la fermeture de ce site.

La deuxième décision confortant l’Union Locale CGT d’Alès émane de la Cour d’Appel de Nîmes qui vient de condamner à 500 euros d’amende le maire UMP d’Alès Max Roustan pour injures publiques envers les Représentants de l’Union Locale CGT d’Alès. Il a également été condamné à verser 250 euros à Fabrice Durand, ancien Secrétaire de l’Union Locale CGT, ainsi qu’à Sébastien Migliore.

L’affaire remonte au conflit sur les retraites, en novembre 2010, où le Maire d’Alès avait traité, au micro, les représentants syndicaux de « cons », disant : « les représentants de la CGT sont là, ce sont des cons, j’ai envie de pleurer quand je vois des cons faire ce qu’ils font », avant d’évoquer à  leur encontre l’expression « morpions de la misère ».

Les Tribunaux viennent de trancher : Non, M. Roustan, on ne peut pas impunément manier l’invective et l’insulte à tout bout de champ. Un Elu de la République est là aussi pour montrer l’exemple et les Elus des Salariés sont aussi des Elus du Peuple qui méritent autant que vous le respect c’est ce que vient de vous rappeler la Cour d’Appel de Nîmes en vous condamnant par ce Jugement.

Ce Jugement est toutefois à rapprocher de celui concernant Sébastien Migliore qui avait été, lui, plus lourdement condamné : 5 ans d’inéligibilité, 2 mois de prison avec sursis et 2000 € d’amende pour un soi-disant jet d’œuf sur les forces de l’ordre.

http://www.riposte-syndicale.fr/2013/10/mise-en-cause-prefet-injuriee-maire-dales-lul-cgt-dales-remporte-victoire-judiciaire-morale/

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 08:01

Refus de la direction PSA de prendre le moindre engagement sur le maintien emploi en France

Lors de la réunion du Comité Paritaire Stratégique qui s’est tenue ce jour, la direction PSA a refusé de donner la moindre indication et de prendre le moindre engagement sur l’emploi dans les années à venir dans les différents établissements du groupe en France. La direction ne cache pas son objectif de réduire l’emploi partout mais dans des proportions sur lesquelles elle refuse de s’exprimer.

La direction renvoie une nouvelle fois la question à une réunion de l’observatoire des métiers le 6 novembre prochain.

La direction demande donc aux syndicats de signer le nouveau contrat antisocial « à l’aveugle », avant d’avoir la moindre réponse à des questions posées depuis des mois.

 

Des menaces qui persistent

Les salariés de Rennes qui ont débrayé massivement aujourd’hui ne seront pas rassurés par le flou entretenu par la direction PSA sur le nouveau modèle qui leur a été annoncé et sur les faibles volumes de production qui laisse augurer de nouveaux coups contre l’emploi dans ce site.  

La délocalisation programmée de la fabrication des véhicules de segment B (hors premium) va impacter fortement les sites français de Poissy et Mulhouse qui produisent aujourd’hui C3, DS3, 208 et 2008.

Ces 2 sites sont menacés d’un passage de 2 chaines de montage à une seule, en application de la consigne de M. Varin de passer en mono-flux lorsque le volume de production annuel est inférieur à 250 000 véhicules par an.

 

Cette réunion vient confirmer que les « engagements de M. Varin »  sont en trompe l’œil, n’offrent aucune garantie sur l’avenir de l’emploi. Elle conforte la CGT dans sa décision de ne pas accepter le marché de dupes du nouveau contrat antisocial.

 

                                                                                                Paris, le 16 octobre 2013

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 08:21

Lors de la réunion de négociation du nouveau contrat antisocial PSA qui s’est tenue hier (25 septembre), les projecteurs ont été braqués sur les annonces de M. Varin concernant les volumes de production et d’investissement à l’horizon 2016.

Un autre point était à l’ordre du jour, à savoir les dispositifs de flexibilité industrielle.

En plus des mesures déjà annoncées concernant la zone pluriannuelle de modulation des horaires, les samedis obligatoires, le rapt des jours de RTT, la direction PSA a annoncé 3 nouvelles mesures qu’elle a l’intention de faire figurer dans l’accord de compétitivité.

 

L’over-time

La direction veut avoir le droit d’allonger la journée de travail de 10 à 20 minutes pour rattraper les incidents, pannes, problèmes d’approvisionnement intervenus dans la journée.

