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Faurecia Beaulieu Structures

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 14:32

 L’organisation, c’est maintenant !

 

L’antagonisme entre les politiques d’austérité imposées par la Troïka et les peuples qui les subissent s’exacerbe au point de provoquer dans plusieurs pays européens une crise de gouvernementalité du système.

 

Ainsi, la prétendue sortie de crise après l’injection de plus de 1 000 milliards € au profit des banques n’a que momentanément tari la spéculation financière. De même, le « rachat » par la BCE d’une partie de la dette grecque insolvable n’a aucunement sauvé le peuple grec mais rassuré les créanciers privés, assurés qu’ils furent de récupérer une grande partie de leurs capitaux. Entretemps, en imposant des taux d’emprunt mirobolants, ils s’étaient suffisamment engraissés. Mais il en reste bien d’autres des emprunts… y compris ceux octroyés par la troïka sous conditions d’austérité renforcée pour faire payer les peuples grecs, espagnols, portugais, italiens, irlandais… Et, ça ne marche pas ! Non seulement les mobilisations, l’instabilité gouvernementale perturbent les plans de l’eurocratie, mais les solutions qu’elle préconise provoquent également une dangereuse récession qui risque de se communiquer à l’ensemble du continent européen, voire au-delà.

 

Ce qu’il faut à mon sens saisir, au-delà des phénomènes conjoncturels, c’est l’essence même de cette crise : en apparence la mondialisation financière avait permis de surmonter la crise économique des années 70. Elle a, en fait, resurgi sous la forme d’une crise financière à rebonds touchant d’abord les pays du Sud pour atteindre en 2007-2008 les Etats-Unis, le cœur du système capitaliste. Elle s’est ensuite déplacée sur son maillon le plus faible, l’Europe, zone de libre échange sans consistance politique et sous domination allemande. Désormais, le spectre des années 30 hante le vieux continent et l’on ne voit pas poindre l’once d’un début de New Deal.

 

Bien au contraire, « ils s’obstinent ces cannibales » à conforter la goinfrerie de l’oligarchie financière et sa soif insatiable de crédits d’Etat pour renflouer les pertes accumulées et continuer à spéculer.

 

Désormais, les politiques d’austérité rencontrent deux limites contradictoires :

. les mobilisations de plus en plus radicales de ceux qui sont frappés par les brutales mesures de régression sociale, en particulier la jeunesse. Les mouvements d’indignation, de protestation, de grèves générales qui, en Grèce surtout, semblent s’ouvrir à l’émergence d’une force politique de gauche radicale se dégageant de l’hégémonie sociale-libérale.

. en deuxième lieu, la morgue arrogante de la troïka sans aucune légitimité démocratique, recourant à des pressions et à un chantage intolérable, provoque en retour des réflexes nationalistes et une émotion populaire facilement exploitables par l’extrême droite. Que l’exclu de l’armée grecque, condamné pour agressions et trafics d’armes, que ce nostalgique du régime des colonels qu’est ce Michailoliakos, partisan des camps de concentration des étrangers, parvienne à recueillir 7% des voix aux dernières élections, se réclamant ouvertement du nazisme, en dit long sur l’état de désarroi d’une fraction de la société grecque. D’ailleurs peu de commentaires ont souligné que les gros bras de « l’Aube dorée », outre leur folklore fasciste, organisent des collectes de vêtements et de nourriture pour les personnes âgées principalement. La force des fascistes ne réside pas seulement dans les pas de l’oie du retour à l’ordre mais également dans sa démagogie nationale-sociale et sa vindicte xénophobe.

 

Certes, en France, nous n’en sommes pas là après le rejet du sarkozisme. Toutefois, la rapidité de l’évolution de la situation politique en Europe incite à la plus grande vigilance et, par conséquent, à la mobilisation la plus forte. La prégnance de l’apathie, la délégation des énergies populaires aux illusions parlementaristes ne sont plus de saison. Les idées de transformation sociale doivent se cristalliser en forces matérielles, organisées, déterminées et combatives. Ce ne sont pas les Manuel Vals qui seront susceptibles de repousser les dérives nationalistes et xénophobes, ni les Moscovici de se transformer en Roosevelt, encore moins en une gauche radicale !

