Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Faurecia Beaulieu Structures

  • : La CGT de Faurecia Clean Mobility (Beaulieu Structures)
  • : C'est le blog de la CGT de Faurecia Systèmes d’Échappement (Faurecia Clean Mobility) à Beaulieu Protos, Seloncourt, Bavans et R&D Moteurs à Etupes
  • Contact

 faurecialogo

Recherche

Catégories

15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 10:59

Lors de l’annonce de l’augmentation, Gérard Mestrallet, PDG de GDF-Suez, a déclaré : « Les demandes de hausse n’ont pas pour but de gagner plus d’argent mais simplement de ne plus en perdre. » Curieux argument à la lueur des 3,93milliards de dividendes distribués par le groupe en 2010

 

 

Cela est lié à la structuration du groupe. Si perte il y là ce qui n’a pas été le cas en 2010 -, c’est sur la branche Energie France qui commercialise le gaz aux particuliers. Et pendant ce temps, la branche Gaz Global GNL, chargée de l’approvisionnement, qui vend à la branche Energie France, réalise les gains. Quand on regarde globalement toute la chaîne du groupe GDF-Suez, on constate qu’entre 2004 et 2009 il y a eu une augmentation de la marge globale de 30%. Voila pourquoi d’un côté GDF SUEZ annonce des pertes et de l’autre des milliards de bénéfices ! Le groupe se sert en fait de la structuration de l’entreprise pour réclamer des hausses de tarifs.

Quand l’entreprise était nationalisée, les tarifs étaient calculés en fonction de la globalité de l’activité, la marge était donc constante et servait à investir pour le service public.

 

Des changements sont intervenus avec le contrat de service public 2010-2013 et, surtout, l’arrêté de décembre 2009. Auparavant, chaque trimestre, l’entreprise pouvait demander une augmentation à l’Etat, qui acceptait ou non. Désormais, ce n’est qu’une fois par an. Les autres trimestres, GDF-Suez demande à la CRE (Commission de régulation de l’énergie), sans que l’Etat ne puisse opposer son veto.

Auparavant, les évolutions étaient sous la pression de l’opinion publique. L’Etat s’est dédouané de ses responsabilités en la matière…

 

En 2010, GDF-Suez a renégocié ses contrats de long terme sans le répercuter sur les consommateurs.

Lorsqu’on examine les résultats de cette année 2010, entre la hausse des prix de vente du gaz et l’augmentation de la consommation compte tenu de l’hiver rigoureux, ce sont 600 millions d’euros supplémentaires que GDF-Suez a engrangés. Ce qui aurait pu constituer une baisse des tarifs de l’ordre de 8%... Or GDF-Suez et le gouvernement ont annoncé une hausse de 5% au 1er avril.

 

PROPOSITIONS CGT  

La CGT propose que soit créée une commission quadripartite composée d’élus, des organisations syndicales, des usagers et enfin des entreprises du secteur, notamment pour avoir plus de transparence sur les comptes de gestion. Dans le cadre d’un pôle public de l’énergie, cette commission permettrait de fixer des tarifs dégagés de la rémunération des actionnaires, et répondant aux besoins réels des usagers. Et avec pour autre objectif, la pérennisation des tarifs réglementés. En effet, on peut craindre que l’opacité actuelle du mode de calcul et les hausses successives finissent par les discréditer.  

 

100% SERVICE PUBLIC … Ce n’est pas utopie, cela existait il n y a pas si longtemps !!!

   

POUR EN SAVOIR PLUS ….

 

GDF-Suez, un groupe et beaucoup de marges

En un an, d’avril 2010 à avril 2011, le gaz aura augmenté de 19,4%. Sur quelles bases ?

 

Les tarifs réglementés prennent en compte à 50% les coûts d’approvisionnement, les autres 50% étant représentés par les coûts d’infrastructures (transport, distribution, stockage) et les marges de commercialisation. Pour les infrastructures, les tarifs régulés sont révisés une fois par an, après avis de la CRE, sauf pour les stockages dont les prix sont sous la responsabilité des opérateurs. Le problème vient là aussi de la structuration de l’entreprise, non seulement en branches mais aussi en filiales, chacune d’entre elles souhaitant « faire sa marge », notamment pour remonter du cash aux actionnaires. Les tarifs sont donc également calculés en fonction de ces marges. Sans oublier les fameuses « marges de commercialisation ». Auparavant, lorsque le calcul était basé sur les coûts comptables réels, il existait une véritable péréquation tarifaire. Aujourd’hui la décomposition des coûts due à la structuration de l’entreprise en branches et en filiales induit le fait que les usagers payent la somme des différentes marges…    

 

Spot, long terme et tarifs

Pour ce qui concerne les coûts d’approvisionnement, on a assisté à une succession de différentes formules tarifaires qui ont accompagné la « libéralisation » du secteur. Depuis quelque temps, compte-tenu de l’émergence des gaz non conventionnels et de la baisse temporelle de la consommation (crise), les prix du gaz sur le marché spot sont moins élevés que sur le marché à long terme. Un certain nombre d’associations de consommateurs sont montées au créneau pour réclamer que les tarifs réglementés tiennent compte de cette donnée. GDF-Suez, le gouvernement et la CRE s’en sont saisis pour élaborer une formule tarifaire qui intègrent désormais en partie les prix spot, censés faire baisser les tarifs. Sauf qu’en 2010, GDF-Suez a revu ses contrats à long terme, à des conditions intégrant le spot, qui n’ont pas étérépercutées sur les tarifs des consommateurs ! Pour la CGT, intégrer ces prix spot est donc particulièrement dangereux, compte-tenu des fluctuations du marché liées à la loi de l’offre et de la demande. On voit d’ailleurs que ces prix spot sont actuellement à la hausse, soit +20 % de septembre 2010 à janvier 2011, alors que les contrats à long terme sécurisent à la fois l’approvisionnement et les tarifs.

En tout état de cause, si GDF Suez devait faire de l’arbitrage sur des prix spot bas, ceux-ci devraient bénéficier aux usagers. La FNME-CGT propose d’ailleurs de revenir à la notion de coûts comptables réels dans laquelle l’optimisation des approvisionnements profite aux usagers.

 

CGT UD25

Partager cet article

Repost0

commentaires