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Faurecia Beaulieu Structures

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 00:00

A Faurecia Systèmes d’Échappement la première proposition de la direction: 90 €

En réponse à ça, la CGT a quitté la salle de réunion en attendant une deuxième convocation plus sérieuse.

 

On vous tiendra informés


 

http://img.over-blog.com/300x255/2/29/61/10/02-Articles/08-Aout/Sarko-et-son-conte-de-1000-euros.jpg"La réponse est d’emblée non puisque la condition pour que les salariés puissent en bénéficier est que les dividendes versés l’année N soient supérieurs à la moyenne des deux années précédentes. Total le premier groupe en termes de bénéfices n’est pas concerné et il en est de même pour des filiales d’entreprises étrangères comme IBM qui pourtant ne s’est jamais aussi bien portée !

La raison en est simple : le dividende est loin d’être le seul instrument de rémunération du capital et il n’est pas forcément lié aux bénéfices. Une entreprise peut en effet verser des dividendes alors qu’elle ne fait pas de bénéfice net en puisant sur les réserves constituées les années précédentes alors même qu’une autre ayant un fort bénéfice net n’aura pas forcément intérêt à verser des dividendes.

Le dividende est en effet un instrument qui permet de donner de la valeur de façon tangible à une action lorsque le bénéfice n’est pas ou peu présent ou en décalage avec les attentes des actionnaires afin de les fidéliser. Une entreprise qui au contraire a de bonnes perspectives de croissance du chiffre d’affaires et des bénéfices aura plutôt intérêt à émettre de nouvelles actions pour attirer de nouveaux investisseurs et financer sa croissance.

Par ailleurs, la crise financière a fait que les entreprises les mieux portantes ont plutôt consacré les bénéfices à en racheter d’autres vu que les cours ont baissé et cela s’accélère même cette année. Il existe enfin une autre possibilité de rémunérer le capital : le rachat d’actions par l’entreprise elle-même. Cette tendance venue des Etats-Unis s’impose de plus en plus aux entreprises qui offrent une rentabilité à la limite des exigences des fonds de pension et autres investisseurs institutionnels. C’est de loin le pire outil car il s’agit ni plus ni moins que de détruire de la valeur pour faire monter artificiellement la rentabilité. On est donc bien loin de la meilleure solution pour partager les fruits de la croissance car c’est avant tout les assemblées générales d’actionnaires qui décident s’il y a des dividendes et le montant qu’ils s’accordent sur le partage des richesses créées.

Si le chef d’Etat et sa majorité avaient vraiment voulu faire une « prime sur le partage des profits », le ratio à utiliser est bien connu des actionnaires et des financiers : c’est le bénéfice par action. Pour autant, la CGT est contre l’instauration d’une telle prime car elle exclut une grande partie du salariat et pire elle ne fait que grossir le déficit public par le biais de nouvelles exonérations de cotisations sociales. La croissance, comme la maîtrise du déficit public, passe par l’augmentation des salaires. Les statistiques de l’économie française ont montré que depuis les dix dernières années, la croissance a été en grande partie alimentée par la consommation des ménages. Celle-ci ne peut perdurer sans que les salaires augmentent plus que l’inflation afin de permettre une meilleure redistribution des richesses car ce sont bien les classes modestes et moyennes qui consomment le plus, les catégories supérieures ayant plus de possibilités d’épargner.

Notre repère CGT d’un SMIC à 1 700 euros comme départ de grille de salaires prend ici tout son sens. Cette demande ne pourra être que favorable à l’investissement des entreprises tant dans leur outil de production qu’en terme de formation professionnelle pour permettre aux salariés non seulement de garder leurs compétences mais également d’en gagner afin d’augmenter la valeur des richesses créées.

De même, l’augmentation des salaires est la clé pour rétablir les comptes de la Sécurité Sociale et pour cela il faut arrêter les exonérations de cotisations sociales sur les bas salaires car elles ont un effet d’aubaine pour les entreprises que l’on nomme à la CGT « la trappe à bas salaires ». En effet, elles fixent une grande partie du salariat en dessous de 1.6 X SMIC, sans aucune contrepartie sur l’emploi et sa qualité. Ces exonérations sont dégressives, c'est-à-dire que plus le salaire est bas, plus les exonérations de cotisations sont élevées. Il faut au contraire tirer les salaires vers le haut pour valoriser la montée en qualification des jeunes diplômés et la montée en compétences des salariés formés. Ce n’est pas l’augmentation de l’assiette de la CSG qui va rétablir les comptes sociaux comme se propose de faire le gouvernement mais bien un meilleur partage de la valeur ajoutée entre les salariés et les actionnaires !

Il est également temps de mettre fin aux exonérations sociales des entreprises sur les heures supplémentaires. Pourquoi cela ? Face à 500 euros de gains annuels moyens pour les salariés concernés celles-ci empêchent la création de 400 000 emplois et le chômage actuel est un véritable frein pesant sur les salaires.

Les résultats des premières négociations au sujet de la prime « Sarko » sur les dividendes démontrent qu’on reste très loin des 1 000 euros promis initialement :

- PSA 0 euro refus de la direction

- Valeo 90 euros sur décision unilatérale de la direction après la non signature des OS

- Schneider Autour de 150 euros

- ST Micro Electronics Autour de 150 euros

- Safran 500 euros

- Rhodia 600 euros"

 

http://www.ftm.cgt.fr/textelong.php?IDchapitre=473&IDrub=1&IDsousrubrique=8


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