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Faurecia Beaulieu Structures

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 12:06

C'est ce jeudi 30 juin que l'usine Faurecia de Saint-Nicolas-de-Redon cesse sa production. L'équipementier automobile avait annoncé la fermeture du site en 2008, due à la perte du marché de Toyota. Aujourd'hui, ce sont 165 employés en CDI et plusieurs dizaines d'intérimaires qui sont concernés. Mobilités internes, reconversion, offres de formation : autant de solutions proposées par la direction de Faurecia.

 

Une situation qui ne satisfait pas les deux syndicats du site, CFDT et CGT. « Une offre de formation n'est pas une réponse tant qu'il n'y a pas d'emploi sûr à la clef », clament-ils. Ils appellent à une manifestation, ce jeudi à 10 heures, sur le parking de l'usine. « Tout le monde est invité à nous rejoindre, élus, citoyens, commerçants et anciens salariés.»

 

Dernier jour chahuté à Faurecia, entre tristesse et incompréhension

L’intersyndicale a convié tout le monde sur le parking de Faurecia. Les pancartes sont prêtes, une dernière fois. Des anciens retrouvent leurs collègues qui terminent leur dernière journée de travail. On cause d’autrefois, d’avant Faurecia, du temps de Bertrand Faure dont les salariés parlent avec respect et tendresse. Les élus sont là aussi, Jean-Louis Fougère, Jean-François Guérin, Jean-René Marsac, François Mary et Yvon Mahé. Les médias ont fait le déplacement aussi, télé, presse.

Tous se dirigent vers le petit portail d’accès au site où deux vigils filtrent les entrées. « Laissez rentrer la presse », demandent des salariés. Mais même les élus sont écartés. Jean-François Guérin force le passage. Jean-René Marsac et Jean-Louis Fougère rentrent à sa suite pour discuter avec le directeur qui ne veut pas s’approcher. Sans succès. Les médias doivent rester dehors.

Les salariés décident alors qu’ils ne visiteront pas le site, de même que les élus. Et ressortent pour défiler dans la rue jusqu’au rond-point de Saint-Nicolas devant le passage à niveaux. Dans le cortège, le sentiment d’un grand jeu de dupes.

De retour sur le site, quelques élus parviendront à se glisser parmi les salariés pour participer à la visite d’un unique atelier. Juste quelques minutes, derrière une ligne jaune, devant des machines immobiles, dans un hangar moitié vide.

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