 

« Il faut avoir peur des bruits de bottes, mais il faut craindre le silence des pantoufles » (Alain Geneste  Acrimed)  

 

Les Amis de l’émancipation Sociale n’ont pas d’autre objectif que celui de contribuer à faire émerger de nouvelles forces militantes pour l’égalité réelle et la justice sociale. Les relatifs succès que nous rencontrons lors des conférences-débats et les séances de cinéma social, nous incitent à redoubler d’efforts, tout comme la constitution de groupes autonomes à Vesoul et Belfort/Delle. Celles et ceux qui par expérience sont convaincus de notre utilité ne doivent plus hésiter à nous apporter leur soutien, en adhérant ou en ré-adhérant à notre association, et, pour les plus déterminés, à rejoindre les groupes organisés, ou à en former là où ils se trouvent avec les adhérents locaux. Le conseil d’administration, l’assemblée générale ont confirmé notre volonté de rester indépendants et par conséquent de ne solliciter aucune subvention. Toute notre activité repose sur la volonté des adhérents et de leurs contributions. Cette année charnière, nous devons parvenir à dépasser, en Franche-Comté, la barre des 70 adhérents afin d’être plus efficaces. Anticapitalistes et antilibéraux, nous ne souhaitons pas, bien au contraire, « camper dans un splendide isolement ». Des liens ont été tissés avec de nombreux intervenants (journalistes du Monde Diplomatique, sociologues de la revue Savoir Agir, des « économistes atterrés »…), des écologistes radicaux, avec la revue ACC, les Amis du Monde Diplomatique Nord Franche-Comté, le Forum social des quartiers populaires, le Mouvement Pour le Socialisme suisse, des anticapitalistes du Grand Est… Pour assumer toutes ces tâches, renforcer les groupes existants, en susciter d’autres, renforcer les partenariats avec des syndicalistes et d’autres associations, nous sommes trop peu nombreux. Et ce constat se vérifie au vu de ce qu’il faut entreprendre.

 

Dans les prochaines semaines sont programmés des débats sur l’autogestion des usines récupérées en Argentine (Vesoul), sur la crise (film «Inside job » à Lure), une manifestation suivie d’un débat sur  « violences policières, justice complice ? » (Delle) et, en préparation, un débat sur la nature et la nuisance du Front National (Belfort). La diffusion d’un tract à 4 000 exemplaires sur la crise de la dette et la crise politique en Europe est également programmée. Une délégation se rendra au « contre G8 » à Lausanne. Une demi-journée de réflexion des adhérents est fixée en juillet… Et il faudrait également organiser notre intervention à la foire bio de Lure, prévoir l’organisation de la solidarité avec les peuples grecs, espagnols, portugais, se donner les moyens de comprendre où en est le printemps arabe, agir ici pour un audit des dettes publiques, contre les licenciements programmés, la précarisation galopante de la société…

 

Tout ceci revient à dire que cette lettre est un appel pressant à tous nos contacts (plus de 1 000) et à tous ceux qui n’ont pas encore renouvelé leur adhésion.

 

Subir ou agir telle est l’alternative présente car il n’y a guère d’illusions à se faire sur la volonté et les capacités des sociaux-libéraux à nous sortir de la crise. Face à la domination de l’oligarchie financière et industrielle, face au poids de l’idéologie dominante, le repli individualiste n’est d’aucun secours, le fatalisme est mortifère.

 

La liberté c’est l’arrachement au rôle qui nous est assigné, c’est la rencontre d’individualités constituées en force collective suscitant le débat démocratique et l’éducation populaire.

 

N’hésitez plus, dépassez la simple sympathie, rejoignez les Amis de l’Emancipation Sociale.

 

Gérard Deneux,  le 25.05.2012  

 

Les Amis de l’Emancipation Sociale sont

Rouges de colère

car les classes populaires ne doivent pas payer la crise du capitalisme

Verts de rage

contre le productivisme qui détruit l’Homme et la planète

Noirs d’espoir

pour une société de justice sociale et d’égalité que nous voulons multicolore, multiculturelle et solidaire

 

Pour adhérer

 

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15€ pour l’année

5€ pour les personnes à faibles ressources

(chèque à l’attention des AES)

 

A envoyer à :

Hassen Bouadma

16 avenue Edmond Miellet

90100 DELLE

 

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