Quand tu viens au boulot, tu ne sais pas à quelle heure tu vas sortir !

M. Varin n’a aucun souci pour l’organisation de vie personnelle et familiale des salariés !

Pour faire passer la pilule la direction annonce que l’over-time serait payé en fin de mois avec une majoration de 25 %. C’est bien le moins !

Mais elle précise : Si, un seul secteur doit faire l’overtime, les autres salariés qui seraient impactés par le décalage des transports collectifs ou du covoiturage n’auront droit à rien !

Et la situation des fournisseurs et prestataires qui seraient impactés n’est même pas évoquée par la Direction.

En réponse à toutes les questions, elle se contente de dire que les modalités seront précisées établissement par établissement.

 

L’under-time = chômage à l’heure

En plus du chômage par « journée entière », la direction veut instaurer un système de chômage sur « une partie de la journée » au nom de ce qu’elle appelle le « lissage de production ».

En cas de sous-activité, au lieu de rester le vendredi à la maison, la direction pourrait faire venir les salariés tous les jours mais pour 4 ou 6 heures !

Au-delà des contraintes et frais inutiles de déplacement pour les salariés PCA, ce sont bien tous les salariés des fournisseurs en juste-à-temps qui devraient s’adapter à ce rythme.

 

Les congés décalés

La direction veut réduire à 3 semaines les congés d’été et imposer la quatrième semaine de congé fin octobre, qu’elle considère comme une période creuse pour les ventes automobiles !

Cette attaque contre nos congés est inacceptable. Pour la CGT, le droit à 4 semaines consécutives en juillet/août doit être préservé, et pour les salariés qui souhaitent un fractionnement le positionnement de la 4ème semaine doit être au choix de chacun !

 

Devant le mécontentement qui s’exprime dans les ateliers et services et dans les nouveaux débrayages intervenus les 24 et 25 à La Garenne, Tremery, Sochaux, Mulhouse, la direction tente de passer en force en annonçant la prochaine réunion de négociation sur 2 jours les 10 et 11 septembre avec l’objectif affiché de boucler l’essentiel de l’accord.

Face à l’ampleur des attaques contre les droits et les paies des salariés, la CGT appelle à une nouvelle journée d’action dans tout le groupe PSA le jeudi 3 octobre.

 

Sochaux, le 26 septembre 2013

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 11:01

Lsecrétaire général de la CGT a donné une interview à l’hebdomadaire l’Humanité Dimanche du 5-18 septembre 2013. 

 

En tant qu’adhérent de la CGT, je tiens à exprimer mon opinion sur le contenu de cette interview.

A aucun moment Thierry Le Paon ne porte une appréciation sur la politique gouvernementale, comme si l’ensemble des décisions du pouvoir en faveur du capital et en défaveur du salariat ne faisait pas sens. Ce qui lui permet d’énoncer que la gauche et la droite ce n’est pas la même chose et qu’affirmer le contraire c’est faire le jeu du front national. Cette affirmation est particulièrement choquante de la part du premier dirigeant de la CGT. Elle est politique je dirais politicienne, mais surtout pas syndicale, puisqu’elle repose sur un déni, celui du contenu de la politique du pouvoir. Ce qui fait le lit du Front national c’est la politique antisociale menée par les coalitions politiques qui se succèdent à la tête de l’Etat.


Cette affirmation implique que la CGT ne se détermine pas en fonction de la politique du gouvernement mais en fonction des forces politiques qui le constituent. C’est donc une politique, d’accompagnement certes conflictuel, mais non d’affrontement qui est celle de la confédération vis-à-vis du pouvoir en place.

 

 

Cette affirmation est une faute politique de la part d’un dirigeant de ce niveau. Comment oser affirmer cela, alors que les diverses élections politiques partielles par leurs taux d’abstention particulièrement élevés et le score élevé du FN traduisent le rejet des deux forces politiques majeures du pays, le PS et l’UMP. La vie est si dure, que les gens en ont assez des promesses non tenues. La déception à l’égard de ce pouvoir est à l’aune des illusions entretenues par les promesses du candidat Hollande pour succéder à Sarkosy.


Mais l’affirmation que la gauche et la droite, ce n’est pas pareil va au-delà de la situation actuelle. Elle a visiblement pour son auteur valeur de réalité historique.

