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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 09:43

Renault a été sommé de mettre en place un système assurant onze heures de repos pour les ingénieurs et cadres.


D'ici le mois de mai, un système de pointage actuellement en test devrait obliger cadres et ingénieurs du Technocentre de Guyancourt (Yvelines) à respecter une période minimum de onze heures entre deux séances de travail. Une garantie qui peut sembler infime, puisqu'elle ne prend pas en compte la durée de temps de travail, mais qui se montre révélatrice des cadences infernales subies par ces catégories de travailleurs. « Cette mesure était devenue indispensable », juge Jean-François Nanda, délégué CFDT, qui explique qu'un e-mail sera envoyé au salarié concerné comme à la direction à chaque infraction au temps de repos constatée, avant convocation pour un entretien. L'adoption de ce dispositif fait suite à la vague de suicides de salariés qu'avait connu le Technocentre en 2006 et 2007, dont un pour lequel la « faute inexcusable » de l'employeur avait été reconnue par la justice, Renault s'étant montré « dans l'incapacité totale de pouvoir préciser quel était le volume précis de travail fourni par ce salarié » en « l'absence tout dispositif dans l'entreprise pour évaluer la charge de travail, notamment des cadres », d'après l'arrêt de la Cour d'appel de Versailles. « Il va falloir qu'on fasse attention à être plus raisonnables », admet Antoine (prénom modifié), ingénieur au Technocentre, qui juge que ce dispositif aura la vertu d'un « garde-fou » pour ces cadres surmenés. Mais pour la CGT, non-signataire de l'accord, ce dispositif ne fait que créer des « lourdeurs » et « ne prend pas en compte de nombreuses situations de travail en-dehors du site », explique Cécile Thomas, déléguée CGT à Guyancourt. « Il faut aller beaucoup plus loin dans l'analyse : il y a un sous-effectif chronique qui rend les charges de travail beaucoup trop lourdes », estime-t-elle.

 

L'Humanité

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