Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Faurecia Beaulieu Structures

  • : La CGT de la section Structures de Faurecia Beaulieu
  • La CGT de la section Structures de Faurecia Beaulieu
  • : C'est le blog de la section Structures de la CGT de Faurecia Beaulieu
  • Contact

 faurecialogo

Recherche

Catégories

20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 16:16

Communiqué de presse de la fédération des travailleurs de la métallurgie CGT

Cette complicité s’accompagne d’un zèle incompréhensible à aller au devant des stratégies financières des dirigeants des groupes :

- Chez ARCELOR MITTAL à Florange et dans le groupe, alors que les salariés résistent de façon exemplaire contre la casse de leur outil de travail, alors que tous les rapports d’expertise (y compris celui commandité par Bercy) démontrent la cohérence et la fiabilité du site, le premier ministre signe un accord avec MITTAL actant l’arrêt des hauts fourneaux sous couvert de contreparties.…qui n’existent pas. Malgré un engagement européen de l’action syndicale et des propositions concrètes pour le maintien de la sidérurgie en France, en Belgique et au Luxembourg, le gouvernement choisit la violence policière face aux manifestants en stigmatisant ceux qui défendent leur emploi par le biais du ministre de l’intérieur.

- Chez PSA et notamment à l’usine d’AULNAY, les ministres du travail et du redressement productif font le choix de féliciter le PDG de l’entreprise pour sa restructuration, la fermeture d’un site et les suppressions d’emplois. Alors que les salariés sont en lutte depuis 9 semaines, les ministres et l’Elysée refusent la nomination d’un médiateur afin de trouver des alternatives, notamment à partir de celles proposées par les organisations syndicales.

- Chez RENAULT, où les mêmes ministres se félicitent de la signature d’un accord prévoyant 8260 suppressions de postes, une augmentation du temps de travail et une baisse du pouvoir d’achat sur 3 ans, ils se laissent séduire par les arguments d’un PDG évoquant des investissements et des productions déjà actés, avec le même enthousiasme complice que celui du président SARKOZY.

Impossible de citer toutes les entreprises de la métallurgie comme CAMIVA, MANOIR INDUSTRIE, ALCATEL-LUCENT, SPIREL, RENAULT TRUCKS, JPM, ALBANY etc… où les pouvoirs publics accompagnent les décisions d’entreprises dans la casse des emplois, du tissu industriel, ou dans l’aggravation des conditions de travail.
Dans la très grande majorité des situations, ce sont les directions d’entreprises qui dictent leur loi, qui imposent leurs arguments et des ministres qui répètent docilement des contrevérités, sans jamais faire valoir les propositions des syndicats et notamment la CGT.
Le dialogue social et la concertation, ne peuvent pas se limiter à écouter poliment les interlocuteurs syndicaux et à refermer les dossiers.
La CGT ne veut pas servir d’alibi à une politique de reculs sociaux et de désindustrialisation.

Alors que les attentes des salariés restent fortes, comment peut-on apprécier un chef de l’état qui préfère réunir les grands patrons européens, pour plus de flexibilité de précarité du travail, avec de nouvelles mesures pour augmenter l’âge de départ à la retraite, transférer les cotisations des entreprises sur le dos des salariés et des consommateurs, réduire les pensions des retraités et des dépenses publiques ? Et cela au nom de la « sainte » compétitivité qui consiste à faire du prix du travail, le responsable des difficultés des entreprises, alors que la France est en tête au niveau des dividendes versés aux actionnaires.

LE CHANGEMENT, C’EST URGENT. IL FAUT CHOISIR SON CAMP MONSIEUR LE PRESIDENT !
En d’autres temps, un gouvernement et son premier ministre (Lionel Jospin à la fin des années 90) avaient promis des changements pour finalement montrer leur incapacité et leur refus à remettre en cause le diktat des milieux financiers. Cela avait eu des conséquences dramatiques. A force de refuser d’écouter les salariés en lutte qui proposent des alternatives aux restructurations financières, et de céder à toutes les exigences patronales, le pouvoir actuel s’engage sur la même voix avec des conséquences identiques ou pires.

La CGT, qui a porté le besoin de changement lors des élections présidentielles, continuera à faire grandir les revendications des salariés, à créer les conditions de leur mobilisation dans les entreprises, à travers des rassemblements comme celui du 5 Mars qui n’est qu’un début, pour qu’enfin le gouvernement réponde aux besoins sociaux des salariés et de la population.

La perspective d’une mobilisation nationale pour le début avril est de permettre aux salariés de ce faire entendre et de peser pour un véritable changement de politique.

Montreuil, le 19 mars 2013

Partager cet article

Repost 0
Published by cgt-beaulieu-structures - dans FTM
commenter cet article

commentaires