 

Rappelons alors à Thierry Lepaon que la gauche au pouvoir en 1936 au bout de 17 mois de gouvernement à décrété la pause,

quelle a décidé de la non intervention en Espagne,

quelle a approuvé les accords de Munich,

que c’est un ministre de gauche qui décréta la peine de mort pour toute activité communiste, qu’elle a voté très majoritairement les pleins pouvoir à Pétain.

Rappelons lui que les accords Blum-Burns ont permis aux USA de déverser en France tout leur surplus accumulé durant la guerre au détriment de notre industrie,

que c’est un ministre de l’intérieur de gauche qui envoya en 1948 les chars contre les mineurs en grève,

que la gauche était partisane de la création de la Communauté européenne de défense dirigée par l’Allemagne,

que la gauche a applaudi l’engagement de l’armée française en Indochine,

qu’elle est intervenue militairement à Suez, avec le succès que l’on sait contre la nationalisation du canal par Nasser,

que la gauche traine le boulet de la guerre en Algérie,

que c’est un homme de gauche, futur 1er secrétaire du PS et futur Président de la République, alors Ministre de l’Intérieur qui encouragea la répression sans limite contre le FLN qui venait de se créer

que ce même ministre envoya quelques années plus tard le communiste Fernand Yveton à la guillotine et qu’une fois Président de la République amnistia les généraux félons.

C’est ce même Président de la République qui fit passer Le Pen dans les médias afin de lui faire jouer le rôle d’épouvantail, pour entretenir le vote utile à gauche et cliver la droite pour recréer ainsi une alliance PS-centre basée sur le refus du FN (lire « La main droite de dieu : Enquête sur François Mitterrand et l'extrême droite Emmanuel Faux, Thomas Legrand, Gilles Perez Seuil, 1994 »)


En 1983, c’est un premier ministre de gauche qui annonça la pause dans les réformes sociales et le démarrage d’une politique de rigueur.


Ce sont des ministres  de l’économie de gauche qui jouèrent un rôle essentiel dans la financiarisation de l’économie française, ainsi que dans la création de l’union économique et monétaire qui a permis au capital de se mouvoir comme il l’entendait dans l’espace européen.


C’est un premier ministre de gauche qui déclara que l’Etat ne pouvait pas tout faire quand Renault décida de fermer l’usine de Vilvorde en Belgique. Et c’est un gouvernement de gauche appelée plurielle qui privatisa 11 sociétés nationalisées, score que la droite n’avait jamais atteint.


C’est l’actuel gouvernement de gauche qui a approuvé le Mécanisme Européen de Stabilité.


Ce sont 4 ministres de l’actuel gouvernement qui ont participé à l’université d’été du Medef


Osez dire que la gauche et la droite ce n’est pas pareil alors que François Hollande pousse à l’intervention en Syrie interroge sur le sens politique du secrétaire général de la CGT.

 

Bien sur qu’il y a des différences entre la gauche et la droite. Mais sur quoi portent elles, sur le fond ou sur la façon de mettre œuvre les mêmes orientations?


A la question concernant les retraites. Y a-t-il vraiment un changement de logique ? T LePaon est forcé de reconnaitre que non. « Sur ce point, effectivement il n’y a pas de différence. Et c’est contraire aux engagements pris devant les français. Il faut donc rappeler aux gouvernements ses engagements. Et proposer des solutions ».


Camarade, secrétaire général, S’il n’y a pas de différence sur les retraites, c’est que les orientations fondamentales sont les mêmes ! Diminuer ce que l’Etat consacre en dépenses socialisées pour transférer au capital les sommes ainsi dégagées afin de lui permettre d’accroitre ses profits.

 

Il n’y a pas que sur les retraites que la logique est la même. La loi Fioraso sur la recherche et l’enseignement supérieur est le prolongement du pacte pour la recherche et de la LRU, qui visent explicitement à asservir la recherche et l’enseignement supérieur aux stratégies du capital.

 

A la question, il y avait une unité syndicale qui n’existe plus aujourd’hui, il répond « Oui, il faut la chercher, la construire. Cela fait partie des chantiers sur lesquels nous travaillons».


15 années de syndicalisme rassemblé qui se terminent par un échec, mais cela ne fait rien, la Direction confédérale persévère.


