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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 10:37

La première réunion du Comité de pilotage des régimes de retraite s’est tenue ce mardi 31 mai. Après une introduction du ministre Xavier Bertrand, en charge de la présidence du Comité, chaque organisation syndicale a présenté une déclaration (déclaration CGT ci-dessous).

A l’exception de la CFE-CGC, toutes les organisations ont réaffirmé leur hostilité à une réforme injuste et inefficace.

Côté patronal, le Medef a exprimé sa satisfaction quant à la mise en œuvre d’une réforme qu’il appelait de ses vœux. Il a rendu hommage au courage du gouvernement…

Une discussion s’est ensuite engagée sur l’adoption d’un avis, conformément à la loi, portant sur la situation financière des régimes et sur la réalisation de l’objectif d’équilibre en 2018.

Visiblement, le ministre chargé de la Sécurité sociale escomptait un accord unanime sur le projet d’avis présenté. La CGT a fait savoir qu’elle se prononcerait contre ainsi que la CFDT.

Le Directeur de la Sécurité sociale, prenant le relais de Xavier Bertrand, appelé à d’autres occupations, renonçait finalement à faire adopter l’avis et indiquait que faute ce celui-ci, un communiqué du ministre serait envoyé à la presse.

Représentants CGT  : Eric Aubin, Gérard Rodriguez

Montreuil, le 31 mai 2011

 

Déclaration Cgt :

Comité de pilotage des régimes de retraite «COPILOR» du 31 mai 2011

  

La loi du 9 novembre 2010 portant réforme des retraites instaure donc la mise en place d’un comité de pilotage.

Il faut se souvenir que dans la première mouture du projet de loi présentée en juin 2010, ce comité avait pour mission essentielle de veiller à l’équilibre financier des régimes. Nous avions dénoncé à l’époque cette approche principalement comptable. 

La mobilisation aidant, la version définitive de la loi définit des attributions beaucoup plus larges, et plus ouvertes, pour ce comité, et nous nous en félicitons.

Ainsi, le Comité de pilotage des régimes de retraite devra s’assurer du respect, des « objectifs de maintien d’un niveau de vie satisfaisant des retraités, de lisibilité, de transparence, d’équité intergénérationnelle, de solidarité intragénérationnelle, de pérennité financière, de progression du taux d’emploi des personnes de plus de 55 ans et de réduction des écarts de pension entre les hommes et les femmes ». 

Autant de points sur lesquels la CGT est évidemment très attentive. Elle ne manquera pas de formuler ses analyses et ses propositions, qui rappelons-le, portent également sur le dossier essentiel à nos yeux du financement sur le court, le moyen et le long terme.

La CGT s’impliquera dans les travaux du Comité de pilotage des régimes de retraite en s’appuyant sur les attentes et les aspirations exprimées par des millions de salariés tout au long de l’année 2010.

Elle le fera également dans le but de favoriser et d’impulser un grand débat public sur la question des retraites, permettant enfin à chacune et chacun de se forger sa propre opinion et de participer en toute connaissance de cause aux futurs choix quant aux évolutions de notre système de retraite. 

Nous en venons maintenant à la question des indicateurs de suivi. La CGT considère que ces indicateurs doivent se situer au plus près de la situation réelle des retraités actuels et futurs. Ainsi, pour ce qui est du niveau de vie, et cela vaut également pour « l’équité » intergénérationnelle, nous souhaitons que soient mis à disposition du Comité les taux de remplacement du salaire d’activité par la pension de retraite et leurs évolutions. Nous contestons une approche par la moyenne des revenus, y compris les revenus patrimoniaux, qui masque l’existence de très faibles pensions pour une majorité de retraités, ce dont témoigne par exemple le taux d’attribution du minimum contributif dans les régimes de base du privé.

La lisibilité et la transparence nécessitent une information de qualité aux salariés avant leur départ de l’entreprise sur notamment le parcours restant à effectuer pour prétendre à une retraite pleine et entière. 

Pour l’emploi des personnes de plus de 54 ans, il nous semble important de considérer le taux d’emploi de 55 ans jusqu’à l’âge légal de la retraite afin de pouvoir effectuer des comparaisons pertinentes avec par exemple les autres pays européens. Certains écarts sont en effet directement liés à la diversité de situations concernant l’âge d’ouverture du droit à retraite. D’autre part, nous considérons que la priorité des priorités réside bien dans la possibilité pour les salariés de plus de 50 ans et n’ayant pas atteint l’âge de la retraite, de disposer d’un véritable emploi, correctement rémunéré ainsi que dans la nécessité d’améliorer le taux d’emploi des jeunes générations.

Enfin, la question de la reconnaissance de la pénibilité doit trouver une réponse adaptée à la situation vécue par des dizaines de milliers de salariés. 

Concernant la réduction des écarts de pension entre les hommes et les femmes, il conviendra de reprendre à notre compte les travaux du COR (Conseil d’orientation des retraites) qui a la responsabilité de mesurer les conséquences des réformes successives des retraites dont la dernière.

Comme vous le constatez, c’est dans un esprit constructif et forts des mobilisations qui ont émaillé l’année 2010 que nous entendons participer aux travaux du Comité de pilotage des régimes de retraite.

 

 

 

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