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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 14:01

Se défendre

Economie et politique industrielle

Développer l’emploi industriel, on a tous à y gagner

Qu’est ce qui crée de la richesse ?
Ce n’est ni la machine, ni l’argent, c’est bien le travail humain qui crée de la richesse nouvelle. Par exemple, si j’ai 1000€ sous mon oreiller, dans un mois, j’ai toujours mes 1000€.De l’argent ne crée pas de l’argent supplémentaire.
Maintenant, si j’achète une machine avec mes 1000€, je ne dégage toujours pas de gains supplémentaires, si je n’en fait rien. Par contre, pour que ma machine serve à quelque chose, il faut qu’un être humain la fasse fonctionner. Dans cet exemple, l’argent et la machine représente le capital.
Donc, sans le travail, point de capital.
De nos jours, les richesses créées par le travail sont réparties entre le capital et le travail sous forme de salaire.
Par le salaire, on entend aussi les cotisations sociales, comprenant la part patronale.
Ces cotisations servent à financer notre protection sociale.

L’argent qui ne va pas aux travailleurs est partagé en 3.
Une partie revient à l’Etat, sous la forme des impôts payés par les entreprises,
une autre est affectée à l’investissement
et le reliquat est destiné aux propriétaires et actionnaires, sous forme de dividendes essentiellement.

A qui profite la création de richesse aujourd’hui ?
Le discours du patronat revient sans cesse sur le poids du coût du travail, frein de la compétitivité française. Il propose ainsi de réduire la part des travailleurs dans les richesses créées.
Les salariés connaissent bien ce refrain. Entre 1983 et 1989, la part du travail dans les richesses créées a chuté de 10 points. Depuis la fin des années 80, les actionnaires gagnent chaque année, 100 milliards de plus par rapport à ce qu’ils touchaient en 1983. Or, aujourd’hui, la part des salaires dans les richesses créées est plus faible qu’à la sortie de la seconde guerre mondiale.
C’est un recul historique sans précédent.
Jusqu’au milieu des années 80, la part des dividendes versés aux actionnaires dans les richesses créées s’élevaient autour des 5%.
Depuis cette part progresse régulièrement pour atteindre 25%.
C’est-à-dire que sur 100€ de valeurs que produisent les salariés, 25 sont versés aux actionnaires.
Les patrons justifient ce choix qui servirait à l’investissement. Or, c’est faux.
L’argent empoché par les actionnaires, c’est autant d’argent qui ne sera pas destiné à l’investissement. Force est de constater que l’augmentation des dividendes versés aux actionnaires n’a pas entraîné la hausse des investissements. Bien au contraire, depuis 2005, le montant des dividendes versés aux actionnaires dépassent les investissements réalisés par les entreprises.
Contrairement à ce que l’on entend dans les médias, ce qui coûte cher c’est donc le capital et non le travail, les salariés ou les cotisations sociales.
Défendre l’emploi industriel, c’est aussi défendre les salaires, les qualifications et de meilleures conditions de travail. « Historiquement, trois facteurs rendaient la France attractive aux investissements : la qualité du travail et le niveau de qualification, la santé des salariés, les infrastructures collectives et de service public. » rappelle Maryse Dumas dans une Tribune libre publiée le lundi 10 septembre dans le quotidien l’Humanité à propos de la volonté du patronat de flexibiliser encore un peu plus le marché du travail.
D’où l’importance de la bataille pour le développement de l’industrie et de ses emplois qui ne concerne pas seulement les salariés des entreprises actuellement en difficultés.
Pour rompre avec la spirale paupérisant les salariés et bridant les investissements, la CGT propose d’inverser les choix économiques des patrons pour redonner toute sa place au travail.
Elle propose par exemple de diminuer de moitié les dividendes chaque année pour dégager 120 milliards d’ € par an pour l’investissement, les salaires et l’emploi, réduisant ainsi le déficit de la sécurité sociale et le budget de l’Etat.

*Retrouver la vidéo pour vous aider à animer vos AG sur le site http://www.cgt.fr/Et-si-on-parlait-cout-du-capital

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