A la question suivante « mais sur quelle base ? La CGT parait bien isolé, sur l’ANI et les retraites » ; il répond en demandant un débat national sur le cout du travail ce d’autant que les organisations syndicales (lesquelles) et les partis politiques (lesquels) seraient profondément divisés sur cette question !


Le Secrétaire général de la CGT serait il naïf à ce point ? Par quel miracle un débat national modifierait il le cœur de l’exploitation capitaliste ? Le débat sur le cout du travail est un faux débat. La diminution du cout du travail est une nécessité pour le développement de la société. Le vrai problème est sur quel paramètre le patronat et le gouvernement agissent pour diminuer le coût du travail ? Pourquoi la CGT ne le pose-t-elle pas en ces termes là ? Pourquoi reste-t-elle sur le terrain abstrait du cout du travail ? Le profit n’est il pas créé à partir de l’économie maximale sur les dépenses salariales, le profit n’est il pas d’autant plus grand que l’exploitation est intense ! Ce ne sont pas des débats qui vont régler cette question, mais les luttes !

 

 

Or, l’ANI et les retraites n’ont pas d’autres buts que de baisser le coût de la force de travail. Et le rôle de l’Etat géré en ce moment par la gauche n’est pas neutre. Il aide le capital à subordonner encore plus le salariat !

 

 

Concernant l’ANI, le gouvernement n’est pas resté neutre, il est intervenu pour obtenir une signature syndicale. Lors de l’audition à l’assemblée nationale des secrétaires généraux de la CFDT et de la CGT par le groupe PS sur l’ANI, le secrétaire général de la CGT n’est intervenu que devant une partie du groupe alors que le gouvernement a battu le rappel pour que le secrétaire général de la CFDT soit entendu par tout le groupe parlementaire socialiste.

 

L’interviewer revient à la charge avec la même question formulée différemment

 

« On a l’impression qu’un trio s’est formé, rassemblant MEDEF, gouvernement et CFDT. Ces trois là sont persuadés que le travail est un coût. La CGT n’est elle pas marginalisée ? ». T Lepaon répond. « Je ne crois pas à la division telle qu’on nous la présente actuellement, il y aurait d’un coté des syndicats réformistes capables de tout accepter et de l’autre des contestataires qui refuseraient tout. Cette vision est totalement erronée. Dans de nombreuses entreprises, les organisations syndicales sont côte à côte pour défendre les salariés. Jean Marc Ayrault et Michel Sapin se sont enfermés dans leur logique du « 49%-51% », mais dans la réalité c’est plus compliqué que cela. La CFTC est très divisée au sujet du transfert des cotisations familiales sur l’impôt. A la CFDT, la question de l’âge de départ  à la retraite à taux plein fait débat…. »


A la fin de l’entretien, l’interviewer lui pose cette question. « Quels liens entretenez-vous avec les autres organisations syndicales » ? Thierry Lepaon répond « Rassurez vous, nous nous parlons. Nous travaillons ensemble, nous échangeons des documents, des propositions. Nous discutons. Nous connaissons nos points de convergence et de divergence. Nous regardons sur quoi nous pouvons peser ensemble……Oubliez les deux blocs, d’un coté les contestataires et de l’autre les réformistes ! Sortez de cela. Cela ne marche pas… Nous allons le voir dans les semaines à venir. ».

Nous attendons les semaines à venir avec impatience.


La CGT continue le syndicalisme rassemblé en prenant bien garde de ne pas y faire explicitement référence.


N’en déplaise à T Lepaon, le réformisme cela existe. La CFDT se définit comme réformiste, elle assume son réformisme. Elle est avec la CFTC et la CGC dans des groupes de travail permanents sur la compétitivité des entreprises avec le MEDEF, la CGPME.

Les forces dominantes ont besoin du syndicalisme pour intégrer le salariat à leurs objectifs, pour distiller la pédagogie du renoncement.

 

Des « think tanks » comme Confrontations (http://www.confrontations.org/fr/presentation/gouvernance-confrontations-europe/conseil-de-direction) ou le Siècle (http://www.syti.net/Organisations/LeSiecle.html) parmi d’autres sont des lieux ou patrons d’entreprises privées et publiques, personnalités politiques de gauche comme de droite et syndicalistes se rencontrent de façon plus ou moins informelle pour échanger et établir des consensus sur des problèmes fondamentaux (http://www.monde-diplomatique.fr/2011/02/DENORD/20132). L’association Confrontations par le biais de son groupe de travail énergie n’a  elle pas été un des lieus où s’est élaboré la façon de privatiser EDF/GDF.

