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Faurecia Beaulieu Structures

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 09:11

 

La solidarité entre les générations

Nous avons historiquement mis en place un système de retraite directement lié au travail et nous continuons de penser que celui-ci est le plus juste :
prendre sur les richesses créées ou sur les revenus déclarés pour régler au même moment les pensions des retraités.
Au-delà de la question du niveau insuffisant des salaires, l’allongement de la durée de vie, le papy-boom et les besoins nouveaux demandent une révision du fi nancement des retraites, sans pour autant remettre en cause la pérennité du système.
L’allongement de la durée de cotisations, décidé par le gouvernement, tend à faire croire que nos cotisations d’aujourd’hui constitueraient nos retraites de demain.
C’est faux et cela participe à vouloir instaurer dans les esprits une logique assurantielle et non solidaire par répartition.
Pour de bonnes retraites aujourd’hui comme demain, il faut des ressources supplémentaires prélevées sur les richesses créées au même moment.

Beaucoup voudraient économiser pour leur retraite ; or seulement 8% y parviennent.
Est-ce la solution ?
Pour la CGT, le régime par répartition doit être un système collectif garanti par la puissance publique.
L’argent des retraités se réinvestit dans la consommation et il est donc facteur de croissance économique.
C’est un régime solidaire qui doit prendre en charge tous les aléas de la vie (temps partiel, chômage, périodes n’ouvrant pas de droits…), d’une manière adaptée à notre époque (allongement de la durée des études).

Par contre, le régime par capitalisation est un système individualisé soumis aux aléas boursiers.
L’argent des cotisants est placé en Bourse et le rendement est fonction de l’évolution de celle-ci. C’est un choix individuel. Sans argent mis de côté, pas de retraite.
Les marchés financiers sont, par défi nition, fluctuants.
Un salarié qui confie sa retraite à ces fonds ne connait pas les montants qu’il percevra.
Lors du scandale d’Enron, les salariés ont perdu l’ensemble de leur retraite.
C’est un système individuel qui ne prend pas en compte les aléas de la vie.

Augmenter les salaires, créer des emplois, c’est accroître les ressources des régimes de retraite
Pour les actifs il est nécessaire d’exiger dans toutes les entreprises que l’augmentation du salaire de base prenne en compte l’inflation, le rattrapage du pouvoir d’achat.
D’exiger le respect des niveaux de diplôme dès la première embauche.
D’exiger au minimum le doublement du salaire, indexé comme indiqué précédemment, avant le départ en retraite.
D’exiger le remplacement de chaque salarié qui va partir en retraite.
Pour un meilleur financement des retraites il faut aussi :
élargir les bases de cotisations à tous les éléments du salaire et aux profits taxer différemment les entreprises faisant ou non des investissements industriels et productifs, supprimer les exonérations de cotisations sociales sur les bas salaires.

Salaire, emploi, retraite, un lien intergénérationnel évident
Augmenter les salaires est incontournable pour que ceux-ci répondent réellement aux besoins sociaux et à leurs évolutions.

Le salaire est constitué de 2 éléments :

Le salaire direct :
c’est la somme versée au salarié, le net de la fiche de paie.
Le salaire socialisé :
il correspond aux cotisations sociales et se transforme en prestations auxquelles les salariés ont droit et qui couvrent collectivement et solidairement les aléas de l’existence :
- la couverture maladie,
- l’indemnisation du chômage et des accidents du travail.
- les allocations familiales, - la retraite.

Ces prestations ont été conquises par des luttes sociales et sont l’objet d’attaques incessantes du patronat et du gouvernement qui opposent salaire socialisé et profi ts.
En quelques décennies, par des exonérations diverses et la multiplication des contrats aidés, 65 milliards d’euros par an ont été détournés du financement des besoins sociaux pour alimenter des opérations boursières, sans pour autant créer de nouveaux emplois.
Il n’y a pas d’argent pour les besoins sociaux et pourtant les banques centrales injectent sans cesse des dizaines de milliards d’€ dans les circuits fi nanciers pour répondre aux attentes des spéculateurs !

En dehors de ces aspects liés à la solidarité intergénérationnelle, la CGT propose de Garantir un bon niveau de retraite au moins égal à 75 % du salaire (avec un minimum garanti au moins égal au Smic).

Actifs et retraités, tous ensembles, ne laissons pas détruire ce que nous avons conquis !


http://www.ftm.cgt.fr/textelong.php?IDchapitre=538&IDrub=1&IDsousrubrique=4

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