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Faurecia Beaulieu Structures

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 20:35

Présente sur l’ensemble des médias, ils nous la servent à l’excès, jusqu’à l’overdose.
La crise financière et ses innombrables solutions nauséabondes sont injectées comme un vaccin, afin de combattre un mal dont nous serions tous atteints.
Les politiques de droite et leurs cohortes d’économistes bien pensant, nous distillent, nous abreuvent de leurs arguties économiques, tant sur les maux que sur les remèdes.

Les constats pleuvent de partout, les pays européens seraient tous obligés de passer aux tourniquets du diktat des marchés spéculatifs, sans autres solutions que celles que l’on veut nous imposer :
la rigueur et l’éradication pures et simples de nos avantages sociaux conquis par nos aînés
.

Tapis dans l’ombre, les marionnettistes de cette économie sans responsable nommément connu, prônent la misère pour tous les peuples, pendant qu’eux et leurs valets politiques tirent les marrons du feu en se gavant à outrance.
La World Compagny tourne à plein régime et elle n’est malheureusement plus le fruit des troubadours du divertissement d’une chaîne cryptée, mais une réalité bien concrète comme l’a mis en exergue une poignée de chercheurs économistes suisses (cf.1).
Ces derniers ont analysé les comptes et les structures du capital de plus de 43 000 compagnies transnationales réfugiées dans les paradis fiscaux connus de tous.

En parlant des paradis fiscaux, les milieux financiers Genevois estiment que, chaque jour, l’équivalent de 80 milliards de dollars font l’objet d’une transaction entre l’euro et le franc suisse.
La Suisse n’a pas de pétrole, mais elle dispose de la matière première… l’argent (cf.2).
700 de ces firmes ont la main mise sur 80% de la valeur des entreprises.
Au centre de ce conglomérat financier, on trouve un petit noyau de 150 de ces sociétés qui contrôle 40% du business financier.
75% de ces compagnies transnationales sont des institutions financières (cf.1).
Certaines ont un siège social sur le territoire national, telles que : Axa, Natexis, Société Générale, Bnp Paribas pour ne citer que les plus connues.

Ils nous parlent de la mondialisation des marchés avec une concurrence libre et non faussée, alors qu’en coulisse, ils se distribuent les cartes pour « se gaver » un maximum sur notre dos.
Il n’est pas étonnant d’entendre le patronat «revendiquer» des prétentions hors normes pour la prochaine campagne présidentielle de 2012 (cf.3).
Leur objectif est de transférer 30 à 80 milliards d’euros de cotisations patronales à la charge des ménages.

Comment veulent-ils procéder ?
Tout simplement au travers de la TVA et de la CSG.
Cela représenterait pour tous, une augmentation de 6 points de TVA et 5 points de CSG, rien de moins.
L’argument de cette revendication irresponsable et surréaliste est encore le fruit de leur idéologie capitaliste, qui est d’affirmer que le coût du travail en France est trop élevé.
Si la TVA augmentait de 4 points, cela se traduirait par une baisse de 4% « du coût du travail », soit une économie de 750 milliards d’euros en faveur du patronat.
Cela se ferait au détriment des organismes de protection sociale.
Cette gesticulation fiscale et économique permettrait, dans le cadre du coût d’une main d’oeuvre représentant 20% d’un produit manufacturé, de faire baisser le prix de revient des produits de 1%.
Cherchez l’erreur au regard de ce qu’ils se mettraient dans la poche.

C’est encore un mauvais coup contre la société civile afin d’améliorer la sacro-sainte compétitivité des entreprises.
Il est quand même bon de rappeler que ces grands donneurs de leçons sont les premiers assistés sociaux de France.
Ce sont eux qui coûtent le plus cher à la collectivité (170 milliards d’euros d’allégements sociaux pour l’année 2010, dont 30 milliards, rien que pour la Sécu).
Il faut garder à l’esprit les réflexions des patrons lorsque nous parlons de revalorisation des salaires.
Leurs bras touchent le plafond à l’énoncé de nos revendications, tout en étant traités d’irresponsables et d’utopistes.
Dans ces moments là, on se prend à rêver de remettre en fonction la machine du «bon» docteur Guillotin.
Les marchés financiers dictent les choix aux politiques qui, comme aux moments les plus sombres de notre histoire, redeviennent des collaborateurs zélés de l’argent roi, bradant l’avenir de leurs peuples sur l’hôtel du profit.

La Grèce, l’Italie en sont l’exemple.
Les nouveaux premiers ministres de ces deux pays ne sont, ni plus ni moins, que deux anciens hauts dirigeants de la banque Golden Sachs.
Banque, au passage, qui est responsable des bidouillages des comptes de la Grèce pour son entrée dans l’euro.
Plus encore, cette même banque, qui s’est fait grassement payer pour cette prestation, est aussi responsable de la faillite de ce pays en ayant spéculé sur sa dette auprès des marchés financiers.
C’est ce qui s’appelle se gaver à l’entrée et à la sortie.
Ces politiques apathiques et complaisantes ne sont là que pour servir «la soupe», et gare à ceux qui ne coopèrent pas.
Regardez notre «roitelet », les yeux braqués sur sa note triple AAA, prêts à tout brader pour la conserver.

Dans ces conditions, que valent les votes des citoyens si le seul poids du financier peut changer la donne du choix des peuples.
Ces pourfendeurs de vertu économique sont bien incapables de s’astreindre ces règles de rigueur à eux-mêmes.
Une poignée de députés de droite a proposé de baisser la rémunération des parlementaires de 10%.
Résultat, le palais Bourbon a rejeté cette proposition.
Faire trinquer le peuple oui, mais surtout pas eux.
Au passage, la petite économie aurait été de 5 millions d’euros par an, une peccadille quoi.

Aujourd’hui en France, 13,5% des français vivent avec moins de 954 €/mois, soit le seuil de pauvreté (cf.4).
Les smicards sont légions dans les entreprises de France.
Ces derniers sont aux portes de ce seuil, et par décence, ne parlons pas de tous ces misérables du travail non choisit, mais subit, que sont les intérimaires, les précaires, les temps partiels...

Alors que faire ?
Attendre sagement l’échéance présidentielle de 2012, avec l’espoir que demain sera plus souriant et s’en remettre aux résultats d’une élection pour espérer des changements dans le bon sens, cela est quand même très risqué.

S’indigner comme dans certains pays ?
Oui, mais à l’étape suivante, qui est de s’engager syndicalement et de combattre efficacement les mauvais coups du libéralisme.
Les choix sont dans nos mains.
Soit subir, tel le fataliste en position du penseur de Rodin, soit affûter nos arguments et nos revendications pour faire reculer ces exploiteurs de tous poils, qui nous enfoncent dans la misère.
Réveillons-nous avant qu’il ne soit trop tard, l’addition étant toujours à notre charge.

(cf.1) Note extraite de l’article de Pierre Concialdi, Siné mensuel nov 2011.
Tiré de l’étude du : The Network of Global Corporate Control.
(cf.2) Note extraite de l’article de Ian Hamel de Siné mensuel, nov 2011
(cf.3) Note extraite de l’article du Monde du 9 nov 2011
(cf.4) Note extraite de l’article de Libération du 9 nov 2011

 

http://www.ftm.cgt.fr/textelong.php?IDchapitre=768&IDrub=1&IDsousrubrique=8

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