Il faut camarade Secrétaire général être cohérent, s’il ne faut plus parler de syndicalisme réformiste, en quoi l’ANI est il si inacceptable ou est la différence entre la CGT et la CFDT par conséquent quel intérêt d’être à la CGT ?


Gilles Mercier

Syndicaliste CGT

http://www.frontsyndical-classe.org/article-thierry-lepaon-interpelle-a-propos-d-une-recente-interview-120227300.html

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 10:16

http://communismeouvrier.files.wordpress.com/2012/08/cgt-psa.jpg

Mardi 10 septembre
Des débrayages dans tous les sites PSA qui rassemblent au total 1300 salariés.
Une manifestation qui a créé la surprise à Montbéliard (voir articles et photos)

Mercredi 11septembre
900 grévistes à Mulhouse 
Le directeur de Sochaux hué et sifflé lors de l'amphi à l'Axone (voir articles et photos)

Jeudi 12 septembre
350 salariés de Vesoul en grève (une première depuis 45 ans !)

Vendredi 13 septembre
220 salariés de l'équipe du matin, 150 l'après-midi défilent au Montage à Sochaux

Lundi 16 septembre
Poissy, équipe du matin : 120 grévistes défilent au Montage 
Tremery : 180 salariés en grève à partir de 12 H. Usine paralysée.
Vesoul : des militants FO annoncent que leur syndicat se joint à l'action du 18.
Sochaux : la CFDT organisera aussi un débrayage le 18

Mercredi 18 septembre
2300 salariés en grève : un record dans le groupe PSA ! Dont plus de 600 à Sochaux et Belchamp. Un renforcement du mouvement qui donne l'espoir de se faire entendre encore plus fort demain ! 

http://cgtpsasochaux.free.fr/index.html

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 14:30

Paris, le 18 septembre 2013                                                                                               

Négociation du nouveau contrat antisocial

Point à la mi-journée

 

 

Un mouvement qui s’amplifie

Pour la première fois, une journée d’action coordonnée est organisée par la CGT sur les différents sites de production PSA.

Pour défendre leurs droits et leur paie, dans les différents établissements, 1500 salariés de l’équipe du matin y ont participé. Le mouvement se poursuivra cet après-midi avec les équipes suivantes.

 

La direction joue la montre

La direction PSA joue la montre en maintenant ses projets contestés par les salariés à savoir :

Le gel des salaires qui viendrait dégrader encore nos conditions de vie au cours des prochaines années, alors que les prix, les cotisations et la TVA vont augmenter.

La baisse de l’indemnisation des jours non travaillés  qui pénaliserait les familles dans les périodes de chômage partiel, qui frappent durement les salariés de certains sites.

L’intégration de la PEG (prime d’ancienneté au-delà de 20 ans) qui serait un mauvais coup porté contre les jeunes.

Un système de modulation qui mettrait fin à la majoration de 45 % pour le travail du samedi et avec lequel elle pourrait multiplier les samedis gratuits, sans paiement à la fin du mois.

Les mobilités forcées. sans respect du volontariat pour les prêts et mutations intersites.

Elle se contente de modifications à la marge :

les samedis seraient payés avec la paie du mois, s’ils ont été annoncés moins de 7 jours à l’avance.

Un tiers des heures figurant en négatif dans les comptes de temps actuels seraient annulés au 1er janvier 2014.

Les salariés en horaire de journée aussi dans la ligne de mire

Sur les onze jours de RTT des salariés en horaire de journée, la direction veut en utiliser 6 à sa guise, pour la journée de solidarité, d’éventuels ponts, et pour mettre ces salariés en congés forcés lors des journées non travaillés en production.

Elle veut imposer la prise des autres jours avant la fin de l’année, et menace d’annuler purement et simplement les RTT non pris en supprimant les possibilités de se les faire payer.

La CGT a rappelé que les congés appartiennent aux salariés, et estime que l’on doit pouvoir en disposer librement. Nous avons dénoncé le caractère illégal de l’annulation de jours RTT non pris, ceux-ci correspondant à un temps de travail précédemment effectué.

 

La CGT appelle donc les salariés du groupe à maintenir et renforcer la mobilisation pour s’opposer au recul social.

 

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