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Faurecia Beaulieu Structures

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 19:30

Alors, c’est combien, le P.R.I ?

Le P.R.I (Plan de Relance Industrielle) va coûter cher aux salariés de Faurecia Systèmes d’Echappement, (FSE) … très cher !
Le vendredi 6 juin le Vice-Président de Faurecia et maximum responsable de la branche FECT, M. Schmitt, est venu à Bavans accompagné de M. Lebreton et M. Mourey pour essayer de convaincre les organisations syndicales du P.R.I et de ses (soi-disant) avantages.

Il nous a rappelé que FSE était leader du marché mais qu’après l’achat d’EMCON la performance économique n’était plus à la hauteur souhaitée et que Tenneco (un de nos principaux concurrents) était deux fois plus «rentable».

Donc si le rachat d’EMCON ne s’est pas révélé aussi judicieux/juteux qu’ils le souhaitaient, ils nous en font porter le chapeau et veulent de nous encore plus de sacrifices. Pour la direction, ce serait donc aux salariés en rien responsables des mauvais choix stratégiques industriels d’en payer les conséquences !

Selon ce qui a été déclaré le 25 mars dernier par la commission européenne, ces entreprises pourraient avoir participé à des accords anticoncurrentiels et abusé de leur position dominante sur le marché. Les sociétés Faurecia, Eberspaecher et Tenneco ont confirmé avoir fait l’objet d’une inspection par la commission. De plus Tenneco a reçu une citation à comparaitre de la part du « department of justice » des Etats-Unis sur le même sujet. Ce genre de procès généralement coute très cher aux entreprises fautives. Cela se chiffre en milliards de dollars de pénalités. Si ces magouilles sont confirmées, doivent-ils exiger des salariés de faire des économies pour payer leurs fraudes ? Par le passé Faurecia nous a déjà prouvé que ce genre de pratiques n’était pas étrangères au groupe.
Il nous a dit aussi avoir conscience du vieillissement de notre parc industriel qui serait une des causes de notre non compétitivité: Manque d’efficience, problèmes d’ergonomie, donc de santé au travail, problèmes industriels, etc.

Encore une fois le responsable est tout trouvé !!! Ceux qui bossent dans les usines qui en paieront les conséquences. Mais qui avait le pouvoir d’investir dans de nouvelles machines ou technologie ? Le salarié ou le Vice Président ? Depuis des années les syndicats n’ont cessé de demander des investissements, mais les directions ont toujours botté en touche et maintenant ILS découvrent que le parc machine est vieillissant. Encore une fois le bouc émissaire est désigné.

Nous payons là leurs choix, leurs décisions politiques. Il semble que pour construire des usines en Chine ou en Inde l’argent ne manque pas. , contrairement à l’Europe. Au début des années 2000 FSE dégageait des millions d’€ de bénéfices, cet argent a servi à construire des usines dans le monde entier. FSE n’a pas eu l’investissement correspondant au bénéfice qu’elle avait engendré.

C’est maintenant que le parc industriel est vieux et que les salariés sont usés qu’ils se souviennent que nous existons, non pas pour investir …… mais pour nous faire du chantage à l‘emploi. Ou nous acceptons de travailler plus pour moins d’argent ou il n’y aura pas de nouvelles commandes sur les sites de production à FSE.

Concrètement, il nous a dit que sur le site de Beaulieu Production il y aurait 100 personnes de trop et que la seule façon d’avoir du travail pour tous c’est d’accepter le P.R.I pour essayer de gagner le marché de la Ford Fiesta (cela dépendra de ce que le cartel décidera et à qui sera attribué le marché).

Alors il faut réduire les salaires et cotisations sociales (coûts sociaux selon ses mots) à hauteur de 3,7 Millions de € /an.

Sur le site de Bavans c’est la même chose. Selon lui, c’est très important d’avoir un site de production près d’un site de R+D et de pérenniser les sites grâce aux P.R.I.

Pour les trois prochaines années il s’engage à maintenir les effectifs actuels en ramenant de l’activité sur les sites concernés. Investir dans de nouvelles machines ou technologies.
Et après ces trois ans ? Aucun engagement.

A Beaulieu sur 100 salariés en trop, 66 partiront pour une retraite bien méritée, mais seront ils seront remplacés par des embauches ? Aucun engagement.

Malheureusement on connaît le langage des hommes politiques (ce que sont nos dirigeants) et la différence entre les paroles et les actes.

Pour M. Schmitt, Messei est devenu un musée. Musée qui ne bénéficiera pas de subvention/ou investissement en récompense des années passées à engranger des bénéfices. Les départs en retraite comme à Beaulieu ne seront pas remplacés (embauche).
Il s’est montré très fier d’avoir fermé le site de Pisek et d’avoir ramené les commandes en France, et négocier des accords de compétitivité à Pampelune (Espagne). Ça doit être grâce à lui que L’Espagne va si bien en ce moment. (Ironique).

Il est très ambitieux pour FSE mais il est très inquiet sur le droit d’alerte du CCE car les décisions à prendre le sont avant septembre (rapport aux marchés et que la décision sera irréversible).

Pour finir il nous a dit que le P.R.I. ce n’est pas Faurecia qui le veut mais le système capitaliste qui impose aux entreprises à devenir plus compétitives. (Mettre les salariés en concurrence les uns entre les autres !)

A la CGT, on a bien compris. Les efforts (supplémentaires) que nos patrons nous demandent ce n’est pas pour gagner des marchés mais pour augmenter le taux de profit et de rentabilité pour les actionnaires et les investisseurs.

Mais les économies ce n’est pas pour tout le monde.

Pour rappel, la rémunération de Yann Delabriere pour l’année 2013 s’élève à 2 793 827,60€. 7.654€ par jour week-end et jours fériés compris. Par rapport à l’année 2012 sa rémunération à été augmenté de 117,85%. Que nos dirigeants commencent par montrer l’exemple avant d’avoir l’indécence de nous demander de faire encore des sacrifices?
Comme disait M. Schmitt, «ce n’est pas Faurecia qui le veut mais le système qui oblige les entreprises à devenir plus compétitives» … alors il faudra changer le système. Il faut se battre pour une logique différente de celle du profit … par celle de satisfaire les besoins de la population avec une amélioration de nos conditions de travail et un salaire qui nous permettent de vivre dignement.


La CGT refuse toute OUVERTURE de négociations concernant le recul de nos acquis sociaux.

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Published by cgt-beaulieu-structures
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