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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 11:39

Depuis le mouvement social contre la réforme des retraites en 2010, la répression syndicale s’est accélérée.

Qu’en est-il dans votre département ?
Dans notre département la répression a effectivement augmenté sous différentes formes.
Aujourd’hui le patronat et le gouvernement pensent pouvoir, sans scrupule, faire passer toutes les réformes justement parce que les salariés n’ont pas réussi à casser la réforme des retraites.
Par ce fait, ils en profitent pour s’attaquer à ceux qui étaient les fers de lance de ce mouvement et qui aujourd’hui, ne baissent pas les bras en maintenant la pression sur cette réforme et autres mauvais coups portés aux salariés.
Donc, la CGT reste la cible principale et plus particulièrement ces militants.
Nous avons dans le département réussi de très fortes mobilisations pendant les manifestations avec de nombreux arrêts de travail dans les entreprises de la métallurgie et des temps forts où nous avons occupé les bureaux de l’UIMM du Bas-Rhin à plusieurs reprises.
Ce sont tous ces mouvements que le patronat cherche aujourd’hui à nous faire payer.

Quelles formes prennent les répressions syndicales dans les entreprises?
As-tu des exemples ?
Dans le département, nous avons un grand nombre d’entreprises qui mènent un combat envers les élus de la CGT comme Amcor, Isri, Steelcase, Bongard, Stocko, Sotralentz, Renault Grasser, GM, De Dietrich et la liste est encore bien longue…
Il nous faudrait plusieurs pages pour énumérer tous les exemples utilisés pour casser les militants de la CGT.
Ils existent plusieurs sortes d’attaques comme les mutations régulières de certains élus, les mises au placard, la suppression des moyens syndicaux supplémentaires, le blocage d’évolution salariale, le flicage, les procédures de licenciements…
A ce jour, ils s’en prennent à moi-même en tant que secrétaire général de l’ustm en me supprimant tous les moyens (détachement) pour assumer mes fonctions «au vu des relations entretenues avec la direction
du site».
C’est-à-dire qu’ils auraient souhaité acheter la paix sociale avec la CGT, comme ils le
font avec d’autres.
Dans l’attente de réagir fortement, nous avons engagé un processus de soutien de tous les syndicats et sections syndicales du département pour commencer avec l’envoi de mail à la direction du groupe et du site pour dénoncer la situation.
Cette proposition sera faite à la fédération pour dénoncer la situation et augmenter les soutiens.
Dans un second temps, nous envisageons des rassemblements devant l’entreprise pour un impact plus médiatique.

Le département du bas Rhin enregistre depuis plusieurs années maintenant une belle progression du nombre d’adhérents.

Ces attaques contre les représentants syndicaux ont-elles un impact sur la syndicalisation ou la prise de responsabilité ?
Oui, nous sommes en constante augmentation des adhésions à la CGT.
C’est aussi un élément important que le patronat essaye d’inverser par les attaques
contre les militants.
Mais ils ont tort de croire que la répression est un élément durable, parce que les salariés encaissent jusqu’à un certain point.
La tension monte de plus en plus, nous le constatons dans les entreprises.
C’est notamment un des éléments de notre progression en adhésions et lors des élections professionnelles.
La répression et le chantage à l’emploi peuvent faire peur aux salariés, mais cela ne dure qu’un temps.
Aujourd’hui, les salariés ne croient plus aux discours du patronat et du gouvernement.

En parallèle, nous organisons, quasiment tous les ans, une journée de syndicalisation où tous les élus prennent des heures de délégation pour aller à la rencontre des salariés, pour leur proposer l’adhésion en se tournant aussi vers les catégories du personnel que nous rencontrons le moins sur le terrain comme les cadres.
A chaque fois, cela donne un résultat satisfaisant et fait ressortir qu’il y a encore un énorme potentiel de salariés prêts à se syndiquer.

Comment l’USTM fait face à ces attaques ?
Nous maintenons un travail de terrain permanent dans les entreprises et avec l’Ustm. Nous réunissons, aussi souvent que possible, les militants.
Dans les entreprises, nous privilégions les assemblées de syndiqués pour prendre les décisions avec eux.
Nous organisons aussi des rencontres par secteur en lien avec les Unions locales pour discuter des problèmes liés à chaque entreprise.
Nous nous mobilisons également lors des rassemblements devant les entreprises ou la chambre patronale de l’UIMM pour maintenir une pression constante…
Tous les moyens en notre possession sont utilisés, ça passe forcément par le juridique, mais nous mettons systématiquement tout en oeuvre pour créer le rapport de forces et la mobilisation des salariés.
C’est aussi important de démontrer que la CGT ne s’arrête à la porte de l’entreprise mais qu’elle est un tout, solidaire les uns des autres.

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